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Jésus dit à Simon : "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras."
 
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc



Séisme à Haïti, soutien au peuple haïtien par la prière et les dons - Diocèse de Paris
Fr. Kenel Alphone, Pastor of the St. Louis King of Spain ca
Père Alphonse Kenel - Dimanche 17 janvier 2010, Port-au-Prince, Haïti 
Yahoo! News Photos


Les secours, arrivés en masse des quatre coins du globe, travaillent à secourir les victimes du séisme. Mais le nombre d'amputations inquiètent et certaines critiques se font entendre sur la méthode.

Peu de moyens, des hôpitaux détruits, des dizaines de milliers de blessés: les équipes médicales déployées en Haïti ont dû procéder à des milliers d'amputations d'urgence. La plupart ont sauvé des vies. Mais, plus de deux semaines après le séime, la situation a évolué. La méthode, pas toujours.

Dans Le Monde Annick Cojean rapporte la colère et l'incompréhension du personnel médical français qui remettent en cause l'opportunité de certaines opérations. Des voix commencent à s'élever contre ces "amputations qui ne s'imposent pas", pour de simples fractures des fois, et les équipes médicales, pour certaines déjà reparties, qui opèrent au plus simple et "ont pratiqué une médecine de guerre."


Les patients seraient trop souvent mal encadrés, mal soignés et mal considérés. "Il me parlait d'une sous-population! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux", s'indigne une praticienne française après s'être entretenue avec un chirurgien américain.

Les médecins s'interrogent sur l'avenir de ces milliers de mutilés. Et imaginent les solutions pour recenser et suivre, médicalement et psychologiquement, ces individus dont la vie a définitivement changé le 12 janvier.
L'Express.fr


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photos :
http://news.yahoo.com/

Cérémonies religieuses en soutien aux Haïtiens - Église Catholique en France

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Notre-Dame de Paris : Messe du 16 janvier 2010 pour les victimes du tremblement de terre en Haïti




Carmel d'Haïti
Carmélites d'Haïti saines et sauves




Roraty w bazylice św. Franciszka w Krakowie
Rorate coeli.mpg
Rorate Cæli







Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine


La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre




Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus







Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris



la vidéo sur KTO



Magnificat


NOTRE-DAME

Pour ce Carême 2009, le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, nous a invité en cette année jubilaire à la réflexion sur Saint Paul, juif et apôtre des nations : sa personnalité, sa mission...
retouvez les Conférences de Carême sur le site du diocèse de Paris




Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris



NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour ! 

Sœur Marie-Aimée de Jésus

à Paris


du 5 mars 2010 au 24 mai 2010 au Musée du Louvre exposition SAINTE RUSSIE

Vierge de Vladimir

Livres

Père Marie-Joseph Le Guillou
Dans le sillon du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. est proposé un chemin de méditations en contemplant Jésus notre Maître bien-aimé : un chemin de prière


Un chemin pour la prière
Le livre du Père Marie-Joseph Le Guillou, dominicain, est une sorte de petit guide ou de compagnon pour la prière. Les chapitres sont courts et ils sont une sorte de brève réflexion spirituelle, fruit de sa longue fréquentation de la Parole de Dieu. Pour lui, la vie humaine n’a d’autre but que de s’éveiller au mystère de Dieu. On y parvient par la prière qui consiste à donner à Dieu un temps en pure perte de soi, à être enclenché dans le mystère de Dieu.
Spiritualité 2000


 

Prières du Carmel
Anthologie commentée des plus grands textes des carmes, textes théoriques, prières ferventes, méditations intérieures, oraisons contemplatives, ce livre offre enfin au public les textes les plus saisissants de la spiritualité carmélitaine.




Murmurée depuis des siècles dans le secret et le silence de la cellule, cette prière est un don rare et précieux qui nous remet, à chaque instant de notre vie, face à Dieu, face à nous-mêmes, à la fidélité, à l'amour, à la confiance, à l'espérance.
La Procure



À Buenos Aires, tous les prêtres de l’archidiocèse sont invités à simplifier au maximum l’accès au baptême, à éviter les pharisaïsmes et les prétentions qui ne font qu’augmenter la déchristianisation. Le seul fait de demander le baptême pour soi-même ou pour ses propres enfants «est déjà un fruit de la grâce de Dieu»
Le baptême est quelque chose de simple
par Gianni Valente pour 30Jours dans l’Église et dans le monde 





Prions en église - évangile du jour, méditations, psaumes, liturgie

Le Pape en Terre Sainte



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Pèlerinage du Pape Benoît XVI en Terre Sainte 
                                               
 

Custodia Terrae Sanctae - Le Pape Benoît XVI vers la Terre Sainte – Espoirs et rêves (P. David Neuhaus)

La visite de Benoît XVI en Terre sainte dans un contexte de fortes tensions religieuses




Du 8 au 15 mai 2009, sa Sainteté le pape Benoît XVI effectue un pèlerinage en Terre Sainte.
Les grands rendez-vous du pèlerinage de Benoît XVI

La Custodie ouvre une nouvelle rubrique dans laquelle vous trouvez des informations liées à ce voyage et à son déroulement en Jordanie, en Israël et dans les Territoires palestiniens.

La revue de presse montrera différentes approches de cet important pèlerinage, le troisième d’un Pape en Terre Sainte depuis 1964.

Custodia Terrae Sanctae






Mgr Fouad Twal
" Jérusalem est la clé de la paix dans le monde"

" Il n’y aura jamais de paix pour un peuple sans l’autre. Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance."

" En Israël, l’oxygène que les gens respirent, c’est la peur. Peur d’eux-mêmes, du monde, du passé, du présent, de l'avenir."

 " Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce qui ne va pas."

" J’espère que, dans le sillage du Saint-Père, de nombreux pèlerins viendront en Terre sainte. Nous serons notamment très heureux de recevoir les centaines de jeunes Français attendus en juillet prochain."


Les chrétiens fuient-ils toujours la Terre sainte ?
" Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent."

l'entretien intégral en ligne



Patriarcat latin de Jérusalem


Seigneur Jésus, dans le successeur de Pierre nous avons toujours eu un guide et un pasteur qui indique la route à suivre pour accomplir la volonté de Dieu le Père. Nous te confions ces mois de préparation de la visite de notre pape Benoît.

Donne-nous ton Esprit Saint pour nous aider à nous y préparer dans un esprit de prière, afin que cette visite soit pour la Terre Sainte un temps fort de renouveau et de grâces particulières
.

La preghiera per il viaggio del Papa in Terra Santa




Programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte (8-15 mai)

Jordanie, Israël et Territoires palestiniens


ROME, Vendredi 27 mars 2009 (ZENIT.org) - Le Vatican publie le programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte : Jordanie, Israël et Territoires palestiniens (8-15 mai).


à l'occasion de la venue du Pape lancement par Un écho d'Israël du site Jérusalem et religions


Vendredi 8 mai : Jordanie


14 h 30 (heure locale) : Arrivée à l'aéroport de Amman

15 h 30 : Visite du Centre Notre-Dame de la Paix, qui accueille les personnes handicapées, quelle que soit leur religion

17 h 40 : Visite au palais royal, rencontre avec le roi Abdallah II




Samedi 9 mai : Jordanie

7 h 15 : Messe en privé à la nonciature

9 h 15 : Pèlerinage au Mont Nébo, sur les pas de Moïse (un pèlerinage fait par Jean-Paul II en l'an 2000)




Visite de l'ancienne basilique

10 h 30 : Bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba

11 h 30 : A Amman, visite du Musée Hachémite et la mosquée Al-Hussein Bin-Talal de Amman


11h 45 : Rencontre des chefs religieux musulmans, du corps diplomatique et des recteurs d'universités


17h 30 : Célébration des vêpres à la cathédrale grecque-melkite catholique Saint-Georges avec les prêtres, des diacres, les séminaristes, les consacrés, et les mouvements ecclésiaux.




Dimanche 10 mai : Jordanie


10 h : Messe au stade international d'Amman, prière du Regina Coeli





17 h 30 : Pèlerinage à Béthanie sur le Jourdain, lieu du baptême du Christ



18 h : Pose de la première pierre d'une église latine et d'une église grecque-melkite (le pape avait béni la maquette à Rome en 2008).

Lundi 11 mai : Israël

7 h 30 : Messe en privé à la nonciature d'Amman

10 h : cérémonie de congé à l'aéroport d'Amman

10 h 30 : Départ pour Tel Aviv, arrivée à 11 h


11 h : Cérémonie de bienvenue


Voyage vers Jérusalem

16 h15 : Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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17 h 45 : Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




18 h 45 : Rencontre des organisations engagées dans le dialogue interreligieux




Mardi 12 mai : Jérusalem

9 h : Visite de l'esplanade des mosquées et du Dôme du Rocher


10 h : Visite de courtoisie au Grand Mufti de Jérusalem


10 h 45 : Visite au Mur occidental et rencontre au centre Hechal Shlomo des deux Grands Rabbins d'Israël




11 h 50 : Prière du Regina Coeli avec les évêques de Terre Sainte dans la salle du Cénacle


12 h 30 : Visite de la co-cathédrale des Latins de Jérusalem



13 h : Déjeuner avec  les évêques catholiques de Terre Sainte, les abbés et la suite papale au patriarcat latin




16 h 30 : Messe dans la vallée de Josaphat

Custodia Terrae Sanctae - La vallée du Cédron  lieu de la messe à Jérusalem le 12 mai



P. Frédéric Manns, ofm
Au fond de la vallée du Cédron


Mercredi 13 mai : Bethléem

9 h : Cérémonie de bienvenue sur l'esplanade du palais présidentiel


10 h : Messe sur la place de la Crèche





12 h 30 : Déjeuner avec les évêques locaux et les Franciscains

15 h 30 : Visite, en privé, de la Grotte de la Nativité

16 h10 : Visite à l'hôpital pédiatrique de la Caritas de Bethléem


16 h 45 : Visite au camp de réfugiés d'Aida où il prononcera un discours




18 h : Palais présidentiel, entretien avec le Président de l'Autorité nationale palestinienne

18 h 40 : Cérémonie de congé

Jeudi 14 mai : Nazareth


10 h : Messe à Nazareth, au Mont du Précipice


Custodia Terrae Sanctae - Le Mont du Précipice  lieu de la Messe du Pape Benoît XVI à Nazareth 



12 h 30 : Déjeuner au couvent franciscain avec les Franciscains, les évêques locaux et la suite du pape

15 h 50 : Rencontre avec le Premier Ministre d'Israël

16 h 30 : Rencontre avec les chefs religieux de Galilée




17 h Visite à la Grotte de l'Annonciation



17 h 30 : Vêpres avec l'épiscopat, le clergé, les ordres religieux, les mouvements ecclésiaux et les agents pastoraux

Vendredi 15 mai : Jérusalem, Tel Aviv

7 h 30 : Messe en privé à la nonciature

9 h 15 : Rencontre œcuménique au siège du patriarcat gréco-orthodoxe


10 h 15 : Visite au Saint-Sépulcre







11 h 10 : Visite à l'église patriarcale apostolique arménienne Saint-Jacques


13 h 15 : Cérémonie de congé à l'aéroport de Tel Aviv




14 h : Départ, arrivée à Rome Ciampino à 16 h 50





Yahad-In Unum





Vicariat hébréhophone en Israël





Chrétiens arabes en Israël  à la recherche d’une identité

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Béni soit ton Nom !

Dieu Très Haut qui fais merveille,
Béni soit ton Nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton Nom !
Comme au ciel t’adorent les anges
Et sans fin te chantent louange.
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton Nom !

Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton Nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton Nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l’innocence,
De Toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton Nom !

Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton Nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton Nom !
Ton Église adore en silence,
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton Nom !

 
(Prière d'une Clarisse)


















Notre-Dame de Paris : déposer une intention de prière












Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.


Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n'ai rien à offrir et rien à demander.


Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

Que je suis votre fils et que vous êtes là


Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.

Midi !

Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.


Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,

Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,

La femme dans la Grâce enfin restituée,


La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,

Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées.

Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,

Parce que vous êtes là pour toujours,


Simplement parce que vous êtes Marie,

Simplement parce que vous existez,


Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !



Paul Claudel
La Vierge à midi









 

SALVE REGINA

Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 10:00


La vision de Saint Bernard par Alonso Cano


Le val d'absinthe a perdu ses poisons. Devenu Clairvaux, la claire vallée, il illumine le monde ; de tous les points de l'horizon, les abeilles vigilantes y sont attirées par le miel du rocher qui déborde en sa solitude. Le regard de Marie s'est abaissé sur ces collines sauvages ; avec son sourire, la lumière et la grâce y sont descendues.

Une voix harmonieuse, celle de Bernard, l'élu de son amour, s'est élevée du désert ; elle disait : 
Connais, ô homme, le conseil de Dieu ; admire les vues de la Sagesse, le dessein de l'amour. Avant que d'arroser toute l'aire, il inonde la toison ; voulant racheter le genre humain, il amasse en Marie la rançon entière. O Adam, ne dis plus : La femme que vous m'avez donnée m'a présenté du fruit défendu ; dis plutôt  : La femme que vous m’avez donnée m'a nourri d'un fruit de bénédiction. De quelle ardeur faut-il que nous honorions Marie, en qui la plénitude de tout bien fut déposée ! S'il est en nous quelque espérance, quelque grâce de salut, sachons qu'elle déborde de celle qui aujourd'hui s'élève inondée d'amour : jardin de délices, que le divin Auster n'effleure pas seulement d'un souffle rapide, mais sur lequel il fond des hauteurs et qu'il agite sans fin de la céleste brise, pour qu'en tous lieux s'en répandent les parfums, qui sont les dons des diverses grâces. Otez ce soleil matériel qui éclaire le monde : où sera le jour ? Otez Marie, l'étoile de la vaste mer : que restera-t-il, qu'obscurité enveloppant tout, nuit de mort, glaciales ténèbres ? Donc, par toutes les fibres de nos cœurs, par tous les amours de notre âme, par tout l'élan de nos aspirations, vénérons Marie; car c'est la volonté de Celui qui a voulu que nous eussions tout par elle.


Ainsi parlait ce moine dont l'éloquence, nourrie, comme il le disait, parmi les hêtres et les chênes des forêts, ne savait que répandre sur les plaies de son temps le vin et l'huile des Ecritures. En 1113, âgé de vingt-deux ans, Bernard abordait Cîteaux dans la beauté de son adolescence mûrie déjà pour les grands combats. Quinze ans s'étaient écoulés depuis le 21 mars 1098, où Robert de Molesmes avait créé entre Dijon et Beaune le désert nouveau. Issue du passé en la fête même du patriarche des moines, la fondation récente ne se réclamait que de l'observance littérale de la Règle précieuse donnée par lui au monde. Pourtant l'infirmité du siècle se refusait à reconnaître, dans l'effrayante austérité des derniers venus de la grande famille, l'inspiration du très saint code où la discrétion règne en souveraine, le caractère de l'école accessible à tous, où Benoît espérait "ne rien établir de rigoureux ni de trop pénible au 
service du Seigneur."

Sous le gouvernement d'Etienne Harding, successeur d'Albéric qui lui-même avait remplacé Robert, la petite communauté partie de Molesmes allait s'éteignant, sans espoir humain de remplir ses vides, quand l'arrivée du descendant des seigneurs de Fontaines, entouré des trente compagnons sa première conquête, fit éclater la vie où déjà s'étendait la mort.


Réjouis-toi, stérile qui n'enfantais pas ; voilà que vont se multiplier les fils de la délaissée. La Ferté, fondée cette année même dans le Châlonnais, voit après elle Pontigny s'établir près d'Auxerre, en attendant qu'au diocèse de Langres Clairvaux et Morimond viennent compléter, dans l'année 1115, le quaternaire glorieux des filles de Cîteaux qui, avec leur mère, produiront partout des rejetons sans nombre. Bientôt (1119) la Charte de charité va consacrer l'existence de l'Ordre Cistercien dans l'Eglise ; l'arbre planté six siècles plus tôt au sommet du Cassin, montre une fois de plus au monde qu'à tous les âges il sait s'orner de nouvelles branches qui, sans être la tige, vivent de sa sève et sont la gloire de l'arbre entier.


Durant les mois de son noviciat cependant, Bernard a tellement dompté la nature, que l'homme intérieur vit seul en lui ; les sens de son propre corps lui demeurent comme étrangers. Par un excès toutefois qu'il se reprochera, la rigueur déployée dans le but d'obtenir un résultat si désirable a ruiné ce corps, indispensable auxiliaire de tout mortel dans le service de ses frères
et de Dieu. Heureux coupable, que le ciel se chargera d'excuser lui-même magnifiquement ! Mais le miracle, sur lequel tous ne peuvent ni ne doivent compter, pourra seul le soutenir désormais dans l'accomplissement de la mission qui l'attend.

Bernard est ardent pour Dieu comme d'autres le sont pour leurs passions. "Vous voulez apprendre de moi, s'écrie-t-il dans un de ses premiers ouvrages, pourquoi  et comment  il faut aimer Dieu. Et moi, je vous réponds : La raison d'aimer Dieu, c'est Dieu même ; la mesure de l'aimer, c'est de l'aimer sans mesure."

Quelles délices furent les siennes à Cîteaux, dans le secret de la face du Seigneur ! Lorsque, après deux ans, il  quitta ce séjour béni pour fonder Clairvaux, ce fut la sortie du paradis. Moins fait pour converser avec les hommes qu'avec les Anges, il commença, nous dit son historien, par être l'épreuve de ceux qu'il devait conduire :  tant  son langage était d'en haut, tant ses exigences de perfection  dépassaient la force  même de  ces forts d'Israël, tant son étonnement se manifestait douloureux à la révélation des infirmités qui sont la part de toute chair.


Outrance de l'amour, eussent dit nos anciens, qui lui réservait d'autres surprises. Mais l'Esprit-Saint veillait sur le vase d'élection appelé à porter devant les peuples et les rois le nom du Seigneur ; la divine charité qui consumait cette âme, lui fit comprendre, avec leurs durs contrastes, les deux objets inséparables de l'amour : Dieu, dont la bonté en fournit le motif, l'homme,
dont la misère en est l'exercice éprouvant.

Selon la remarque naïve de Guillaume de Saint-Thierry, son disciple et ami, Bernard réapprit l'art de vivre avec les humains ; il se pénétra des admirables recommandations du législateur des moines, quand il dit de l'Abbé établi sur ses frères : "Dans les corrections même, qu'il agisse avec prudence et sans excès, de crainte qu'en voulant trop racler la rouille, le vase ne se brise. En imposant les travaux, qu'il use de discernement et de modération, se rappelant la discrétion du saint patriarche Jacob, qui disait : Si je fatigue mes troupeaux en les faisant trop marcher, ils périront tous en un jour. Faisant donc son profit de cet exemple et autres semblables sur la discrétion, qui est la mère des vertus, qu'il tempère tellement toutes choses que les forts désirent faire davantage, et que les faibles ne se découragent pas." 

En recevant ce que le Psalmiste appelle l'intelligence de la misère du pauvre, Bernard sentit son cœur déborder de la tendresse de Dieu pour les rachetés du sang divin. Il n'effraya plus les humbles. Près des petits qu'attirait la grâce de ses discours, vinrent se ranger les sages, les puissants, les riches du siècle, abandonnant leurs vanités, devenus eux-mêmes petits et pauvres à l'école de celui qui savait les conduire tous des premiers éléments de l'amour à ses sommets. Au milieu des sept cents moines recevant de lui chaque jour la doctrine du salut, l'Abbé de Clairvaux pouvait s'écrier avec la noble fierté des saints : "Celui qui est puissant a fait en nous de grandes  choses, et c'est à bon droit que notre âme magnifie le Seigneur. Voici que nous avons tout quitté pour vous suivre : grande résolution, gloire des grands Apôtres; mais nous aussi, par sa grande grâce, nous l'avons prise magnifiquement. Et peut-être même qu'en cela encore, si je veux me glorifier, ce ne sera pas folie ; car je dirai la vérité : il y en a ici qui ont laissé plus qu'une barque et des filets."

Et dans une autre circonstance : "Quoi de plus admirable, disait-il, que de voir celui qui autrefois pouvait deux jours à peine s'abstenir du péché,  s'en garder des années et sa vie entière ? Quel  plus grand miracle que  celui de tant de jeunes hommes, d'adolescents, de nobles personnages, de tous ceux enfin que j'aperçois ici, retenus sans liens dans une prison ouverte, captifs de la seule crainte de Dieu, et qui persévèrent dans les macérations d'une pénitence au delà des forces humaines, au-dessus de la nature, contraire à la coutume ? Que  de merveilles nous  pourrions trouver, vous le savez bien, s'il nous était permis de rechercher  par le détail ce que furent pour chacun la sortie de l'Egypte, la route au désert, l'entrée au monastère, la vie dans ses murs !"

Mais d'autres merveilles que celles dont le cloître garde le secret au Roi des siècles, éclataient déjà de toutes parts. La voix qui peuplait les solitudes, avait par delà d'incomparables échos. Le monde, pour l'écouter, s'arrêta sur la pente qui conduit aux abîmes. Assourdie des mille bruits discordants de l'erreur, du schisme et des passions, on vit l'humanité se taire une heure aux
accents nouveaux dont la mystérieuse puissance l'enlevait à son égoïsme, et lui rendait pour les combats de Dieu l'unité des beaux jours.

Suivrons-nous dans ses triomphes le vengeur du sanctuaire, l'arbitre des rois, le thaumaturge acclamé des peuples ? Mais c'est ailleurs que Bernard a placé son ambition et son trésor ; c'est au dedans qu'est la vraie gloire. Ni la sainteté, ni le mérite, ne se mesurent devant Dieu au succès ; et cent miracles ne valent pas, pour la récompense, un seul acte d'amour. Tous les sceptres inclinés devant lui, l'enivrement des foules, la confiance illimitée des Pontifes, il n'est rien, dans ces années de son historique grandeur, qui captive la pensée de Bernard, bien plutôt qui n'irrite la blessure profonde de sa vie, celle qu'il reçut au plus intime de l'âme, quand il lui fallut quitter cette solitude à laquelle il avait donné son cœur.

A l'apogée de cet éclat inouï éclipsant toute grandeur d'alors, quand, docile à ses pieds, une première fois soumis par lui au Christ en son vicaire, l'Occident tout entier est jeté par Bernard sur l'infidèle Orient dans une lutte suprême, entendons ce qu'il dit : "Il est bien temps que je ne m'oublie pas moi-même. Ayez pitié de ma conscience angoissée : quelle vie monstrueuse que la mienne ! Chimère de mon siècle, ni clerc ni laïque, je porte l'habit d'un moine et n'en ai plus les observances. Dans les périls qui m'assiègent, au bord des précipices qui m'attirent, secourez-moi de vos conseils, priez pour moi."

Absent de Clairvaux, il écrit à ses moines : 
"Mon âme est triste ; elle ne sera point consolée qu'elle ne vous retrouve. Faut-il, hélas ! que mon
 exil d'ici-bas,  si  longtemps  prolongé,  s'aggrave encore ? Véritablement ils ont ajouté douleur sur douleur à mes maux, ceux qui nous ont séparés. Ils m'ont enlevé le seul remède qui me fit supporter d'être sans le Christ ; en attendant de contempler sa face  glorieuse,  il m'était donné du moins de vous voir, vous son saint temple. De ce temple, le passage me semblait facile à l'éternelle patrie. Combien souvent cette consolation m'est ôtée ! c'est la troisième fois, si je ne me trompe, qu'on m'arrache mes entrailles. Mes enfants sont sevrés avant le temps ; je les avais engendrés par l'Evangile, et je ne puis les nourrir. Contraint de négliger ce qui m'est cher, de m'occuper d'intérêts étrangers, je ne sais presque ce qui m'est le plus dur, ou d'être enlevé aux uns, ou d'être mêlé aux autres. Jésus, ma vie doit-elle donc tout entière s'écouler dans les gémissements ? Il m'est meilleur de mourir que de vivre ; mais je voudrais ne mourir  qu'au milieu des miens ;  j'y  trouverais plus de douceur, plus de sûreté. Plaise à mon Seigneur que les yeux d'un père, si indigne qu'il se reconnaisse de porter ce nom, soient fermés de la main de ses fils ; qu'ils l'assistent dans le dernier passage : que leurs désirs, si vous l'en jugez digne, élèvent son âme au séjour bienheureux ; qu'ils ensevelissent le corps d'un pauvre avec les corps de ceux qui furent pauvres comme lui. Par la prière, par le mérite de mes frères, si j'ai trouvé grâce devant vous,  accordez-moi ce vœu ardent de mon  cœur. Et pourtant, que votre volonté se fasse, et non la mienne ; car je ne veux ni vivre ni mourir pour moi."

Plus grand dans son abbaye qu'au milieu des
plus nobles cours, saint Bernard en effet devait y mourir à l'heure voulue de Dieu, non sans avoir vu l'épreuve publique et privée préparer son âme à la purification suprême. Une dernière fois il reprit sans les achever ses entretiens de dix-huit années sur le Cantique, conférences familières recueillies pieusement par la plume de ses fils, et où se révèlent d'une manière si touchante le zèle des enfants pour la divine science, le cœur du père et sa sainteté,  les incidents de la vie de chaque  jour à Clairvaux. Arrivé au premier verset du troisième chapitre,  il décrivait la recherche du Verbe par l'âme dans l'infirmité de cette vie, dans la nuit de ce monde, quand son discours interrompu le laissa dans l'éternel face à face, où cessent toute énigme, toute figure et toute ombre.
 





DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique
Publié dans : Saints
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