
Jésus dit à Simon : "Sois sans crainte, désormais ce sont
des hommes que tu prendras."
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Séisme à Haïti,
soutien au peuple haïtien par la prière et les dons - Diocèse de Paris

Père Alphonse Kenel - Dimanche 17 janvier 2010, Port-au-Prince, Haïti Yahoo! News Photos
Les secours,
arrivés en masse des quatre coins du globe, travaillent à secourir les victimes du séisme. Mais le nombre d'amputations inquiètent et certaines critiques se font entendre sur la
méthode.
Peu de moyens, des hôpitaux détruits, des dizaines de milliers de blessés: les équipes
médicales déployées en Haïti ont dû procéder à des milliers d'amputations d'urgence. La plupart ont sauvé des vies. Mais, plus de deux semaines après le séime, la situation a évolué. La méthode,
pas toujours.
Dans Le Monde Annick Cojean rapporte la colère et l'incompréhension du personnel médical français qui
remettent en cause l'opportunité de certaines opérations. Des voix commencent à s'élever contre ces "amputations qui ne s'imposent pas", pour de simples fractures des fois, et les équipes
médicales, pour certaines déjà reparties, qui opèrent au plus simple et "ont pratiqué une médecine de guerre."
Les patients seraient trop souvent mal encadrés, mal soignés et mal considérés. "Il me parlait d'une
sous-population! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux", s'indigne une praticienne française après s'être entretenue avec un chirurgien
américain.
Les médecins s'interrogent sur l'avenir de ces milliers
de mutilés. Et imaginent les solutions pour recenser et suivre, médicalement et psychologiquement, ces individus dont la vie a définitivement changé le 12
janvier.
L'Express.fr

photos : http://news.yahoo.com/
Cérémonies religieuses en soutien aux Haïtiens - Église Catholique en
France

Notre-Dame de Paris : Messe du 16 janvier 2010 pour les
victimes du tremblement de terre en Haïti

Carmélites d'Haïti
saines et sauves
Roraty w bazylice św.
Franciszka w Krakowie
Rorate Cæli

Basilique du Sacré-Cœur de
Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique
et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son
passage.
(Saint Curé d'Ars)

feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de
Montmartre

Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus
absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de
l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou

Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.
Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.
Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)

Le Sacré-Cœur
représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant
Jésus


Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris

la vidéo sur KTO

Magnificat
NOTRE-DAME

Pour ce Carême 2009, le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, nous a invité en cette année jubilaire à la réflexion sur Saint Paul, juif et apôtre des nations : sa
personnalité, sa mission...
retouvez les Conférences de Carême sur le site du diocèse de
Paris

Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie
à Notre-Dame de Paris
NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires

... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !
du 5 mars 2010 au 24 mai 2010 au Musée
du Louvre exposition SAINTE RUSSIE
Vierge de Vladimir

Dans le sillon du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. est proposé
un chemin de méditations en contemplant Jésus notre Maître bien-aimé : un chemin de prière

Le livre du Père Marie-Joseph Le Guillou, dominicain, est une sorte de petit guide ou de compagnon pour la prière. Les chapitres sont courts et ils sont une sorte de brève réflexion spirituelle,
fruit de sa longue fréquentation de la Parole de Dieu. Pour lui, la vie humaine n’a d’autre but que de s’éveiller au mystère de Dieu. On y parvient par la prière qui consiste à donner à Dieu un
temps en pure perte de soi, à être enclenché dans le mystère de Dieu. Spiritualité 2000

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Carmel
Anthologie commentée des plus grands textes des carmes, textes théoriques, prières
ferventes, méditations intérieures, oraisons contemplatives, ce livre offre enfin au public les textes les plus saisissants de la spiritualité carmélitaine.

Murmurée depuis des siècles dans le secret et le silence de la cellule, cette prière est un don rare et précieux qui nous remet, à chaque instant de notre vie, face à Dieu, face à nous-mêmes,
à la fidélité, à l'amour, à la confiance, à l'espérance.
La Procure
À Buenos Aires, tous les prêtres de l’archidiocèse sont invités à simplifier au maximum l’accès au baptême, à éviter les pharisaïsmes et les prétentions qui ne font qu’augmenter la
déchristianisation. Le seul fait de demander le baptême pour soi-même ou pour ses propres enfants «est déjà un fruit de la grâce de Dieu»
Le baptême est quelque chose de simple
par Gianni Valente pour 30Jours dans l’Église et dans le monde

Prions en église - évangile du jour, méditations,
psaumes, liturgie

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Pèlerinage du Pape Benoît
XVI en Terre Sainte
Custodia Terrae Sanctae - Le Pape Benoît XVI vers la Terre
Sainte – Espoirs et rêves (P. David Neuhaus)
La visite de Benoît XVI en Terre sainte dans un contexte de fortes tensions religieuses

Du 8 au 15 mai 2009, sa Sainteté le pape Benoît XVI effectue un pèlerinage en Terre Sainte.
Les grands rendez-vous du pèlerinage de Benoît XVI
La Custodie ouvre une nouvelle rubrique dans laquelle vous trouvez des informations liées à ce voyage et à son déroulement en
Jordanie, en Israël et dans les Territoires palestiniens.
La revue de presse montrera différentes approches de cet important pèlerinage, le troisième d’un Pape en Terre Sainte depuis 1964.
Custodia Terrae Sanctae

Mgr Fouad Twal :
" Jérusalem est la clé de
la paix dans le monde"
" Il n’y aura jamais de paix pour un peuple sans l’autre. Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans
l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance."
" En Israël, l’oxygène que les gens respirent, c’est la peur. Peur d’eux-mêmes, du monde, du passé, du présent, de l'avenir."
" Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce
qui ne va pas."
" J’espère que, dans le sillage du Saint-Père, de nombreux pèlerins viendront en Terre sainte. Nous serons notamment très heureux de recevoir les centaines de jeunes Français attendus en juillet
prochain."
![]()
Les chrétiens fuient-ils toujours la Terre sainte ?
" Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent."
l'entretien intégral en ligne
Patriarcat latin de Jérusalem
Seigneur Jésus, dans le successeur de Pierre nous avons toujours eu un guide et un pasteur qui indique la route à suivre pour accomplir la volonté
de Dieu le Père. Nous te confions ces mois de préparation de la visite de notre pape Benoît.
Donne-nous ton Esprit Saint pour nous aider à nous y préparer dans un esprit de prière, afin que cette visite soit pour la Terre Sainte un temps fort de renouveau et de grâces
particulières.
La preghiera per il viaggio del Papa in
Terra Santa

Programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte (8-15 mai)
Jordanie, Israël et Territoires palestiniens
ROME, Vendredi 27 mars 2009 (ZENIT.org)
- Le Vatican publie le programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte : Jordanie, Israël et Territoires palestiniens (8-15 mai).
à l'occasion de la venue du Pape lancement par Un écho d'Israël du site Jérusalem et religions
Vendredi 8 mai : Jordanie

14 h 30 (heure locale) : Arrivée à l'aéroport de Amman
15 h 30 : Visite du Centre Notre-Dame de la Paix, qui accueille les personnes handicapées, quelle que soit leur religion
17 h 40 : Visite au palais royal, rencontre avec le roi Abdallah II

Samedi 9 mai : Jordanie
7 h 15 : Messe en privé à la nonciature
9 h 15 : Pèlerinage au Mont Nébo, sur les pas de Moïse (un pèlerinage fait par Jean-Paul II en l'an 2000)

Visite de l'ancienne basilique
10 h 30 : Bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba
11 h 30 : A Amman, visite du Musée Hachémite et la mosquée Al-Hussein Bin-Talal de Amman

11h 45 : Rencontre des chefs religieux musulmans, du corps diplomatique et des recteurs d'universités
17h 30 : Célébration des vêpres à la cathédrale grecque-melkite catholique Saint-Georges avec les prêtres, des diacres, les séminaristes, les consacrés, et les mouvements ecclésiaux.

Dimanche 10 mai : Jordanie

10 h : Messe au stade international d'Amman, prière du Regina Coeli

17 h 30 : Pèlerinage à Béthanie sur le Jourdain, lieu du baptême du Christ

18 h : Pose de la première pierre d'une église latine et d'une église grecque-melkite (le pape avait béni la maquette à Rome en 2008).
Lundi 11 mai : Israël
7 h 30 : Messe en privé à la nonciature d'Amman
10 h : cérémonie de congé à l'aéroport d'Amman
10 h 30 : Départ pour Tel Aviv, arrivée à 11 h

11 h : Cérémonie de bienvenue
Voyage vers Jérusalem
16 h15 : Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres

17 h 45 : Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem

18 h 45 : Rencontre des organisations engagées dans le dialogue interreligieux

Mardi 12 mai : Jérusalem
9 h : Visite de l'esplanade des mosquées et du Dôme du Rocher

10 h : Visite de courtoisie au Grand Mufti de Jérusalem
10 h 45 : Visite au Mur occidental et rencontre au centre Hechal Shlomo des deux Grands Rabbins d'Israël

11 h 50 : Prière du Regina Coeli avec les évêques de Terre Sainte dans la salle du Cénacle
12 h 30 : Visite de la co-cathédrale des Latins de Jérusalem

13 h : Déjeuner avec les évêques catholiques de Terre Sainte, les abbés et la suite papale au patriarcat latin

16 h 30 : Messe dans la vallée de Josaphat
Custodia Terrae Sanctae - La vallée du Cédron lieu de la messe à Jérusalem le 12 mai

P. Frédéric Manns, ofm
Au fond de la vallée du Cédron
Mercredi 13 mai : Bethléem
9 h : Cérémonie de bienvenue sur l'esplanade du palais présidentiel
10 h : Messe sur la place de la Crèche

12 h 30 : Déjeuner avec les évêques locaux et les Franciscains
15 h 30 : Visite, en privé, de la Grotte de la Nativité
16 h10 : Visite à l'hôpital pédiatrique de la Caritas de Bethléem
16 h 45 : Visite au camp de réfugiés d'Aida où il prononcera un discours

18 h : Palais présidentiel, entretien avec le Président de l'Autorité nationale palestinienne
18 h 40 : Cérémonie de congé
Jeudi 14 mai : Nazareth

10 h : Messe à Nazareth, au Mont du Précipice

Custodia Terrae Sanctae - Le Mont du Précipice lieu de la Messe du Pape Benoît XVI à Nazareth
12 h 30 : Déjeuner au couvent franciscain avec les Franciscains, les évêques locaux et la suite du pape
15 h 50 : Rencontre avec le Premier Ministre d'Israël
16 h 30 : Rencontre avec les chefs religieux de Galilée

17 h Visite à la Grotte de l'Annonciation
17 h 30 : Vêpres avec l'épiscopat, le clergé, les ordres religieux, les mouvements ecclésiaux et les agents pastoraux
Vendredi 15 mai : Jérusalem, Tel Aviv
7 h 30 : Messe en privé à la nonciature
9 h 15 : Rencontre œcuménique au siège du patriarcat gréco-orthodoxe
10 h 15 : Visite au Saint-Sépulcre



11 h 10 : Visite à l'église patriarcale apostolique arménienne Saint-Jacques
13 h 15 : Cérémonie de congé à l'aéroport de Tel Aviv

14 h : Départ, arrivée à Rome Ciampino à 16 h 50

Yahad-In Unum
![]()
Vicariat hébréhophone en Israël

Chrétiens arabes en Israël à la recherche d’une identité
Dieu Très Haut qui fais merveille,
Béni soit ton Nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton Nom !
Comme au ciel t’adorent les anges
Et sans fin te chantent louange.
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton Nom !
Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton Nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton Nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l’innocence,
De Toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton Nom !
Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton Nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton Nom !
Ton Église adore en silence,
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton Nom !
(Prière d'une Clarisse)


Notre-Dame de Paris : déposer une
intention de prière
Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées.
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !
Paul Claudel
La Vierge à midi
SALVE REGINA
On donne, dans l'Eglise latine, le nom d'Avent, du mot latin Adventus, qui signifie Avènement, au temps destiné
par l'Eglise à préparer les fidèles à la célébration de la fête de Noël, anniversaire de la Naissance de Jésus-Christ.
Le mystère de ce grand jour méritait bien sans doute l'honneur d'un prélude de prière et de pénitence : aussi serait-il impossible d'assigner d'une manière certaine l'institution première de ce
temps de préparation, qui n'a reçu que plus tard le nom d'Avent. Il paraît toutefois que cette observance aurait commencé d'abord en Occident car il est indubitable que l’Avent n'a pu être
affecté comme préparation à la fête de Noël, que depuis que cette fête a été définitivement fixée au vingt-cinq décembre : ce qui n'a eu lieu pour l'Orient que vers la fin du IVe siècle, tandis
qu'il est certain que l'Eglise de Rome la célébrait en ce jour longtemps auparavant.
L'Avent doit être considéré sous deux points de vue différents : comme un temps de
préparation proprement dite à la Naissance du Sauveur, par les exercices de la pénitence, ou comme un corps d'Offices Ecclésiastiques organisé dans le même but. Nous
trouvons, dès le Ve siècle, l'usage de faire des exhortations au peuple pour le disposer à la fête de Noël ; il nous reste même sur ce sujet deux sermons de
saint Maxime de Turin, sans parler de plusieurs autres attribués autrefois à saint Ambroise et à saint Augustin, et qui paraissent être de saint Césaire d'Arles. Si ces
monuments ne nous apprennent point encore la durée et les exercices de cette sainte carrière, nous y voyons du moins l'ancienneté
de l'usage qui marque par des prédications particulières le temps de l’Avent.
Saint Yves de Chartres, saint Bernard, et plusieurs autres docteurs des XIe et XIIe siècles, ont laissé des sermons spéciaux de Adventu Domini, totalement
distincts des Homélies Dominicales sur les Evangiles de ce temps. Dans les Capitulaires de Charles le Chauve, de l'an 846, les Evêques représentent à ce prince
qu'il ne doit pas les retirer de leurs Eglises pendant le Carême, ni pendant l’Avent, sous prétexte des affaires de l'Etat, ou de quelque
expédition militaire, parce qu'ils ont des devoirs particuliers à remplir, et principalement celui de la prédication, durant ce saint temps.
Le plus ancien document où l'on trouve le temps et les exercices de l'Avent précisés d'une manière tant soit peu claire, est un passage de saint Grégoire de Tours, au deuxième livre de son
Histoire des Francs, dans lequel il rapporte que saint Perpétuus, l'un de ses prédécesseurs, qui siégeait vers l'an 480, avait statué que les fidèles jeûneraient trois fois la semaine,
depuis la fête de saint Martin jusqu'à Noël. Par ce règlement, saint Perpétuus établissait-il
une observance nouvelle, ou sanctionnait-il simplement une loi établie ? C'est ce qu'il est impossible de déterminer avec exactitude aujourd'hui. Remarquons du moins cet intervalle de quarante
jours ou plutôt de quarante-trois jours, désigné expressément, et consacré par la pénitence comme un second Carême, quoique avec une moindre rigueur.
Nous trouvons ensuite le neuvième canon du premier Concile de Mâcon, tenu en 582, qui ordonne que, durant le même intervalle de la saint-Martin à Noël, on jeûnera les lundis, mercredis et
vendredis, et qu'on célébrera le sacrifice suivant le rite Quadragésimal. Quelques années auparavant, le deuxième Concile de Tours, tenu en 567, avait enjoint aux moines de jeûner depuis le
commencement du mois de décembre jusqu'à Noël. Cette pratique de pénitence s'étendit bientôt à la quarantaine tout entière pour les fidèles eux-mêmes ; et on lui donna vulgairement le nom de
Carême de saint Martin. Les Capitulaires de Charlemagne, au livre sixième, n'en laissent plus aucun doute ; et Rhaban Maur atteste la même chose au livre second de l'Institution des Clercs. On
faisait même des réjouissances particulières à la fête de saint Martin, en la manière qu'on en fait encore aux approches du Carême et à la fête de Pâques.
L'obligation de ce Carême, qui, commençant à poindre d'une manière presque imperceptible, s'était accrue successivement jusqu'à devenir une loi sacrée, se relâcha insensiblement ; et les quarante
jours de la Saint-Martin à Noël se trouvèrent réduits à quatre semaines. On a vu que la coutume de ce jeûne avait commencé en France ; mais de là elle s'était répandue en Angleterre, comme nous l'apprenons par l'Histoire du Vénérable Bède ; en Italie,
ainsi que d'un diplôme d'Astolphe, roi des Lombards, de l'an 753 ; en Allemagne, en Espagne, etc. comme on en peut voir les preuves dans le grand ouvrage de Dom Martène sur les anciens Rites
de l’Eglise.
Le premier indice que nous rencontrons de la réduction de l’Avent à quatre semaines se trouve être, dès le IXe siècle, la lettre du pape saint Nicolas Ier aux Bulgares. Le témoignage de Rathier
de Vérone et d'Abbon de Fleury, tous deux auteurs du même siècle, sert aussi à prouver que dès lors il était grandement question de diminuer d'un tiers la durée du jeûne de l'Avent. Il est vrai
que saint Pierre Damien, au XIe siècle, suppose encore que le jeûne de l'Avent était de quarante jours, et que saint Louis, deux siècles après, l'observait encore en cette mesure ; mais peut-être
ce saint roi le pratiquait-il ainsi par un mouvement de dévotion particulière.
La discipline des Eglises de l'Occident, après s'être relâchée sur la durée du jeûne de l'Avent, se radoucit bientôt au point de transformer ce jeûne en une simple abstinence ; et encore
trouve-t-on des Conciles dès le XIIe siècle, tels que ceux de Selingstadt, en 1122, et d'Avranches, en 1172, qui semblent n'astreindre que les clercs à cette abstinence. Le Concile de
Salisbury, en 1281, paraît même n'y obliger que les moines. D'un autre côté, telle est la confusion sur cette matière, sans doute parce que les diverses Eglises d'Occident n'en ont pas fait
l'objet d'une discipline uniforme, que, dans sa lettre à l'Evêque de Brague, Innocent III atteste que l'usage de jeûner pendant tout l'Avent se conservait à Rome de
son temps, et que Durand, au même XIIIe siècle, dans son Rational des divins Offices, témoigne
pareillement que le jeûne était continuel en France durant tout le cours de cette sainte carrière.
Quoi qu'il en soit, cet usage tomba de plus en plus en désuétude, en sorte que tout ce que put faire, en 1302, le pape Urbain V pour en arrêter la chute complète, ce fut d'obliger tous les clercs
de sa cour à garder l'abstinence de l'Avent, sans aucune mention du jeûne, et sans comprendre aucunement les autres clercs, et moins encore les laïques, sous cette loi.
Saint Charles Borromée chercha aussi à ressusciter l'esprit, sinon la pratique des temps anciens, chez les peuples du Milanais. Dans son quatrième Concile, il enjoignit aux curés d'exhorter les
fidèles à communier au moins tous les dimanches du Carême et de l’Avent, et adressa ensuite à ses diocésains eux-mêmes une lettre pastorale, dans laquelle, après leur avoir rappelé les
dispositions avec lesquelles on doit célébrer ce saint temps, il faisait instance pour les engager à jeûner au moins les lundis, les mercredis et les vendredis de chaque semaine de l'Avent.
Enfin Benoit XIV encore Archevêque de Bologne, marchant sur de si glorieuses traces, a consacré sa onzième Institution Ecclésiastique à réveiller dans l'esprit des fidèles de son diocèse la haute
idée que les chrétiens avaient autrefois du saint temps de l'Avent, et à combattre un préjugé répandu dans cette contrée, savoir que l'Avent ne regardait que les personnes religieuses, et non les
simples fidèles. Il montre que cette assertion, à moins qu'on ne l'entende simplement du jeûne et de l'abstinence, est à proprement parler téméraire et scandaleuse, puisqu'on ne saurait douter
qu'il existe, dans les lois et les usages de l'Eglise universelle, tout un ensemble de
pratiques destinées à mettre les fidèles dans un état de préparation à la grande fête de la Naissance de Jésus-Christ.
L'Eglise grecque observe encore le jeûne de l’Avent, mais avec beaucoup moins de sévérité que celui du Carême. Il se compose de quarante jours, à partir du 14 novembre, jour où cette Eglise
célèbre la fête de l'Apôtre saint Philippe. Pendant tout ce temps, on garde l'abstinence de la viande, du beurre, du lait et des œufs ; mais on y use de poisson, d'huile et de vin, toutes choses
interdites durant le Carême. Le jeûne proprement dit n'est d'obligation que pour sept jours sur les quarante ; et tout l'ensemble s'appelle vulgairement le Carême de saint Philippe. Les Grecs
justifient ces adoucissements, en disant que le Carême de Noël n'est que de l'institution des moines, tandis que celui de Pâques est d'institution apostolique.
Mais si les pratiques extérieures de pénitence qui consacraient autrefois le temps de l'Avent, chez les Occidentaux, se sont peu à peu mitigées, en sorte qu'il n'en reste plus maintenant aucun
vestige hors des monastères, l'ensemble de la Liturgie de l'Avent n'a pas changé ; et c'est dans le zèle à s'en approprier l'esprit que les fidèles feront preuve d'une véritable préparation à la
fête de Noël.
La forme liturgique de l'Avent, telle qu'elle se garde aujourd'hui dans l'Eglise Romaine, a souffert quelques variations. Saint Grégoire paraît avoir le premier dressé cet Office qui aurait
d'abord embrassé cinq dimanches, ainsi qu'on est à même de le voir par les plus anciens Sacramentaires de ce grand Pape. On peut même dire à ce sujet, d'après Amalaire de Metz et Bernon de
Richenaw, qui sont suivis en cela par Dom Martène et Benoît XIV, que saint Grégoire semblerait être
l'auteur du précepte ecclésiastique de l'Avent, bien que l'usage de consacrer un temps plus ou moins long à se préparer à la fête de Noël soit d'ailleurs immémorial, et que l'abstinence et le
jeûne de ce saint temps aient d'abord commencé en France. Saint Grégoire aurait déterminé, pour les Eglises du rite romain, la forme de l'Office durant cette espèce de Carême, et sanctionné le
jeûne qui l'accompagnait, laissant toutefois quelque latitude aux diverses Eglises dans la manière de le pratiquer.
Le Sacramentaire de saint Gélase ne porte aucune Messe, ni Office de préparation à Noël ; les premières que l'on rencontre sont au Sacramentaire grégorien, et, ainsi que nous venons de le dire,
les Messes y sont au nombre de cinq. Il est remarquable qu'alors on comptait ces dimanches à rebours, appelant premier dimanche celui qui était le plus voisin de Noël, et ainsi des autres. Dès
les IXe et Xe siècles, ainsi qu'on le voit par Amalaire, saint Nicolas Ier, Bernon de Richenaw, Rathier de Vérone, etc., les dimanches étaient déjà réduits à quatre ; c'est aussi le nombre que
porte le Sacramentaire grégorien donné par Pamélius, et qui semble avoir été transcrit à cette époque. Depuis lors, dans l'Eglise Romaine, la durée de l'Avent n'a pas varié, et il a toujours
consisté en quatre semaines, dont la quatrième est celle même dans laquelle tombe la fête de Noël, à moins que cette fête n'arrive le dimanche. On peut donc assigner déjà à l'usage actuel une
durée de mille ans, du moins dans l'Eglise Romaine ; car il y a des preuves que jusqu'au XIIIe siècle certaines Eglises de France ont gardé l'usage des cinq dimanches.
L'Eglise ambrosienne, aujourd'hui encore, compte six semaines dans sa liturgie de l'Avent ; le Missel gothique ou mozarabe garde la même coutume. Pour l'Eglise gallicane, les fragments que Dom
Mabillon nous a conservés de sa liturgie ne nous apprennent rien à ce sujet ; mais il est naturel de penser avec ce savant homme, dont l'autorité est encore fortifiée par celle de Dom Martène,
que l'Eglise des Gaules suivait en ce point, comme dans un grand nombre d'autres, les usages de l'Eglise gothique, c'est-à-dire que la liturgie de son Avent se composait également de six
dimanches et de six semaines.
Quant aux Grecs, leurs Rubriques pour le temps de l'Avent se lisent dans les Menées, après l'Office du 14 novembre. Ils n'ont point d'Office propre de l'Avent, et ne célèbrent point pendant ce
temps la Messe des Présanctifiés, comme ils le font en Carême. On trouve seulement, dans le corps même des Offices des Saints qui remplissent l'intervalle du 15 novembre au dimanche le plus
proche de Noël, plusieurs allusions à la Nativité du Sauveur, à la maternité de Marie, à la grotte de Bethléhem, etc. Le dimanche qui précède Noël, ils font ce qu'ils appellent la Fête des saints
Aïeux, c'est-à-dire la Commémoration des Saints de l'Ancien Testament, pour célébrer l'attente du Messie. Les 20, 21, 22 et 23 décembre sont décorés du titre d'Avant-Fête de la Nativité ; et
quoique, en ces jours, on célèbre encore l'Office de plusieurs Saints, le mystère de la prochaine Naissance du Sauveur domine toute la Liturgie.
DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

Advent and Triumph of Christ by Memling
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