
Jésus dit à Simon : "Sois sans crainte, désormais ce sont
des hommes que tu prendras."
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc
Séisme à Haïti,
soutien au peuple haïtien par la prière et les dons - Diocèse de Paris

Père Alphonse Kenel - Dimanche 17 janvier 2010, Port-au-Prince, Haïti Yahoo! News Photos
Les secours,
arrivés en masse des quatre coins du globe, travaillent à secourir les victimes du séisme. Mais le nombre d'amputations inquiètent et certaines critiques se font entendre sur la
méthode.
Peu de moyens, des hôpitaux détruits, des dizaines de milliers de blessés: les équipes
médicales déployées en Haïti ont dû procéder à des milliers d'amputations d'urgence. La plupart ont sauvé des vies. Mais, plus de deux semaines après le séime, la situation a évolué. La méthode,
pas toujours.
Dans Le Monde Annick Cojean rapporte la colère et l'incompréhension du personnel médical français qui
remettent en cause l'opportunité de certaines opérations. Des voix commencent à s'élever contre ces "amputations qui ne s'imposent pas", pour de simples fractures des fois, et les équipes
médicales, pour certaines déjà reparties, qui opèrent au plus simple et "ont pratiqué une médecine de guerre."
Les patients seraient trop souvent mal encadrés, mal soignés et mal considérés. "Il me parlait d'une
sous-population! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux", s'indigne une praticienne française après s'être entretenue avec un chirurgien
américain.
Les médecins s'interrogent sur l'avenir de ces milliers
de mutilés. Et imaginent les solutions pour recenser et suivre, médicalement et psychologiquement, ces individus dont la vie a définitivement changé le 12
janvier.
L'Express.fr

photos : http://news.yahoo.com/
Cérémonies religieuses en soutien aux Haïtiens - Église Catholique en
France

Notre-Dame de Paris : Messe du 16 janvier 2010 pour les
victimes du tremblement de terre en Haïti

Carmélites d'Haïti
saines et sauves
Roraty w bazylice św.
Franciszka w Krakowie
Rorate Cæli

Basilique du Sacré-Cœur de
Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique
et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son
passage.
(Saint Curé d'Ars)

feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de
Montmartre

Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus
absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de
l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou

Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.
Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.
Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)

Le Sacré-Cœur
représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant
Jésus


Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris

la vidéo sur KTO

Magnificat
NOTRE-DAME

Pour ce Carême 2009, le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, nous a invité en cette année jubilaire à la réflexion sur Saint Paul, juif et apôtre des nations : sa
personnalité, sa mission...
retouvez les Conférences de Carême sur le site du diocèse de
Paris

Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie
à Notre-Dame de Paris
NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires

... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !
du 5 mars 2010 au 24 mai 2010 au Musée
du Louvre exposition SAINTE RUSSIE
Vierge de Vladimir

Dans le sillon du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. est proposé
un chemin de méditations en contemplant Jésus notre Maître bien-aimé : un chemin de prière

Le livre du Père Marie-Joseph Le Guillou, dominicain, est une sorte de petit guide ou de compagnon pour la prière. Les chapitres sont courts et ils sont une sorte de brève réflexion spirituelle,
fruit de sa longue fréquentation de la Parole de Dieu. Pour lui, la vie humaine n’a d’autre but que de s’éveiller au mystère de Dieu. On y parvient par la prière qui consiste à donner à Dieu un
temps en pure perte de soi, à être enclenché dans le mystère de Dieu. Spiritualité 2000

Prières du
Carmel
Anthologie commentée des plus grands textes des carmes, textes théoriques, prières
ferventes, méditations intérieures, oraisons contemplatives, ce livre offre enfin au public les textes les plus saisissants de la spiritualité carmélitaine.

Murmurée depuis des siècles dans le secret et le silence de la cellule, cette prière est un don rare et précieux qui nous remet, à chaque instant de notre vie, face à Dieu, face à nous-mêmes,
à la fidélité, à l'amour, à la confiance, à l'espérance.
La Procure
À Buenos Aires, tous les prêtres de l’archidiocèse sont invités à simplifier au maximum l’accès au baptême, à éviter les pharisaïsmes et les prétentions qui ne font qu’augmenter la
déchristianisation. Le seul fait de demander le baptême pour soi-même ou pour ses propres enfants «est déjà un fruit de la grâce de Dieu»
Le baptême est quelque chose de simple
par Gianni Valente pour 30Jours dans l’Église et dans le monde

Prions en église - évangile du jour, méditations,
psaumes, liturgie

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Pèlerinage du Pape Benoît
XVI en Terre Sainte
Custodia Terrae Sanctae - Le Pape Benoît XVI vers la Terre
Sainte – Espoirs et rêves (P. David Neuhaus)
La visite de Benoît XVI en Terre sainte dans un contexte de fortes tensions religieuses

Du 8 au 15 mai 2009, sa Sainteté le pape Benoît XVI effectue un pèlerinage en Terre Sainte.
Les grands rendez-vous du pèlerinage de Benoît XVI
La Custodie ouvre une nouvelle rubrique dans laquelle vous trouvez des informations liées à ce voyage et à son déroulement en
Jordanie, en Israël et dans les Territoires palestiniens.
La revue de presse montrera différentes approches de cet important pèlerinage, le troisième d’un Pape en Terre Sainte depuis 1964.
Custodia Terrae Sanctae

Mgr Fouad Twal :
" Jérusalem est la clé de
la paix dans le monde"
" Il n’y aura jamais de paix pour un peuple sans l’autre. Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans
l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance."
" En Israël, l’oxygène que les gens respirent, c’est la peur. Peur d’eux-mêmes, du monde, du passé, du présent, de l'avenir."
" Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce
qui ne va pas."
" J’espère que, dans le sillage du Saint-Père, de nombreux pèlerins viendront en Terre sainte. Nous serons notamment très heureux de recevoir les centaines de jeunes Français attendus en juillet
prochain."
![]()
Les chrétiens fuient-ils toujours la Terre sainte ?
" Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent."
l'entretien intégral en ligne
Patriarcat latin de Jérusalem
Seigneur Jésus, dans le successeur de Pierre nous avons toujours eu un guide et un pasteur qui indique la route à suivre pour accomplir la volonté
de Dieu le Père. Nous te confions ces mois de préparation de la visite de notre pape Benoît.
Donne-nous ton Esprit Saint pour nous aider à nous y préparer dans un esprit de prière, afin que cette visite soit pour la Terre Sainte un temps fort de renouveau et de grâces
particulières.
La preghiera per il viaggio del Papa in
Terra Santa

Programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte (8-15 mai)
Jordanie, Israël et Territoires palestiniens
ROME, Vendredi 27 mars 2009 (ZENIT.org)
- Le Vatican publie le programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte : Jordanie, Israël et Territoires palestiniens (8-15 mai).
à l'occasion de la venue du Pape lancement par Un écho d'Israël du site Jérusalem et religions
Vendredi 8 mai : Jordanie

14 h 30 (heure locale) : Arrivée à l'aéroport de Amman
15 h 30 : Visite du Centre Notre-Dame de la Paix, qui accueille les personnes handicapées, quelle que soit leur religion
17 h 40 : Visite au palais royal, rencontre avec le roi Abdallah II

Samedi 9 mai : Jordanie
7 h 15 : Messe en privé à la nonciature
9 h 15 : Pèlerinage au Mont Nébo, sur les pas de Moïse (un pèlerinage fait par Jean-Paul II en l'an 2000)

Visite de l'ancienne basilique
10 h 30 : Bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba
11 h 30 : A Amman, visite du Musée Hachémite et la mosquée Al-Hussein Bin-Talal de Amman

11h 45 : Rencontre des chefs religieux musulmans, du corps diplomatique et des recteurs d'universités
17h 30 : Célébration des vêpres à la cathédrale grecque-melkite catholique Saint-Georges avec les prêtres, des diacres, les séminaristes, les consacrés, et les mouvements ecclésiaux.

Dimanche 10 mai : Jordanie

10 h : Messe au stade international d'Amman, prière du Regina Coeli

17 h 30 : Pèlerinage à Béthanie sur le Jourdain, lieu du baptême du Christ

18 h : Pose de la première pierre d'une église latine et d'une église grecque-melkite (le pape avait béni la maquette à Rome en 2008).
Lundi 11 mai : Israël
7 h 30 : Messe en privé à la nonciature d'Amman
10 h : cérémonie de congé à l'aéroport d'Amman
10 h 30 : Départ pour Tel Aviv, arrivée à 11 h

11 h : Cérémonie de bienvenue
Voyage vers Jérusalem
16 h15 : Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres

17 h 45 : Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem

18 h 45 : Rencontre des organisations engagées dans le dialogue interreligieux

Mardi 12 mai : Jérusalem
9 h : Visite de l'esplanade des mosquées et du Dôme du Rocher

10 h : Visite de courtoisie au Grand Mufti de Jérusalem
10 h 45 : Visite au Mur occidental et rencontre au centre Hechal Shlomo des deux Grands Rabbins d'Israël

11 h 50 : Prière du Regina Coeli avec les évêques de Terre Sainte dans la salle du Cénacle
12 h 30 : Visite de la co-cathédrale des Latins de Jérusalem

13 h : Déjeuner avec les évêques catholiques de Terre Sainte, les abbés et la suite papale au patriarcat latin

16 h 30 : Messe dans la vallée de Josaphat
Custodia Terrae Sanctae - La vallée du Cédron lieu de la messe à Jérusalem le 12 mai

P. Frédéric Manns, ofm
Au fond de la vallée du Cédron
Mercredi 13 mai : Bethléem
9 h : Cérémonie de bienvenue sur l'esplanade du palais présidentiel
10 h : Messe sur la place de la Crèche

12 h 30 : Déjeuner avec les évêques locaux et les Franciscains
15 h 30 : Visite, en privé, de la Grotte de la Nativité
16 h10 : Visite à l'hôpital pédiatrique de la Caritas de Bethléem
16 h 45 : Visite au camp de réfugiés d'Aida où il prononcera un discours

18 h : Palais présidentiel, entretien avec le Président de l'Autorité nationale palestinienne
18 h 40 : Cérémonie de congé
Jeudi 14 mai : Nazareth

10 h : Messe à Nazareth, au Mont du Précipice

Custodia Terrae Sanctae - Le Mont du Précipice lieu de la Messe du Pape Benoît XVI à Nazareth
12 h 30 : Déjeuner au couvent franciscain avec les Franciscains, les évêques locaux et la suite du pape
15 h 50 : Rencontre avec le Premier Ministre d'Israël
16 h 30 : Rencontre avec les chefs religieux de Galilée

17 h Visite à la Grotte de l'Annonciation
17 h 30 : Vêpres avec l'épiscopat, le clergé, les ordres religieux, les mouvements ecclésiaux et les agents pastoraux
Vendredi 15 mai : Jérusalem, Tel Aviv
7 h 30 : Messe en privé à la nonciature
9 h 15 : Rencontre œcuménique au siège du patriarcat gréco-orthodoxe
10 h 15 : Visite au Saint-Sépulcre



11 h 10 : Visite à l'église patriarcale apostolique arménienne Saint-Jacques
13 h 15 : Cérémonie de congé à l'aéroport de Tel Aviv

14 h : Départ, arrivée à Rome Ciampino à 16 h 50

Yahad-In Unum
![]()
Vicariat hébréhophone en Israël

Chrétiens arabes en Israël à la recherche d’une identité
Dieu Très Haut qui fais merveille,
Béni soit ton Nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton Nom !
Comme au ciel t’adorent les anges
Et sans fin te chantent louange.
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton Nom !
Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton Nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton Nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l’innocence,
De Toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton Nom !
Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton Nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton Nom !
Ton Église adore en silence,
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton Nom !
(Prière d'une Clarisse)


Notre-Dame de Paris : déposer une
intention de prière
Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées.
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !
Paul Claudel
La Vierge à midi
SALVE REGINA
La mémoire de Clément se présente entourée d'une auréole particulière dans les origines de l'Eglise de Rome. A ce
moment où les Apôtres ont disparu, il semble éclipser Linus et Clétus, qui cependant avaient reçu avant lui l'honneur de l'épiscopat. On passe comme naturellement de Pierre à Clément, et les
Eglises orientales ne célèbrent pas son souvenir avec moins d'honneur que l'Eglise latine. Il fut bien véritablement le Pontife universel, et l'on sent déjà que l'Eglise tout entière est
attentive à ses actes comme à ses écrits. Cette haute réputation lui a fait attribuer tout un cycle d'écrits apocryphes, qu'il est aisé de démêler de ses écrits véritables ; mais il est à noter
que les faussaires qui ont jugé à propos de lui prêter leurs propres œuvres, ou de bâtir des romans à son sujet, s'accordent à le faire naître de race impériale.
Le temps a fait disparaître, sauf un seul, les documents qui attestent l'intervention de Clément dans les affaires des Eglises lointaines ; mais celui qui nous est resté montre en plein exercice
la puissance monarchique de l'évêque de Rome dès cette époque primitive. L'Eglise de Corinthe était
agitée de discordes intestines, que la jalousie à l'égard de certains pasteurs avait suscitées. Ces divisions dont on découvre le germe dès le temps de saint Paul, avaient détruit la paix et
causaient du scandale aux païens eux-mêmes. L'Eglise de Corinthe finit par sentir le besoin d'arrêter un désordre qui pouvait être préjudiciable à l'extension de la foi chrétienne, et, dans ce
but, il lui fallait chercher du secours hors de son sein. A ce moment, tous les Apôtres avaient disparu de ce monde, hors saint Jean qui éclairait encore l'Eglise de sa lumière. De Corinthe à
Ephèse, où résidait l'Apôtre, la distance n'était pas considérable ; néanmoins ce ne fut pas vers Ephèse, mais vers Rome que l'Eglise de Corinthe tourna ses regards.
Clément prit connaissance des débats que les lettres de cette Eglise renvoyaient à son jugement, et fit partir pour Corinthe cinq commissaires qui devaient y représenter l'autorité du Siège
apostolique. Ils étaient porteurs d'une lettre que saint Irénée appelle très puissante, potentissimas litteras. Elle fut jugée si belle et si apostolique à cette époque première, que
longtemps on la lut publiquement dans plusieurs Eglises, comme une sorte de continuation des Ecritures canoniques. Le ton en est digne, mais paternel, selon le conseil que saint Pierre donne aux
pasteurs. Rien n'y sent l'esprit de domination ; mais, à la gravité et à la solennité du langage, on reconnaît la voix du pasteur universel, auquel nul ne saurait désobéir, sans désobéir à Dieu
lui-même.
Ce langage si solennel et si ferme obtint son effet : la paix se rétablit dans l'Eglise de Corinthe, et les messagers de l'Eglise romaine ne tardèrent pas à en rapporter l'heureuse nouvelle. Un siècle après, saint Denys, évêque de Corinthe, témoignait encore au pape saint
Soter la gratitude de son Eglise envers Clément pour le service dont elle lui était redevable.
Elevé à l'école des Apôtres, Clément avait retenu dans une certaine mesure leur style et leur manière. On les remarque aussi dans ses deux Lettres aux vierges, dont on avait la trace par saint
Epiphane et par saint Jérôme, et qui furent retrouvées au XVIIIe siècle, en la traduction syriaque, sur un manuscrit apporté d'Alep. Bien que de récents critiques aient mis en doute
l'authenticité du texte reconnu par d'autres comme étant celui de Clément aux vierges, le fait de l'intervention du saint Pape en faveur de la virginité n'en reste pas moins appuyé par les
témoignages concordants de saint Epiphane (H. XXX, 15) et de saint Jérôme (Contra Jovinian. I, 12).
Sainte Cécile déjà nous le rappelait hier. Le principe de la continence vouée à Dieu fut dès l'origine l'une des bases du christianisme, et l'un des moyens les plus efficaces dans la
transformation du monde. Le Christ avait relevé le mérite supérieur de ce sacrifice, et saint Paul, comparant les deux états de la femme, enseignait que la vierge est toute au Seigneur, tandis
que l'épouse, malgré sa dignité, demeure divisée. Clément eut à développer cette doctrine, et c'est ce qu'il fait dans ces deux lettres. Avant saint Athanase, saint Ambroise, saint Jérôme, saint
Jean Chrysostome et saint Augustin, ces grands docteurs de la virginité chrétienne, il développa les enseignements de Pierre et de Paul sur ce sujet si grave. "Celui ou celle,
dit-il, qui aspire à cette grandeur d'une vie supérieure, doit vivre comme les Anges
d'une existence divine et toute céleste. La vierge s'isole des attraits sensuels ; non seulement elle renonce au droit qu'elle aurait de les suivre en ce qu'ils ont de légitime ; mais elle aspire
à cette espérance que Dieu, qui ne saurait tromper, entretient par sa promesse, et qui dépasse celle qu'ont les hommes d'avoir une postérité. En retour de leur généreux sacrifice, leur partage au
ciel est la félicité même des Anges."
Tel était le langage du disciple de Pierre, choisi par lui pour mettre la main au renouvellement de la Babylone romaine. Il ne fallait pas moins que cette forte doctrine, pour lutter avec
avantage contre le débordement des moeurs de l'Empire. Si le christianisme se fût contenté d'inviter les hommes à l'honnêteté, comme faisaient les philosophes, ses efforts eussent été en pure
perte. Le stoïcisme, en surexcitant l'orgueil chez quelques-uns, pouvait amener à mépriser la mort ; il était impuissant à faire reculer le sensualisme, dans lequel il faut reconnaître le plus
puissant auxiliaire de la tyrannie des Césars. L'idéal de la chasteté, jeté au sein de cette société dissolue, pouvait seul arrêter le torrent d'ignominie qui menaçait de submerger toute dignité
humaine. Pour le bonheur du monde, la morale chrétienne parvint à se faire jour, et les exemples éclatants se joignant aux maximes, on dut enfin en tenir compte La corruption romaine s'étonna en
entendant parler de la virginité, comme de l'objet du culte et de la pratique d'un grand nombre de sectateurs de la religion nouvelle, et cela dans un moment où les plus beaux privilèges, joints
aux plus terribles châtiments, avaient peine à contenir dans le devoir les six vestales sur la fidélité desquelles reposaient l’honneur et la sécurité de la Ville éternelle. Vespasien et Titus eurent connaissance des infractions que ces gardiennes du Palladium
se permettaient à l'égard de leur premier devoir ; mais ils jugèrent que le niveau auquel étaient descendues les mœurs ne permettait plus d'infliger à ces infidèles les pénalités
antiques.
Le moment devait cependant arriver bientôt où les empereurs, le sénat, Rome tout entière, allaient apprendre, en lisant la première Apologie de saint Justin, les
merveilles de pureté dont l'enceinte de Babylone était le théâtre. "Parmi nous, en cette ville, leur disait l'apologiste, des hommes, des femmes,
en nombre considérable, ont atteint déjà l'âge de soixante à soixante-dix ans ; mais élevés dès leur enfance sous la loi du Christ, ils ont persévéré jusqu'à cette heure dans l'état de virginité,
et il n'est pas de pays dans lequel je n'en pourrais signaler de semblables." Athénagore, dans son mémoire présenté à Marc-Aurèle peu d'années après, pouvait dire à son tour
: "Vous trouverez parmi nous, tant chez les hommes que chez les femmes, une multitude de personnes qui ont passé leur vie jusqu'à la vieillesse dans l'état de virginité, n'ayant d'autre
but que de s'unir à Dieu plus intimement."
Clément était prédestiné à la gloire du martyre ; une sentence d'exil le relégua dans la Chersonèse, sur le Pont-Euxin. Les Actes qui détaillent les circonstances de ses souffrances
remontent à une haute antiquité ; nous n'avons pas à les discuter ici. Ils racontent que Clément trouva dans cette presqu'île un nombre considérable de chrétiens déportés avant lui, et employés à
l'exploitation des carrières de marbre, qui étaient riches et abondantes en Chersonèse. La joie des chrétiens à la vue de Clément s'explique d'elle-même ; son zèle à propager la foi dans cette lointaine contrée et les succès de son
apostolat n'ont rien qui doive surprendre. Le miracle d'une fontaine jaillissant de la roche à la parole de Clément, pour désaltérer les confesseurs, est un fait analogue à cent autres que l'on
rencontre dans les Actes les plus authentiques des saints.
Enfin l'apparition d'un agneau mystérieux sur la montagne, où il marque de son pied le lieu d'où l'eau va jaillit, reporte la pensée vers les premières mosaïques chrétiennes sur lesquelles on
voit encore le symbole de l'agneau debout sur un monticule verdoyant. Au IXe siècle, Cyrille, l'apôtre des Slaves, retrouva près de Cherson les restes précieux du Pontife Martyr ; Clément rentra
dans Rome, et l'insigne église qui, selon l'expression de saint Jérôme, gardait la mémoire de son nom dans la Ville éternelle, posséda de lui désormais mieux qu'un souvenir. Souvenir inestimable
déjà cependant, non moins pour la science que pour la piété : au témoignage d'antiques traditions, cette église était bâtie sur l'emplacement de la demeure habitée par Clément dans la région du
Cœlius qui fut de son temps, on le sait par ailleurs, le quartier préféré de l'aristocratie romaine ; or, les investigations archéologiques de ce dernier demi-siècle ont permis de retrouver, sous
l'abside même de la basilique primitive, et lui formant comme une sorte de confession ou d'hypogée, les chambres d'une habitation privée dont le style et les ornements se révèlent contemporains
des Flaviens.
Les Antiennes propres de l'Office de saint Clément forment un ensemble plein de grâces et qui respire un grand parfum d'antiquité :
Prions tous le Seigneur Jésus-Christ qu'il fasse couler une source d'eau pour ses confesseurs.
Comme saint Clément priait, lui apparut l'Agneau de Dieu.
J'ai vu sur la montagne l'Agneau debout ; de sous son pied jaillit une source vive.
La source vive qui sous son pied jaillit, c'est le fleuve impétueux qui réjouit la cité de
Dieu.
Seigneur, à Clément votre Martyr vous avez donné pour demeure, au milieu de la mer, comme un temple de marbre élevé par les mains des Anges ; vous en avez procuré l'accès aux habitants du
pays, pour qu'ils pussent raconter vos merveilles.
DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

Saint Clement célébrant la Messe - crypte de l'église
Saint Clément à Rome
commentaires