Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : "Que devons-nous faire ?" Jean leur répondait : "Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même !"

Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : "Maître, que devons-nous faire ?" Il leur répondit : "N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé." A leur tour, des soldats lui demandaient : "Et nous, que devons-nous faire ?" Il leur répondit : "Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde."

Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : "Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas."

Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc



Le Temps de l'Avent



Roraty w bazylice św. Franciszka w Krakowie
Rorate coeli.mpg
Rorate Cæli







Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine


La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre




Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus







Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris



la vidéo sur KTO



Magnificat


NOTRE-DAME

Pour ce Carême 2009, le Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, nous a invité en cette année jubilaire à la réflexion sur Saint Paul, juif et apôtre des nations : sa personnalité, sa mission...
retouvez les Conférences de Carême sur le site du diocèse de Paris


mardi 8 décembre 2009
Fête de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

Cette solennité est aussi la fête du Chapitre Cathédral de Notre-Dame de Paris et l’installation des nouveaux chanoines nommés par l’Archevêque de Paris : Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris



NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour ! 

Sœur Marie-Aimée de Jésus

à Paris

Exposition Brukenthal du 11 septembre 2009 au 11 janvier 2010

Le musée Jacquemart-André accueille les chefs-d’œuvre de la collection Brukenthal, l’une des plus prestigieuses d’Europe centrale qui rassemble des œuvres flamandes des plus grands maîtres du XVème siècle au XVIIème siècle : Van Eyck, Jordaens, Bruegel, Memling ou Teniers.



Exposition d’icônes "Noël Russe" du 5 décembre 2009 au 24 janvier 2010

Eglise de la Madeleine


Atelier Saint Jean Damascène



du 5 mars 2010 au 24 mai 2010 au Musée du Louvre exposition Sainte Russie

Vierge de Vladimir

Livres



Dans le sillon du Père Marie-Joseph le Guillou o.p. est proposé un chemin de méditations en contemplant Jésus notre Maître bien-aimé : un chemin de prière


Le livre du Père Marie-Joseph Le Guillou, dominicain, est une sorte de petit guide ou de compagnon pour la prière. Les chapitres sont courts et ils sont une sorte de brève réflexion spirituelle, fruit de sa longue fréquentation de la Parole de Dieu. Pour lui, la vie humaine n’a d’autre but que de s’éveiller au mystère de Dieu. On y parvient par la prière qui consiste à donner à Dieu un temps en pure perte de soi, à être enclenché dans le mystère de Dieu.
Spiritualité 2000


 

Prières du Carmel
Anthologie commentée des plus grands textes des carmes, textes théoriques, prières ferventes, méditations intérieures, oraisons contemplatives, ce livre offre enfin au public les textes les plus saisissants de la spiritualité carmélitaine.




Murmurée depuis des siècles dans le secret et le silence de la cellule, cette prière est un don rare et précieux qui nous remet, à chaque instant de notre vie, face à Dieu, face à nous-mêmes, à la fidélité, à l'amour, à la confiance, à l'espérance.
La Procure



À Buenos Aires, tous les prêtres de l’archidiocèse sont invités à simplifier au maximum l’accès au baptême, à éviter les pharisaïsmes et les prétentions qui ne font qu’augmenter la déchristianisation. Le seul fait de demander le baptême pour soi-même ou pour ses propres enfants «est déjà un fruit de la grâce de Dieu»
Le baptême est quelque chose de simple
par Gianni Valente pour 30Jours dans l’Église et dans le monde 





Prions en église - évangile du jour, méditations, psaumes, liturgie

Le Pape en Terre Sainte



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Pèlerinage du Pape Benoît XVI en Terre Sainte 
                                               
 

Custodia Terrae Sanctae - Le Pape Benoît XVI vers la Terre Sainte – Espoirs et rêves (P. David Neuhaus)

La visite de Benoît XVI en Terre sainte dans un contexte de fortes tensions religieuses




Du 8 au 15 mai 2009, sa Sainteté le pape Benoît XVI effectue un pèlerinage en Terre Sainte.
Les grands rendez-vous du pèlerinage de Benoît XVI

La Custodie ouvre une nouvelle rubrique dans laquelle vous trouvez des informations liées à ce voyage et à son déroulement en Jordanie, en Israël et dans les Territoires palestiniens.

La revue de presse montrera différentes approches de cet important pèlerinage, le troisième d’un Pape en Terre Sainte depuis 1964.

Custodia Terrae Sanctae






Mgr Fouad Twal
" Jérusalem est la clé de la paix dans le monde"

" Il n’y aura jamais de paix pour un peuple sans l’autre. Nous savons tous que Jérusalem est la clé de la paix dans le monde. Nous sommes tous, Palestiniens et Israéliens, à la fois dans l’attente, dans l’impasse et dans l’espérance."

" En Israël, l’oxygène que les gens respirent, c’est la peur. Peur d’eux-mêmes, du monde, du passé, du présent, de l'avenir."

 " Notre Église est minoritaire, entre deux grandes masses juive et musulmane. Nous tentons de faire entendre notre voix, d’annoncer ce qui peut être utile à tout le monde, de dénoncer ce qui ne va pas."

" J’espère que, dans le sillage du Saint-Père, de nombreux pèlerins viendront en Terre sainte. Nous serons notamment très heureux de recevoir les centaines de jeunes Français attendus en juillet prochain."


Les chrétiens fuient-ils toujours la Terre sainte ?
" Aujourd’hui, tous, juifs, chrétiens, musulmans, partent."

l'entretien intégral en ligne



Patriarcat latin de Jérusalem


Seigneur Jésus, dans le successeur de Pierre nous avons toujours eu un guide et un pasteur qui indique la route à suivre pour accomplir la volonté de Dieu le Père. Nous te confions ces mois de préparation de la visite de notre pape Benoît.

Donne-nous ton Esprit Saint pour nous aider à nous y préparer dans un esprit de prière, afin que cette visite soit pour la Terre Sainte un temps fort de renouveau et de grâces particulières
.

La preghiera per il viaggio del Papa in Terra Santa




Programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte (8-15 mai)

Jordanie, Israël et Territoires palestiniens


ROME, Vendredi 27 mars 2009 (ZENIT.org) - Le Vatican publie le programme officiel du voyage de Benoît XVI en Terre Sainte : Jordanie, Israël et Territoires palestiniens (8-15 mai).


à l'occasion de la venue du Pape lancement par Un écho d'Israël du site Jérusalem et religions


Vendredi 8 mai : Jordanie


14 h 30 (heure locale) : Arrivée à l'aéroport de Amman

15 h 30 : Visite du Centre Notre-Dame de la Paix, qui accueille les personnes handicapées, quelle que soit leur religion

17 h 40 : Visite au palais royal, rencontre avec le roi Abdallah II




Samedi 9 mai : Jordanie

7 h 15 : Messe en privé à la nonciature

9 h 15 : Pèlerinage au Mont Nébo, sur les pas de Moïse (un pèlerinage fait par Jean-Paul II en l'an 2000)




Visite de l'ancienne basilique

10 h 30 : Bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba

11 h 30 : A Amman, visite du Musée Hachémite et la mosquée Al-Hussein Bin-Talal de Amman


11h 45 : Rencontre des chefs religieux musulmans, du corps diplomatique et des recteurs d'universités


17h 30 : Célébration des vêpres à la cathédrale grecque-melkite catholique Saint-Georges avec les prêtres, des diacres, les séminaristes, les consacrés, et les mouvements ecclésiaux.




Dimanche 10 mai : Jordanie


10 h : Messe au stade international d'Amman, prière du Regina Coeli





17 h 30 : Pèlerinage à Béthanie sur le Jourdain, lieu du baptême du Christ



18 h : Pose de la première pierre d'une église latine et d'une église grecque-melkite (le pape avait béni la maquette à Rome en 2008).

Lundi 11 mai : Israël

7 h 30 : Messe en privé à la nonciature d'Amman

10 h : cérémonie de congé à l'aéroport d'Amman

10 h 30 : Départ pour Tel Aviv, arrivée à 11 h


11 h : Cérémonie de bienvenue


Voyage vers Jérusalem

16 h15 : Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres



17 h 45 : Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




18 h 45 : Rencontre des organisations engagées dans le dialogue interreligieux




Mardi 12 mai : Jérusalem

9 h : Visite de l'esplanade des mosquées et du Dôme du Rocher


10 h : Visite de courtoisie au Grand Mufti de Jérusalem


10 h 45 : Visite au Mur occidental et rencontre au centre Hechal Shlomo des deux Grands Rabbins d'Israël




11 h 50 : Prière du Regina Coeli avec les évêques de Terre Sainte dans la salle du Cénacle




12 h 30 : Visite de la co-cathédrale des Latins de Jérusalem



13 h : Déjeuner avec  les évêques catholiques de Terre Sainte, les abbés et la suite papale au patriarcat latin




16 h 30 : Messe dans la vallée de Josaphat

Custodia Terrae Sanctae - La vallée du Cédron  lieu de la messe à Jérusalem le 12 mai




P. Frédéric Manns, ofm
Au fond de la vallée du Cédron


Mercredi 13 mai : Bethléem

9 h : Cérémonie de bienvenue sur l'esplanade du palais présidentiel


10 h : Messe sur la place de la Crèche





12 h 30 : Déjeuner avec les évêques locaux et les Franciscains

15 h 30 : Visite, en privé, de la Grotte de la Nativité

16 h10 : Visite à l'hôpital pédiatrique de la Caritas de Bethléem


16 h 45 : Visite au camp de réfugiés d'Aida où il prononcera un discours




18 h : Palais présidentiel, entretien avec le Président de l'Autorité nationale palestinienne

18 h 40 : Cérémonie de congé

Jeudi 14 mai : Nazareth


10 h : Messe à Nazareth, au Mont du Précipice


Custodia Terrae Sanctae - Le Mont du Précipice  lieu de la Messe du Pape Benoît XVI à Nazareth 



12 h 30 : Déjeuner au couvent franciscain avec les Franciscains, les évêques locaux et la suite du pape

15 h 50 : Rencontre avec le Premier Ministre d'Israël

16 h 30 : Rencontre avec les chefs religieux de Galilée




17 h Visite à la Grotte de l'Annonciation



17 h 30 : Vêpres avec l'épiscopat, le clergé, les ordres religieux, les mouvements ecclésiaux et les agents pastoraux

Vendredi 15 mai : Jérusalem, Tel Aviv

7 h 30 : Messe en privé à la nonciature

9 h 15 : Rencontre œcuménique au siège du patriarcat gréco-orthodoxe


10 h 15 : Visite au Saint-Sépulcre







11 h 10 : Visite à l'église patriarcale apostolique arménienne Saint-Jacques


13 h 15 : Cérémonie de congé à l'aéroport de Tel Aviv




14 h : Départ, arrivée à Rome Ciampino à 16 h 50





Yahad-In Unum





Vicariat hébréhophone en Israël





Chrétiens arabes en Israël  à la recherche d’une identité

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Béni soit ton Nom !

Dieu Très Haut qui fais merveille,
Béni soit ton Nom !
Dieu vivant qui fais largesse,
Béni soit ton Nom !
Comme au ciel t’adorent les anges
Et sans fin te chantent louange.
Nous aussi prions sur la terre :
Béni soit ton Nom !

Dieu vainqueur de nos ténèbres,
Béni soit ton Nom !
Dieu penché sur nos faiblesses,
Béni soit ton Nom !
Ton amour est notre espérance,
Ta bonté nous rend l’innocence,
De Toi seul nous vient la lumière :
Béni soit ton Nom !

Dieu très saint qui nous libères,
Béni soit ton Nom !
Dieu fidèle en tes promesses,
Béni soit ton Nom !
Ton Église adore en silence,
Et proclame la délivrance,
De nos cœurs monte une prière :
Béni soit ton Nom !

 
(Prière d'une Clarisse)


















Notre-Dame de Paris : déposer une intention de prière












Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.


Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n'ai rien à offrir et rien à demander.


Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela

Que je suis votre fils et que vous êtes là


Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.

Midi !

Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.


Ne rien dire, regarder votre visage,

Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,

Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,

La femme dans la Grâce enfin restituée,


La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,

Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées.

Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,

Parce que vous êtes là pour toujours,


Simplement parce que vous êtes Marie,

Simplement parce que vous existez,


Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !



Paul Claudel
La Vierge à midi









 

SALVE REGINA

Paul Claudel

Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 12:00
Marc Chagall, Psaumes de David

17 Psaumes traduits par Paul Claudel

proclamés par Nazim Boudjenah de la Comédie Française
Nazim Boudjenah
seront joués à l’église Saint-Roch, 296 rue Saint-Honoré PARIS Ier 


Pascal David
textes adaptés par le frère Pascal David o.p. du couvent de la Tourette

spectacle mis en scène par Stéphane Daclon
actualités Dominicains - Province de France


Jeudi 10, vendredi 11, samedi 12 décembre  à 20h30
Dimanche 13 décembre à 20h 
mardi 15, mercredi 16, jeudi 17 décembre et samedi 19 décembre
à 20h30
durée : 50 minutes
tarifs : 12 euros / 7 euros
Diocèse de Paris - Psaumes à Saint-Roch
 

France Culture et La Comédie Française vous invitent à écouter Partage de Midi de Paul Claudel
Dimanche 13 décembre à 20:00
> présentation de l'œuvre


Claudel.jpg
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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 18:38
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 06:21

Je n’ai que trop fait connaissance avec mon malheur, et ce péché sans cesse contre moi à n’en plus finir !

C’est Toi seul qui comptes, en présence de qui j’ai fait le mal : afin que Tu sois justifié dans Tes paroles et que de toute discussion tu émerges triomphant !

(...) il s’agit du psaume [50] tel que l’a assumé un certain Paul Claudel.

Bien sûr, la présente édition de ces Psaumes est sous-titrée Traductions. Car notre écrivain avait bien sous les yeux le texte biblique, en latin : la source est claire, à laquelle sa vie durant il n’a cessé de s’abreuver.

Mais il ne se sentait tenu par nul contrat de fidélité au Psautier : ce que veut Claudel, c’est se faire psalmiste. Là se situe l’écart avec les traductions labellisées : irremplaçables pour l’étude et la méditation, elles valent en tant qu’impersonnelles, là où la prose claudélienne livre la parole inspirée telle qu’il se l’est appropriée. Par exemple ce fameux Miserere : « traduit » en 1943, il est lourd de tout le parcours du poète en son combat spirituel. La date rend témoignage : sa traduction nous est en même temps, étrangement, plus contemporaine : comme parole divine humainement assumée.

C’est ainsi, presque toujours, que l’accès au plus universel aime passer par le plus particulier. Et ce n’est certes pas le mystère de Noël qui nous démentira : qui aurait pensé que le Verbe de Dieu, pour s’incarner, irait se perdre du côté d’un patelin de Judée ?

Au fait : c’est justement une nuit de Noël, en 1886 au pied d’un pilier, que Claudel entendit la voix du ciel. Et c’est le chant d’un psaume – le De profundis, cette fois – qui retourna le cœur de l’esthète. Ce Psaume 129 qui lui retourna l’existence figure, bien sûr, parmi ces « traductions » qu’il fit au fil des années avec autant de délectation de latiniste que de tourment de croyant.

La nuit où il le traduit (toujours en 1943), il écrit à Mme Romain Rolland : 

Il y a en moi un Paul Claudel tout autre, le nouveau, le vrai… Comment vous faire comprendre la cohabitation d’un être si médiocre, si répugnant, et de quelqu’un d’autre. Comment vous expliquer ce quiproquo sinistre qui est le vrai drame de mon existence et qui fait qu’il ne peut y avoir d’intimité vraie entre moi et les êtres qui croient souvent m’aimer le plus, et qui ne réussissent qu’à me faire de la peine en me cherchant où je ne suis pas ?

 Et d’évoquer sa conversion : 

Il s’est passé le 25 décembre 1886 chez ce malheureux enfant qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait quelque chose de foudroyant qui a mis entre le monde et moi de l’irréparable, je n’y peux rien.

Ainsi va l’incarnation, chaque fois que la parole de Dieu revêt une chair humaine en quête de l’unité perdue. Ainsi résonne, relu et digéré par Paul Claudel, le même psaume : 

Depuis l’heure du matin jusqu’à l’heure de la nuit, Seigneur ! depuis la nuit jusqu’à l’heure de Votre matin, Seigneur ! jusqu’à l’heure du matin, mon âme ! Mon âme vers Vous, tout ce qui en elle est capable d’espérer !

Michel Kubler
la-Croix.com  Livres - Paul Claudel - PSAUMES







Toute sa vie, Claudel a lu, relu, entendu, ruminé, commenté et interprété la Bible, ce qui est exceptionnel dans le paysage littéraire français. Le choc Rimbaud, le choc biblique : nourriture et respiration de tous les instants, scandale pour les dévots illettrés comme pour les anti-dévots à préjugés. Foi, passion, illumination. Mais qui lit encore Claudel, ce génial emmerdeur ? Qui a dans sa bibliothèque son énorme «Poëte et la Bible» ? C'est du latin effervescent traduit en français énergétique, le contraire du sirop ecclésiastique, une percée de l'hébreu à travers le refoulement dont il a été si longtemps l'objet.

... la suite de l'article inspiré de Philippe Sollers : 'Ivresse de Claudel' sur son site

Publié dans : Paul Claudel
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 00:20
Une conversion n'est pas une affaire de paroles ni d'objections à résoudre plus ou moins ingénieusement ; pour une dont vous serez venu à bout, il y en aura dix qui se présenteront à la place.

Il y a un grand parti à prendre d'un cœur hilare et héroïque. Il faut dire à Dieu : "Ô mon Dieu, il en est enfin temps, enfin je vais faire quelque chose de tout à fait absurde. D'un côté il y a les savants, les artistes, les hommes intelligenrts, les hommes d'état, les hommes d'affaires, les hommes du monde qui tous m'assurent avec une parfaite sécurité que vous n'existez pas ; de l'autre il y a les cafards, les vieilles dévotes, l'art des chemins de croix, la suffocante ineptie des sermons ; vous pouvez vous vanter d'avoir imaginé une religion bien folle et bien absurde. 

Et cependant elle me plaît telle qu'elle est, et vous mon Dieu, vous me plaisez tel que vous êtes et où que vous soyez, et je vais à vous où que vous soyez parce que seul vous avez les paroles de la vie, et même pas pour cela, parce que vous êtes vous, parce que vous êtes mon Seigneur et mon Dieu.


Paul Claudel

 - in L'expérience de Dieu aux éditions Fides -2002-, recueil de textes de Paul Claudel présentés par Gilles Marcotte
Publié dans : Paul Claudel
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 09:30

« Seigneur, vous ne m’avez pas mis à part comme une fleur de serre,
Comme le moine noir sous la coule et le capuchon qui fleurit chaque matin tout en or pour la messe au soleil levant.
Mais vous m’avez planté au plus épais de la terre.
Comme le sec et tenace chiendent invincible qui traverse l’antique lœss et les couches de sable superposées.
Seigneur vous avez mis en moi un germe non pas de mort mais de lumière. »


(extrait du Magnificat, troisième ode)



Le 23 février 1955, mercredi des Cendres, Paul Claudel quittait notre monde. Pour ce lutteur de Dieu prenaient fin les angoisses, les violences, les révoltes et les interrogations. Le brillant diplomate qui avait parcouru le monde, le paysan, attaché à la glèbe du Tardenois, et le poète voyant, « faiseur de vie », se trouvaient réunis pour le dernier voyage.

Paul Claudel naquit le 6 août 1868, quatre ans après sa sœur Camille, à Villeneuve-sur-Fère, en Tardenois, aux confins de la Champagne. Le poète oubliera volontiers les origines vosgiennes de la branche paternelle, alors que sa verve souvent lyrique s’attardera sur ce pays austère et isolé du Tardenois, pays de sa mère. Dans le cimetière du village, situé à l’entrée de l’église, on peut encore voir les tombes de la famille. Ici reposent les parents du poète ainsi que Louis Nicolas Cerveaux, curé de la paroisse, qui bénit leur mariage et baptisa Paul, le dernier-né du couple. La vie est rude dans ce bourg et l’atmosphère souvent tendue au sein de la famille Claudel. Les querelles y sont fréquentes. Camille possède « une volonté terrible », la mère est dure et distante et le cadet impatient et rebelle : « A la maison, on se disputait tout le temps, ce qui a pu contribuer à me faire penser que la vie est un drame. »

1880 sera l’année de la première communion de Paul, « couronnement et terme de mes pratiques religieuses ». A dix-huit ans, le jeune homme échappe à ce qu’il appellera « le bagne matérialiste ». Le poète nous livrera les clefs de cette mutation : « La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d’un grand poète, à qui je dois une éternelle reconnaissance et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante, Arthur Rimbaud. »


A Paris, notre « paysan » suit les cours de Louis-le-Grand puis de l’Ecole des sciences politiques. On le voit fréquenter les mardis de Mallarmé, rue de Rome. Il se rapproche des poètes symbolistes et écrit ses premières œuvres. Cependant, au cœur de cette ville hostile, il ne trouve ni équilibre ni harmonie. Claudel est en errance, en plein désarroi, et c’est le hasard qui lui révèlera le poète des Illuminations. L’année 1886 déterminera sa vie et son œuvre. Au mois de novembre, la lecture de Une saison en enfer l’ébranle et le laisse pantelant. Le soir de Noël de la même année, il se sent poussé à rejoindre la foule des croyants, à Notre-Dame, il ne sait pourquoi, se sentant bien loin de toute préoccupation religieuse. Il reste debout près du second pilier, à l’entrée du chœur, à droite. « En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude, ne laissant place à aucune espèce de doute, que depuis tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée n’ont pu ébranler ma foi ni à vrai dire la toucher.» Si l’illumination fut soudaine, l’acceptation fut lente, difficile et tortueuse.

L’imposante et sévère réalité

Pourquoi ce choc rimbaldien ? Sans doute parce qu’il avait besoin d’être propulsé, projeté sur le chemin de la mutation et du renouveau parce qu’il lui fallait accéder à une forme neuve, trouver un instrument approprié qui lui permettrait de rendre compte de cette force irrésistible, qu’il devait partager. En 1890, tout est en place. Claudel répond à l’appel, après une longue marche de quatre ans, solitaire et harassante, « crise aussi crucifiante qu’un grand amour » : il sera le « rassembleur de la terre et de Dieu ». Pour ce faire, il restera dans le monde, au plus près de ses frères, et cherchera son inspiration dans la musique de la phrase parlée. Le mot le fascine. Il lui suffit de savoir entendre, par exemple, « causer derrière un mur deux dames de la province ou de Paris… Quel dialogue entre ces voix ! Quelle originalité et quelle verdeur dans les attaques ! Quel tour nouveau ! Quelles coupes… Quelles élégantes ondulations de la phrase, ponctuée au mépris de la grammaire et que termine un cri de fauvette ! Ah ! Il n’y a plus besoin de mesurer et de compter, quel soulagement !... ».

Le verset, plus ample, plus informel, remplacera le vers. Le poète rencontrera la forme idéale, susceptible de répondre à la « poussée de l’âme » qui correspond à l’obligation de s’exprimer, le désir étant précédé par la voix qui ne viendra elle-même qu’après le souffle. Tout est alluvion pour nourrir cette attente. Les hésitations comme les craintes ou les doutes engendreront ce « cri obscur », justification essentielle.

Le domaine de Claudel, c’est notre monde concret, dans lequel nous sommes plantés, « Cette grande, sévère et imposante réalité ». Le poète regarde pour comprendre, comprend pour délivrer la création du message qu’elle porte. Le réel, dans ses allusions, ses ébauches, lui délivre les échos et les harmoniques porteurs de délivrance. Sa vocation est de coopérer à quelque chose d’immense et de sacré, en rendant compte de l’univers qu’il décrypte, achève et transcende. Pour que le bruit se fasse voix et la voix parole, il faut trouver le mot, l’image, la composition, la musique. Chaque élément doit être en conformité, l’écriture même a une valeur graphique, « la forme extérieure des lettres n’est pas étrangère à l’exposition d’une idée ». Le langage du poète devient alors moyen d’attaquer le monde, pour le forcer à livrer ce qu’il porte d’inexprimé.

Pour rester concret et précis, Claudel aura recours à l’image, empruntée à tous les domaines des sens. Sa langue fait parler l’univers, elle traduit l’intraduisible, véritable parabole en action. Le langage poétique permet de co-naître au monde et aux autres.

Cette écriture, vaste respiration de l’être à l’écoute du monde et porteuse de message, allait trouver son épanouissement sur une scène de théâtre, où la convention se mue en vérité. Le souffle, la présence du comédien par toutes les fibres de son corps participent à l’inspiration du poète comme un relais essentiel, d’âme à âme. Claudel a donné lui-même la structure d’ensemble de son œuvre dramatique : « Après la série de L’Arbre, j’ai vaguement l’intention de faire une nouvelle série de drames qui s’appellerait le Fruit et qui serait consacrée aux rapports de l’homme, de la femme et à la génération de l’enfant… Après le fruit, j’écrirai le Feu qui devrait, si Dieu le permet, être mon bûcher funèbre. »

Ainsi de sa première pièce, Tête d’or, écrite alors qu’il était encore étudiant, en 1890, au Soulier de satin, en 1924, sommet de l’œuvre qui ne sera joué qu’en 1943, Claudel, inlassablement, cherchera pour ses héros, malmenés par la vie et par leur passion, la voie du salut, de ce salut qui ne peut être envisagé que par le sacrifice. Le mal n’est pas un obstacle au salut, bien au contraire, « le mal comporte son bien qu’il ne faut pas laisser perdre ». Dans chaque drame se trouvera un personnage mauvais dont la méchanceté deviendra instrument de salut pour le héros.

Claudel, un homme affamé de la possession de Dieu, principe unique, sans lequel tout deviendrait incompréhensible et sans forme.

« Je chanterai le grand poème de l’homme soustrait au hasard !
Je le ferai avec un poème qui ne sera plus l’aventure d’Ulysse parmi les Lestrygons et les Cyclopes, mais la connaissance de la terre,
Le grand poème de l’homme enfin par-delà les causes secondes réconcilié aux forces éternelles,
La grande voie triomphale au travers de la terre réconciliée pour que l’homme soustrait au hasard s’y avance ! »


(extrait de la quatrième ode)


Hommage - Paul Claudel, poète cosmique par France Clément






photos : Library of Congress Prints and Photographs Division Washington





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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 13:20

Tous les disciples ont fui,

Pierre lui-même renie avec transport !

Une femme au plus épais de l’insulte

et au centre de la mort

Se jette et trouve Jésus

et lui prend le visage entre les mains.


Enseignez-nous, Véronique,

à braver le respect humain.


Car celui à qui Jésus-Christ

n’est pas seulement une image, mais vrai,

Aux autres hommes aussitôt

devient désagréable et suspect.

Son plan de vie est à l’envers,

ses motifs ne sont plus les leurs.

Il y a quelque chose en lui toujours

qui échappe et qui est ailleurs.


Un homme fait qui dit son chapelet

et qui va impudemment à confesse,

Qui fait maigre le vendredi

et qu’on voit parmi les femmes à la messe,

Cela fait rire et ça choque,

c’est drôle et c’est irritant aussi.

Qu’il prenne garde à ce qu’il fait,

car on a les yeux sur lui.

Qu’il prenne garde à chacun de ses pas,

car il est un signe.


Car tout Chrétien de son Christ

est l’image vraie quoique indigne.

Et le visage qu’il montre est le reflet trivial

De cette Face de Dieu en son cœur

abominable et triomphale !


Laissez-nous la regarder encore une fois, Véronique,

Sur le linge où vous l’avez recueillie,

la face du Saint Viatique.


Ce voile de lin pieux où Véronique a caché

La face du Vendangeur au jour de son ébriété,

Afin qu’éternellement son image s’y attachât,

Qui est faite de son sang, de ses larmes

et de nos crachats !



PAUL CLAUDEL
Chemin de Croix VIe Station




Mosaïque de la chapelle du séminaire inter-diocésain à Bordeaux milieu du XXe siècle
photo : Eglise catholique en Gironde - Chemin de croix

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