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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


la vidéo sur KTO


Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 04:00

Au pays de Namur, en 959, saint Gérard, premier abbé du monastère de Brogne, qu’il avait construit. Il travailla à restaurer la discipline monastique en Flandre et en Lotharingie, et ramena plusieurs monastères à l’observance primitive de la Règle. 
Martyrologe romain

 

Abbaye Saint Gerard de Brogne

ABBAYE DE BROGNE

 

Natif de la région de Namur en Belgique, Gérard reçut une formation militaire comme page du comte de Namur et fut envoyé en mission spéciale à la cour française, en 918. Douze ans après son entrée à l'abbaye bénédictine de Saint-Denis, il fut ordonné prêtre et rentra en Belgique pour fonder une nouvelle abbaye sur ses propres terres de Brogne.

Pendant les douze ans de son abbatiat, il contribua à l'introduction de la règle de saint Benoît dans plusieurs maisons des Flandres, de la Lorraine et de la Champagne.

Il était réputé pour sa douceur.

Calendrier du Carmel

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 04:00

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : 

" Écoutez une autre parabole :

Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.

 

 Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? "

 

On lui répond : " Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu."

 
Jésus leur dit :

" N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit."

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Le Miroir de l'humaine salvation

Le Miroir de L'Humaine Salvation, miniatures et enluminures, Musée Condé de Chantilly

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 04:00

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

par BENOÎT XVI

 

Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées.

 

La "petite Thérèse" n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l’Eglise, s’ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1927. Mon bien-aimé prédécesseur la définit "experte en scientia amoris". Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu ! L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné ! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort ? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus ! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

 

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants ; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l’âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère. Son père s’installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle-même définit comme le "sourire de la Vierge". Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue, et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

 

La "Grâce de Noël" de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa "complète conversion". En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une "course de géant". A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent. "Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer" écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle : "tant j'avais de confiance en la Miséricorde infinie de Jésus", écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec "un cœur de mère".

 

En novembre 1887, Thérèse se rend en pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline. Pour elle, le moment culminant est l’audience du Pape Léon XIII, auquel elle demande l’autorisation d’entrer, à l’âge de quinze ans à peine, au carmel de Lisieux. Un an plus tard, son désir se réalise: elle devient carmélite "pour sauver les âmes et prier pour les prêtres". Dans le même temps, commence également la douloureuse et humiliante maladie mentale de son père. C’est une grande souffrance qui conduit Thérèse à la contemplation du Visage de Jésus dans sa passion. Ainsi, son nom de religieuse, Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, exprime le programme de toute sa vie, dans la communion aux mystères centraux de l’Incarnation et de la Rédemption.

 

Sa profession religieuse, en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1890, est pour elle un véritable mariage spirituel dans la "petitesse" évangélique, caractérisée par le symbole de la fleur : "Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l’épouse de Jésus ! écrit- elle. C’était la petite Sainte Vierge d’un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus". Pour Thérèse, être religieuse signifie être l’épouse de Jésus et mère des âmes. Le même jour, la sainte écrit une prière qui indique toute l’orientation de sa vie : elle demande à Jésus le don de l’Amour infini, d’être la plus petite, et surtout elle demande le salut de tous les hommes : "Qu’aucune âme ne soit damnée aujourd’hui". Son Offrande à l’Amour miséricordieux, faite en la fête de la Très Sainte Trinité de 1895, est d’une grande importance : une offrande que Thérèse partagea immédiatement avec ses consœurs, étant déjà vice-maîtresse des novices.

 

Dix ans après la "Grâce de Noël", en 1896, arrive la "Grâce de Pâques", qui ouvre la dernière période de la vie de Thérèse, avec le début de sa passion en union profonde avec la Passion de Jésus. Il s’agit de la passion du corps, avec la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances, mais il s’agit surtout de la passion de l’âme, avec une très douloureuse épreuve de foi. Avec Marie à côté de la Croix de Jésus, Thérèse vit alors la foi la plus héroïque, comme une lumière dans les ténèbres qui envahissent son âme. La carmélite a conscience de vivre cette grande épreuve pour le salut de tous les athées du monde moderne, qu’elle appelle "frères". Elle vit alors encore plus intensément l’amour fraternel : envers les sœurs de sa communauté, envers ses deux frères spirituels missionnaires, envers les prêtres et tous les hommes, en particulier les plus lointains. Elle devient véritablement une "sœur universelle" ! Sa charité aimable et souriante est l’expression de la joie profonde dont elle nous révèle le secret : "Jésus, ma joie est de T’aimer". Dans ce contexte de souffrance, en vivant le plus grand amour dans les petites choses de la vie quotidienne, la sainte conduit à son accomplissement sa vocation d’être l’Amour au cœur de l’Eglise. 

 

Thérèse meurt le soir du 30 septembre 1897, en prononçant les simples paroles "Mon Dieu, je vous aime !" en regardant le Crucifix qu’elle serrait entre ses mains. Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l’Evangile. L’acte d’amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. Les simples paroles "Jésus je T’aime" sont au centre de tous ses écrits. L’acte d’amour à Jésus la plonge dans la Très Sainte Trinité. Elle écrit : "Ah tu le sais, Divin Jésus je T’aime. L’Esprit d’Amour m’embrase de son feu. C’est en T’aimant que j’attire le Père."

 

Chers amis, nous aussi, avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, nous devrions pouvoir répéter chaque jour au Seigneur que nous voulons vivre d’amour pour Lui et pour les autres, apprendre à l’école des saints à aimer de manière authentique et totale. Thérèse est l’un des "petits" de l’Evangile qui se laissent conduire par Dieu dans les profondeurs de son Mystère. Un guide pour tous, surtout pour ceux qui, dans le Peuple de Dieu, accomplissent le ministère de théologiens. Avec l’humilité et la charité, la foi et l’espérance, Thérèse entre continuellement dans le cœur de la Sainte Ecriture qui renferme le Mystère du Christ. Et cette lecture de la Bible, nourrie par la science de l’amour, ne s’oppose pas à la science académique. La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l’Histoire d’une âme, est la science la plus élevée. "Tous les saints l’ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l’univers de l’illumination de la doctrine évangélique. N’est-ce point dans l’oraison que les saints Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d’Aquin, François, Dominique et tant d’autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science divine qui ravit les plus grands génies ?" 

 

Inséparable de l’Evangile, l’Eucharistie est pour Thérèse le Sacrement de l’amour divin qui s’abaisse à l’extrême pour s’élever jusqu’à Lui. Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l’Enfant Jésus dans l’Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots : "Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit ! Je l’aime car Il n’est qu’Amour et Miséricorde !"

  

Dans l’Evangile, Thérèse découvre surtout la Miséricorde de Jésus, au point d’affirmer : "A moi il a donné sa Miséricorde infinie, et c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections divines ! Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour". Ainsi s’exprime-t-elle dans les dernières lignes de l’Histoire d’une âme : "Je n'ai qu'à jeter les yeux dans le Saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir... Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance... Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui."

 

" Confiance et Amour " sont donc le point final du récit de sa vie, deux mots qui comme des phares ont éclairé tout son chemin de sainteté, pour pouvoir guider les autres sur sa propre "petite voie de confiance et d’amour", de l’enfance spirituelle. Confiance comme celle de l’enfant qui s’abandonne entre les mains de Dieu, inséparable de l’engagement fort, radical du véritable amour, qui est un don total de soi, pour toujours, comme le dit la sainte en contemplant Marie : "Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même."

 

Ainsi Thérèse nous indique à tous que la vie chrétienne consiste à vivre pleinement la grâce du Baptême dans le don total de soi à l’Amour du Père, pour vivre comme le Christ, dans le feu de l’Esprit Saint, Son propre amour pour tous les autres.

 

BENOÎT XVI

Audience générale, 6 avril 2011

 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 04:00

Saint Jérôme

par Benoît XVI

  

Nous porterons aujourd'hui notre attention sur saint Jérôme, un Père de l'Eglise qui a placé la Bible au centre de sa vie : il l'a traduite en langue latine, il l'a commentée dans ses œuvres, et il s'est surtout engagé à la vivre concrètement au cours de sa longue existence terrestre, malgré le célèbre caractère difficile et fougueux qu'il avait reçu de la nature.

 

Jérôme naquit à Stridon vers 347 dans une famille chrétienne, qui lui assura une formation soignée, l'envoyant également à Rome pour perfectionner ses études. Dès sa jeunesse, il ressentit l'attrait de la vie dans le monde, mais en lui prévalurent le désir et l'intérêt pour la religion chrétienne. Après avoir reçu le Baptême vers 366, il s'orienta vers la vie ascétique et, s'étant rendu à Aquilée, il s'inséra dans un groupe de fervents chrétiens, qu'il définit comme un "chœur de bienheureux" réuni autour de l'Evêque Valérien. Il partit ensuite pour l'Orient et vécut en ermite dans le désert de Calcide, au sud d'Alep, se consacrant sérieusement aux études. Il perfectionna sa connaissance du grec, commença l'étude de l'hébreu, transcrivit des codex et des œuvres patristiques. La méditation, la solitude, le contact avec la Parole de Dieu firent mûrir sa sensibilité chrétienne. Il sentit de manière plus aiguë le poids de ses expériences de jeunesse, et il ressentit vivement l'opposition entre la mentalité païenne et la vie chrétienne : une opposition rendue célèbre par la "vision" dramatique et vivante, dont il nous a laissé le récit. Dans celle-ci, il lui sembla être flagellé devant Dieu, car "cicéronien  et non chrétien".

 

En 382, il partit s'installer à Rome : là, le Pape Damase, connaissant sa réputation d'ascète et sa compétence d'érudit, l'engagea comme secrétaire et conseiller ; il l'encouragea à entreprendre une nouvelle traduction latine des textes bibliques pour des raisons pastorales et culturelles. Quelques personnes de l'aristocratie romaine, en particulier des nobles dames comme Paola, Marcella, Asella, Lea et d'autres, souhaitant s'engager sur la voie de la perfection chrétienne et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu, le choisirent comme guide spirituel et maître dans l'approche méthodique des textes sacrés. Ces nobles dames apprirent également le grec et l'hébreu.

 

Après la mort du Pape Damase, Jérôme quitta Rome en 385 et entreprit un pèlerinage, tout d'abord en Terre Sainte, témoin silencieux de la vie terrestre du Christ, puis en Egypte, terre d'élection de nombreux moines. En 386, il s'arrêta à Bethléem, où, grâce à la générosité de la noble dame Paola, furent construits un monastère masculin, un monastère féminin et un hospice pour les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte, "pensant que Marie et Joseph n'avaient pas trouvé où faire halte". Il resta à Bethléem jusqu'à sa mort, en continuant à exercer une intense activité : il commenta la Parole de Dieu ; défendit la foi, s'opposant avec vigueur à différentes hérésies ; il exhorta les moines à la perfection ; il enseigna la culture classique et chrétienne à de jeunes élèves ; il accueillit avec une âme pastorale les pèlerins qui visitaient la Terre Sainte. Il s'éteignit dans sa cellule, près de la grotte de la Nativité, le 30 septembre420.

 

Sa grande culture littéraire et sa vaste érudition permirent à Jérôme la révision et la traduction de nombreux textes bibliques : un travail précieux pour l'Eglise latine et pour la culture occidentale. Sur la base des textes originaux en grec et en hébreu et grâce à la confrontation avec les versions précédentes, il effectua la révision des quatre Evangiles en langue latine, puis du Psautier et d'une grande partie de l'Ancien Testament. En tenant compte de l'original hébreu et grec, des Septante et de la version grecque classique de l'Ancien Testament remontant à l'époque pré-chrétienne, et des précédentes versions latines, Jérôme, ensuite assisté par d'autres collaborateurs, put offrir  une  meilleure  traduction : elle constitue ce qu'on appelle la "Vulgate", le texte "officiel" de l'Eglise latine, qui a été reconnu comme tel par le Concile de Trente et qui, après la récente révision, demeure le texte "officiel" de l'Eglise de langue latine.

 

Il est intéressant de souligner les critères auxquels ce grand bibliste s'est tenu dans son œuvre de traducteur. Il le révèle lui-même quand il affirme respecter jusqu'à l'ordre des mots dans les Saintes Ecritures, car dans celles-ci, dit-il, "l'ordre des mots est aussi un mystère", c'est-à-dire une révélation. Il réaffirme en outre la nécessité d'avoir recours aux textes originaux : "S'il devait surgir une discussion entre les Latins sur le Nouveau Testament, en raison des leçons discordantes des manuscrits, ayons recours à l'original, c'est-à-dire au texte grec, langue dans laquelle a été écrit le Nouveau Pacte. De la même manière pour l'Ancien Testament, s'il existe des divergences entre les textes grecs et latins, nous devons faire appel au texte original, l'hébreu ; de manière à ce que nous puissions retrouver tout ce qui naît de la source dans les ruisseaux". En outre, Jérôme commenta également de nombreux textes bibliques. Il pensait que les commentaires devaient offrir de nombreuses opinions, "de manière à ce que le lecteur avisé, après avoir lu les différentes explications et après avoir connu de nombreuses opinions, à accepter ou à refuser, juge celle qui était la plus crédible et, comme un expert en monnaies, refuse la fausse monnaie".

 

Il réfuta avec énergie et vigueur les hérétiques qui contestaient la tradition et la foi de l'Eglise. Il démontra également l'importance et la validité de la littérature chrétienne, devenue une véritable culture désormais digne d'être comparée avec la littérature classique : il le fit en composant le De viris illustribus, une œuvre dans laquelle Jérôme présente les biographies de plus d'une centaine d'auteurs chrétiens. Il écrivit également des biographies de moines, illustrant à côté d'autres itinéraires spirituels également l'idéal monastique ; en outre, il traduisit diverses œuvres d'auteurs grecs. Enfin, dans le fameux Epistolario, un chef-d'œuvre de la littérature latine, Jérôme apparaît avec ses caractéristiques d'homme cultivé, d'ascète et de guide des âmes.

 

Que pouvons-nous apprendre de saint Jérôme ? Je pense en particulier ceci : aimer la Parole de Dieu dans l'Ecriture Sainte. Saint Jérôme dit : "Ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ". C'est pourquoi, il est très important que chaque chrétien vive en contact et en dialogue personnel avec la Parole de Dieu qui nous a été donnée dans l'Ecriture Sainte. Notre dialogue avec elle doit toujours revêtir deux dimensions : d'une part, il doit être un dialogue réellement personnel, car Dieu parle avec chacun de nous à travers l'Ecriture Sainte et possède un message pour chacun. Nous devons lire l'Ecriture Sainte non pas comme une parole du passé, mais comme une Parole de Dieu qui s'adresse également à nous et nous efforcer de comprendre ce que le Seigneur veut nous dire. Mais pour ne pas tomber dans l'individualisme, nous devons tenir compte du fait que la Parole de Dieu nous est donnée précisément pour construire la communion, pour nous unir dans la vérité de notre chemin vers Dieu. C'est pourquoi, tout en étant une Parole personnelle, elle est également une Parole qui construit une communauté, qui construit l'Eglise. Nous devons donc la lire en communion avec l'Eglise vivante. Le lieu privilégié de la lecture et de l'écoute de la Parole de Dieu est la liturgie, dans laquelle, en célébrant la parole et en rendant présent dans le Sacrement le Corps du Christ, nous réalisons la parole dans notre vie et la rendons présente parmi nous. Nous ne devons jamais  oublier  que  la Parole de Dieu transcende les temps. Les opinions humaines vont et viennent. Ce qui est très moderne aujourd'hui sera très vieux demain. La Parole de Dieu, au contraire, est une Parole de vie éternelle, elle porte en elle l'éternité, ce qui vaut pour toujours. En portant en nous la Parole de Dieu, nous portons donc en nous l'éternel, la vie éternelle.

 

Et ainsi, je conclus par une parole de saint Jérôme à saint Paulin de Nola. Dans celle-ci, le grand exégète exprime précisément cette réalité, c'est-à-dire que dans la Parole de Dieu, nous recevons l'éternité, la vie éternelle. Saint Jérôme dit : "Cherchons à apprendre sur la terre les vérités dont la consistance persistera également au ciel."

 

 BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

 

SAINT JÉRÔME par Dürer

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:30

Le XIIe siècle, époque de transition, que nous appellerions, dans l'architecture, le roman fleuri et tendant à l'ogive, a ses délicieux offices de saint Nicolas et de sainte Catherine, la séquence d'Abailard, etc., où la phrase grégorienne s'efface par degrés pour laisser place à une mélodie rêveuse.

 

 Vient ensuite le XIIIe siècle avec ses lignes pures, élancées avec tant de précision et d'harmonie ; sous des voûtes aux ogives si correctes, il fallait surtout des chants mesurés, un rythme suave et fort. Les essais simplement mélodieux, mais incomplets, des siècles passés, ne suffisent plus : le Lauda, Sion, le Dies irœ sont créés. Cependant cette période est de courte durée. Une si exquise pureté dans les formes architectoniques s'altère, la recherche la flétrit ; l'ornementation encombre, embarrasse et bientôt brise ces lignes si harmonieuses ; alors aussi commence pour le chant ecclésiastique la période de dégradation dont nous allons parler tout à l'heure. Malheureusement, tous nos lecteurs ne seront pas à même de suivre ces rapports et d'étudier les progrès et la décadence du chant ; les livres où se trouvent les monuments que nous rappelons disparaissent chaque jour ; mais il faut pourtant que l'on sache quels trésors de mélodie furent sacrifiés au jour où l'on inaugura dans nos églises des chants que n'avaient jamais entendus nos pères, et qui éclatent à grand bruit sous des voûtes longtemps accoutumées à en répéter d'autres.

 

Nous donnerons maintenant la bibliothèque des Liturgistes qui ont fleuri à la grande époque du XIIIe siècle.

 

Nous trouvons d'abord Alain de Lille, moine de Cîteaux, qui florissait en l'Université de Paris, au commencement du XIIIe siècle, et qui fut appelé le Docteur universel. On trouve parmi ses œuvres deux séquences, l'une sur l'Incarnation du Verbe, l'autre sur la fragilité de la nature humaine.

 

(1206). Hugues des Noyers, évêque d'Auxerre, composa plusieurs hymnes, parmi lesquelles Plaude, Cantuaria, en l'honneur de saint Thomas de Cantorbéry, qui fut longtemps en usage dans le bréviaire d'Auxerre, dit Hurler. (Tableau des institutions au moyen âge, t. I, p. 384.)

(1208). Jean, appelé le Scribe ou l'Acémète, patriarche des jacobites, paraît être l'auteur d'une anaphore insérée par Renaudot au deuxième tome de son recueil des Liturgies orientales.

 

(1215). Saint François d'Assise, patriarche de l'Ordre séraphique, a eu une influence marquée sur la Liturgie, en obligeant ses enfants à embrasser le rite de l'Église romaine. On trouve dans ses oeuvres un opuscule intitulé : Ordo recitandi officium dominicœ Passionis.

(1220). Guillaume de Seignelay, évêque d'Auxerre, puis transféré sur le siège de Paris, avait composé un livre, De Divinis Officiis, qui n'a point été imprimé.

 

(1222). Germain II, patriarche de Constantinople, est auteur d'un opuscule intéressant sur la Liturgie, intitulé : Théorie des choses ecclésiastiques. Malheureusement, nous ne l'avons point tel qu'il est sorti des mains- de son auteur ; il a subi de graves interpolations.

(1230). Godefroy, évêque de Cambrai, écrivit un livre De Divinis Officiis, que nous n'avons plus.

 

(1230). Jacques, évêque de Tagrite, de la secte des Nestoriens, est auteur d'une Exposition des Offices et des Oraisons.

(1238). Guyard de Laon, chancelier de l'Université de Paris, et élevé plus tard à l'évêché de Cambrai, paraît être auteur d'un opuscule De Officiis divinis, sive ecclesiasticis,et d'un autre De Officiis sacerdotum.

(1239). Haymon de Feversham, ministre général des frères mineurs, corrigea le bréviaire romain, ainsi que nous l'avons dit, et, en outre, écrivit un livre De Missœ cœremoniis.

 

(1240). Simon Taylor, dominicain, fut habile dans la théorie du chant ecclésiastique, et composa deux livres De Pentachordis, deux De Tenore Musicali, et un De Cantu Ecclesiastico corrigendo.

(1251). Vincent de Coventer, franciscain, professeur à Cambridge, est auteur d'une Exposition de la messe.

 

(1253). Jean Bar-Maadani, patriarche des Jacobites, composa une anaphore qui se trouve au recueil de Renaudot.

(1254). Humbert de Romanis, cinquième général des dominicains, compilateur du bréviaire de son ordre, rédigea sur les offices qu'il contient, des Commentaires qui étaient gardés, au rapport de Schulting, dans la bibliothèque des frères prêcheurs de Cologne.

(1255). Théodore Lascaris II, empereur grec, a composé, en l'honneur de la sainte Vierge, un canon ou hymne qui se trouve dans le livre que les Grecs nomment Paraclétique.

 

(1260). Grégoire Bar-Hebraeus, primat d'Orient, pour la secte des jacobites, est auteur d'une anaphore qui se trouve au recueil de Renaudot, et d'un abrégé de la Liturgie de saint Jacques.

(1260). Hugues de Saint-Cher, dominicain, cardinal, auteur de la Concordance de la Bible, a aussi travaillé sur la Liturgie. Il composa un livre sous ce titre : Speculum sacerdotum et Ecclesiœ, de Symbolo et Officio missœ.

(1270). Latinus Frangipani, dominicain, cardinal, neveu du pape Nicolas III, passe pour être l'auteur de la séquence des morts, Dies irœ, et de plusieurs autres en l'honneur de la sainte Vierge.

 

(1270). Saint Thomas d'Aquin, docteur angélique, outre l'office du saint Sacrement, écrivit un livre intitulé : Expositio missœ.

(1270). Guibert de Tournay, franciscain, a laissé un ouvrage très curieux sous ce titre : De officio Episcopi et Ecclesiœ cœremoniis. Il est dédié à Guillaume, évêque d'Orléans.

(1270). Érard de Lésignes, cardinal, évêque d'Auxerre, étant allé à Rome, y entendit de si beaux répons de l'histoire de Noé et d'Abraham, pour les semaines de Sexagésime et de Quinquagésime, qu'il les introduisit dans son Église.

 

(1270). Sanche, infant d'Aragon, archevêque de Tolède, composa des litanies et des hymnes en l'honneur de la sainte Vierge.

(1272). Saint Bonaventure, docteur séraphique, est auteur d'une Exposition de la Messe et d'un office de la Passion de Jésus-Christ. On lui a attribué aussi l'office de saint François.

(1280). Peckam, franciscain, archevêque de Cantorbéry, laissa deux traités liturgiques intitulés, l'un De Ratione diei Dominicœ, l'autre Speculum Ecclesiœ de Missa.

 

(1290). Guillaume Durand, dominicain, évêque de Mende, composa le fameux Rationale divinorum Officiorum, ouvrage dans lequel il explique tout l'ensemble de la liturgie, à l'aide des auteurs qui l'ont précédé, en ajoutant ses propres observations. On peut considérer ce livre comme le dernier mot du moyen âge sur la Mystique du culte divin, et s'il est si oublié aujourd'hui, il ne le faut attribuer qu'à cette triste indifférence pour les formes religieuses qui avait glacé nos pères, jusque-là qu'au XVIIIe siècle, on a pu renverser, en France, toute l'ancienne liturgie et en substituer une nouvelle, sans que les populations s'en soient émues.

 

Les offices qu'expose Durand ne sont plus ceux qu'on célèbre dans nos églises, et c'est ce qui embarrassera tant soit peu nos modernes archéologues qui, ayant par hasard rencontré Durand, dans la poudre des bibliothèques, essayeront de s'en servir pour expliquer le culte exercé aujourd'hui dans nos cathédrales. Au reste, si quelqu'un d'entre eux devait un jour parcourir ces lignes, nous prendrons la liberté de lui dire que Durand, qui peut être d'un si grand secours pour l’interprétation des mythes (comme l'on dit) du Catholicisme au moyen âge, n'est que le compilateur des avis émis par les Liturgistes qui l'ont précédé, depuis l'âge des Pères de l'Église ; et que, dans la partie de son travail qui lui appartient en propre, il n'est pas toujours sûr de prendre, pour le génie de l'Église, les explications qu'il donne. Son livre est une Somme, il est vrai ; mais tout ce qu'il renferme doit être jugé dans ses rapports avec les traditions de l'antiquité. En un mot, le Rational de Durand est un monument dont, après tout, la science liturgique pourrait se passer ; car l'origine de cette science remonte aux premières traditions du Christianisme, d'où elle est venue jusqu'ici de bouche en bouche, toute vivante, et sans avoir besoin que la science profane la restaure. L'état de la France, quant à la Liturgie, n'est qu'un fait isolé et passager, nous l'espérons du moins ; car s'il est vrai de dire que Durand, s'il revivait aujourd'hui, ne comprendrait plus rien à la Liturgie de Mende, sa propre Église, de Lyon, de Paris, etc., il pourrait, du moins, en franchissant les frontières de notre pays, retrouver en tous lieux de l'Occident ces formules saintes qu'il a commentées avec tant d'amour.

 

Nous devons dire, à la gloire de la science liturgique et à celle de Guillaume Durand, en particulier, que le Rationale divinorum Officiorum fut le premier livre imprimé avec des caractères métalliques, préférence qui montre grandement le respect qu'on lui portait. Il parut en 1459 à Mayence, et on lit, sur la dernière page de cette édition, les paroles suivantes : Prœsens Rationalis divinorum Codex Officiorum, venustate capitalium decoratus, rubricationibusque distinctus, adinventione artificiosa imprimendi ac caracteri candi, absque calami exaratione sic effigiatus, et ad Eusebiam Dei industrie est consummatus per Johannem Fust, civem Maguntinum, et Petrum Gernzheim Clericum Diœcesis ejusdem, anno Dominimillesimo quadringentesimo quinquagesimo nono. Sexto die octobris. On voit, par cette inscription que nous avons conservée avec toutes ses incorrections, comment les souvenirs de la science liturgique s'unissent à l'une des plus grandes et des plus glorieuses entreprises de l'humanité.

 

(1293). Ignace V, patriarche des jacobites, a composé une anaphore qui est comprise dans la collection de Renaudot.

(1296). Ébédiesu, métropolitain de Soba, pour la secte des nestoriens, a laissé un livre intitulé : Margaritœ de veritate fidei, dans lequel il traite un grand nombre de questions de liturgie.

(1297). Engelbert, abbé bénédictin en Styrie, écrivit une explication des sept grandes antiennes.

 

(1297). Jean Diacre, chanoine de la Basilique de Latran, dédia au Pape Alexandre IV un livre curieux intitulé : De Sanctis Sanctorum, dans lequel il parle des antiquités liturgiques de cette mère et maîtresse des Eglises.

(1300). Pierre, chantre et chancelier de l'Église de Chartres, a laissé un traité sous ce titre : Speculum Ecclesiae, sive Manuale mysteriorum Ecclesiœ.

 

Nous conclurons ce chapitre par les remarques suivantes :

 

La Liturgie, au XIIIe siècle, comme dans tous les autres, fut l'expression de l'Église. Les nouveaux Ordres religieux qu'elle enfanta montrèrent leur action sur la Liturgie, comme sur le principal théâtre des institutions ecclésiastiques : le bréviaire universel fut franciscain ; la solennité nouvelle du saint Sacrement reçut de la main d'un dominicain une partie de sa grandeur.

 

Cette époque de synthèse théologique produisit aussi la synthèse liturgique de Durand.

 

L'antique dépôt de la Liturgie demeura intact dans toutes ses parties, et après la correction franciscaine, on put dire encore que l'Église d'Occident ne connaissait point, quant à la substance, d'autres formes liturgiques que celles qu'avait résumées saint Grégoire le Grand, et que Charlemagne et saint Grégoire VII avaient achevé d'établir dans l'Église latine.

 

Le chant ecclésiastique fit des progrès en rapport avec la beauté, la noblesse, l'harmonie des lignes de l'architecture de ce plus brillant des siècles de la Chrétienté occidentale.

 

DOM GUÉRANGER

INSTITUTIONS LITURGIQUES : CHAPITRE XII : RÉVISION DE L'OFFICE ROMAIN PAR LES FRANCISCAINS. — BREVIAIRE DES DOMINICAINS, DES CARMES, ETC. — OFFICE DU SAINT SACREMENT.— CARACTERE DU CHANT ECCLÉSIASTIQUE, AU XIIIe SIÈCLE. — AUTEURS LITURGISTES DE CETTE ÉPOQUE.

 

Weingarten Missal

Weingarten Missal, 1216

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 04:00

Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon.


Le Dragon, lui aussi, combattait avec l'aide des siens, mais ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le serpent des origines, celui qu'on nomme Démon et Satan, celui qui égarait le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui.


Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : " Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l'amour d'eux-mêmes, ils sont allés jusqu'à la mort.

 

Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux. "

 

Livre de l'Apocalypse

 

Chateau d'Angers   

Apocalypse, Tapisserie, XIVe s. Château d'Angers

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:30

Nous verrons plus loin comment la Liturgie de Paris fut ôtée de la chapelle du roi, pour y faire place aux livres contenant l'office romain dans toute sa pureté.

 

 Ce genre de détails nous amène naturellement à parler de la piété des rois à l'époque que nous décrivons, et à raconter les actes de leur zèle pour la Liturgie. A la tête des souverains du XIIIe siècle qui se sont montrés les plus dévots pour les saints offices, nous devons placer le plus dévot d'entre eux, saint Louis, d'héroïque mémoire. On peut dire que l'histoire de ce grand prince, sous le rapport de sa piété, n'a point encore été écrite : nous emprunterons à l'un de ses biographes contemporains quelques traits propres à le montrer sous le point de vue qui nous occupe.

 

Geoffroy de Beaulieu, qui fut le confesseur de saint Louis, rapporte, entre autres choses, que ce pieux roi observa, pendant quelque temps, la coutume de se lever à minuit ; s'étant ainsi arraché au sommeil, il chantait matines avec ses chapelains et restait ensuite en prière autant de temps qu'il savait que les mêmes matines avaient coutume de durer dans l'église cathédrale. Ces longues veilles devenant préjudiciables à sa santé, il prit le parti de se lever de manière à pouvoir entendre bientôt prime, la messe et les autres heures, sitôt qu'on aurait achevé le chant des matines. Il faisait assister les princes ses enfants, dès leur jeunesse, à toutes les heures canoniales. Après complies, on chantait l'antienne à la sainte Vierge, usage qui fut adopté depuis dans le reste de l'Église, et tout se terminait par l'aspersion de l'eau bénite. Il obligeait en outre ses fils à réciter en particulier le petit office de la sainte Vierge.

 

Pendant la navigation pour la croisade, il avait obtenu la permission de faire porter l'Eucharistie sur son vaisseau. Il y faisait chanter les heures canoniales, et la messe même : on omettait seulement le Canon ; mais les prêtres et les ministres étaient revêtus de leurs ornements sacrés. Nous voudrions pouvoir suivre le royal chevalier dans la visite des saints lieux et raconter avec quelle ferveur il faisait célébrer les sacrés mystères dans les lieux mêmes où ils se sont accomplis. Nous nous contenterons de citer un seul trait du récit de Geoffroy de Beaulieu. Il raconte comment le saint roi célébra la fête de l'Annonciation à Nazareth, et dit ces paroles : "Combien dévotement il se comporta en ce lieu, combien solennellement et glorieusement il y fit célébrer vêpres, matines, la messe et les autres offices d'une si auguste solennité ! Ceux-là peuvent en témoigner qui y furent présents ; et, certes, plusieurs ont pu dire en toute vérité, que depuis le jour auquel le Fils de Dieu, dans ce même lieu, prit chair de la glorieuse Vierge, jamais si solennel ni si dévot office n'y fut accompli."

 

Le glorieux contemporain de saint Louis, roi et chevalier comme lui, saint Ferdinand, roi de Castille et de Léon, ne fut pas moins zélé pour les divins offices. Rodrigue rapporte en détail les actions de sa piété ; comment il assistait à toutes les heures du jour et de la nuit, même dans ses campagnes ; comment il chantait avec les clercs les divins cantiques, et ne dédaignait pas de remplir lui-même quelquefois l'office de chantre.

 

Parlerons-nous de cet autre brillant chevalier, Richard Cœur de Lion, qui remplit l'Orient et l'Occident du bruit de sa gloire ? Les chroniques d'Angleterre nous disent comment il se levait chaque jour de grand matin pour chercher d'abord le royaume de Dieu et sa justice ; comment il se rendait à l'Église et n'en sortait point qu'il n'eût entendu tout l'office ecclésiastique.

 

Henri III, l'un de ses successeurs, entendait tous les jours trois messes en note, c'est-à-dire en plain-chant, outre les messes basses auxquelles il avait assisté. Saint Louis l'ayant exhorté à employer au moins une partie de ce temps à écouter des prédications, le pieux roi d'Angleterre lui fit cette admirable réponse qui peint si bien la tendre piété du moyen âge : "J'aime encore mieux voir plus souvent celui que j'aime, que d'entendre seulement parler de lui."

 

Tels étaient encore au XIIIe siècle les rois de la catholicité. Comment les peuples n'auraient-ils pas eu une ineffable intelligence des choses de la vie mystique, quand un Louis IX et un Richard Ier, par exemple, princes si différents d'ailleurs, se réunissaient dans l'amour passionné des chants et de la prière liturgique, et passaient chaque jour de longues heures à vivre d'une vie de foi et d'amour des choses célestes ? Mais, après le XIIIe siècle, cette génération de princes qu'on appelait liturgistes, et dont la série commence à Pépin et à Charlemagne, se brise tout à coup. Philippe le Bel avait bien autre chose à faire que de chanter des répons : les Pierre Flotte et les Guillaume de Nogaret lui semblaient recrues plus avantageuses que les frères prêcheurs et les frères mineurs de son aïeul.

 

Le XIIIe siècle fut le théâtre d'un événement liturgique d'une si haute portée, que, depuis, un semblable ne s'est pas encore reproduit. Nous voulons parler de l'institution de la fête du saint Sacrement ; car les fêtes universelles établies dans la suite par le Siège apostolique ne sont point d'un degré aussi élevé, n'ont point d'octave, et n'emportent point l'obligation de cesser les œuvres serviles. On peut donc dire que c'est à l'époque que nous racontons dans le présent chapitre, que l'année chrétienne a reçu son complément, au moins pour les grandes lignes du calendrier.

 

Cette solennité, si chère à toute la catholicité, fut établie pour être un solennel témoignage de la foi de l'Église dans l'auguste mystère de l'Eucharistie. L'hérésie de Bérenger, dès le XIe siècle, avait rendu nécessaire une nouvelle protestation liturgique en faveur de l'antique croyance : le rite de l'élévation de l'hostie et du calice, pour être adorés par le peuple, immédiatement après la s consécration, avait été promptement institué et s'était répandu en tous lieux. Au XIIIe siècle, de nouvelles attaques se préparaient contre ce dogme capital d'une religion fondée sur le mystère du Verbe incarné pour s'unir à la nature humaine. Déjà les précurseurs des sacramentaires avaient paru ; les Vaudois, les Albigeois, préparaient la voie à Wicleff, à Jean Huss, précurseurs eux-mêmes de Luther et de Calvin. Il était temps que l'Église fit entendre sa grande voix : la fête du saint Sacrement fut donc décrétée par Urbain IV, en 1264, avec des circonstances merveilleuses qui seront racontées ailleurs: et, non seulement une solennité du premier ordre fut ajoutée aux anciennes fêtes instituées par les Apôtres, mais une procession splendide, dans laquelle on porterait le Corps du Seigneur, ne tarda pas à être adjointe aux antiques processions du dimanche des Rameaux et des Rogations.

 

Pour célébrer un si grand mystère, il était nécessaire qu'un nouvel office fût composé qui répondît a l'enthousiasme de l'Église et à la grandeur du sujet. La Liturgie ne manqua point dans cette circonstance à l'attente du peuple chrétien, et l'office du saint Sacrement est un monument tellement imposant, que les novateurs du dernier siècle, qui ont renversé la Liturgie antique pour en créer une autre de fond en comble à l'usage des Églises de France, ont jugé à propos d'en conserver plusieurs parties, alors même qu'ils déchiraient sans pitié les offices que tout le reste de la chrétienté latine, moins l'Eglise de Milan, emploie dans la célébration des mystères de Noël, de Pâques, de l'Ascension et de la Pentecôte.

 

Mais il est arrivé au sujet de l'office du saint Sacrement, ce qui arrive à l'égard de tous les grands monuments, objets de l'amour des peuples ; une sorte de mystère en a voilé l'origine. On a disputé pour en connaître le véritable auteur. Personne, il est vrai, n'a jamais douté que le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin, n'y eût eu la part principale ; mais, en rédigeant cet office, n'avait-il point sous les yeux celui qui était déjà en usage dans l'Eglise de Liège, où la fête du saint Sacrement avait commencé ? C'est ce que les monuments du XIIIe siècle ne nous ont point éclairci suffisamment : bien qu'il soit rendu indubitable, par tous les témoignages de l'histoire, que saint Thomas fut chargé, par Urbain IV, de rédiger pour l'Église universelle l'office de cette nouvelle fête.

 

Ce qui frappe principalement dans cet office, tel qu'il est sorti des mains de saint Thomas, c'est la forme majestueusement scolastique qu'il présente. Chacun des répons de matines est composé de deux sentences, tirées l'une de l'Ancien, et l'autre du Nouveau Testament, qui rendent ainsi témoignage conforme sur le grand mystère qui fait l'objet de la solennité. Cette idée, qui a quelque chose de grandiose, a été inconnue à saint Grégoire et aux autres auteurs de l'ancienne Liturgie ; et on doit convenir qu'autant elle est puérile et forcée dans les nouveaux bréviaires qui en font une règle générale, autant elle est belle et solide, si on ne l'applique qu'avec mesure et dans de grandes occasions.

 

Le même génie méthodique du XIIIe siècle paraît dans la prose Lauda, Sion, œuvre étonnante qui est incontestablement de saint Thomas. C'est là que la haute puissance d'une scolastique, non décharnée et tronquée, comme aujourd'hui, mais complète comme au moyen-âge, a su plier sans effort au rythme et aux allures de la langue latine, l'exposé fidèle, précis, d'un dogme aussi abstrait pour le théologien, que doux et nourrissant au cœur du fidèle. Quelle majesté dans l'ouverture de ce poème sublime ! quelle précision délicate dans l'exposé de la foi de l'Église ! et avec quelle grâce, quel naturel sont rappelées, dans la conclusion, les figures de l'ancienne loi qui annonçaient le Pain des anges, l'Agneau pascal et la Manne ! Enfin, quelle ineffable conclusion dans cette prière majestueuse et tendre au divin Pasteur qui nourrit ses brebis de sa propre chair, et dont nous sommes ici-bas les commensaux, en attendant le jour éternel où nous deviendrons ses cohéritiers ! Ainsi se vérifie ce que nous avons dit plus haut, que tout sentiment d'ordre se résout nécessairement en harmonie. Saint Thomas, le plus parfait des scolastiques du XIIIe siècle, s'en est trouvé par-là même le poète le plus sublime.

 

Nous avons encore une production du même temps, et dont l'appréciation doit être la même; c'est la séquence Dies irœ. On n'est pas d'accord sur le nom du poète inspiré qui dota la chrétienté de ce cantique si tendre et si sombre qui, sans doute, accompagnera l'Église, en ce dernier jour dont les terreurs y sont si lamentablement exprimées ; mais quelle majesté, quelle onction, quel rythme digne d'un si redoutable sujet ! On se sent porté à croire qu'une assistance spéciale de l'Esprit-Saint a dû conduire les auteurs du Dies irœ et du Lauda, Sion, et leur découvrir les accents célestes qui seuls étaient en harmonie avec de pareils objets.

 

Si, maintenant, nous en venons à considérer le chant lui-même dont ces incomparables poèmes sont revêtus et encore embellis, nous sommes forcés de reconnaître qu'aucun siècle n'a surpassé le XIIIe dans l'art de rendre les passions de la Liturgie, avec les ressources en apparence si bornées du chant ecclésiastique. Nous ferons une seule remarque : c'est que le XIIIe siècle a réussi principalement dans les séquences, plutôt que dans les répons et autres pièces en prose. Ceci tient aux observations que nous avons faites au chapitre XI. Les compositeurs du moyen âge étaient plus à l'aise, dans ces morceaux qu'ils pouvaient traiter en suivant le génie national, que dans les pièces sans rythme, que les réminiscences de la musique grecque, appliquées par saint Grégoire, ont revêtues d'ailleurs de tant de majesté. Déjà, un fait antérieur à l'office, du saint Sacrement avait attesté cette faculté musicale au XIIe siècle ; le beau chant de la prose d'Abailard, Mittit ad Virginem, n'était déjà plus de la famille des anciennes séquences. Il ne se peut rien voir de plus tendre et de plus mystiquement joyeux. Nous avons dit que ce chant appartient à la France, comme les paroles sur lesquelles il a été mis. L'Italie nous a, en revanche, donné le Lauda, Sion, et le Dies irœ; quant aux répons, antiennes, et autres pièces de l'office du saint Sacrement, la France et la Belgique les ont fournis.

 

On ne peut rien voir, sans doute, de plus remarquablement mélodieux que ces répons et ces antiennes; mais, pour être juste, il faut ajouter qu'elles ne sont rien moins qu'originales. Nous surprendrons même plus d'un lecteur en disant que toutes, ou presque toutes les pièces en prose de l'office du saint Sacrement ne sont que les pastiches de morceaux plus anciens, et presque tous du XIe et du XIIe siècle. Ainsi, le répons Homo quidam est pris sur Virgo flagellatur de sainte Catherine ; Immolabit, sur Te Sanctum Deum des saints Anges ; Comedetis, de Stirps Jesse de la Nativité de la sainte Vierge ; Unus Panis, de Ex ejus tumba de saint Nicolas ; Misit me, de Verbum caro du jour de Noël ; l'antienne O quam suavis, est calquée sur O Christi pietas de saint Nicolas, etc.

 

La messe, si belle et si mélodieuse, n'est pas plus originale. L'introït Cibavit appartient, en propre, au Lundi de la Pentecôte ; le graduel Oculi omnium, au vingtième dimanche après cette fête ; l'offertoire Sacerdotes est pris sur Confirma hoc, et la communion Quotiescumque sur Factus est repente, pièces qui appartiennent toutes deux à la messe du jour de la Pentecôte. Ce n'est pas tout ; plusieurs de ces pièces présentent, dans la composition, d'énormes contresens avec les paroles ; par exemple, les antiennes O quam suavis est ; Sapientia ; O Sacrum convivium, etc. ; ce qui donne lieu de penser qu'elles ont été traitées par des compositeurs habiles dans la mélodie des sons, mais ignorants de la langue latine. De cette double observation, il est permis de conclure que le XIIIe siècle, si divinement inspiré dans les compositions rythmiques, dédaigna de s'exercer sur les morceaux en prose, et ne fit guère d'autres frais que de transporter sur des paroles nouvelles des motifs déjà connus ; travail presque matériel, et que des musiciens illettrés pouvaient remplir.

 

S'il est permis de rechercher les analogies que présentent les vicissitudes du chant ecclésiastique, au moyen âge, avec la marche de l'architecture religieuse, qui a toujours suivi les destinées de la Liturgie dont elle fait une si grande partie et comme l'encadrement, nous soumettrons à nos lecteurs les considérations suivantes. Le Xe et le XIe siècle enfantèrent des pièces de chant graves, sévères et mélancoliques, comme ces voûtes sombres et mystérieuses que jeta sur nos cathédrales le style roman, surtout à l'époque de cette réédification générale qui marqua les premières années du XIe siècle. Ainsi, on retrouve encore la forme grégorienne dans les répons du roi Robert, comme la basilique est encore visible sous les arcs byzantins du même temps.

 

Le XIIe siècle, époque de transition, que nous appellerions, dans l'architecture, le roman fleuri et tendant à l'ogive, a ses délicieux offices de saint Nicolas et de sainte Catherine, la séquence d'Abailard, où la phrase grégorienne s'efface par degrés pour laisser place à une mélodie rêveuse.

 

DOM GUÉRANGER

INSTITUTIONS LITURGIQUES : CHAPITRE XII : RÉVISION DE L'OFFICE ROMAIN PAR LES FRANCISCAINS. — BREVIAIRE DES DOMINICAINS, DES CARMES, ETC. — OFFICE DU SAINT SACREMENT.— CARACTERE DU CHANT ECCLÉSIASTIQUE, AU XIIIe SIÈCLE. — AUTEURS LITURGISTES DE CETTE ÉPOQUE.

 

Psalter of St Louis

Psalter of St Louis, Bibliothèque Nationale, Paris

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