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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


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Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:18

Mercredi : vigilance orange pour neige-verglas sur 15 départements : Auvergne, Rhône-Alpes, Jura, Lozère, Saone-et-Loire en cours. Vigilance orange pour grand froid sur Loir-et-Cher et Loiret. Episode neigeux avec des quantités remarquables en Auvergne et surtout Rhône-Alpes. Demain : Neige sur l'est et le nord. http://france.meteofrance.com/

A snowploug clears a local snowy road near Charbonnier-les-Mines, central France early night on November 30, 2010. National weather report company Meteo France announced that 17 departements in central and eastern France were under alert, following overnight temperature that reached a season record of -15°C near Orleans and heavy snow fall to follow. http://www.daylife.com/

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 20:00

(...) ayant à revenir longuement sur cette famille sénatoriale  [la famille Cornelia] et sur la demeure qu'elle partageait si noblement avec le prince des apôtres, nous dirons d'abord quels furent les soins auxquels Pierre se livra dès les premiers temps de son séjour dans Rome.

 

 Depuis la conversion de Cornélius, et dans le cours de ses travaux apostoliques au sein des populations asiatiques, il avait senti le besoin de mettre entre les mains des chrétiens sortis de la gentilité un récit de la vie et de la doctrine du Sauveur des hommes. L'Evangile de saint Matthieu, écrit dans la langue syro-chaldaïque, en faveur des juifs initiés au baptême, atteste que l'Eglise, au moment de sa publication, n'avait pas encore franchi les limites de la Synagogue. Il débutait par une généalogie destinée à établir la descendance de Jésus, comme issu de la famille  de David ;  l'évangéliste  insistait particulièrement sur les prophéties juives, et s'attachait à en montrer l'accomplissement dans les faits relatifs au prophète de Nazareth. Il racontait très au long les discussions avec les pharisiens et les docteurs de la loi. Il avait recueilli en grand nombre les paraboles dont Jésus se servait pour faire pénétrer ses enseignements dans l'esprit des populations de la Judée et de la Galilée.

 

 Pierre pensa donc que la rédaction d'un second Evangile serait d'une véritable utilité aux néophytes de la gentilité, et il employa à ce travail son disciple Marc, que l'Esprit-Saint favorisa en même temps de son inspiration. L'œuvre se présentait comme l'abrégé du récit de saint Matthieu ; mais la touche de Pierre était reconnaissable dans de nombreux passages où la narration du premier évangéliste reparaît complétée par un témoin oculaire. La généalogie du Sauveur a disparu, ainsi que la plupart des citations de l'Ancien Testament. Les paraboles conservées se réduisent à quatre, sur lesquelles une a rapport à la prédication de la parole de Dieu, deux à l'établissement de l'Eglise et la quatrième à la vocation des gentils.

 

Marc écrivit en grec l'Evangile qui devait porter son nom, et qui a été quelquefois appelé, dans l'antiquité,  l'Evangile de Pierre, comme ayant été rédigé sous les yeux du prince des apôtres. Papias et Clément d'Alexandrie, dans des fragments cités par Eusèbe, confirment la part que prit l'apôtre à l'œuvre de son disciple ; ils attestent même l'empressement avec lequel cette œuvre était désirée des néophytes de Pierre qui, dès les premiers jours, avaient été conquis à la foi du Christ par sa parole. Au reste, ce livre ne devait pas demeurer renfermé dans Rome ; ainsi que l'Evangile de saint Matthieu, il était appelé à se répandre comme livre sacré dans la chrétienté tout entière.  A cet effet,  ainsi que nous l'apprend  Papias, qui  écrivait  au  commencement du deuxième siècle, "Pierre l'approuva, afin qu'il fût lu désormais dans les églises".

 

Ayant ainsi pourvu, avec le concours de Marc, à l'instruction  des  nouveaux  chrétiens  que  la gentilité produisait de jour en jour, Pierre songea à leur éducation morale, et leur adressa un avertissement, sous forme de lettre, dans lequel il retraçait l'attitude que devaient garder les fidèles au milieu  de  la  société païenne. Cette  lettre, écrite dans la langue grecque, que l'on parlait à Rome autant que la langue latine, était destinée aux chrétiens dispersés dans le Pont, la Cappadoce, la Bithynie et les autres provinces de l'Asie que Pierre avait évangélisées. On voit par toute la teneur de ce document que l'apôtre n'y a en vue que des chrétiens sortis de la gentilité. Pas un mot  qui fasse allusion  au  judaïsme  qu'ils auraient professé antérieurement : loin de là, c'est à eux qu'il applique la prophétie d'Osée sur la conversion des païens, et il leur rappelle la vanité du culte auquel ils ont renoncé. Cette lettre, gage touchant de son affection pour les populations qu'il avait connues après le baptême de Cornélius, était donc en même temps destinée à Rome, où elle devait servir de règle aux nouvelles recrues de la foi chrétienne.

 

 Après un exorde plein de majesté, l'apôtre définit en quelques mots énergiques la situation des chrétiens au sein de la société qui les entoure. "Vous devez, leur dit-il, vous considérer comme des étrangers et des voyageurs, et résister aux désirs charnels qui luttent contre l'âme. Que votre manière de vivre au milieu des gentils soit donc conforme au bien ; en sorte que ceux qui maintenant parlent mal de vous, comme si vous étiez des méchants, considèrent à la longue vos œuvres bonnes, et qu'ils en rendent gloire à Dieu, au jour où il les visitera eux-mêmes". On reconnaît ici déjà la condition particulière où allait se trouver cette nouvelle race d'hommes, recrutée dans tous les rangs de l'échelle sociale. Les chrétiens n'étaient pas appelés à devenir une école accessible seulement aux gens d'une certaine classe, comme celle des stoïciens. Il leur était seulement demandé d'être vertueux et de fuir le sensualisme ; c'était l'unique réaction qu'ils avaient à exercer.

 

 Pour ce qui est de l'ordre politique, Pierre leur prescrit de se tenir purement passifs, et de conserver toujours l'idée de Dieu, en tant que source du pouvoir social. "Soyez soumis pour Dieu, leur dit-il, à toute créature humaine ; au prince, comme à celui qui occupe la première place, et ensuite à ceux qui sont envoyés de sa part, pour punir les méchants et récompenser les bons ; car la volonté de Dieu est que par votre bonne vie vous fassiez taire l'ignorance des hommes insensés."

 

 Quant à la liberté, voici celle des chrétiens : "Soyez libres, non comme ceux qui se servent de  la liberté  comme  d'un  voile pour couvrir leur méchanceté, mais en étant les serviteurs de Dieu". Le christianisme  ne pouvait favoriser cette liberté sauvage qui pousse l'homme à ne vouloir relever que de lui-même,  et qui avait amené  la  tyrannie des  Césars ;  mais par cela même que les chrétiens acceptaient le joug de Dieu, ils étaient francs du joug de l'homme. Il leur fallait seulement vivre trois siècles hors de la vie politique, la seule à laquelle on avait tenu jusqu'alors, et  qui  avait  fini  par  l'esclavage. Après cette épreuve, viendrait un temps où le césarisme compromis et vaincu serait rendu impossible,  hors  le cas  où  une  nation  autrefois chrétienne aurait le malheur de retourner à l'infidélité.

 

 En même temps qu'il retirait les chrétiens de l'arène des révolutions politiques, le christianisme avait, à  s'occuper de refaire  la  famille.

 

 Depuis des siècles, chez les nations païennes, la vie domestique n'existait plus : le forum avait tout absorbé. Mais la vraie dignité de l'homme, le sentiment d'une vie supérieure, qui s'en préoccupait ? Le mariage, altéré dans son essence par l'abaissement de la femme, avait perdu son caractère, et l'on sait d'ailleurs en quelle désuétude il était déjà tombé sous Auguste. Il s'agissait de créer de nouveau dans l'homme le sentiment de la responsabilité personnelle en présence du devoir moral, d'opposer une digue à l'égoïsme, et de remettre en vigueur les droits imprescriptibles et sacrés sur lesquels repose la famille. C'est à la femme d'abord que Pierre s'adresse ; car, en la relevant, il relèvera la famille avec elle. "Que les femmes, dit-il, soient soumises à leurs maris, afin que ceux qui ne croient pas encore soient gagnés par la manière de vivre de leurs épouses, en voyant combien est réservée et chaste leur conduite. Qu'elles ne se fassent pas remarquer par l'étalage ambitieux de leur chevelure ; qu'elles évitent de paraître rehaussées par l'or et éclatantes par le luxe des vêtements, mais qu'elles songent à parer cette nature humaine invisible qui est dans le cœur, et qui doit régner dans l'incorruptible pureté d'une âme tranquille et modeste : c'est là une riche nature pour l'œil de Dieu."

 

 La leçon que l'apôtre donne ensuite aux hommes n'est pas moins profonde. "Et vous, maris, leur dit-il, vivez selon la sagesse avec vos femmes, les traitant avec honneur comme le sexe le plus faible, et comme étant vos cohéritières à la grâce qui produit la vie."

 

C'est sur de telles bases que devait porter la réforme du monde romain, mais quelle opposition cette réforme ne devait-elle pas amener au sein d'une société dégradée par des siècles de polythéisme et d'idolâtrie ! Pierre ne dissimule pas aux fidèles le sort qui les attend. "Mes bien-aimés, leur dit-il, lorsque le feu de la tribulation viendra vous éprouver, ne soyez pas surpris, comme si quelque chose d'imprévu nous arrivait ; mais réjouissez-vous alors de participer aux souffrances du Christ. Votre allégresse en sera d'autant plus grande, au jour où sa gloire se manifestera. Si donc c'est pour le nom du Christ que l'on vous injurie, heureux serez-vous ! car sur vous repose celui qui est l'honneur, la gloire, la vertu de Dieu, celui qui est son Esprit."

 

Ce sublime manifeste, auquel nous ne pouvons emprunter que quelques lignes, nous révèle le mode d'enseignement de Pierre au milieu des gentils, en même temps qu'il nous fournit les traits les plus touchants de la modestie de ce monarque de l'Eglise chrétienne. Déjà il avait exigé que Marc n'omit pas dans le nouvel Evangile le récit de sa faiblesse chez Caïphe, et l'on est à même d'observer que la narration du disciple de Pierre à cet endroit est plus vive que celle de saint Matthieu ;  mais en même temps il avait voulu qu'il laissât au premier Evangile, et qu'il ne redit pas le solennel épisode où l'on voit le Sauveur changeant le nom de Simon en celui de Pierre, et attribuant à ce disciple la qualité de fondement  de  l'Eglise, avec  la  promesse  des clefs souveraines. Si, dans le magnifique document qui nous occupe, il rappelle avec une éloquence émue le symbole biblique de la Pierre, on sent qu'il veut détourner l'attention de dessus lui-même, et reporter sur son Maître divin tout l'honneur de cette allégorie prophétique,  dans laquelle cependant il était personnellement compris. De même pour ce type du Pasteur que le Christ  lui  avait appliqué, il le  renvoie  humblement au Christ, qu'il appelle avec pompe le Pasteur et l'évêque des âmes.

 

L'Eglise chrétienne ne s'y trompa pas. En Occident comme en Orient, elle reconnut constamment dans l'apôtre de Jérusalem, d'Antioche et de Rome, le vicaire du Fils de Dieu, la pierre du fondement, le pasteur universel. Après son martyre, elle se groupa autour de la Chaire romaine sur laquelle il avait achevé sa vie, et c'est ainsi que selon la promesse du Christ, il n'y eut dès le principe, dans le christianisme, qu'un seul troupeau et un seul pasteur.

 

La suite de ces récits le montrera avec la plus haute évidence.

 

DOM GUÉRANGER

SAINTE CÉCILE ET LA SOCIÉTÉ ROMAINE AUX DEUX PREMIERS SIÈCLES (pages 33 à 39) 

 

Cecilia

SAINTE CÉCILE - Santa Cecilia in Trastevere, Rome

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 12:30

La mairie du 6e accueille la 16e édition du salon des écrivains catholiques. Un moment rare au cours duquel vous pourrez rencontrer cette année une soixantaine d'auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages : la liste sur le site de la mairie du VIe

Saint Sulpice-copie-1

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 05:00

Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : "Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes." Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

 

 Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 

 

L'APÔTRE SAINT ANDRÉ par Le Greco

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 20:00

Il pénétrait toujours plus le mode d'instruction auquel seul étaient accessibles les hommes qui n'avaient pas eu la préparation du judaïsme, et Dieu dirigeait son vicaire à l'entier accomplissement de ses desseins sur le monde.

 

 Au retour de ses premières pérégrinations de l'Asie, Pierre eut le désir de revoir Jérusalem, où Jacques le Mineur occupait le siège épiscopal. La ville de David et de Salomon venait de voir arriver dans ses murs, avec toute la pompe royale, au printemps de l'année 41, Hérode Agrippa, que l'empereur Claude envoyait prendre possession de la couronne de Judée. L'Iduméen sentait le besoin de se concilier dès son arrivée la faveur populaire, et il comprit qu'en sacrifiant quelques victimes au fanatisme judaïque, surexcité de plus en plus par les progrès de l'Eglise chrétienne et par l’admission des gentils avec les transfuges de la  Synagogue,  il s'attacherait plus étroitement la multitude aveugle. Il se saisit donc de Jacques le Majeur, qui se trouvait pour le moment à Jérusalem, et lui fit trancher la tête. Le respect dont les juifs entourèrent longtemps Jacques le Mineur l'empêcha de porter la main sur lui ; mais, ayant su que Pierre était dans la ville, il le fit arrêter et jeter dans un cachot, se proposant de l'immoler après la fête de Pâques, qui était proche (année 42). Nul coup ne pouvait être plus sensible à la chrétienté de Jérusalem. Durant la captivité de Pierre, "la prière de l'Eglise pour lui était sans relâche", nous dit saint Luc. (Act., XII.) On sait que cette captivité fut de courte durée. Un ange vint délivrer l'apôtre ; mais Jérusalem n'était plus un séjour sûr pour Pierre. Il ordonna que l'on fit part de sa délivrance à Jacques le Mineur, et, jugeant inutile de braver plus longtemps le courroux du tyran, il sortit de la ville.

 

 Mais l'heure était venue où, préparé par l'honneur de cette nouvelle confession, le prince des apôtres devait enfin partir pour sa destination finale et prendre possession de l'Occident. Ce départ dut être aussi secret qu'il fut rapide, à raison des périls qui menaçaient l'apôtre. Pierre emmenait avec lui Marc, son disciple, qui l'avait suivi dans les pérégrinations de l'Asie, et dont il avait été à même d'éprouver le courage et le dévouement.

 

 L'empereur Claude était entré dans la deuxième année de son règne, lorsque Pierre se présenta aux portes de Rome. On était encore au printemps de l'année 42 ; c'est du moins ce que donne lieu de conclure l'ensemble des monuments qui s'accordent à fixer la durée de l'épiscopat romain du prince des apôtres à vingt-cinq années, mais ajoutent tous également un surplus de quelques semaines, pour arriver au 29 juin 67, jour de son martyre.

 

 On ne saurait douter que Rome ne renfermât déjà dans son sein quelques chrétiens. Saint Luc donne lieu de penser qu'au nombre des néophytes du jour de la Pentecôte, à Jérusalem, se trouvaient des pèlerins juifs venus de la capitale de l'Empire. D'ailleurs l'activité et les migrations continuelles des enfants de Jacob, leurs communications incessantes, sont des faits qui résultent de leur histoire tout entière. La grande crise qui travaillait en ce moment le judaïsme, les  passions  dont Jérusalem  récalcitrante était l'ardent foyer, devaient se faire sentir dans une ville où l'agrégation israélite était considérable ; mais si l'immense majorité des juifs, à Rome comme ailleurs,  repoussait Jésus de Nazareth, la minorité courageuse qui l'acceptait ne pouvait manquer d'y être déjà représentée.  Avant son arrivée, Pierre, chef du christianisme, connaissait la situation, et il devait même posséder des renseignements précis sur les personnes.

 

 Nous savons par Philon que la colonie juive de Rome avait été, de la part d'Auguste, l'objet d'une tolérance et même d'une bienveillance marquées. Il avait consenti à lui laisser occuper une partie considérable de la région transtibérine, approuvant qu'on y exerçât le culte mosaïque avec une entière liberté. Un cimetière juif, récemment découvert sur le Janicule, avec des monuments et des inscriptions remontant à la plus haute antiquité, est venu confirmer cette donnée historique, et attester l'importance de l'établissement des juifs dans ce quartier.

 

 Fidèle à la ligne de conduite que suivirent constamment les prédicateurs de l'Evangile, Pierre devait commencer par les juifs son apostolat dans Rome.  Ce fut donc au quartier des juifs qu'il vint prendre son premier séjour. Sur une des collines du Janicule, l'église Saint-Pierre in Montorio atteste encore l'emplacement de la maison  qu'il  habita.  Quant aux  hôtes  qui  le reçurent, on est en droit de conjecturer que ce durent être les deux époux juifs Aquila et Priscille, dont nous sommes à portée de suivre les intimes relations avec saint Pierre et saint Paul. Tout porte à croire qu'ils étaient du nombre des juifs qui avaient déjà embrassé le christianisme avant l'arrivée du prince des apôtres dans Rome.

 

 Aquila, riche industriel, s'employait à la fabrication des tentes pour l'armée et pour les particuliers, et l'on voit, par l'ensemble des détails qui nous sont parvenus sur lui, qu'il devait jouir d'une grande aisance.

 

 Mais Pierre, devenu habitant de Rome, n'avait pas seulement à entretenir des relations avec ses compatriotes qui formaient une petite cité juive au Transtévère ; les rapports qu'il avait eus à Césarée avec un Cornélius l'appelaient au vicus Patricius, où le grand événement qui s'était accompli en faveur du centurion de la cohorte Italique ne pouvait manquer d'avoir eu quelque retentissement. Les Cornelii ne cherchaient plus à figurer sur la scène de Rome ; mais leurs relations de famille n'en étaient devenues que plus étroites. Il est impossible que le centurion de Césarée, dont nous avons connu l'empressement à communiquer le bienfait de la foi à ceux qui l'entouraient, soit demeuré sans faire connaître aux siens dans Rome la faveur dont il venait d'être l'objet. Lui-même, qui n'avait avec l'armée d'autre lien que celui d'un service volontaire, ne sera-t-il pas rentré dans ses foyers, sachant surtout que Pierre, son initiateur, devait tôt ou tard choisir Rome pour séjour ?

 

Les Actes de sainte Praxède et les Martyrologes les plus anciens s'accordent à nous montrer saint Pierre devenu, sur le Viminal, dans le quartier le plus aristocratique de Rome, l'hôte d'un personnage de race sénatoriale qui est appelé Pudens.  Ce Pudens appartenait-il à la gens Cornelia ?  Les faits archéologiques  peuvent  seuls donner la solution du problème. Une inscription que l'on ne saurait renvoyer au delà des premières années du troisième siècle, découverte au siècle dernier dans l'église Sainte-Pudentienne, fermait le loculus d'une femme chrétienne qui réunit les deux noms :

 

CORN.   PVDENTIANETI

BENEM.   Q.   VIXIT.   AN.   XLVII.

D.   I.    VAL.   PETRONIVS   MAT.

DVLC.   IN   PACE

 

En 1776, on découvrit à Rome, dans une fouille faite à l'église Sainte-Prisque, un titulus gravé sur cuivre, se rapportant a l'année 222, et offert par une ville d'Espagne à Gaïus Marius Pudens Cornelianus,   personnage  de l'ordre  sénatorial. (De Rossi,  Bulletin,  année V.)  Ces deux  faits suffiraient à eux seuls pour donner à penser que l'alliance des noms Pudens et Cornélius pouvait exister déjà au premier siècle. Comme nous ne tarderons pas à en administrer en son lieu la preuve directe, nous ne ferons aucune difficulté de désigner dès à présent par le nom de Cornélius Pudens le personnage qui eut l'honneur de donner l'hospitalité à saint Pierre. Un monument incontestable  nous  donnera  même le droit de produire ensuite son fils appelé des mêmes noms.

 

Le récit de saint Luc sur la conversion du centurion de la cohorte Italique se termine par un trait qui vient confirmer d'une manière inattendue  le  fait  que  nous  racontons.   On  y  lit qu'après son baptême, Cornélius obtint de Pierre qu'il voulût bien passer quelques jours sous son toit. Il n'est pas permis d'ignorer l'importance que les Romains attachaient à l'hospitalité. Celui que l'on avait reçu à son foyer devenait dès lors comme un membre de la famille. L'alliance contractée avec lui, et représentée par le signe appelé tessera, devenait perpétuelle. Elle liait les parents mêmes de celui qui avait ainsi ouvert sa maison à cet étranger, devenu un frère, s'il était jeune encore, un père s'il était avancé en âge.

 

Le séjour de Pierre au Transtévère ne dut donc pas être de longue durée ; l'hospitalité de Césarée réclamait ses droits, et conviait le Galiléen à l'honneur d'habiter au Viminal. Mais en échangeant un quartier méprisé pour celui de l'aristocratie romaine, Pierre ne se séparait pas pour cela de ses deux hôtes israélites, Aquila et Priscille. Ce nom de Priscille, porté par une juive, semble indiquer dans celle qui en était décorée l'affranchie de quelque grande dame romaine. Or nous apprenons des Actes de sainte Praxède que la femme de Pudens se nommait Priscille ; ainsi se trouvent expliquées les relations intimes entre les deux époux juifs et les Pudens. Au jugement de M. de Rossi, ces relations sont "un des faits de l'histoire chrétienne primitive de Rome les mieux établis par les monuments".

 

Une église située sur le mont Aventin, et qui porte jusqu'aujourd'hui le nom de Sainte-Prisque, retrace encore toute cette histoire par ses vénérables souvenirs. Dès la plus haute antiquité, elle fut connue dans Rome sous l'appellation de Titre d'Aquila et de Prisque, et c'est dans son enceinte que l'on découvrit, au siècle dernier, la plaque en bronze de l'an 222, qui relate les noms d'un Pudens Cornelianus.

 

Il est hors de doute que saint Pierre, comme le dit la tradition, y ait célébré les saints mystères. On pense avec non moins de fondement que la maison de Cornélius, au vicus Patricius, dut jouir du même honneur; mais ayant à revenir longuement sur cette famille sénatoriale et sur la demeure qu'elle partageait si noblement avec le prince des apôtres, nous dirons d'abord quels furent les soins auxquels Pierre se livra dès les premiers temps de son séjour dans Rome.

 

DOM GUÉRANGER

SAINTE CÉCILE ET LA SOCIÉTÉ ROMAINE AUX DEUX PREMIERS SIÈCLES (pages 25 à 32) 

 

Cecilia

SAINTE CÉCILE - Santa Cecilia in Trastevere, Rome

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 05:00

En ce jour-là, le Germe que fera pousser le Seigneur sera l'honneur et la gloire des rescapés d'Israël, le Fruit de la terre sera leur fierté et leur couronne. Alors, ceux qui seront restés dans Sion, les survivants de Jérusalem, seront appelés saints : tous seront inscrits dans Jérusalem, et ils vivront.

 

 Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion, purifié Jérusalem du sang qu'elle a répandu, en y faisant passer le souffle du jugement, un souffle d'incendie, alors, sur toute la montagne de Sion, sur les assemblées de fête, le Seigneur créera une nuée pendant le jour et, pendant la nuit, une fumée avec un feu de flammes éclatantes.

 

Et au-dessus, la gloire du Seigneur sera comme un dais, comme un toit de feuillage,  protection contre la chaleur du jour, refuge et abri contre l'orage et la pluie.

 

Livre d'Isaïe  (4, 2-6)

 

ISAÏE par Duccio di Buoninsegna

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 05:00

" L'avènement du Fils de l'homme ressemblera à ce qui s'est passé à l'époque de Noé. A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu'au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme.

 

 Deux hommes seront aux champs : l'un est pris, l'autre laissé.

 Deux femmes seront au moulin : l'une est prise, l'autre laissée.

 

 Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.

 

Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

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