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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


la vidéo sur KTO


Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 10:50


Du 15 au 22 juillet, quarante-deux inscrits à l’Organisme national des Sourds d’Italie (ENS) ont accompli un pèlerinage en Terre Sainte. Un voyage historique en quelque sorte puisque l’ENS n’avait plus organisé de voyage en Terre Sainte depuis vingt-six ans.

Pour l’organisation du pèlerinage, l’ENS a choisi de s’adresser à la Délégation de la Custodie de Terre Sainte qui a son siège à Rome.

Le frère franciscain qui a conduit le groupe a été accompagné de deux excellentes interprètes qui ont traduit chacun de ses mots dans la langue des signes italienne (LIS). Il s’agissait de Sœur Veronica Donatello (Franciscaine d’Alcantara et vice responsable du secteur spirituel de l’ENS) et de Paola Bonifazi.

Le groupe ne disposait pas d’un prêtre mais, grâce à la collaboration des Frères des différents sanctuaires, il a été possible de célébrer la Messe chaque jour, les deux interprètes la traduisant intégralement en LIS. Ces célébrations ont été très touchantes surtout pour ceux qui ne savaient pas qu’il était possible de célébrer également dans une langue si particulière.

lire l'article avec la joyeuse rencontre de Bethléem sur le site Custodia Terrae Sanctae


quelques photos de la Messe en LIS
















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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 11:20

extrait des lettres d'Egérie, pèlerine en Terre Sainte de 381 à 384 :


Non loin de Capharnaüm on voit un escalier de pierre, sur lequel s’est tenu le Seigneur. Là, près de la mer, il y a une campagne herbeuse avec beaucoup de foin et de multiples palmiers. Tout près il y a sept sources, qui chacune fait jaillir une eau abondante.

Dans cette campagne le Seigneur rassasia une foule avec cinq pains et deux poissons. La pierre sur laquelle le Seigneur déposa le pain est devenue un autel. Les nombreux pèlerins venus sur le site la brisèrent en pièces pour soigner leurs maux.

Près de cette église passe la grande route où Matthieu exerçait sa fonction. Sur la colline voisine il y a un sommet où le Seigneur monta pour proclamer les Béatitudes.




Tabgha vu d'un bateau sur la mer de Galilée




Mer de Galilée vue du Mont des Béatitudes





Poisson de Saint Pierre (nom du poisson aujourd'hui) pêché dans la mer de Galilée






Journal de voyage (Itinéraire). Lettres sur la bienheureuse Égérie

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 06:45
L’Eglise multiplie les pains tous les jours dans la Parole du Christ. Elle nous donne le pain dont nous avons besoin de la route de chaque jour et ainsi aller sur le chemin que le Seigneur veut pour nous.

>l'homélie du Père Marie-Joseph Le Guillou



L'église de la multplication des pains et des poissons à Tabgha :























photos : Church of the Multiplication of Loaves and Fishes - Tabgha, Galilee, Israel

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 10:35

Saluons l'astre brillant qui se lève sur l'Eglise. Compostelle jadis resplendit par lui de l'éclat de tels feux que, pendant mille années, l'univers subit l'attraction de la ville obscure devenue, avec Jérusalem et Rome, l'un des foyers puissants de la piété des peuples. Tant que dura la chrétienté, Jacques le Grand le disputa, pour la gloire de sa tombe, à celle du sépulcre où Pierre repose soutenant l'Eglise.

Parmi les Saints de Dieu, il n'en est pas qui manifeste mieux la mystérieuse survivance des élus à leur carrière mortelle, dans la poursuite des intérêts que leur confia le Seigneur. La vie de Jacques fut courte après l'appel qui le faisait Apôtre ; le résultat de son apostolat apparut presque nul en cette Espagne qui lui était donnée. A peine l'avait-on vu comme prendre possession du sol de l'Ibérie dans sa course rapide ; et empressé à boire le calice qui devait satisfaire sa persévérante ambition d'être près du Seigneur, le premier des douze il ouvrait dans l'arène la marche glorieuse que l'autre fils de Zébédée devait clore. Ô Salomé, qui les mîtes au monde et fûtes près de Jésus l'interprète de  leurs prétentions, tressaillez  d'une double  allégresse :  vous n'êtes point  rebutée ; vous avez pour complice celui qui fit le cœur des mères. N'est-ce pas lui qui déjà dès ce  monde, à l'exclusion de tous autres et en la compagnie du seul Simon son vicaire, appelait les  enfants  que vous lui aviez donnés au spectacle des plus profondes œuvres de sa puissance, à la  contemplation de sa gloire au  Thabor, à la divine  confidence de son trouble mortel au jardin de l'agonie ? Or voici qu'aujourd'hui l'aîné de votre sein devient  le  premier-né du  collège  sacré dans la mort ; protomartyr apostolique, ainsi quant à lui reconnut-il l'amour spécial du Seigneur Christ.

Comment pourtant sera-t il le messager de la foi, celui dont le glaive d'Hérode Agrippa vient d'arrêter subitement la mission ? comment justifiera-t-il son nom de fils du tonnerre, l'Apôtre dont quelques disciples au plus entendirent la voix dans le désert de l'infidélité ? Ce nom nouveau qui mettait à part encore une fois les deux frères, Jean le réalisa en déchirant la nue par les éclairs sublimes qui révélèrent au monde dans ses écrits les profondeurs de Dieu ; pour lui, comme pour Simon nommé Pierre par le Christ et devenu à jamais le fondement du temple, l'appellation reçue de l'Homme-Dieu fut prophétie et non vain titre ; pour Jacques aussi bien que pour Jean, l'éternelle Sagesse ne peut s'être trompée.

Ne croyons pas que le glaive d'un Hérode quelconque puisse déconcerter le Très-Haut dans les appels qu'il fait entendre aux hommes de sa droite. La vie des Saints n'est  jamais tronquée ; leur mort, toujours précieuse, l'est plus encore quand c'est pour Dieu qu'elle semble arriver avant l'heure. C'est alors doublement qu'on peut dire en toute vérité que leurs œuvres les suivent, Dieu même étant tenu d'honneur et pour eux et pour lui à ce que rien ne manque à leur plénitude. "Il les a reçus comme une hostie d'holocauste,  dit l'Esprit-Saint ; mais ils reparaîtront dans leur temps. On les verra scintiller comme la flamme qui court parmi les roseaux. Ils jugeront les nations, dompteront les peuples ; et le Seigneur régnera par eux éternellement." Oh ! combien littéral devait, en ce qui touche notre Saint, se montrer l'oracle !

A l'extrémité nord de la péninsule ibérique, sur le tombeau où la piété de deux disciples avait jadis comme à la dérobée ramené son corps, près de huit siècles avaient passé, qui pour les habitants des cieux sont moins qu'un jour. Durant ce temps, la terre de son héritage, si rapidement parcourue naguère, avait vu les Barbares ariens succéder aux Romains idolâtres, puis le Croissant ramener plus profonde la nuit un moment dissipée.

Un jour, au-dessus des ronces recouvrant le monument oublié, ont étincelé des lueurs, appelant l'attention sur ce lieu qui ne sera plus connu désormais que sous le nom de champ des étoiles. Mais soudain quelles clameurs retentissent, descendant des montagnes, ébranlant les échos des vallées profondes ? Quel est le chef inconnu ramenant au combat, contre une armée immense, la petite troupe épuisée que le plus vaillant héroïsme n'a pu la  veille sauver  d'une défaite ? Prompt comme l'éclair, brandissant d'une main son blanc étendard à la croix rouge, il fond haut l'épée sur l'ennemi éperdu, dont  soixante-dix mille cadavres teignent de leur sang les pieds de  son  cheval de bataille. Salut au chef de la guerre sainte dont tant de fois cette Année liturgique a rappelé le souvenir ! Saint Jacques ! Saint Jacques ! Espagne, en avant ! C'est la rentrée en scène du pêcheur galiléen, que  l'Homme-Dieu appela autrefois de la barque où il raccommodait ses filets ;  c'est la réapparition de l'aîné des fils du tonnerre,  libre enfin de  lancer la foudre sur les Samaritains nouveaux qui prétendent honorer l'unité de Dieu en ne voyant qu'un prophète dans son Christ. Désormais Jacques sera pour l'Espagne chrétienne la torche ardente qu'avait vue le Prophète, le feu qui dévore à droite et à gauche les nations enserrant la cité sainte, jusqu'à ce qu'elle ait retrouvé ses anciennes limites, et soit habitée au même lieu qu’ autrefois par ses fils.

Et quand, après six siècles et demi que la mémorable lutte  doit durer encore, ses porte-enseigne, les  rois  Catholiques,  auront  rejeté par delà les flots les restes  de la tourbe infidèle qui n'aurait jamais dû les franchir, le vaillant chef des armées des  Espagnes  déposera  sa brillante  armure, le tueur de Maures redeviendra le messager de la foi.

Montant sur sa barque de pêcheur d'hommes et groupant autour d'elle les flottes intrépides des Christophe Colomb, des Vasco de Gama, des  Albuquerque, il les guidera sur les mers inconnues à la recherche de rivages où jusque-là n'ait point été porté le nom du Seigneur. Pour sa part de contribution aux travaux des douze, Jacques amènera de l'Occident, de l'Orient, du Midi, des mondes nouveaux qui renouvelleront la stupeur de Pierre à la vue de telles prises. Et celui dont on avait pu croire, au temps du troisième Hérode, l'apostolat brisé dans sa fleur avant d'avoir donné ses fruits, pourra dire lui aussi : "Je ne m'estime point inférieur aux  plus grands des Apôtres ; car, par la grâce de  Dieu, j'ai travaillé plus qu'eux tous."

Patron des Espagnes, n'oubliez pas l'illustre peuple qui vous dut à la fois sa noblesse dans les cieux et sa prospérité de ce monde ; protégez-le contre l'amoindrissement des vérités qui firent de lui en ses beaux jours le sel de la terre ; qu'il pense à la terrible sentence portant que, si le sel s'affadit, il n'est plus bon qu'à être foulé aux pieds. Mais en même temps souvenez-vous, ô Apôtre, du culte spécial dont vous honore l'Eglise entière. Aujourd'hui encore, ne garde-t-elle pas sous la protection immédiate du Pontife romain et votre corps sacré si heureusement retrouvé dans nos temps, et le vœu d'aller en pèlerin vénérer ces restes précieux ?

Que sont devenus les siècles où, si grande que se manifestât votre force d'expansion au dehors, elle était dépassée par la merveilleuse puissance d'attirer tout à vous, que vous avait communiquée le Seigneur ? Qui donc, sinon Celui qui compte les astres du firmament, pourrait nombrer les Saints, les pénitents, les rois, les guerriers, les inconnus de tout ordre,  multitude infinie, renouvelée  sans cesse, gravitant autour de vos reliques saintes comme sous l'empire de ces immuables lois qui règlent au-dessus de nos têtes les mouvements des cieux ; armée alors sans cesse en marche vers ce champ de l’étoile d'où s'exerçait votre rayonnement sur le monde ? Et n'était-ce donc pas le sens de la vision mystérieuse prêtée, dans nos antiques légendes, au grand empereur par qui l'Europe chrétienne était fondée, lorsqu'au soir d'une journée de labeur, des bords de la mer de Frise, il contemplait  la longue  zone  étoilée qui, partageant le ciel, semblait passer entre les Gaules, l'Allemagne et l'Italie, pour de là, traversant Gascogne, pays Basque et Navarre,  gagner les terres de la lointaine Galice ?

On raconte que vous-même apparûtes alors à Charles, et lui dîtes : "Ce chemin d'étoiles marque la route qui s'offre à toi pour délivrer ma tombe, et que suivront après toi tous les peuples." Et Charlemagne, passant les monts, donna le  signal pour la chrétienté de cette marche en  avant sur  les terres  Sarrasines qu'on appela la Croisade ; ébranlement immense, qui fut le salut aussi bien que la gloire des races latines, en rejetant la peste musulmane sur le foyer où elle avait pris naissance.

Mais quand nous venons à considérer que deux tombeaux furent, aux deux points extrêmes, les pôles voulus par Dieu de ce mouvement absolument incomparable dans l'histoire des nations : l'un qui fut celui où Dieu même se coucha dans la mort, et l'autre, ô fils deZébédée, qui garde vos cendres ; comment ne point nous écrier, dans la stupéfaction du Psalmiste : Vos amis sont honorés jusqu'à l'excès, ô Dieu ! Et du Fils de l'homme à son humble Apôtre, quelles recherches de l'amitié n'agréant d'honneurs que ceux qu'elle partage, jusque dans l'établissement de ces Ordres hospitaliers et militaires qui, de part et d'autre, devenus la terreur du Croissant, n'eurent d'autre but à l'origine que de recueillir et de protéger les pèlerins dans leur route vers l'un ou l'autre des saints tombeaux !

Puisse l'impulsion d'en haut, dont le retour aux grands pèlerinages catholiques est un des signes les plus heureux de nos temps, ramener aussi vers Compostelle les fils de vos clients d'autrefois ! Pour nous du moins, avec notre saint Louis balbutiant encore de ses lèvres mourantes en face de Tunis la Collecte de votre fête, nous redirons en finissant : "Soyez, Seigneur, pour votre peuple, sanctificateur et gardien ; fortifié du secours de votre Apôtre Jacques, qu'il vous plaise dans ses mœurs et vous serve d'un cœur tranquille."


DOM GUÉRANGER
L'année liturgique





Apostle St James the Greater by El Greco

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 08:54

« Seigneur, qui vous a ainsi traité ? — Ceux qui me méprisent et oublient mon amour. »
Première révélation du Fils de Dieu à Brigitte de Suède

François d'Assise, levant l'étendard de la Croix sur le monde, avait annoncé la rentrée du Christ en la voie douloureuse : du Christ, non par lui-même, mais dans l'Eglise, chair de sa chair. Combien l'annonce était justifiée, Brigitte l'éprouva dès l'aurore de ce fatal siècle quatorzième avec lequel elle devait grandir, et où tous les désastres, amenés par tous les crimes, fondirent à la fois sur notre Occident.


Née l'année même où, valet d'un nouveau Pilate, Sciarra Colonna souffletait le Vicaire de l'Homme-Dieu, son enfance voit se multiplier les défaillances livrant l'Epouse aux mépris de ceux qui oublient l'Epoux. La chrétienté n'a plus de Saints qu'on puisse comparer à leurs grands devanciers ; on dirait qu'au siècle précédent, les races latines ont épuisé leur sève en fleurs : où sont les fruits que promettait la terre ? La vieille Europe n'a plus qu'affronts pour le Verbe ; cette fête, apparition de Jésus dans la froide Scandinavie, marque-t-elle donc la fuite de l'Epoux loin du centre habituel de ses prédilections ? C'est en la dixième année de Brigitte, que le divin chef de l'Eglise sollicite sous les traits de l'homme des douleurs asile en son âme ; et c'est dans le même temps, que la mort de Clément V et l'élection de Jean XXII en terre étrangère vont consommer pour soixante-dix ans l'exil de la papauté.


Rome cependant, veuve de ses Pontifes, apparaît la plus misérable des cités dont elle fut la reine. Ses rues sont en pleurs ; car personne ne vient plus à ses Solennités. Mise à sac par ses fils, elle perd quotidiennement quelque débris de son antique gloire ; le meurtre ensanglante ses carrefours ; la solitude s'étend parmi les ruines de ses basiliques effondrées ; les troupeaux paissent au pied des autels de Saint-Pierre et du Latran. Des sept collines l'anarchie a gagné l'Italie, transformant ses villes en repaires de brigands, ses campagnes en déserts. La France va expier dans les atrocités d'une guerre de cent ans la captivité du Pontife suprême.


Hélas ! captivité trop aimée : la cour d'Avignon ne redit pas le cantique des Hébreux sur les fleuves de Babylone. Heureuse si, plus riche d'or que de vertus, elle n'ébranlait pour longtemps au milieu des nations le prestige du premier Siège. L'empire germanique, avec Louis de Bavière, a beau jeu pour refuser l'obéissance au protégé des Valois ; les Fratricelles accusent d'hérésie le successeur de Pierre, tandis que, soutenu par les légistes du temps, Marsille de Padoue s'attaque au principe même du pontificat.

Benoît XII néanmoins, découragé par les troubles d'Italie, abandonne la pensée qu'il avait eue de rentrer dans la Ville éternelle ; il fonde sur le rocher des Doms le château fameux, forteresse et palais, qui semble fixer pour jamais aux bords du Rhône le séjour du chef de la chrétienté. Le deuil de Rome, la splendeur d'Avignon sont au comble sous Clément VI, dont le contrat passé avec Jeanne de Naples, comtesse de Provence, acquiert définitivement à l'Eglise la possession de l'usurpatrice capitale. A cette heure, l'entourage du Pontife égale en luxe, en mondanité, toutes les cours du monde. La justice de Dieu déchaîne sur les nations le fléau de la peste noire.

Sa miséricorde fait parvenir au Pape Clément les avertissements du ciel : 
"Lève-toi ; fais la paix entre les rois de France et d'Angleterre, et viens en Italie prêcher l'année du salut, visiter les lieux arrosés du sang des Saints. Songe que, dans le passé, tu as provoqué ma colère, faisant ta volonté, non ton devoir ; et je me suis tu. Mais mon temps est proche. Si tu n'obéis, je te demanderai compte de l'indignité avec laquelle tu as franchi tous les degrés par lesquels j'ai permis que tu fusses exalté en gloire. Tu me rendras raison de la cupidité, de l'ambition qui, de ton temps, ont fleuri dans l'Eglise : tu pouvais beaucoup pour la réforme ; ami de la chair, tu ne l'as pas voulu. Répare ton passé par le zèle de tes derniers jours. Si ma patience ne t'avait gardé, tu serais descendu plus bas qu'aucun de tes prédécesseurs. Interroge ta conscience, et vois si je dis la vérité.»
(Birgitt. Revelat. Lib. VI, cap. LXIII)

L'austère message venait de cette terre d'aquilon où, depuis un demi-siècle, la sainteté semblait réfugiée. Brigitte de Suède, en qui la lumière prophétique croissait au milieu des honneurs que lui attirait sa naissance, l'avait écrit sous la dictée du Fils de Dieu.

Malgré tant de reproches encourus, la foi du Pape était grande ; elle s'unit à la courtoisie du grand seigneur qu'était resté Pierre Roger sous la tiare, pour ménager près de sa personne un accueil plein d'égards aux mandataires de la princesse de Néricie. Mais, s'il promulgua le jubilé célèbre qui devait marquer ce milieu de siècle, Clément VI laissa lui-même passer l'année sainte,sans qu'on le vît prosterné devant ces tombeaux des Apôtres à la visite desquels il convoquait l'univers.

La patience divine était lassée : Brigitte connut le jugement de cette âme ; elle vit son châtiment terrible, qui pourtant n'était pas celui de l'abîme, et que tempérait l'espérance. Toute jusque-là aux intérêts surnaturels de son pays, Brigitte subitement voyait sa mission embrasser le monde. Vainement, par ses prières à Dieu, par ses avertissements aux princes, la grande maîtresse du palais de Stockholm avait tenté d'arracher la Suède aux épreuves qui devaient aboutir à l'union de Calmar.

Ni Magnus II, ni Blanche de Dampierre qui partageait son trône, ne s'étaient appliqué les menaces de leur illustre parente : "J'ai vu le soleil briller avec la lune dans les cieux, jusqu'à ce que l'un et l'autre ayant donné au dragon leur puissance, le ciel pâlit, les reptiles remplirent la terre, le soleil glissa dans l'abîme et la lune disparut sans laisser nulles traces." (Birgitt. Revelat. Lib. VIII, cap. XXXI)
 

Ô Nord, la froideur criminelle du Midi t'avait valu d'augustes avances ; dans ces jours qui te furent donnés, tu n'as point su mettre à profit la visite de l'Epoux. Brigitte va te quitter pour toujours. Elle fut à l'Homme-Dieu sa cité de refuge ; visitant Rome et l'habitant désormais, elle doit, en y ramenant la sainteté, préparer la rentrée du Vicaire du Christ en ses murs.

Labeur de vingt ans, où personnifiant la Ville éternelle, elle en subira les misères poignantes, en connaîtra toutes les ruines morales, en présentera les prières et les larmes au Seigneur. Apôtres, martyrs romains, titulaires des sanctuaires fameux de la péninsule, la veulent sans cesse à leurs autels trop longtemps délaissés ; tandis que, sous la dictée d'en haut, sa plume continue de transmettre aux pontifes et aux rois les missives de Dieu.


Mais l'horizon a semblé s'éclaircir enfin. Pendant que l'inflexible et juste Innocent VI réformait l'entourage du successeur de Pierre, Albornoz pacifiait l'Italie. En 1367, Brigitte transportée s'incline au Vatican sous la bénédiction d'Urbain V. Hélas ! trois ans n'étaient pas écoulés que, regrettant sa patrie terrestre, Urbain derechef abandonnait les tombeaux des Apôtres. La Sainte l'avait prédit : il ne revoyait Avignon que pour y mourir.

Roger de Beaufort, neveu de Clément VI, lui succéda et s'appela Grégoire XI ; c'était lui qui devait mettre fin sans retour à l'exil et briser les chaînes de la papauté. Cependant le temps de Brigitte va finir. Une autre moissonnera dans la joie ce qu'elle a semé dans les larmes ; Catherine de Sienne, lorsqu'elle n'y sera plus, ramènera dans la Cité sainte le Vicaire de l'Epoux.

Quant à la vaillante Scandinave, toujours déçue dans ses missions sans que jamais ait fléchi son courage ou vacillé sa foi, l'Epoux, finissant avec elle en la manière qu'il commença, la conduit aux saints Lieux, témoins de sa passion douloureuse ; et c'est au retour de ce pèlerinage suprême que, loin de la terre de sa naissance, en cette Rome désolée dont elle n'a pu faire cesser le veuvage, il lui redemandera son âme. Fille de la Sainte, et sainte comme elle, une autre Catherine ramènera aux rivages de Scandinavie le corps de la descendante des seigneurs de Finstad.

Il fut déposé au monastère encore inachevé de Vadstena, chef-lieu projeté de cet Ordre du Sauveur dont le dessein, comme toutes les entreprises imposées à Brigitte de par Dieu, ne devait parvenir à terme qu'après sa mort. Presque simultanément, vingt-cinq ans plus tôt, elle avait reçu l'ordre de fonder et celui d'abandonner le pieux asile; comme si le Seigneur n'en voulait évoquer à ses yeux la sereine tranquillité, que pour la crucifier d'autant mieux dans la voie si différente où il entendait l'introduire à l'heure même. Rigueur de Dieu pour les siens ! souveraine indépendance de ses dons : ainsi déjà laissant la Sainte s'éprendre en ses premières années du beau lis, attribut des vierges, lui avait-il soudainement signifié que la fleur de ses prédilections était pour d'autres. En vain j'ai crié vers lui, disait le prophète au temps de la captivité qui figurait celle dont Brigitte avait à savourer toutes les amertumes ; en vain j'ai crié vers lui, et je l'ai supplié : il a repoussé ma prière ; il m'a barré la route avec des pierres de taille, il a renversé mes sentiers.

En prélude au récit liturgique de l'Eglise, rappelons que Brigitte s'envola vers la vraie patrie le 23 juillet 1373 ; le VIII octobre est l'anniversaire  du jour  où pour la première fois, au lendemain de la canonisation, la Messe de sainte Brigitte fut célébrée par Boniface IX. Martin V confirma depuis les actes de Boniface IX en son honneur ; il approuva comme lui ses Révélations ; vivement attaquées aux conciles de Constance et de Bâle, elles n'en sortirent que mieux recommandées à la piété des fidèles.

On connaît également les indulgences précieuses attachées au chapelet qui porte le nom de la Sainte ; par la faveur du Siège apostolique, elles sont fréquemment appliquées de nos jours aux chapelets ordinaires ; mais il est bon de rappeler que le vrai chapelet de sainte Brigitte se composait pour elle de soixante-trois Ave Maria, sept Pater et sept Credo, en l'honneur des années présumées de Notre-Dame ici-bas, de ses allégresses et de ses douleurs.

C'est cette même pensée d'honorer Marie qui lui fit déférer la supériorité à l'Abbesse, dans les monastères doubles de son Ordre du Sauveur.


DOM GUÉRANGER
L'année liturgique




Brigittines aujourd'hui

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 04:00
Après la mort de Jésus, le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »

Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.

Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! »
Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.

Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »






Le Christ apparaissant à Marie-Madeleine - Charles de La Fosse
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 05:25

Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.

Quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. »

Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? »

Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère. »


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu



Il avait dit à Jean : Jean, voici votre mère.

Et voici votre fils.

Il ne pleurait point Jean, Marie et Madeleine ;

Il ne les quittait plus que de quelques années ;

Un jour ils remontraient au séjour de son père ;

La séparation n’avait qu’un temps humain.

Tout ce qui tenait à lui, tout ce qui venait de lui, tout ce qui tenait de lui, de ce côté-là, n’était qu’humain.


Un berceau lointain, une crèche dans une étable ; sous le chœur des chansons ; sous le chœur des anges ; sous les ailes calmes mais frissonnantes, mais palpitantes des anges.


Il mesura plus qu’eux la grandeur de la peine ;

Ils ne la mesuraient que d’un regard humain ;

Même le damné, même le larron qui venait de se perdre ;

Ils n’étaient devant lui que des damnés humains.


De son regard de Dieu joignant l’éternité,

Il était tout au bout en même temps qu’ici,

Il était tout au bout en même temps qu’alors.

Il était au milieu et tout ensemble à l’un et l’autre bout.

Lui seul.

De tous.


Il saisit d’un regard toute sa vie humaine,

Que trente ans de famille et trois ans de public

N’avaient point accomplie ;

Que trente ans de famille et trois ans de disciples,

Sa nouvelle famille,

Cette autre famille,

Sa famille charnelle et sa famille élue,

L’une et l’autre charnelles, l’une et l’autre élues,

Toutes les deux charnelles, toutes les deux élues,

N’avaient point consommée ;

Que trente ans de travail et trois ans de prières,

Trente-trois ans de travail, trente-trois ans de prières

N’avaient point achevée ;

Trente-trois ans de travail, trente-trois ans de prière.


Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc





Missel (XVe siècle)

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Published by assumhenri@yahoo.fr - dans Charles Péguy
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