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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


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Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






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Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

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SALVE REGINA

10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 14:33

Et lui poussa le cri qui retentira toujours, éternellement toujours, le cri qui ne s’éteindra éternellement jamais.

Dans aucune nuit. Dans aucune nuit du temps et de l’éternité.


Car le larron de gauche et le larron de droite

Ne sentaient que les clous dans le creux de la main.


Que lui faisait l’effort de la lance romaine ;

Que lui faisait l’effort des clous et le marteau ;

Le percement des clous, le percement de lance ;

Que lui faisaient les clous dans le creux de la main ;

Le percement des clous au creux de ses deux mains ;


Sa gorge qui lui faisait mal.

Qui lui cuisait.

Qui lui brûlait.

Qui lui déchirait.

Sa gorge sèche et qui avait soif.

Son gosier sec.

Son gosier qui avait soif.

Sa main gauche qui lui brûlait.

Et sa main droite.

Son pied gauche qui lui brûlait.

Et son pied droit.

Parce que sa main gauche était percée.

Et sa main droite.

Et son pied gauche était percé.

Et son pied droit.

Tous ses quatre membres.

Ses quatre pauvres membres.

Et son flanc qui lui brûlait.

Son flanc percé.

Son coeur percé.

Et son coeur qui lui brûlait.

Son coeur consumé d’amour.

Son coeur dévoré d’amour.

Le reniement de Pierre et la lance romaine ;

Les crachats, les affronts, la couronne d’épines ;

Le roseau flagellant, le sceptre de roseau ;

Les clameurs de la foule et les bourreaux romains.

Le soufflet. Car ce fut la première fois qu’il fut souffleté.

Il n’avait pas crié sous la lance romaine ;

Il n’avait pas crié sous le baiser parjure ;

Il n’avait pas crié sous l’ouragan d’injure ;

Il n’avait pas crié sous les bourreaux romains.

Il n’avait pas crié sous l’amertume et l’ingratitude.

Le goût de l’amertume dans la gorge.

Dans le gosier.

La gorge sèche et amère d’amertume.

Sèche de ravaler l’amertume.

Sèche, amère de ravaler l’ingratitude.

Des hommes.

Amère, suffoquée de ravaler.

Suffoquée des flots d’ingratitude.

Étranglée de ravaler.

Et il ne parlerait plus par (des) similitudes.

Il n’avait pas crié sous la face parjure ;

Il n’avait pas crié sous les faces d’injure ;

Il n’avait pas crié sous les faces des bourreaux romains.

Alors pourquoi cria-t-il ; devant quoi cria-t-il.

Tristis, tristis usque ad mortem ;

Triste jusqu’à la mort ; mais jusqu’à quelle mort ;

Jusqu’à faire une mort ; ou jusqu’à cette date

De la mort.

Il revoyait l’humble berceau de son enfance,

La crèche,

Où son corps fut couché pour la première fois ;

Il prévoyait le grand tombeau de son corps mort,

Le dernier berceau de tout homme,

Où il faut que tout homme se couche.

Pour dormir.

Censément.

Apparemment.

Pour enfin reposer.

Pour pourrir.

Son corps.

Entre quatre planches.

En attendant la résurrection des corps.

Jusqu’à la résurrection des corps.

Heureux quand les âmes ne pourrissent point.


Et il était homme ;

Il devait subir le sort commun ;

S’y coucher comme tout le monde ;

Il devait y passer comme tout le monde ;

Il y passerait.

Comme les autres.

Comme tout le monde.

Comme tant d’autres.

Après tant d’autres.

Son corps serait couché pour la dernière fois.

Mais il n’y resterait que deux jours, trois jours ; à cause de la résurrection.

Car il ressusciterait le troisième jour.

À cause de sa résurrection particulière et de son ascension.

À lui.

Qu’il fit avec son propre corps, avec le même corps.


Le linge de son ensevelissement ;

Blanc comme le mouchoir de cette nommée Véronique ;

Le linge blanc comme un lange.

Et que l’on entoure tout à fait comme un lange.

Mais plus grand, beaucoup plus grand.

Parce que lui-même il avait grandi.

Il était devenu un homme.

C’était un enfant qui avait beaucoup grandi.

Il serait enseveli par ces femmes.

Pieusement par les mains de ces femmes.

Comme un homme qui est mort dans un village.

Tranquillement dans sa maison dans son village.

Accompagné des derniers sacrements.

Pieusement enseveli et tranquillement par ces femmes.

Sans que personne les dérange.

Par les mains pieuses de ces femmes.

Par les doigts pieux de ces femmes.

C’est ce qu’on nommerait la descente de croix.

Parce que les Romains n’étaient pas méchants.

Tous ces Romains.

Au fond ils n’étaient pas méchants.

Ils ne cherchaient pas querelle à son corps pendu.

Et dépendu.

Ils ne feraient point des misères à sa dépouille.

Mortelle.

Ils ne chercheraient pas des disputes à ces pauvres femmes.

Aux saintes femmes.

Ni à ce vieux Joseph d’Arimathée.

Ce bon vieux.

Ce sage bon vieux.

Qui lui prêterait son sépulcre.

On peut se prêter beaucoup de choses dans l’existence.

Entre soi.

Dans son ménage.

On peut se prêter son âne pour aller au marché.

On peut se prêter son baquet pour faire la lessive.

Et son battoir.

On peut se prêter sa casserole.

Et son chaudron.

Et sa marmite pour faire bouillir la soupe.

Pour les enfants.

Pour toute la maisonnée.

Mais se prêter un sépulcre.

Ce n’est pas ordinaire.

Se prêter son sépulcre.

Son propre tombeau.

Ce vieux lui prêterait donc son sépulcre.

Ce sage vieux.

Ce vieux avisé.

Cet homme riche.

Ce vieil avisé ;

Cet homme à la barbe blanche.

Aux cheveux tout blancs.

Ce vieux sage.

Cet homme tout blanc.

Le sépulcre qu’il avait fait faire.

Qu’il s’était fait faire pour lui-même.

Puisque Dieu le père en avait décidé ainsi.

Que les jeunes mouraient souvent avant les vieux.

Et qu’il y avait tant de vieillards qui ne mouraient point.

Et que lui mourait dans la jeunesse maigre de ses trente et trois ans.


Or comme il s’était fait le soir.

Vint un certain homme riche d’Arimathée.

Nommé Joseph.

Qui lui-même était disciple de Jésus.

Celui-ci alla trouver Pilate.

Car il faut toujours demander un jour quelque chose aux puissances.

Quand on est vivant on les brave.

Le héros, le saint, le martyr les brave.

Mais quand on est mort.

Les autres ne les bravent pas pour vous dans les questions d’enterrement.

Cela prouve que ce Joseph d’Arimathée n’avait pas peur d’aller trouver les puissances.

De causer aux puissances.

Il savait parler. Il savait causer.

Évidemment c’était un homme qui savait causer.

Il n’avait pas peur de causer.

Il savait quoi dire.

Il n’avait pas peur.

Même à Pilate.

Il savait se présenter.

Celui-ci alla trouver Pilate.

Et demanda le corps de Jésus.

Alors Pilate ordonna de rendre le corps.

Ce n’était pas plus difficile que ça.

Décidément ce Pilate n’était pas un mauvais homme.

C’était un fonctionnaire.

Un préfet.

Romain.

Il n’en voulait pas particulièrement à Jésus.

Il n’en voulait pas au corps de Jésus.

Le lendemain il n’y pensait même plus.

Il n’en voulait pas personnellement à Jésus.

Il n’en voulait pas au corps de Jésus.

Il avait bien autre chose à penser.

Le lendemain il n’y pensait même plus.

Et toute l’humanité y pense éternellement.

Et ayant reçu le corps.

Joseph l’enveloppa dans un blanc linceul.

Dans un linceul propre.

In sindone munda.

Dans un linceul blanc.

Et il le plaça dans son monument neuf.

Dans son sépulcre neuf.

Posuit illud. Il le posa.

Qu’il avait fait tailler dans la pierre.

Dans le roc.

Et il roula une grande pierre.

Il fit rouler un grand rocher.

À la porte du monument.

À l’entrée du sépulcre.

Et s’en alla.

On aime à penser qu’ensuite il chercha pour son propre corps un autre monument.


Le grand tombeau de son ensevelissement.

Le saint sépulcre.

Le sépulcre de sa grande sépulture.


Il avait dit à Jean : Jean, voici votre mère.

Et voici votre fils.

Il ne pleurait point Jean, Marie et Madeleine ;

Il ne les quittait plus que de quelques années ;

Un jour ils remonteraient au séjour de son père ;

La séparation n’avait qu’un temps humain.



Charles Péguy
Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc









Deposition by Rogier van der Weyden

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:33

extrait des lettres d'Egérie, pèlerine en Terre Sainte de 381 à 384 :

Après cela, quand le renvoi a eu lieu de la Croix, c'est à dire avant le lever du soleil, aussitôt tous, pleins d'ardeur, vont à Sion prier devant la colonne contre laquelle fut flagellé le Seigneur.

Puis ils retournent se reposer un peu chez eux, et bientôt les voilà tous prêts. Alors on place un siège pour l'évêque au Golgotha, derrière la Croix qui se dresse là maintenant, l'évêque s'assoit sur le siège, on place devant lui une table couverte d'une nappe, debout autour de la table sont les diacres, et l'on apporte le coffret d'argent doré dans lequel se trouve le saint bois de la Croix ; on l'ouvre, on l'expose et on place sur la table le bois de la croix ainsi que le titre. Quand on les a placés sur la table, l'évêque assis appuie de ses mains sur les extrémités du bois sacré et les diacres qui sont debout autour surveillent.

Voici pourquoi on surveille : c'est qu'il est d'usage que, un à un, tout le monde vienne, fidèles aussi bien que catéchumènes, et que, s'inclinant devant la table, ils baisent le bois sacré et passent. Et comme on raconte que, je ne sais quand, quelqu'un y a enfoncé la dent et a volé un morceau du bois sacré, à cause de cela, maintenant, les diacres qui sont debout autour surveillent, de peur que quelqu'un en s'approchant n'ose refaire la même chose.

Ainsi donc, tout le monde défile, un à un ; on s'incline, on touche d'abord du front, puis des yeux la croix et le titre, puis on baise la croix et on passe, mais personne n'y met la main pour la toucher. Quand on a baisé la croix et qu'on est passé, il y a là un diacre, qui tient l'anneau de Salomon et l'ampoule qui servait à l'onction des rois ; on baise l'ampoule et on vénère l'anneau. Jusqu'à la sixième heure, tout le monde défile, entrant par une porte, sortant par l'autre, car cette cérémonie a lieu à l'endroit où la veille, le jeudi, on a fait l'oblation.

Cependant quand arrive la sixième heure, on va devant la Croix, qu'il pleuve ou qu'il fasse très chaud : l'endroit est en plein air, c'est une sorte d'atrium très grand et fort beau, qui est entre la Croix et l'Anastasis. Là donc tout le monde se rassemble, de telle sorte qu'on ne peut même plus ouvrir les portes. On place pour l'évêque un siège devant la Croix et de la 6e jusqu'à la 9e heure, on ne fait pas autre chose que de lire des lectures, de la manière suivante : on lit d'abord, dans les psaumes, tous les passages où il est parlé de la passion ; on lit ensuite, dans les écrits des apôtres, soit dans les Épîtres, soit dans les Actes, tous les passages où ils ont parlé de la passion du Seigneur, et on lit aussi dans les évangiles les récits de la passion. Ensuite, dans les prophètes, les passages où ils ont prédit la passion du Seigneur, et, dans les évangiles, ceux où il est parlé de la passion.

Ainsi depuis la sixième heure jusqu'à la  neuvième, on ne cesse de faire des lectures et de dire des hymnes pour bien montrer à tout le monde que, tout ce que les prophètes ont prédit de la passion du Seigneur, on voit, aussi bien par les évangiles que par les écrits des apôtres, que cela s'est réalisé. Ainsi pendant ces trois heures, on apprend à tout le monde que rien ne s'est produit qui n'ait été annoncé auparavant et que rien n'a été annoncé qui ne se soit entièrement accompli. On intercale toujours des prières, prières qui sont elles aussi appropriées à ce jour. A chaque lecture et à chaque prière, tout le monde est dans un tel état et pousse de tels gémissements que c'est extraordinaire ; car il n'y a personne, grand ou petit, qui ce jour-là, pendant ces trois heures, ne se lamente à un point incroyable que le Seigneur ait tant souffert pour nous.

Après cela, quand arrive la neuvième heure, on lit alors le passage de l'Évangile selon saint Jean, où le Seigneur rendit l'esprit ; après cette lecture, on fait une prière et c'est le renvoi.
Mais dès que le renvoi a eu lieu de devant la Croix, aussitôt tous vont à l'église majeure, au Martyrium, et on fait ce qu'on a l'habitude de faire pendant cette semaine, à partir de la neuvième heure, où l'on se rassemble au Martyrium, jusqu'au soir. Après le renvoi du Martyrium, on va à l'Anastasis.

Arrivé là, on lit le passage de l'évangile où Joseph demande à Pilate le corps du Seigneur et le place dans un sépulcre neuf. Après cette lecture, on fait une prière, on bénit les catéchumènes, et c'est le renvoi.

Ce jour là, on ne proclame pas qu'il faut continuer la vigile à l'Anastasis, car on sait que tout le monde est fatigué, mais c'est l'habitude pourtant qu'on y continue la vigile. Parmi les fidèles, ceux qui le veulent, où plutôt ceux qui le peuvent, veillent, mais ceux qui ne le peuvent pas ne veillent pas là jusqu'au matin ; les clercs veillent, c'est-à-dire ceux qui sont les plus forts ou les plus jeunes ; et toute la nuit, on dit des hymnes et des antiennes jusqu'au matin.

Il y a une foule immense à veiller, les uns depuis le soir, les autres à partir du milieu de la nuit, chacun selon ses forces.
















Journal de voyage (Itinéraire). Lettres sur la bienheureuse Égérie



tableau 1 : Crucifixion by DUCCIO di Buoninsegna (1308-1311)

tableau 2 : Crucifixion by DUCCIO di Buoninsegna (1310)

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 16:40
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:00

extrait des lettres d'Egérie, pèlerine en Terre Sainte de 381 à 384 :

Ensuite, le jeudi, on fait, depuis le premier chant du coq, comme d'habitude jusqu'au matin à l'Anastasis, et de même à la 3e et à la 6e heure. A la 8e heure, comme d'habitude, tout le peuple se rassemble au Martyrium, mais plus tôt que les autres jours, parce qu'il faut que le renvoi ait lieu plus vite. Ainsi donc quand tout le peuple est réuni, on fait ce qui est de règle, on offre ce jour-là l'oblation au Martyrium et le renvoi a lieu à peu près à la 10e heure, au même endroit.

Mais avant le renvoi, l'archidiacre élève la voix et dit : "A la première heure de la nuit, rassemblons-nous tous à l'église de I'Ëléona, car une grande fatigue nous attend aujourd'hui, cette nuit." Alors, après le renvoi du Martyrium, on vient derrière la Croix, on y dit une hymne seulement, on fait une prière, l'évêque offre l'oblation et tout le monde communie. Excepté ce seul jour-là, pendant toute l'année, on n'offre jamais le sacrifice derrière la Croix, il n'y a que ce jour-là.

Quand là aussi le renvoi a eu lieu, on va à l'Anastasis, on fait une prière, on bénit comme d'habitude les catéchumènes ainsi que les fidèles et le renvoi a lieu. Alors chacun se hâte de retourner dans sa maison pour manger, parce qu'aussitôt qu'on a mangé, tout le monde va à l'Éléona, à l'église où est la grotte dans laquelle ce jour-là, le Seigneur se tint avec les apôtres.

Là, jusqu'à la 5e heure de la nuit à peu près, sans arrêt, on dit des hymnes, des antiennes appropriées au jour et au lieu, et de même des lectures, on intercale des prières, on lit aussi les passages de l'évangile contenant les entretiens que le Seigneur eut avec ses disciples ce même jour, assis dans la même grotte qui est dans cette église.

De là, à la 6e heure de la nuit à peu près, on va plus haut, à l'Imbomon, au chant des hymnes, à l'endroit d'où le Seigneur est monté aux cieux. Là, de nouveau, on dit de même des lectures, des hymnes et des antiennes appropriées au jour ; toutes les prières aussi qui sont faites et que dit l'évêque, sont toujours appropriées au jour et au lieu.

Ainsi donc, quand commence le chant des coqs, on descend de l'Imbomon au chant des hymnes et l'on avance jusqu'à l'endroit où le Seigneur pria, comme il est écrit dans l'évangile: "Et il avança à la distance d'un jet de pierre et pria..." et la suite. A cet endroit il y a une élégante église. L'évêque y entre, et tout le peuple, on dit une prière appropriée au lieu et au jour, on dit aussi une hymne appropriée, on lit le passage de l'évangile où le Seigneur dit à ses disciples : "Veillez pour ne pas entrer en tentation." On lit là tout le passage en entier, et on fait de nouveau une prière.

Et de là, au chant des hymnes, tous, jusqu'au plus petit enfant, descendent à Gethsémani à pied, avec l'évêque ; comme il y a là une foule considérable de gens fatigués par les vigiles, épuisés par les jeûnes quotidiens, étant donné qu'on a une si haute montagne à descendre, on vient tout doucement, tout doucement, au chant des hymnes, à Gethsémani. Des flambeaux d'église, plus de deux cents se trouvent là pour éclairer tout le peuple.

Quand on est parvenu à Gethsémani, on fait d'abord une prière appropriée, on dit une hymne, puis on lit le passage de l'évangile où l'on arrête le Seigneur. A la lecture de ce passage, ce sont de tels cris et gémissements de tout le peuple en larmes que, presque jusqu'à la ville, les lamentations de tout le peuple se font entendre.

Dès lors, on regagne la ville à pied, au chant des hymnes, on parvient à la porte à l'heure où l'on commence à se distinguer à peu près l'un l'autre. Ensuite à l'intérieur de la ville, tous sans aucune exception, grands et petits, riches, pauvres, tout le monde se trouve là, prêt ; spécialement ce jour-là, personne ne se retire des vigiles jusqu'au matin.

On escorte donc l'évêque de Gethsémani jusqu'à la porte, et ensuite à travers toute la ville jusqu'à la Croix. Quand on est arrivé devant la Croix, il commence maintenant à faire à peu près clair. On lit de nouveau un passage de l'évangile, celui où le Seigneur est amené à Pilate et tout ce que l'Écriture rapporte que Pilate a dit au Seigneur ou aux Juifs, on lit tout cela.

Après quoi, l'évêque adresse la parole au peuple, pour encourager les fidèles, ayant peiné toute la nuit et ayant encore à peiner ce jour-là, à ne pas se lasser, mais à mettre leur espoir en Dieu qui les paiera de leur peine par une récompense plus grande encore. Et les encourageant ainsi autant qu'il peut, il leur adresse ces mots : "Allez-vous-en un moment maintenant chacun dans vos demeures, reposez-vous un peu, et vers la seconde heure du jour, soyez tous prêts ici, afin que dé cette heure jusqu'à la 6e, vous puissiez voir le saint bois de la croix, chacun de nous croyant que ce sera utile à son salut. A partir de la 6e heure, il faut que de nouveau nous nous réunissions tous ici, à cet endroit, c'est-à-dire devant la Croix, pour nous adonner aux lectures et aux prières jusqu'à la nuit."





l'Imbomon aujourd'hui, mosquée où a lieu la Messe de l'Ascension

De là, à la 6e heure de la nuit à peu près (minuit), on va plus haut, à l'Imbomon, au chant des hymnes, à l'endroit d'où le Seigneur est monté aux cieux. Là, de nouveau, on dit de même des lectures, des hymnes et des antiennes appropriées au jour ; toutes les prières aussi qui sont faites et que dit l'évêque, sont toujours appropriées au jour et au lieu. Ainsi donc, quand commence le chant des coqs, on descend de l'Imbomon au chant des hymnes.

La chapelle-mosquée de l'Ascension tout en haut du Mont des Oliviers





dans la cour de l'Imbomon en mai 2007

Après le chant des vêpres, dans l’édifice lui-même pour les Franciscains, la pluie s’arrêta. Les frères se retrouvèrent ensuite pour Complies puis l’office des Lectures à 23 heures, rejoints par quelques fidèles.

Après cet office, les messes se sont succédé toute la nuit dans l’édicule. Comme chaque année, la paroisse de Nazareth Mujeidel, conduite par le frère Jack Karam ofm, avait affrété deux cars pour une messe célébrée à 2 heures du matin. En attendant l’heure, elle a animé de ses chants joyeux les abords de la mosquée de l’Ascension. La messe du jour de la fête a été concélébrée à 5 h 30 du matin par une dizaine de prêtres et présidée par le père Artémio devant une petite assistance de fidèles.
Custodia Terrae Sanctae





Basilique de l'Agonie à Gethsémani, l'église de toutes les nations



mosaïques de l'église du IVe siècle du temps d'Egérie
(retrouvées lors de la construction de la nouvelle église)

Gethsemane The Fourth Century Church





Journal de voyage (Itinéraire). Lettres sur la bienheureuse Égérie

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 09:33
extrait des lettres d'Egérie, pèlerine en Terre Sainte de 381 à 384 :

Ensuite, le mercredi, tout se passe toute la journée, depuis le premier chant du coq, comme le lundi et le mardi, mais quand le renvoi a eu lieu, dans la nuit, au Martyrium, et qu'on a reconduit l'évêque au chant des hymnes à l'Anastasis, aussitôt l'évêque entre dans la grotte qui est dans l'Anastasis, il reste debout, un prêtre est debout, il prend l'évangile et lit le passage où Judas Iscariote alla trouver les Juifs et fixa ce qu'ils lui donneraient, pour qu'il livre le Seigneur.

A la lecture de ce passage, ce sont de tels cris et gémissements de tout le peuple qu'il n'est personne qui ne puisse être touché aux larmes à ce moment.

Après quoi, on fait une prière, on bénit les catéchumènes, puis les fidèles, et le renvoi a lieu.





La trahison de Judas




La Cène




Pour Agnolo di Tura del Grasso, un chroniqueur du milieu du XIVe siècle, la Maestà "fut le plus beau tableau qu'on ait jamais vu ni fait et coûta plus de trois mille florins d'or". Une chronique de l'époque, raconte ce qui se passa à Sienne le 9 juin 1311 déclaré pour l'occasion jour de fête dans toute la ville : "et le jour du transfert à la cathédrale, les boutiques restèrent fermées et l'évêque ordonna une solennelle procession composée d'une grande et dévote compagnie de prêtes et de frères, des neuf seigneurs et officiers de la commune et de tous les gens du peuple ; l'un après l'autre, tous les hommes le plus dignes venaient à la suite du tableau avec des cierges allumés à la main ; les femmes et les enfants suivaient avec une grande dévotion ; et l'on accompagna la Maestà jusqu'à la cathédrale, en faisant la procession autour du Campo selon l'usage, tandis que les cloches sonnaient à Gloria en hommage à une image aussi noble que celle-ci."

L'oeuvre fut démembrée en 1771 et lourdement endommagée lors de ce démembrement et son entreposage subséquent "dans un entresol de la maison de l'Oeuvre,en un lieu bas et obscur".

La Maestà est aujourd'hui conservée au Musée de l'oeuvre de la Cathédrale de Sienne.








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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 14:53


Saint-Pierre-en-Gallicante est un espace particulièrement agréable, où l’on découvre l’un des points de vue de Jérusalem les plus beaux et les plus chargés d’histoire. Haut-lieu sanctifié par le passage de Jésus (Palais de Caïphe) et le reniement de Pierre (Gallicante signifie: le coq chante), nous avons à portée du regard les deux mosquées d’Omar et d’El Aqsa, et le Qotel, (appelé souvent improprement mur des lamentations). Chrétiens, musulmans et juifs vivent ici, côte à côte, proches géographiquement, éloignés idéologiquement à cause de ces lieux saints où chacun revendique une part d’histoire sainte. Communauté Assomptionniste de Jérusalem



Saint Pierre en Gallicante, le 15 avril 1912

 Je suis venu passer la journée, à Saint Pierre en Gallicante. La journée s'annonce chaude, le ciel est brouillé, et les monts de Moab sont voilés. C'est l'époque des vents d'Est, qui soufflent surtout en avril et en mai.

Nous régularisons notre cher terrain du Gallicante, et, tout en élevant des talus, nous poursuivons nos fouilles. Dans quelques jours, nous atteindrons la région du Grand escalier qui descend le mont Sion et se dirige vers Siloé.

Le P. Germer voudrait que cet escalier fût déblayé sur tout son parcours dans notre domaine. Je ne sais si nous pourrons réaliser complètement ce désir, car ce seraient des montagnes de terre à remuer et transporter ; mais nous découvrirons quelques marches sur une longueur de 20 à 30 mètres, si elles existent encore.

Nous rencontrerons sans doute quelques citernes, et nous aurons la curiosité d'y descendre et de les explorer. Qui sait si nous n'aurons pas la chance d'y trouver des débris intéressants de notre chère antique basilique de Saint Pierre ?

Puissent les souhaits contenus dans votre lettre du Vendredi Saint se réaliser. Comme il ferait bon de venir, plus tard, méditer la Passion sur l'emplacement de la maison de Caïphe, transformée en église et reconnue comme lieu saint !



P. Athanase
(Mémoire assomptionniste)











St. Peter in Gallicantu

















portes de l'église Saint Pierre en Gallicante
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:25

extrait des lettres d'Egérie, pèlerine en Terre Sainte de 381 à 384 :

Ensuite le lendemain, qui est le lundi, on fait comme d'habitude depuis le premier chant du coq jusqu'au matin à l'Anastasis ; de même, à la 3e et à la 6e heure, on fait comme pendant tout le carême.

A la 9e heure, tout le monde se rassemble à l’église majeure, c'est-à-dire au Martyrium, et là, jusqu'à la première heure de la nuit, on dit sans arrêt des hymnes et des antiennes, on fait des lectures appropriées au jour et au lieu, on intercale toujours des prières.

Le lucernaire se fait là aussi, quand vient l'heure ; ainsi donc il fait nuit quand a lieu le renvoi, au Martyrium. Quand le renvoi a eu lieu, au chant des hymnes on conduit l'évêque à l'Anastasis. Une fois qu'il est entré à l'Anastasis, on dit une hymne, on fait une prière, on bénit les catéchumènes, puis les fidèles, et le renvoi a lieu.

Ensuite, le mardi, de même, tout se fait comme le lundi. La seule chose qu'on ajoute, le mardi, c'est qu'à la nuit, tard, après que le renvoi a eu lieu au Martyrium, qu'on est allé à l'Anastasis et que, de nouveau le renvoi a eu lieu à l'Anastasis, tous à cette heure-là, de nuit, vont à l'église qui est sur le mont de l'Éléona.

Quand on est arrivé dans cette église, l'évêque entre dans la grotte, grotte où le Seigneur avait coutume d'instruire ses disciples, il prend le livre des évangiles et, debout, il lit lui-même les paroles du Seigneur qui sont écrites dans l'Évangile selon saint Matthieu, à l'endroit où il dit : "Prenez garde que personne ne vous séduise". Et tout le discours, l'évêque le lit en entier.

Et quand il a tout lu, on fait une prière, on bénit les catéchumènes, puis les fidèles ; on fait le renvoi et on revient de la montagne, chacun rentrant chez soi bien tard déjà dans la nuit.



Le lucernaire

A la dixième heure a lieu ce qu'on appelle ici le licinicon, nous disons, nous, le lucernaire : toute la foule se réunit de même à l'Anastasis, on allume tous les flambeaux et les cierges, ce qui fait une lumière extraordinaire. La lumière n'est pas apportée du dehors, mais elle vient de l'intérieur de la grotte où nuit et jour brille sans cesse une lampe ; on dit les psaumes lucernaires, et aussi des antiennes, assez longtemps.

Voilà qu'alors on va avertir l'évêque, il descend et s'assoit sur un siège élevé et les prêtres aussi s'assoient à leurs places, on dit des hymnes et des antiennes. Et quand on les a dites d'un bout à l'autre comme d'habitude, l'évêque se lève, se tient debout devant la grotte ; un des diacres fait mémoire de chacun, comme c'est l'habitude. Chaque fois que le diacre prononce un nom, toujours un grand nombre d'enfants de choeur qui sont là debout répondent Kyrie eleison, comme nous disons, nous : Ayez pitié, Seigneur, et leurs voix font un bruit extraordinaire.

Quand le diacre a fini de dire ce qu'il a à dire, l'évêque fait d'abord une prière; il prie pour tous et tous prient en même temps, aussi bien fidèles que catéchumènes. De nouveau, le diacre élève la voix, demandant que tous les catéchumènes qui se trouvent là baissent la tête ; et l'évêque debout prononce la bénédiction sur les catéchumènes. On fait encore une prière ; de nouveau le diacre élève la voix et demande que chacun des fidèles qui se trouve là baisse la tête; l'évêque bénit encore les fidèles ; alors le renvoi a lieu de l'Anastasis.

On commence à s'approcher de l'évêque pour lui baiser la main, un à un. Après quoi, on conduit l'évêque de l'Anastasis à la Croix au chant des hymnes et tout le peuple y va aussi avec lui. Une fois arrivé là, il fait d'abord une prière puis bénit les catéchumènes, puis fait une autre prière, puis bénit les fidèles.

Et après cela, aussi bien l'évêque que toute la foule va derrière la Croix, et là on fait encore la même chose que devant la Croix. On s'approche de même pour baiser la main de l'évêque, comme à l'Anastasis, et devant la Croix et derrière la Croix.

Des lanternes de verre énormes sont suspendues partout en grand nombre et il y a un grand nombre de falots de cire, aussi bien devant l'Anastasis que devant la Croix et aussi derrière la Croix ; tout cela prend fin avec la tombée de la nuit.

Ces offices ont lieu tous les jours, pendant les six jours de la semaine, à la Croix et à l'Anastasis.





Journal de voyage (Itinéraire). Lettres sur la bienheureuse Égérie

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