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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


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Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






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Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:00

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était mort Lazare qu’il avait ressuscité.

On lui apprêta là à souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui.

 

Mais Marie ayant pris une livre d’huile de parfum de vrai nard, qui était de grand prix, elle le répandit sur les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ;

et toute la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum.

 

Alors l’un de ses disciples, savoir, Judas Iscariote, qui devait le trahir, dit : pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, qu’on aurait donnés aux pauvres ?

Il disait ceci, non qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était larron, et qu’ayant la bourse, il portait l’argent qu’on y mettait.

Mais Jésus dit : Laissez-la faire, parce qu’elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.

Car vous avez toujours des pauvres parmi vous ; mais pour moi, vous ne m’aurez pas toujours.

 

Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mais les princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare ; parce que beaucoup de Juifs se retiraient d’avec eux à cause de lui, et croyaient en Jésus.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 lundi saint - six jours avant la Pâque Jésus vint à Béthanie

Lamentation, Fra Bartolomeo

 

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:00

 

Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, alla trouver les princes des prêtres, et leur dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ?

Et ils convinrent de lui donner trente pièces d’argent.

Depuis ce temps-la il cherchait une occasion favorable pour le livrer entre leurs mains.

 

Or, le premier jour des azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : Où voulez-vous que nous vous préparions ce qu’il faut pour manger la Pâque ?

Jésus leur répondit : Allez dans la ville chez un tel, et lui dites, le Maître vous envoie dire : Mon temps est proche ; je viens faire la Pâque chez vous avec mes disciples.

Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et préparèrent ce qu’il fallait pour la Pâque.

 

Le soir étant donc venu, il se mit à table avec ses douze disciples.

Et lorsqu’ils mangeaient, il leur dit : Je vous dis en vérité, que l’un de vous me trahira.

Ce qui leur ayant causé une grande tristesse, chacun d’eux commença à lui dire : Serait-ce moi, Seigneur ?

Il leur répondit : Celui qui met la main au plat avec moi, est celui qui me trahira.

Pour ce qui est du Fils de l’Homme, il s’en va selon ce qui a été écrit de lui ;

mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’Homme sera trahi ! il vaudrait mieux pour lui qu’il ne fût jamais né.

Judas, qui fut celui qui le trahit, prenant la parole, lui dit : Maître ! est-ce moi ?

Jésus lui répondit : Vous l’avez dit.

 

Or, pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain ; et l’ayant bénit il le rompit, et le donna à ses disciples, en disant :

Prenez, et mangez ; ceci est mon corps.

Et prenant le calice, il rendit grâces, et le leur donna, en disant :

Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Or je vous dis, que je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour auquel je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Et ayant chanté le cantique d’action de grâces, ils s’en allèrent à la montagne des Oliviers.

 

Alors Jésus leur dit : Je vous serai à tous cette nuit une occasion de scandale ; car il est écrit : Je frapperai le Pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.

Mais après que je serai ressuscité, j’irai avant vous en Galilée.

Pierre lui répondit : Quand vous seriez pour tous les autres un sujet de scandale, vous ne le serez jamais pour moi.

Jésus lui repartit : Je vous dis en vérité, qu’en cette même nuit, avant que le coq chante, vous me renoncerez trois fois.

Mais Pierre lui dit : Quand il me faudrait mourir avec vous, je ne vous renoncerai point.

Et tous les autres disciples dirent aussi la même chose.

 

Alors Jésus arriva avec eux en un lieu appelé Gethsémani ; et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’en irai là pour prier.

Et ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à s’attrister, et à être dans une grande affliction.

Alors il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi.

Et s’en allant un peu plus loin, il se prosterna le visage contre terre, priant, et disant :

Mon Père ! s’il est possible, faites que ce calice s’éloigne de moi ; néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez.

Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Quoi ! vous n’avez pu veiller une heure avec moi ?

Veillez et priez, afin que vous ne tombiez point dans la tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible.

Il s’en alla encore prier une seconde fois, en disant : Mon Père ! si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite.

Il retourna ensuite vers eux, et les trouva encore endormis, parce que leurs yeux étaient appesantis de sommeil.

Et les quittant, il s’en alla encore prier pour la troisième fois, disant les mêmes paroles.

 

Après, il vint trouver ses disciples, et leur dit : Dormez maintenant, et vous reposez !

voici l’heure qui est proche, et le Fils de l’Homme va être livré entre les mains des pécheurs.

Levez-vous, allons ; celui qui doit me trahir est près d’ici.

Il n’avait pas encore achevé ces mots, que Judas, un des douze, arriva, et avec lui une grande troupe de gens armés d’épées et de bâtons, qui avaient été envoyés par les princes des prêtres, et par les anciens du peuple.

Or celui qui le trahissait leur avait donné un signal pour le connaître, en leur disant : Celui que je baiserai, c’est celui-là même que vous cherchez : saisissez-vous de lui.

Aussitôt donc il s’approcha de Jésus, et lui dit : Maître ! je vous salue. Et il le baisa.

Jésus lui répondit : Mon ami, qu’êtes-vous venu faire ici ?

Et en même temps tous les autres s’avançant, se jetèrent sur Jésus, et se saisirent de lui.

Alors un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main sur son épée, et la tirant, en frappa un des serviteurs du grand prêtre, et lui coupa une oreille.

Mais Jésus lui dit : Remettez votre épée en son lieu ; car tous ceux qui prendront l’épée, périront par l’épée.

Croyez-vous que je ne puisse pas prier mon Père, et qu’il ne m’enverrait pas ici en même temps plus de douze légions d’anges ?

Comment donc s’accompliront les Écritures, qui déclarent que cela doit se faire ainsi ?

En même temps Jésus s’adressant à cette troupe, leur dit :

Vous êtes venus ici armés d’épées et de bâtons pour me prendre, comme si j’étais un voleur ; j’étais tous les jours assis au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez point arrêté.

Mais tout cela s’est fait afin que ce que les prophètes ont écrit fût accompli.

 

Alors les disciples l’abandonnant, s’enfuirent tous.

 

Ces gens s’étant donc saisis de Jésus, l’emmenèrent chez Caïphe, qui était grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient assemblés.

Or Pierre le suivait de loin jusqu’à la cour de la maison du grand prêtre ; et étant entré, il s’assit avec les gens pour voir la fin de tout ceci.

Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mourir ; et ils n’en trouvèrent point qui fût suffisant, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés.

Enfin il vint deux faux témoins, qui dirent : Celui-ci a dit, je puis détruire le Temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

Alors le grand prêtre se levant, lui dit : Vous ne répondez rien à ce que ceux-ci déposent contre vous ?

Mais Jésus demeurait dans le silence.

Et le grand prêtre lui dit : Je vous commande par le Dieu vivant, de nous dire, si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu.

Jésus lui répondit : Vous l’avez dit ; je le suis ;

mais je vous déclare que vous verrez un jour le Fils de l’Homme assis à la droite de la majesté de Dieu, venir sur les nuées du ciel.

Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous plus besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ; que vous en semble ?

Ils répondirent : Il a mérité la mort.

Alors on lui cracha au visage, et on le frappa à coups de poing ; et d’autres lui donnèrent des soufflets, en disant : Christ ! prophétise-nous, et dis qui est celui qui t’a frappé.

Pierre cependant était au dehors, assis dans la cour ; et une servante s’approchant, lui dit : Vous étiez aussi avec Jésus de Galilée.

Mais il le nia devant tout le monde, en disant : Je ne sais ce que vous dites.

Et lorsqu’il sortait hors de la porte pour entrer dans le vestibule, une autre servante l’ayant vu, dit à ceux qui se trouvèrent là : Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth.

Pierre le nia une seconde fois, en disant avec serment : Je ne connais point cet homme.

Peu après, ceux qui étaient là s’avançant, dirent à Pierre : Certainement vous êtes aussi de ces gens-là ; car votre langage vous fait assez connaître.

Il se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant, qu’il n’avait aucune connaissance de cet homme ;

et aussitôt le coq chanta.

Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite :

Avant que le coq chante, vous me renoncerez trois fois.

 

Étant donc sorti dehors, il pleura amèrement.

 

Le matin étant venu, tous les princes des prêtres et les sénateurs du peuple juif, tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.

Et l’ayant lié, ils l’emmenèrent, et le mirent entre les mains de Ponce Pilate, leur gouverneur.

Cependant Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit de ce qu’il avait fait ; et reportant les trente pièces d’argent aux princes des prêtres et aux sénateurs, il leur dit :

J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ils lui répondirent : Que nous importe ? c’est votre affaire.

Alors il jeta cet argent dans le Temple, et s’étant retiré, il alla se pendre.

 

Mais les princes des prêtres ayant pris l’argent, dirent : Il ne nous est pas permis de le mettre dans le trésor, parce que c’est le prix du sang.

Et ayant délibéré là-dessus, ils en achetèrent le champ d’un potier, pour la sépulture des étrangers.

C’est pour cela que ce champ est appelé encore aujourd’hui Haceldama, c’est-à-dire, le champ du sang.

Ainsi fut accomplie cette parole du prophète Jérémie : Ils ont reçu les trente pièces d’argent, qui étaient le prix de celui qui avait été mis à prix, et dont ils avaient fait le marché avec les enfants d’Israël ; et ils les ont données pour en acheter le champ d’un potier, comme le Seigneur me l’a ordonné.

 

Or Jésus fut présenté devant le gouverneur ; et le gouverneur l’interrogea en ces termes : Êtes-vous le Roi des Juifs ?

Jésus lui répondit : Vous le dites.

Et étant accusé par les princes des prêtres et les sénateurs, il ne répondit rien.

Alors Pilate lui dit : N’entendez-vous pas de combien de choses ces personnes vous accusent ?

Mais il ne répondit rien à tout ce qu’il put lui dire ; de sorte que le gouverneur en était tout étonné.

Or le gouverneur avait accoutumé au jour de la fête de Pâque, de délivrer celui des prisonniers que le peuple lui demandait ; et il y en avait alors un insigne, nommé Barabbas.

Lorsqu’ils étaient donc tous assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous délivre, de Barabbas, ou de Jésus, qui est appelé Christ ?

Car il savait bien que c’était par envie qu’on l’avait livré entre ses mains.

Cependant, lorsqu’il était assis dans son siège de justice, sa femme lui envoya dire : Ne vous embarrassez point dans l’affaire de ce juste ; car j’ai été aujourd’hui étrangement tourmentée dans un songe à cause de lui.

Mais les princes des prêtres et les sénateurs persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ?

ils lui répondirent : Barabbas.

Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ?

Ils répondirent tous : Qu’il soit crucifié.

Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ?

Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu’il soit crucifié.

Pilate voyant qu’il n’y gagnait rien, mais que le tumulte s’excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit :

Je suis innocent du sang de ce juste ; ce sera à vous à en répondre.

Et tout le peuple lui répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants.

 

Alors il leur délivra Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le remit entre leurs mains pour être crucifié.

Les soldats du gouverneur menèrent ensuite Jésus dans le prétoire ; et là ayant assemblé autour de lui toute la cohorte, ils lui ôtèrent ses habits, et le revêtirent d’un manteau d’écarlate ; puis ayant fait une couronne d’épines entrelacées, ils la lui mirent sur la tête, avec un roseau dans la main droite ; et se mettant à genoux devant lui, ils se moquaient de lui, en disant : Salut au Roi des Juifs ! Et lui crachant au visage, ils prenaient le roseau qu’il tenait, et lui en frappaient la tête.

Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent ce manteau d’écarlate ; et lui ayant remis ses habits, ils l’emmenèrent pour le crucifier.

 

Lorsqu’ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent de porter la croix de Jésus.

Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire, le lieu du Calvaire, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais en ayant goûté, il ne voulut point en boire.

Après qu’ils l’eurent crucifié, ils partagèrent entre eux ses vêtements, les jetant au sort ; afin que cette parole du prophète fût accomplie :

Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ont jeté ma robe au sort.

Et s’étant assis, ils le gardaient.

Ils mirent aussi au-dessus de sa tête le sujet de sa condamnation, écrit en ces termes : C’est Jésus Le Roi Des Juifs.

En même temps on crucifia avec lui deux voleurs, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.

Et ceux qui passaient par là le blasphémaient en branlant la tête, et lui disant :

Toi qui détruis le Temple de Dieu, et qui le rebâtis en trois jours, que ne te sauves-tu toi-même ? Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix.

Les princes des prêtres se moquaient aussi de lui, avec les scribes et les sénateurs, en disant : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même. S’il est le Roi d’Israël, qu’il descende présentement de la croix, et nous croirons en lui. Il met sa confiance en Dieu ; si donc Dieu l’aime, qu’il le délivre maintenant, puisqu’il a dit : Je suis le Fils de Dieu.

Les voleurs qui étaient crucifiés avec lui, lui faisaient aussi les mêmes reproches.

Or, depuis la sixième heure du jour jusqu’à la neuvième, toute la terre fut couverte de ténèbres.

Et sur la neuvième heure Jésus jeta un grand cri, en disant : Éli ! Éli ! lamma sabacthani ? c’est-à-dire, Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Quelques-uns de ceux qui étaient présents, l’ayant entendu crier de la sorte, disaient : Il appelle Élie.

Et aussitôt l’un d’eux courut emplir une éponge de vinaigre ; et l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui présenta à boire.

Les autres disaient : Attendez, voyons si Élie viendra le délivrer.

Mais Jésus jetant encore un grand cri, rendit l’esprit.

 

En même temps le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla ; les pierres se fendirent ; les sépulcres s’ouvrirent ; et plusieurs corps des saints, qui étaient dans le sommeil de la mort, ressuscitèrent ; et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent en la ville sainte, et furent vus de plusieurs personnes.

Le centenier, et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui se passait, furent saisis d’une extrême crainte, et dirent :

Cet homme était vraiment Fils de Dieu.

Il y avait là aussi plusieurs femmes qui se tenaient éloignées, et qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, ayant soin de l’assister ; entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

 

Sur le soir, un homme riche, de la ville d’Arimathie, nommé Joseph, qui était aussi disciple de Jésus, vint trouver Pilate, et lui ayant demandé le corps de Jésus, Pilate commanda qu’on le lui donnât.

Joseph ayant donc pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc, le mit dans son sépulcre, qui n’avait point encore servi, et qu’il avait fait tailler dans le roc ;

et après avoir roulé une grande pierre jusqu’à l’entrée du sépulcre, il se retira.

Marie-Magdeleine et l’autre Marie étaient là, se tenant assises auprès du sépulcre.

 

Le lendemain, qui était le jour d’après celui qui est appelé la préparation du sabbat, les princes des prêtres et les pharisiens s’étant assemblés, vinrent trouver Pilate, et lui dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu’il était encore en vie : Je ressusciterai trois jours après ma mort. Commandez donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent dérober son corps, et ne disent au peuple : Il est ressuscité d’entre les morts. Et ainsi la dernière erreur serait pire que la première.

Pilate leur dit : Vous avez des gardes ; allez, faites-le garder comme vous l’entendrez.

Ils s’en allèrent donc, et pour s’assurer du sépulcre, ils en scellèrent la pierre, et y mirent des gardes.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Crucifixion, Giotto

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 04:00

 

L'entrée de Jésus à Jérusalem, Giotto

Dimanche des Rameaux

 

Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, près de la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, et leur dit :

Allez à ce village qui est devant vous, et vous y trouverez en arrivant une ânesse liée, et son ânon auprès d’elle ; déliez-la, et me l’amenez.

Si quelqu’un vous dit quelque chose, dites-lui que le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les laissera emmener.

 

Or tout ceci se fit afin que cette parole du prophète fût accomplie :

Dites à la fille de Sion : Voici votre Roi qui vient à vous, plein de douceur, monté sur une ânesse, et sur l’ânon de celle qui est sous le joug.

 

Les disciples s’en allèrent donc, et firent ce que Jésus leur avait commandé.

Et ayant amené l’ânesse et l’ânon, ils les couvrirent de leurs vêtements, et le firent monter dessus.

Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait ;

et tous ensemble, tant ceux qui allaient devant lui, que ceux qui le suivaient, criaient :

Hosanna, salut et gloire, au Fils de David !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Hosanna, salut et gloire, lui soit au plus haut des cieux !

 

Lorsqu’il fut entré dans Jérusalem, toute la ville en fut émue, et chacun demandait : Qui est celui-ci ?

Mais ces peuples qui l’accompagnaient, disaient : C’est Jésus le prophète, qui est de Nazareth en Galilée.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

Dimanche des Rameaux
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 04:00

Cette Marie était celle qui répandit sur le Seigneur une huile de parfum, et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et Lazare, qui était alors malade, était son frère.

Ses sœurs envoyèrent donc dire à Jésus : Seigneur ! celui que vous aimez est malade.

Ce que Jésus ayant entendu, il dit : Cette maladie ne va point à la mort ; mais elle n’est que pour la gloire de Dieu, et afin que le Fils de Dieu en soit glorifié.

Or Jésus aimait Marthe, et Marie, sa sœur, et Lazare.

 

Ayant donc entendu dire qu’il était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était ; et il dit ensuite à ses disciples : Retournons en Judée.

Ses disciples lui dirent : Maître ! il n’y a qu’un moment que les Juifs voulaient vous lapider, et vous parlez déjà de retourner parmi eux ?

Jésus leur répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Celui qui marche durant le jour, ne se heurte point, parce qu’il voit la lumière de ce monde ;

mais celui qui marche la nuit, se heurte, parce qu’il n’a point de lumière.

 

Il leur parla de la sorte, et ensuite il leur dit : Notre ami Lazare dort ; mais je m’en vais le réveiller.

Ses disciples lui répondirent : Seigneur ! s’il dort, il sera guéri.

Mais Jésus entendait parler de sa mort ; au lieu qu’ils crurent qu’il leur parlait du sommeil ordinaire.

Jésus leur dit donc alors clairement : Lazare est mort ; et je me réjouis pour vous de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez.

Mais allons à lui.

Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : Allons aussi nous autres, afin de mourir avec lui.

 

Jésus étant arrivé, trouva qu’il y avait déjà quatre jours que Lazare était dans le tombeau.

Et comme Béthanie n’était éloignée de Jérusalem que d’environ quinze stades,

il y avait quantité de Juifs qui étaient venus voir Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.

 

Marthe ayant donc appris que Jésus venait, alla au-devant de lui, et Marie demeura dans la maison.

Alors Marthe dit à Jésus : Seigneur ! si vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort ;

mais je sais que présentement même Dieu vous accordera tout ce que vous lui demanderez.

Jésus lui répondit : Votre frère ressuscitera.

Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection qui se fera au dernier jour.

Jésus lui répartit : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand il serait mort, vivra.

Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point à jamais.

Croyez-vous cela ?

Elle lui répondit : Oui, Seigneur ! je crois que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, qui êtes venu dans ce monde.

 

Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla, et appela secrètement Marie, sa sœur, en lui disant : Le Maître est venu, et il vous demande.

Ce qu’elle n’eut pas plutôt entendu, qu’elle se leva, et vint le trouver.

Car Jésus n’était pas encore entré dans le bourg ; mais il était au même lieu où Marthe l’avait rencontré.

Cependant les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison, et qui la consolaient, ayant vu qu’elle s’était levée si promptement, et qu’elle était sortie, la suivirent, en disant : Elle s’en va au sépulcre, pour y pleurer.

 

Lorsque Marie fut venue au lieu où était Jésus, l’ayant vu, elle se jeta à ses pieds, et lui dit : Seigneur ! si vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort.

Jésus voyant qu’elle pleurait, et que les Juifs qui étaient venus avec elle pleuraient aussi, frémit en son esprit, et se troubla lui-même ; et il leur dit :

Où l’avez-vous mis ?

Ils lui répondirent : Seigneur ! venez et voyez.

Alors Jésus pleura.

Et les Juifs dirent entre eux : Voyez comme il l’aimait.

Mais il y en eut aussi quelques-uns qui dirent : Ne pouvait-il pas empêcher qu’il ne mourût, lui qui a ouvert les yeux à un aveugle-né ?

 

Jésus frémissant donc de nouveau en lui-même, vint au sépulcre (c’était une grotte, et on avait mis une pierre par-dessus).

Jésus leur dit : Ôtez la pierre.

Marthe, qui était sœur du mort, lui dit : Seigneur ! il sent déjà mauvais ; car il y a quatre jours qu’il est là.

Jésus lui répondit : Ne vous ai-je pas dit, que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu ?

Ils ôtèrent donc la pierre ; et Jésus levant les yeux en haut, dit ces paroles :

Mon Père ! je vous rends grâces de ce que vous m’avez exaucé.

Pour moi, je savais que vous m’exaucez toujours ; mais je dis ceci pour ce peuple qui m’environne, afin qu’ils croient que c’est vous qui m’avez envoyé.

 

Ayant dit ces mots, il cria d’une voix forte : Lazare, sortez dehors.

Et à l’heure même le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge.

Alors Jésus leur dit : Déliez-le, et le laissez aller.

Plusieurs donc d’entre les Juifs, qui étaient venus voir Marie et Marthe, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

Il y avait un homme malade nommé Lazare qui était du bourg de Béthanie où demeuraient Marie et Marthe sa sœur

La résurrection de Lazare, Giotto

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 04:00

et ses disciples lui firent cette demande :

Maître ! est-ce le péché de cet homme, ou le péché de ceux qui l’ont mis au monde, qui est cause qu’il est né aveugle ?

 

Jésus leur répondit :

Ce n’est point qu’il ait péché, ni ceux qui l’ont mis au monde 

mais c’est afin que les œuvres de la puissance de Dieu éclatent en lui.

 

Il faut que je fasse les œuvres de celui qui m’a envoyé, pendant qu’il est jour

la nuit vient, dans laquelle personne ne peut agir.

Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.

 

 

Après avoir dit cela

il cracha à terre, et ayant fait de la boue avec sa salive, il oignit de cette boue les yeux de l’aveugle

et lui dit :

Allez vous laver dans la piscine de Siloé (qui signifie Envoyé).

 

Il y alla donc, il s’y lava, et il en revint voyant clair.

 

Ses voisins, et ceux qui l’avaient vu auparavant demander l’aumône, disaient :

N’est-ce pas là celui qui était assis, et qui demandait l’aumône ?

Les uns répondaient :

c’est lui.

D’autres disaient :

non, c’en est un qui lui ressemble.

Mais il leur disait :

c’est moi-même.

 

Ils lui dirent donc :

Comment vos yeux se sont-ils ouverts ?

Il leur répondit :

Cet homme qu’on appelle Jésus, a fait de la boue, et en a oint mes yeux, et il m’a dit :

Allez à la piscine de Siloé, et vous y lavez.

J’y ai été, je m’y suis lavé, et je vois.

Ils lui dirent :

Où est-il ?

Il leur répondit :

Je ne sais.

 

Alors ils amenèrent aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle.

Or c’était le jour du sabbat que Jésus avait fait cette boue, et lui avait ouvert les yeux.

Les pharisiens l’interrogèrent donc aussi eux-mêmes, pour savoir comment il avait recouvré la vue.

 

Et il leur dit :

Il m’a mis de la boue sur les yeux ; je me suis lavé, et je vois.

 

Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent :

Cet homme n’est point envoyé de Dieu, puisqu’il ne garde point le sabbat.

Mais d’autres disaient :

Comment un méchant homme pourrait-il faire de tels prodiges ?

Et il y avait sur cela de la division entre eux.

 

Ils dirent donc de nouveau à l’aveugle :

Et toi, que dis-tu de cet homme qui t’a ouvert les yeux ?

Il répondit :

Je dis que c’est un prophète.

 

Mais les Juifs ne crurent point que cet homme eût été aveugle, et qu’il eût recouvré la vue,

jusqu’à ce qu’ils eussent fait venir son père et sa mère, qu’ils interrogèrent, en leur disant :

Est-ce là votre fils que vous dites être né aveugle ?

Comment donc voit-il maintenant ?

 

Le père et la mère leur répondirent :

Nous savons que c’est là notre fils, et qu’il est né aveugle 

mais nous ne savons comment il voit maintenant

et nous ne savons pas non plus qui lui a ouvert les yeux.

Interrogez-le, il a de l’âge ; qu’il réponde pour lui-même.

 

Son père et sa mère parlaient de la sorte parce qu’ils craignaient les Juifs 

car les Juifs avaient déjà résolu ensemble, que quiconque reconnaîtrait Jésus pour être le Christ, serait chassé de la synagogue.

Ce fut ce qui obligea le père et la mère de répondre : Il a de l’âge, interrogez-le lui-même.

 

Il appelèrent donc une seconde fois cet homme qui avait été aveugle, et lui dirent :

Rends gloire à Dieu ; nous savons que cet homme est un pécheur.

Il leur répondit :

Si c’est un pécheur, je n’en sais rien 

tout ce que je sais, c’est que j’étais aveugle, et que je vois maintenant.

Ils lui dirent encore :

Que t’a-t-il fait ?

et comment t’a-t-il ouvert les yeux ?

Il leur répondit :

Je vous l’ai déjà dit, et vous l’avez entendu : pourquoi voulez-vous l’entendre encore une fois ?

Est-ce que vous voulez devenir aussi ses disciples ?

Sur quoi ils le chargèrent d’injures, et lui dirent :

Sois toi-même son disciple ; pour nous, nous sommes disciples de Moïse.

Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais pour celui-ci, nous ne savons d’où il est.

Cet homme leur répondit :

C’est ce qui est étonnant, que vous ne sachiez d’où il est, et qu’il m’ait ouvert les yeux.

Or nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs

mais si quelqu’un honore, et qu’il fasse sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce.

Depuis que le monde est, on n’a jamais entendu dire que personne ait ouvert les yeux à un aveugle-né.

Si cet homme n’était point envoyé de Dieu, il ne pourrait rien faire de tout ce qu’il fait.

Ils lui répondirent :

Tu n’es que péché dès le ventre de ta mère, et tu veux nous enseigner !

 

Et ils le chassèrent.

 

 Jésus apprit qu’ils l’avaient ainsi chassé 

et l’ayant rencontré, il lui dit :

Croyez-vous au Fils de Dieu ?

Il lui répondit :

Qui est-il, Seigneur ! afin que je croie en lui ?

Jésus lui dit :

Vous l’avez vu, et c’est celui-là même qui vous parle.

Il lui répondit :

Je crois, Seigneur !

 

Et se prosternant, il l’adora.

 

Et Jésus ajouta :

Je suis venu dans ce monde pour exercer un jugement

afin que ceux qui ne voient point voient

et que ceux qui voient deviennent aveugles.

 

Quelques pharisiens qui étaient avec lui, entendirent ces paroles

et lui dirent :

Sommes-nous donc aussi des aveugles ?

Jésus leur répondit :

Si vous étiez aveugles, vous n’auriez point de péché

mais maintenant vous dites que vous voyez ; et c’est pour cela que votre péché demeure en vous.

 

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

Lorsque Jésus passait il vit un homme qui était aveugle dès sa naissance

Jésus ouvre les yeux d'un homme né aveugle, Duccio di Buoninsegna

 

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 05:00

 

Comme Élisabeth était dans son sixième mois

l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu en une ville de Galilée

appelée Nazareth

à une vierge qu’un homme de la maison de David

nommé Joseph

avait épousée

et cette vierge s’appelait Marie.

 

L’ange étant entré où elle était, lui dit 

Je vous salue, ô pleine de grâce 

le Seigneur est avec vous

vous êtes bénie entre toutes les femmes.

 

Mais elle l’ayant entendu

fut troublée de ses paroles

et elle pensait en elle-même

quelle pouvait être cette salutation.

 

L’ange lui dit 

Ne craignez point, Marie 

car vous avez trouvé grâce devant Dieu.

 

Vous concevrez dans votre sein

et vous enfanterez un fils

à qui vous donnerez le nom de Jésus.

 

Il sera grand

et sera appelé le Fils du Très-Haut

le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père

il régnera éternellement sur la maison de Jacob 

et son règne n’aura point de fin.

 

Alors Marie dit à l’ange 

Comment cela se fera-t-il 

car je ne connais point d’homme.

 

L’ange lui répondit :

Le Saint-Esprit surviendra en vous

et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre

c’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous

sera appelé le Fils de Dieu.

 

Et sachez qu’Élisabeth, votre cousine

a conçu aussi elle-même un fils dans sa vieillesse

et que c’est ici le sixième mois de la grossesse

de celle qui est appelée stérile

parce qu’il n’y a rien d’impossible à Dieu.

 

 

Alors Marie lui dit 

Voici la servante du Seigneur

qu’il me soit fait selon votre parole.

 

 

Ainsi l’ange se sépara d’elle.

 

 

 

ÉVANGILE DE SAINT LUC

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

Annonciation du Seigneur

L'Annonciation, Jan de Beer

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 05:00

 

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

 

Quant à la naissance de Jésus Christ, elle arriva de cette sorte :

Marie, sa mère, ayant épousé Joseph, fut reconnue grosse, ayant conçu dans son sein, par l’opération du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent été ensemble.

Or Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas la déshonorer, résolut de la renvoyer secrètement.

Mais lorsqu’il était dans cette pensée, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit :

Joseph, fils de David, ne craignez point de prendre avec vous Marie, votre femme ;

car ce qui est né dans elle, a été formé par le Saint-Esprit ;

et elle enfantera un fils, à qui vous donnerez le nom de Jésus, c’est-à-dire, Sauveur ;

parce que ce sera lui qui sauvera son peuple, en le délivrant de ses péchés.

 

Joseph s’étant donc éveillé, fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et prit sa femme avec lui.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

Saint Joseph

Le songe de Saint Joseph, Georges de La Tour, Musée des Beaux-Arts de Nantes

 

 

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