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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

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Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


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Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

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SALVE REGINA

14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 04:00

 

Jésus s’en alla avec ses disciples au delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples.

Judas qui le trahissait, connaissait aussi ce lieu-là ; parce que Jésus y avait souvent été avec ses disciples.

 

Judas ayant donc pris avec lui une compagnie de soldats, et des gens envoyés par les princes des prêtres et par les pharisiens, il vint en ce lieu avec des lanternes, des flambeaux et des armes.

Mais Jésus, qui savait tout ce qui devait lui arriver, vint au-devant d’eux, et leur dit : Qui cherchez-vous ?

Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth.

Jésus leur dit : C’est moi.

Or Judas qui le trahissait, était aussi là présent avec eux.

Lors donc que Jésus leur eut dit, C’est moi ; ils reculèrent, et tombèrent par terre.

Il leur demanda encore une fois : Qui cherchez-vous ?

Et ils lui dirent : Jésus de Nazareth.

Jésus leur répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si c’est donc moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.

 

Afin que cette parole qu’il avait dite, fût accomplie : Je n’ai perdu aucun de ceux que vous m’avez donnés.

 

Alors Simon-Pierre qui avait une épée, la tira, en frappa un des gens du grand prêtre, et lui coupa l’oreille droite ; et cet homme s’appelait Malchus.

Mais Jésus dit à Pierre : Remettez votre épée dans le fourreau ; ne faut-il pas que je boive le calice que mon Père m’a donné ?

Les soldats et leur capitaine, avec les gens envoyés par les Juifs, prirent donc Jésus, et le lièrent ; et ils l’amenèrent premièrement chez Anne, parce qu’il était beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.

 

Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : qu’il était avantageux qu’un seul homme mourût pour tout le peuple.

 

Cependant Simon-Pierre suivit Jésus, comme aussi un autre disciple qui, étant connu du grand prêtre, entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre ; mais Pierre demeura dehors à la porte. Alors cet autre disciple qui était connu du grand prêtre, sortit, et parla à la portière, qui fit entrer Pierre.

Cette servante qui gardait la porte, dit donc à Pierre : N’êtes-vous pas aussi des disciples de cet homme ?

Il lui répondit : Je n’en suis point.

Les serviteurs et les gens qui avaient pris Jésus, étaient auprès du feu, où ils se chauffaient, parce qu’il faisait froid ; et Pierre était aussi avec eux, et se chauffait.

 

Cependant le grand prêtre interrogea Jésus touchant ses disciples et touchant sa doctrine.

Jésus lui répondit : J’ai parlé publiquement à tout le monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent ; et je n’ai rien dit en secret. Pourquoi donc m’interrogez-vous ? Interrogez ceux qui m’ont entendu, pour savoir ce que je leur ai dit. Ce sont ceux-là qui savent ce que j’ai enseigné.

Comme il eut dit cela, un des officiers qui était là présent, donna un soufflet à Jésus, en lui disant : Est-ce ainsi que vous répondez au grand prêtre ?

Jésus lui répondit : Si j’ai mal parlé, faites voir le mal que j’ai dit ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappez-vous ?

 

Anne l’envoya donc alors lié à Caïphe, le grand prêtre.

 

Cependant Simon-Pierre était debout près du feu, et se chauffait.

Quelques-uns donc lui dirent : N’êtes-vous pas aussi de ses disciples.

Il le nia, en disant : Je n’en suis point.

Alors un des gens du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit : Ne vous ai-je pas vu dans le jardin avec cet homme ?

Pierre le nia encore une fois ;

et le coq chanta aussitôt.

 

 

Ils menèrent donc ensuite Jésus de chez Caïphe au prétoire.

C’était le matin ; et pour eux, ils n’entrèrent point dans le prétoire, afin de ne se pas souiller, et de pouvoir manger la Pâque.

Pilate vint donc les trouver dehors, et leur dit : Quel est le crime dont vous accusez cet homme ?

Ils lui répondirent : Si ce n’était point un méchant, nous ne vous l’aurions pas livré entre les mains.

Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et le jugez selon votre loi.

Mais les Juifs lui répondirent : Il ne nous est pas permis de faire mourir personne ;

afin que ce que Jésus avait dit, lorsqu’il avait marqué de quelle mort il devait mourir, fût accompli.

 

Pilate étant donc rentré dans le palais, et ayant fait venir Jésus, lui dit : Êtes-vous le Roi des Juifs ?

Jésus lui répondit : Dites-vous cela de vous-même, ou si d’autres vous l’ont dit de moi ?

Pilate lui répliqua : Est-ce que je suis Juif ? Ceux de votre nation et les princes des prêtres vous ont livré entre mes mains : qu’avez-vous fait ?

Jésus lui répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour m’empêcher de tomber entre les mains des Juifs ; mais mon royaume n’est point d’ici.

Pilate lui dit alors : Vous êtes donc Roi ?

Jésus lui repartit : Vous le dites ; je suis Roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité, écoute ma voix.

Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ?

 

Et ayant dit ces mots, il sortit encore pour aller vers les Juifs, et leur dit : Je ne trouve aucun crime en cet homme.

Mais comme c’est la coutume que je vous délivre un criminel à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous délivre le Roi des Juifs ?

Alors ils se mirent de nouveau à crier tous ensemble : Nous ne voulons point celui-ci, mais Barabbas.

Or Barabbas était un voleur.

Pilate prit donc alors Jésus, et le fit fouetter.

Et les soldats ayant fait une couronne d’épines entrelacées, la lui mirent sur la tête, et le revêtirent d’un manteau d’écarlate.

Puis ils venaient lui dire : Salut au Roi des Juifs !

Et ils lui donnaient des soufflets.

Pilate sortit donc encore une fois hors du palais, et dit aux Juifs : Voici que je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime.

Jésus sortit donc, portant une couronne d’épines et un manteau d’écarlate ;

et Pilate leur dit : Voici l’homme !

 

Les princes des prêtres et leurs gens l’ayant vu, se mirent à crier, en disant : Crucifiez-le ! crucifiez-le !

Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes, et le crucifiez ; car pour moi, je ne trouve en lui aucun crime.

Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon notre loi il doit mourir ; parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.

Pilate ayant donc entendu ces paroles, craignit encore davantage ; et étant rentré dans le prétoire, il dit à Jésus : D’où êtes-vous ?

Mais Jésus ne lui fit aucune réponse.

Alors Pilate lui dit : Vous ne me parlez point ? Ne savez-vous pas que j’ai le pouvoir de vous faire attacher à une croix, et que j’ai le pouvoir de vous délivrer ?

Jésus lui répondit : Vous n’auriez aucun pouvoir sur moi, s’il ne vous avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à vous, est coupable d’un plus grand péché.

Depuis cela Pilate cherchait un moyen de le délivrer.

Mais les Juifs criaient : Si vous délivrez cet homme, vous n’êtes point ami de César : car quiconque se fait roi, se déclare contre César.

Pilate ayant entendu ce discours, mena Jésus hors du prétoire, et s’assit dans son tribunal, au lieu appelé en grec, Lithostrotos, et en hébreu, Gabbatha.

C’était le jour de la préparation de la Pâque, et il était environ la sixième heure ;

et il dit aux Juifs : Voilà votre Roi !

Mais ils se mirent à crier : Ôtez-le, ôtez-le du monde ! crucifiez-le !

Pilate leur dit : Crucifierai-je votre Roi ?

Les princes des prêtres lui répondirent : Nous n’avons point d’autre roi que César.

 

Alors donc il le leur abandonna pour être crucifié.

 

Ainsi ils prirent Jésus, et l’emmenèrent.

Et portant sa croix, il vint au lieu appelé le Calvaire, qui se nomme en hébreu, Golgotha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu.

Pilate fit aussi une inscription, qu’il fit mettre au haut de la croix, où étaient écrits ces mots :

Jésus de Nazareth Roi des Juifs.

Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus avait été crucifié était proche de la ville ; et cette inscription était en hébreu, en grec et en latin.

Les princes des prêtres dirent donc à Pilate : Ne mettez pas, Roi des Juifs ; mais qu’il s’est dit Roi des Juifs.

Pilate leur répondit : Ce qui est écrit, est écrit.

 

Les soldats ayant crucifié Jésus, prirent ses vêtements et les divisèrent en quatre parts, une pour chaque soldat.

Ils prirent aussi la tunique ; et comme elle était sans couture, et d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas, ils dirent entre eux : Ne la coupons point, mais jetons au sort à qui l’aura ;

afin que cette parole de l’Écriture fût accomplie : Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ils ont jeté ma robe au sort.

Voilà ce que firent les soldats.

 

Cependant la mère de Jésus, et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Magdeleine, se tenaient auprès de sa croix.

Jésus ayant donc vu sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà votre fils.

Puis il dit au disciple : Voilà votre mère.

Et depuis cette heure-là, ce disciple la prit chez lui.

 

Après cela Jésus sachant que toutes choses étaient accomplies ; afin qu’une parole de l'Écriture s’accomplît encore, il dit : J’ai soif.

Et comme il y avait là un vase plein de vinaigre, les soldats en emplirent une éponge, et l’environnant d’hysope, la lui présentèrent à la bouche.

Jésus ayant donc pris le vinaigre, dit : Tout est accompli.

Et baissant la tête, il rendit l’esprit.

 

 

 

Or, de peur que les corps ne demeurassent à la croix le jour du sabbat, parce que c’en était la veille et la préparation, et que ce jour du sabbat était une grande fête, les Juifs prièrent Pilate de leur faire rompre les jambes, et de les faire ôter de là.

Il vint donc des soldats qui rompirent les jambes au premier, et de même à l’autre qu’on avait crucifié avec lui.

Puis étant venus à Jésus, et voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance ; et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

 

Celui qui l’a vu, en rend témoignage, et son témoignage est véritable, et il sait qu’il dit vrai, afin que vous le croyiez aussi.

Car ces choses ont été faites afin que cette parole de l’Écriture fût accomplie : Vous ne briserez aucun de ses os.

Il est dit encore dans un autre endroit de l’Écriture : Ils verront celui qu’ils ont percé.

 

Après cela Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret, parce qu’il craignait les Juifs, demanda à Pilate qu’il lui permît d’enlever le corps de Jésus ;

et Pilate le lui ayant permis, il vint et enleva le corps de Jésus.

Nicodème, qui était venu trouver Jésus la première fois durant la nuit, y vint aussi, avec environ cent livres d’une composition de myrrhe et d’aloès ; et ayant pris le corps de Jésus, ils l’enveloppèrent dans des linceuls avec des aromates, selon la manière d’ensevelir qui est en usage parmi les Juifs.

Or il y avait au lieu où il avait été crucifié un jardin, et dans ce jardin un sépulcre tout neuf, où personne n’avait encore été mis.

 

Comme donc c’était le jour de la préparation du grand jour du sabbat des Juifs, et que ce sépulcre était proche, ils y mirent Jésus.

 

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

Vendredi Saint - Passion de Notre Seigneur Jésus Christ

Lamentation, Giotto

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 04:00

 

Le lavement des pieds, Giotto

 jeudi saint - ayant versé de l’eau dans un bassin il commença à laver les pieds de ses disciples

Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père ;

comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin.

 

Et après le souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le trahir ;

Jésus qui savait que son Père lui avait mis toutes choses entre les mains, qu’il était sorti de Dieu, et qu’il s’en retournait à Dieu,

se leva de table, quitta ses vêtements, et ayant pris un linge, il le mit autour de lui.

 

Puis ayant versé de l’eau dans un bassin, il commença à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de lui.

 

Il vint donc à Simon-Pierre, qui lui dit : Quoi, Seigneur ! vous me laveriez les pieds ?

Jésus lui répondit : Vous ne savez pas maintenant ce que je fais ; mais vous le saurez ensuite.

Pierre lui dit : Vous ne me laverez jamais les pieds.

Jésus lui répartit : Si je ne vous lave, vous n’aurez point de part avec moi.

Alors Simon-Pierre lui dit : Seigneur ! non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête.

Jésus lui dit : Celui qui a été déjà lavé, n’a plus besoin que de se laver les pieds, et il est pur dans tout le reste ;

et pour vous aussi, vous êtes purs, mais non pas tous.

Car il savait qui était celui qui devait le trahir ;

et c’est pour cela qu’il dit : Vous n’êtes pas tous purs.

 

Après donc qu’il leur eut lavé les pieds, il reprit ses vêtements ; et s’étant remis à table, il leur dit : Savez-vous ce que je viens de vous faire ?

Vous m’appelez votre Maître et votre Seigneur : et vous avez raison ; car je le suis.

Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres ;

car je vous ai donné l’exemple ; afin que ce que je vous ai fait, vous le fassiez aussi vous autres.

 

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 04:00

Jésus dit à ses disciples : Vous savez que la Pâque se fera dans deux jours ; et le Fils de l’Homme sera livré pour être crucifié.

 

 

Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, alla trouver les princes des prêtres, et leur dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ?

Et ils convinrent de lui donner trente pièces d’argent.

Depuis ce temps-la il cherchait une occasion favorable pour le livrer entre leurs mains.

 

Or, le premier jour des azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : Où voulez-vous que nous vous préparions ce qu’il faut pour manger la Pâque ?

Jésus leur répondit : Allez dans la ville chez un tel, et lui dites, Le Maître vous envoie dire : Mon temps est proche ; je viens faire la Pâque chez vous avec mes disciples.

Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et préparèrent ce qu’il fallait pour la Pâque.

 

Le soir étant donc venu, il se mit à table avec ses douze disciples.

Et lorsqu’ils mangeaient, il leur dit : Je vous dis en vérité, que l’un de vous me trahira.

Ce qui leur ayant causé une grande tristesse, chacun d’eux commença à lui dire : Serait-ce moi, Seigneur ?

Il leur répondit : Celui qui met la main au plat avec moi, est celui qui me trahira.

Pour ce qui est du Fils de l’Homme, il s’en va selon ce qui a été écrit de lui ; mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’Homme sera trahi !

il vaudrait mieux pour lui qu’il ne fût jamais né.

Judas, qui fut celui qui le trahit, prenant la parole, lui dit : Maître ! est-ce moi ?

Jésus lui répondit : Vous l’avez dit.

 

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

mercredi saint - serait-ce moi Seigneur ?

La trahison de Judas, Giotto

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 17:30

Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père ; comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin. Et après le souper, le diable ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le trahir, Jésus qui savait que son Père lui avait mis toutes choses entre les mains, qu’il était sorti de Dieu, et qu’il s’en retournait à Dieu, se leva de table, quitta ses vêtements, et ayant pris un linge, il le mit autour de lui. Puis ayant versé de l’eau dans un bassin, il commença à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge qu’il avait autour de lui.

 

Jésus ayant fait ces choses, se troubla en son esprit, et parla ouvertement, en disant :

En vérité, en vérité je vous le dis, un d’entre vous me trahira.

Les disciples se regardaient donc l’un l’autre, ne sachant de qui il parlait.

Mais l’un d’eux que Jésus aimait, étant couché sur le sein de Jésus, Simon-Pierre lui fit signe de s’enquérir, qui était celui dont Jésus parlait.

Ce disciple se reposant donc sur le sein de Jésus, lui dit : Seigneur ! qui est-ce ?

Jésus lui répondit : C’est celui à qui je présenterai du pain que j’aurai trempé.

Et ayant trempé du pain, il le donna à Judas Iscariote, fils de Simon.

 

Et quand il eut pris ce morceau, Satan entra en lui.

Et Jésus lui dit : Faites au plus tôt ce que vous faites.

 

Mais nul de ceux qui étaient à table, ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.

Car quelques-uns pensaient qu’à cause que Judas avait la bourse, Jésus avait voulu lui dire : Achetez-nous ce qui nous est nécessaire pour la fête ;

ou qu’il lui donnait ses ordres pour distribuer quelque chose aux pauvres.

 

Judas ayant donc reçu ce morceau, sortit aussitôt ;

et il était nuit.

 

Après qu’il fut sorti, Jésus dit : Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.

Si Dieu est glorifié en lui, Dieu le glorifiera aussi en lui-même ; et c’est bientôt qu’il le glorifiera.

Mes petits enfants, je n’ai plus que peu de temps à être avec vous. Vous me chercherez ; et comme j’ai dit aux Juifs, qu’ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi à vous-mêmes présentement.

Je vous fais un commandement nouveau, qui est, que vous vous aimiez les uns les autres, et que vous vous entr’aimiez comme je vous ai aimés.

C’est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

 

Simon-Pierre lui dit : Seigneur ! où allez-vous ?

Jésus lui répondit : Vous ne pouvez maintenant me suivre où je vais ; mais vous me suivrez après.

Pierre lui dit : Pourquoi ne puis-je pas vous suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour vous.

Jésus lui repartit : Vous donnerez votre vie pour moi !

En vérité, en vérité je vous le dis : le coq ne chantera point, que vous ne m’ayez renoncé trois fois.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

mardi saint  - et il était nuit

La Cène, Giotto

 

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:00

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était mort Lazare qu’il avait ressuscité.

On lui apprêta là à souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui.

 

Mais Marie ayant pris une livre d’huile de parfum de vrai nard, qui était de grand prix, elle le répandit sur les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ;

et toute la maison fut remplie de l’odeur de ce parfum.

 

Alors l’un de ses disciples, savoir, Judas Iscariote, qui devait le trahir, dit : pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, qu’on aurait donnés aux pauvres ?

Il disait ceci, non qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était larron, et qu’ayant la bourse, il portait l’argent qu’on y mettait.

Mais Jésus dit : Laissez-la faire, parce qu’elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.

Car vous avez toujours des pauvres parmi vous ; mais pour moi, vous ne m’aurez pas toujours.

 

Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mais les princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare ; parce que beaucoup de Juifs se retiraient d’avec eux à cause de lui, et croyaient en Jésus.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT JEAN

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 lundi saint - six jours avant la Pâque Jésus vint à Béthanie

Lamentation, Fra Bartolomeo

 

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:00

 

Alors un des douze, appelé Judas Iscariote, alla trouver les princes des prêtres, et leur dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ?

Et ils convinrent de lui donner trente pièces d’argent.

Depuis ce temps-la il cherchait une occasion favorable pour le livrer entre leurs mains.

 

Or, le premier jour des azymes, les disciples vinrent trouver Jésus, et lui dirent : Où voulez-vous que nous vous préparions ce qu’il faut pour manger la Pâque ?

Jésus leur répondit : Allez dans la ville chez un tel, et lui dites, le Maître vous envoie dire : Mon temps est proche ; je viens faire la Pâque chez vous avec mes disciples.

Les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé, et préparèrent ce qu’il fallait pour la Pâque.

 

Le soir étant donc venu, il se mit à table avec ses douze disciples.

Et lorsqu’ils mangeaient, il leur dit : Je vous dis en vérité, que l’un de vous me trahira.

Ce qui leur ayant causé une grande tristesse, chacun d’eux commença à lui dire : Serait-ce moi, Seigneur ?

Il leur répondit : Celui qui met la main au plat avec moi, est celui qui me trahira.

Pour ce qui est du Fils de l’Homme, il s’en va selon ce qui a été écrit de lui ;

mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’Homme sera trahi ! il vaudrait mieux pour lui qu’il ne fût jamais né.

Judas, qui fut celui qui le trahit, prenant la parole, lui dit : Maître ! est-ce moi ?

Jésus lui répondit : Vous l’avez dit.

 

Or, pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain ; et l’ayant bénit il le rompit, et le donna à ses disciples, en disant :

Prenez, et mangez ; ceci est mon corps.

Et prenant le calice, il rendit grâces, et le leur donna, en disant :

Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Or je vous dis, que je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’à ce jour auquel je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Et ayant chanté le cantique d’action de grâces, ils s’en allèrent à la montagne des Oliviers.

 

Alors Jésus leur dit : Je vous serai à tous cette nuit une occasion de scandale ; car il est écrit : Je frapperai le Pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées.

Mais après que je serai ressuscité, j’irai avant vous en Galilée.

Pierre lui répondit : Quand vous seriez pour tous les autres un sujet de scandale, vous ne le serez jamais pour moi.

Jésus lui repartit : Je vous dis en vérité, qu’en cette même nuit, avant que le coq chante, vous me renoncerez trois fois.

Mais Pierre lui dit : Quand il me faudrait mourir avec vous, je ne vous renoncerai point.

Et tous les autres disciples dirent aussi la même chose.

 

Alors Jésus arriva avec eux en un lieu appelé Gethsémani ; et il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’en irai là pour prier.

Et ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à s’attrister, et à être dans une grande affliction.

Alors il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi.

Et s’en allant un peu plus loin, il se prosterna le visage contre terre, priant, et disant :

Mon Père ! s’il est possible, faites que ce calice s’éloigne de moi ; néanmoins qu’il en soit, non comme je le veux, mais comme vous le voulez.

Il vint ensuite vers ses disciples, et les ayant trouvés endormis, il dit à Pierre : Quoi ! vous n’avez pu veiller une heure avec moi ?

Veillez et priez, afin que vous ne tombiez point dans la tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible.

Il s’en alla encore prier une seconde fois, en disant : Mon Père ! si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite.

Il retourna ensuite vers eux, et les trouva encore endormis, parce que leurs yeux étaient appesantis de sommeil.

Et les quittant, il s’en alla encore prier pour la troisième fois, disant les mêmes paroles.

 

Après, il vint trouver ses disciples, et leur dit : Dormez maintenant, et vous reposez !

voici l’heure qui est proche, et le Fils de l’Homme va être livré entre les mains des pécheurs.

Levez-vous, allons ; celui qui doit me trahir est près d’ici.

Il n’avait pas encore achevé ces mots, que Judas, un des douze, arriva, et avec lui une grande troupe de gens armés d’épées et de bâtons, qui avaient été envoyés par les princes des prêtres, et par les anciens du peuple.

Or celui qui le trahissait leur avait donné un signal pour le connaître, en leur disant : Celui que je baiserai, c’est celui-là même que vous cherchez : saisissez-vous de lui.

Aussitôt donc il s’approcha de Jésus, et lui dit : Maître ! je vous salue. Et il le baisa.

Jésus lui répondit : Mon ami, qu’êtes-vous venu faire ici ?

Et en même temps tous les autres s’avançant, se jetèrent sur Jésus, et se saisirent de lui.

Alors un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main sur son épée, et la tirant, en frappa un des serviteurs du grand prêtre, et lui coupa une oreille.

Mais Jésus lui dit : Remettez votre épée en son lieu ; car tous ceux qui prendront l’épée, périront par l’épée.

Croyez-vous que je ne puisse pas prier mon Père, et qu’il ne m’enverrait pas ici en même temps plus de douze légions d’anges ?

Comment donc s’accompliront les Écritures, qui déclarent que cela doit se faire ainsi ?

En même temps Jésus s’adressant à cette troupe, leur dit :

Vous êtes venus ici armés d’épées et de bâtons pour me prendre, comme si j’étais un voleur ; j’étais tous les jours assis au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez point arrêté.

Mais tout cela s’est fait afin que ce que les prophètes ont écrit fût accompli.

 

Alors les disciples l’abandonnant, s’enfuirent tous.

 

Ces gens s’étant donc saisis de Jésus, l’emmenèrent chez Caïphe, qui était grand prêtre, où les scribes et les anciens étaient assemblés.

Or Pierre le suivait de loin jusqu’à la cour de la maison du grand prêtre ; et étant entré, il s’assit avec les gens pour voir la fin de tout ceci.

Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mourir ; et ils n’en trouvèrent point qui fût suffisant, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés.

Enfin il vint deux faux témoins, qui dirent : Celui-ci a dit, je puis détruire le Temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

Alors le grand prêtre se levant, lui dit : Vous ne répondez rien à ce que ceux-ci déposent contre vous ?

Mais Jésus demeurait dans le silence.

Et le grand prêtre lui dit : Je vous commande par le Dieu vivant, de nous dire, si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu.

Jésus lui répondit : Vous l’avez dit ; je le suis ;

mais je vous déclare que vous verrez un jour le Fils de l’Homme assis à la droite de la majesté de Dieu, venir sur les nuées du ciel.

Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous plus besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ; que vous en semble ?

Ils répondirent : Il a mérité la mort.

Alors on lui cracha au visage, et on le frappa à coups de poing ; et d’autres lui donnèrent des soufflets, en disant : Christ ! prophétise-nous, et dis qui est celui qui t’a frappé.

Pierre cependant était au dehors, assis dans la cour ; et une servante s’approchant, lui dit : Vous étiez aussi avec Jésus de Galilée.

Mais il le nia devant tout le monde, en disant : Je ne sais ce que vous dites.

Et lorsqu’il sortait hors de la porte pour entrer dans le vestibule, une autre servante l’ayant vu, dit à ceux qui se trouvèrent là : Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth.

Pierre le nia une seconde fois, en disant avec serment : Je ne connais point cet homme.

Peu après, ceux qui étaient là s’avançant, dirent à Pierre : Certainement vous êtes aussi de ces gens-là ; car votre langage vous fait assez connaître.

Il se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant, qu’il n’avait aucune connaissance de cet homme ;

et aussitôt le coq chanta.

Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite :

Avant que le coq chante, vous me renoncerez trois fois.

 

Étant donc sorti dehors, il pleura amèrement.

 

Le matin étant venu, tous les princes des prêtres et les sénateurs du peuple juif, tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir.

Et l’ayant lié, ils l’emmenèrent, et le mirent entre les mains de Ponce Pilate, leur gouverneur.

Cependant Judas qui l’avait livré, voyant qu’il était condamné, se repentit de ce qu’il avait fait ; et reportant les trente pièces d’argent aux princes des prêtres et aux sénateurs, il leur dit :

J’ai péché en livrant le sang innocent.

Ils lui répondirent : Que nous importe ? c’est votre affaire.

Alors il jeta cet argent dans le Temple, et s’étant retiré, il alla se pendre.

 

Mais les princes des prêtres ayant pris l’argent, dirent : Il ne nous est pas permis de le mettre dans le trésor, parce que c’est le prix du sang.

Et ayant délibéré là-dessus, ils en achetèrent le champ d’un potier, pour la sépulture des étrangers.

C’est pour cela que ce champ est appelé encore aujourd’hui Haceldama, c’est-à-dire, le champ du sang.

Ainsi fut accomplie cette parole du prophète Jérémie : Ils ont reçu les trente pièces d’argent, qui étaient le prix de celui qui avait été mis à prix, et dont ils avaient fait le marché avec les enfants d’Israël ; et ils les ont données pour en acheter le champ d’un potier, comme le Seigneur me l’a ordonné.

 

Or Jésus fut présenté devant le gouverneur ; et le gouverneur l’interrogea en ces termes : Êtes-vous le Roi des Juifs ?

Jésus lui répondit : Vous le dites.

Et étant accusé par les princes des prêtres et les sénateurs, il ne répondit rien.

Alors Pilate lui dit : N’entendez-vous pas de combien de choses ces personnes vous accusent ?

Mais il ne répondit rien à tout ce qu’il put lui dire ; de sorte que le gouverneur en était tout étonné.

Or le gouverneur avait accoutumé au jour de la fête de Pâque, de délivrer celui des prisonniers que le peuple lui demandait ; et il y en avait alors un insigne, nommé Barabbas.

Lorsqu’ils étaient donc tous assemblés, Pilate leur dit : Lequel voulez-vous que je vous délivre, de Barabbas, ou de Jésus, qui est appelé Christ ?

Car il savait bien que c’était par envie qu’on l’avait livré entre ses mains.

Cependant, lorsqu’il était assis dans son siège de justice, sa femme lui envoya dire : Ne vous embarrassez point dans l’affaire de ce juste ; car j’ai été aujourd’hui étrangement tourmentée dans un songe à cause de lui.

Mais les princes des prêtres et les sénateurs persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.

Le gouverneur leur ayant donc dit : Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ?

ils lui répondirent : Barabbas.

Pilate leur dit : Que ferai-je donc de Jésus, qui est appelé Christ ?

Ils répondirent tous : Qu’il soit crucifié.

Le gouverneur leur dit : Mais quel mal a-t-il fait ?

Et ils se mirent à crier encore plus fort, en disant : Qu’il soit crucifié.

Pilate voyant qu’il n’y gagnait rien, mais que le tumulte s’excitait toujours de plus en plus, se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains devant le peuple, il leur dit :

Je suis innocent du sang de ce juste ; ce sera à vous à en répondre.

Et tout le peuple lui répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants.

 

Alors il leur délivra Barabbas ; et ayant fait fouetter Jésus, il le remit entre leurs mains pour être crucifié.

Les soldats du gouverneur menèrent ensuite Jésus dans le prétoire ; et là ayant assemblé autour de lui toute la cohorte, ils lui ôtèrent ses habits, et le revêtirent d’un manteau d’écarlate ; puis ayant fait une couronne d’épines entrelacées, ils la lui mirent sur la tête, avec un roseau dans la main droite ; et se mettant à genoux devant lui, ils se moquaient de lui, en disant : Salut au Roi des Juifs ! Et lui crachant au visage, ils prenaient le roseau qu’il tenait, et lui en frappaient la tête.

Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent ce manteau d’écarlate ; et lui ayant remis ses habits, ils l’emmenèrent pour le crucifier.

 

Lorsqu’ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent de porter la croix de Jésus.

Et étant arrivés au lieu appelé Golgotha, c’est-à-dire, le lieu du Calvaire, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; mais en ayant goûté, il ne voulut point en boire.

Après qu’ils l’eurent crucifié, ils partagèrent entre eux ses vêtements, les jetant au sort ; afin que cette parole du prophète fût accomplie :

Ils ont partagé entre eux mes vêtements, et ont jeté ma robe au sort.

Et s’étant assis, ils le gardaient.

Ils mirent aussi au-dessus de sa tête le sujet de sa condamnation, écrit en ces termes : C’est Jésus Le Roi Des Juifs.

En même temps on crucifia avec lui deux voleurs, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.

Et ceux qui passaient par là le blasphémaient en branlant la tête, et lui disant :

Toi qui détruis le Temple de Dieu, et qui le rebâtis en trois jours, que ne te sauves-tu toi-même ? Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix.

Les princes des prêtres se moquaient aussi de lui, avec les scribes et les sénateurs, en disant : Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même. S’il est le Roi d’Israël, qu’il descende présentement de la croix, et nous croirons en lui. Il met sa confiance en Dieu ; si donc Dieu l’aime, qu’il le délivre maintenant, puisqu’il a dit : Je suis le Fils de Dieu.

Les voleurs qui étaient crucifiés avec lui, lui faisaient aussi les mêmes reproches.

Or, depuis la sixième heure du jour jusqu’à la neuvième, toute la terre fut couverte de ténèbres.

Et sur la neuvième heure Jésus jeta un grand cri, en disant : Éli ! Éli ! lamma sabacthani ? c’est-à-dire, Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Quelques-uns de ceux qui étaient présents, l’ayant entendu crier de la sorte, disaient : Il appelle Élie.

Et aussitôt l’un d’eux courut emplir une éponge de vinaigre ; et l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui présenta à boire.

Les autres disaient : Attendez, voyons si Élie viendra le délivrer.

Mais Jésus jetant encore un grand cri, rendit l’esprit.

 

En même temps le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla ; les pierres se fendirent ; les sépulcres s’ouvrirent ; et plusieurs corps des saints, qui étaient dans le sommeil de la mort, ressuscitèrent ; et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent en la ville sainte, et furent vus de plusieurs personnes.

Le centenier, et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui se passait, furent saisis d’une extrême crainte, et dirent :

Cet homme était vraiment Fils de Dieu.

Il y avait là aussi plusieurs femmes qui se tenaient éloignées, et qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, ayant soin de l’assister ; entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

 

Sur le soir, un homme riche, de la ville d’Arimathie, nommé Joseph, qui était aussi disciple de Jésus, vint trouver Pilate, et lui ayant demandé le corps de Jésus, Pilate commanda qu’on le lui donnât.

Joseph ayant donc pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc, le mit dans son sépulcre, qui n’avait point encore servi, et qu’il avait fait tailler dans le roc ;

et après avoir roulé une grande pierre jusqu’à l’entrée du sépulcre, il se retira.

Marie-Magdeleine et l’autre Marie étaient là, se tenant assises auprès du sépulcre.

 

Le lendemain, qui était le jour d’après celui qui est appelé la préparation du sabbat, les princes des prêtres et les pharisiens s’étant assemblés, vinrent trouver Pilate, et lui dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu’il était encore en vie : Je ressusciterai trois jours après ma mort. Commandez donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent dérober son corps, et ne disent au peuple : Il est ressuscité d’entre les morts. Et ainsi la dernière erreur serait pire que la première.

Pilate leur dit : Vous avez des gardes ; allez, faites-le garder comme vous l’entendrez.

Ils s’en allèrent donc, et pour s’assurer du sépulcre, ils en scellèrent la pierre, et y mirent des gardes.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Crucifixion, Giotto

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 04:00

 

L'entrée de Jésus à Jérusalem, Giotto

Dimanche des Rameaux

 

Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, près de la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, et leur dit :

Allez à ce village qui est devant vous, et vous y trouverez en arrivant une ânesse liée, et son ânon auprès d’elle ; déliez-la, et me l’amenez.

Si quelqu’un vous dit quelque chose, dites-lui que le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les laissera emmener.

 

Or tout ceci se fit afin que cette parole du prophète fût accomplie :

Dites à la fille de Sion : Voici votre Roi qui vient à vous, plein de douceur, monté sur une ânesse, et sur l’ânon de celle qui est sous le joug.

 

Les disciples s’en allèrent donc, et firent ce que Jésus leur avait commandé.

Et ayant amené l’ânesse et l’ânon, ils les couvrirent de leurs vêtements, et le firent monter dessus.

Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait ;

et tous ensemble, tant ceux qui allaient devant lui, que ceux qui le suivaient, criaient :

Hosanna, salut et gloire, au Fils de David !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Hosanna, salut et gloire, lui soit au plus haut des cieux !

 

Lorsqu’il fut entré dans Jérusalem, toute la ville en fut émue, et chacun demandait : Qui est celui-ci ?

Mais ces peuples qui l’accompagnaient, disaient : C’est Jésus le prophète, qui est de Nazareth en Galilée.

 

 

ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU

La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy

 

Dimanche des Rameaux
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