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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


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Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

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SALVE REGINA

4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 12:00

La nuit du Samedi au Dimanche voit enfin s'épuiser ses longues heures ; et le lever du jour est proche. Marie, le cœur oppressé, attend avec une courageuse patience le moment fortuné qui doit lui rendre son fils. Madeleine et ses compagnes ont veillé toute la nuit, et ne tarderont pas à se mettre en marche vers le saint tombeau.

 

Au fond des limbes, l'âme du divin Rédempteur s'apprête à donner le signal du départ à ces myriades d'âmes justes si longtemps captives, qui l'entourent de leur respect et de leur amour. La mort plane en silence sur le sépulcre où elle retient sa victime. Depuis le jour où elle dévora Abel, elle a englouti d'innombrables générations ; mais jamais elle n'a tenu dans ses liens une si noble proie. Jamais la sentence terrible du jardin n'a reçu un si effrayant accomplissement ; mais aussi jamais la tombe n'aura vu ses espérances déjouées par un si cruel démenti. Plus d'une fois, la puissance divine lui a dérobé ses victimes : le fils de la veuve de Naïm, la fille du chef de la synagogue, le frère de Marthe et de Madeleine lui ont été ravis ; mais elle les attend à la seconde  mort. Il en  est  un autre cependant, au sujet duquel il est écrit : "Ô mort, je sciai ta mort ; tombeau, je serai ta ruine" (OSÉE. XIII, 14.). Encore quelques instants : les deux adversaires vont se livrer combat.

 

 De même que l'honneur de la divine Majesté ne pouvait permettre que le corps uni à un Dieu attendit dans la poussière, comme celui des pécheurs, le moment où la trompette de l'Ange nous doit tous appeler au jugement suprême ; de même il convenait que les heures durant lesquelles la mort devait prévaloir fussent abrégées. "Cette génération perverse demande un prodige, avait dit le Rédempteur ; il ne lui en sera accordé qu'un seul : celui du prophète Jonas" (MATTH. XII, 39.) Trois jours de sépulture : la fin de la journée du Vendredi, la nuit suivante, le Samedi tout entier avec sa nuit, et les premières heures du Dimanche ; c'est assez : assez pour la justice divine désormais satisfaite : assez pour certifier la mort de l'auguste victime. et pour assurer le plus éclatant des triomphes : assez pour le cœur désolé de la plus aimante des mères.

 

" Personne ne m'ôte la vie ; c'est moi-même qui la dépose ; j'ai le pouvoir de la quitter, et j'ai aussi celui de la reprendre" (JOHAN. X, 18.) Ainsi parlait aux Juifs le Rédempteur avant sa Passion : la mort sentira tout à l'heure la force de cette parole de maître.

 

Le Dimanche, jour de la Lumière, commence à poindre ; les premières lueurs de l'aurore combattent déjà les ténèbres. Aussitôt l'âme divine du Rédempteur s'élance de la prison des limbes, suivie de toute la foule des âmes saintes qui l'environnaient. Elle traverse en un clin d'œil l'espace, et pénétrant dans le sépulcre, elle rentre dans ce corps qu'elle avait quitté trois jours auparavant au  milieu des angoisses de l'agonie. Le corps sacré se ranime, se relève, et se dégage des linceuls, des aromates et des bandelettes dont il était entouré. Les meurtrissures ont disparu, le sang est revenu dans les veines ; et de ces membres lacérés par les fouets, de cette tête déchirée par les épines, de ces pieds et de ces mains percés par les clous, s'échappe une lumière éclatante qui remplit la caverne. Les saints Anges, qui adorèrent avec attendrissement l'enfant de Bethléhem, adorent avec tremblement le vainqueur du tombeau. Ils plient avec respect et déposent sur la pierre où le corps immobile reposait tout à l'heure, les linceuls dont la piété des deux disciples et des saintes femmes l'avait enveloppé.

 

 Mais le Roi des siècles ne doit pas s'arrêter davantage sous cette voûte funèbre ; plus prompt que la lumière qui pénètre le cristal, il franchit l'obstacle que lui opposait la pierre qui fermait l'entrée de la caverne, et que la puissance publique avait scellée et entourée de soldats armés qui faisaient la garde. Tout est resté intact ; et il est libre, le triomphateur du trépas ; ainsi, nous disent unanimement les saints Docteurs, parut-il aux yeux de Marie dans l'étable, sans avoir fait ressentir aucune violence au sein maternel. Ces deux mystères de notre foi s'unissent, et proclament le premier et le dernier terme de la mission du Fils de Dieu : au début, une Vierge-Mère ; au dénouement, un tombeau scellé rendant son captif.

 

 Le silence le plus profond règne encore, à ce moment où l'Homme-Dieu vient de briser le sceptre de la mort. Son affranchissement et le nôtre ne lui ont coûté aucun effort. Ô Mort ! que reste-t-il maintenant de ton empire ? Le péché nous avait livrés à toi ; tu te reposais sur ta conquête ; et voici que ta défaite est au comble. Jésus, que tu étais si fière de tenir sous ta cruelle loi, t'a échappé ; et nous tous, après que tu nous auras possédés, nous t'échapperons aussi. Le tombeau que tu nous creuses deviendra notre berceau pour une vie nouvelle ; car ton vainqueur est le premier-né entre les morts (Apoc. I, 5) ; et c'est aujourd'hui la Pâque, le Passage, la délivrance, pour Jésus et pour tous ses frères. La route qu'il a frayée, nous la suivrons tous ; et le jour viendra où toi qui détruis tout, toi l’ennemie, tu seras anéantie à ton tour par le règne de l'immortalité. (I Cor. XV, 26.) Mais dès ce moment nous contemplons ta défaite, et nous répétons, pour ta honte, ce cri du grand Apôtre : "Ô Mort, qu'est devenue ta victoire ? Qu'as-tu fait de ton glaive ? Un moment tu as triomphé, et te voilà engloutie dans ton triomphe". 

 

 Mais le sépulcre ne doit pas rester toujours scellé ; il faut qu'il s'ouvre, et qu'il témoigne au grand jour que celui dont le corps inanimé l’habita quelques heures l'a quitté pour jamais. Soudain la terre tremble, comme au moment où Jésus expirait sur la croix ; mais ce tressaillement du globe n'indique plus l'horreur ; il exprime l'allégresse. L'Ange du Seigneur descend du ciel ; il arrache la pierre d'entrée, et s'assied dessus avec majesté ; une robe éblouissante de blancheur est son vêtement, et ses regards lancent des éclairs. A son aspect, les gardes tombent par terre épouvantés ; ils sont là comme morts, jusqu'à ce que la bonté divine apaisant leur terreur, ils se relèvent, et, quittant ce lieu redoutable, se dirigent vers la ville, pour rendre compte de ce qu'ils ont vu.

 

Cependant Jésus ressuscité, et dont nulle créature mortelle n'a encore contemplé la gloire, a franchi l'espace, et en  un moment il s'est réuni à sa très sainte Mère. Il est le Fils de Dieu, il est le vainqueur de la mort ; mais il est aussi le fils de Marie. Marie a assisté près de lui jusqu'à la fin de son agonie ; elle a uni le sacrifice de son cœur de mère à celui qu'il offrait lui-même sur la croix ; il est donc juste que les premières joies de la résurrection soient pour elle. Le saint Evangile ne raconte pas l'apparition du Sauveur à sa Mère, tandis qu'il s'étend sur toutes les autres ; la raison en est aisée à saisir. Les autres apparitions avaient pour but de promulguer le fait de la résurrection ; celle-ci était réclamée par le cœur d'un fils, et d'un fils tel que Jésus. La nature et la grâce exigeaient à la fois cette entrevue première, dont le touchant mystère fait les délices des âmes chrétiennes. Elle n'avait pas besoin d'être consignée dans le livre sacré ; la tradition des Pères, à commencer par saint Ambroise, suffisait à nous la transmettre, quand bien même nos cœurs ne l'auraient pas pressentie ; et lorsque nous en venons à nous demander pour quelle raison le Sauveur, qui devait sortir du tombeau le jour du Dimanche, voulut le faire dès les premières heures de ce jour, avant même que le soleil eût éclairé l'univers, nous adhérons sans peine au sentiment des pieux et savants auteurs qui ont attribué cette hâte du Fils de Dieu à l'empressement qu'éprouvait son cœur, de mettre un terme à la douloureuse attente de la plus tendre et de la plus affligée des mères.

 

 Quelle langue humaine oserait essayer de traduire les épanchements du Fils et de la Mère, à cette heure tant désirée ? Les yeux de Marie, épuisés de pleurs et d'insomnie, s'ouvrant tout à coup à la douce et vive lumière qui lui annonce l'approche de son bien-aimé ; la voix de Jésus retentissant à ses oreilles, non plus avec l'accent douloureux qui naguère descendait de la croix et transperçait comme d'un glaive son cœur maternel, mais joyeuse et tendre, comme il convient à un Bis qui vient raconter ses triomphes à celle qui lui a donné le jour ; l'aspect de ce corps qu'elle recevait dans ses bras, il y a trois jours, sanglant et inanimé, maintenant radieux et plein de vie, lançant comme les reflets de la divinité à laquelle il est uni ; les caresses d'un tel fils, ses paroles de tendresse, ses embrassements qui sont ceux d'un Dieu ; pour rendre cette scène sublime, nous n'avons que le mot du pieux abbé Rupert, au De divinis Officiis, qui nous dépeint l'effusion de joie dont le cœur de Marie se trouve alors rempli, comme un torrent de bonheur qui l'enivre et lui enlève le sentiment des douleurs si poignantes qu'elle a ressenties.

 

 Toutefois cette invasion des délices que le Fils divin avait préparées à sa mère ne fut pas aussi subite que les paroles de ce dévot auteur du XIIe siècle nous donneraient à l'entendre. Notre Seigneur a bien voulu décrire lui-même cette ineffable scène dans une révélation qu'il fit à la séraphique vierge sainte Thérèse. Il daigna lui confier que l'accablement de la divine Mère était si profond, qu'elle n'eût pas tardé à succomber à son martyre, et que lorsqu'il se montra à elle au moment où il venait de sortir du tombeau, elle eut besoin de quelques moments pour revenir à elle-même avant d'être en état de goûter une telle joie ; et le Seigneur ajoute qu'il resta longtemps auprès d'elle, parce que cette présence prolongée lui était nécessaire (Vie de sainte Thérèse écrite par elle-même).

 

 Nous, chrétiens, qui aimons notre Mère, qui l'avons vue sacrifier pour nous son propre fils sur le Calvaire, partageons d'un cœur filial la félicité dont Jésus se plaît à la combler en ce moment, et apprenons en même temps a compatir aux douleurs de son cœur maternel. C'est ici la première manifestation de Jésus ressuscité : récompense de la foi qui veilla toujours au cœur de Marie, pendant même la sombre éclipse qui avait duré trois jours.

 

 Mais il est temps que le Christ se montre à d'autres, et que la gloire de sa résurrection commence a briller sur le monde. Il s'est fait voir d'abord â celle de toutes les créatures qui lui était la plus chère, et qui seule était digne d'un tel bonheur ; maintenant, dans sa bonté, il va récompenser, par sa vue pleine de consolation, les âmes dévouées qui sont demeurées fidèles à son amour, dans un deuil trop humain peut-être, mais inspiré par une reconnaissance que ni la mort, ni le tombeau n'avaient découragée.

DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

Jésus apparaissant à sa mère

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 09:22
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 01:15

CHINE

Catholics hold candles during Easter mass at the Beijing Southern ...

Catholics hold candles during Easter mass at the Beijing Southern Catholic Church April 3, 2010.

 

Children hold candles during Easter mass at the Beijing Southern ...

Children hold candles during Easter mass at the Beijing Southern Catholic Church April 3, 2010.

 

A catholic holds a candle during an Easter mass at the Beijing ...

A catholic holds a candle during an Easter mass at the Beijing Southern Catholic Church April 3, 2010.

 

 

SAINTE RUSSIE

A Russian Orthodox priest blesses Easter cakes and colored eggs ...

A Russian Orthodox priest blesses Easter cakes and colored eggs during an Orthodox Easter ceremony at a church in Moscow, April 3, 2010.

 

Orthodox believers stand with candles during an Easter service ...

Orthodox believers stand with candles during an Easter service in the Christ the Savior Cathedral in Moscow, in the early hours of Sunday, April 4, 2010.

 

Russian Orthodox Patriarch Kirill conducts an Easter service ...

Russian Orthodox Patriarch Kirill conducts an Easter service in the Christ the Savior Cathedral in Moscow, in the early hours of Sunday, April 4, 2010.

 

Russian Orthodox Patriarch Kirill conducts an Easter service ...

Russian Orthodox Patriarch Kirill conducts an Easter service in the Christ the Savior Cathedral in Moscow, in the early hours of Sunday, April 4, 2010

 

Russia's President Dmitry Medvedev (L), his wife Svetlana ...

Russia's President Dmitry Medvedev (L), his wife Svetlana (C) and Russia's Prime Minister Vladimir Putin attend an Orthodox Easter service at Christ the Saviour Cathedral in Moscow April 3, 2010

Russia's President Dmitry Medvedev (L), his wife Svetlana ...

 

Interior Ministry officers stand guard during an Orthodox Easter ...

Interior Ministry officers stand guard during an Orthodox Easter service at Christ the Saviour Cathedral in Moscow April 4, 2010

 

Patriarch of Moscow and All Russia Kirill holds Orthodox Holy ...

Patriarch of Moscow and All Russia Kirill holds Orthodox Holy Fire candles during an Orthodox Easter service at Christ the Saviour Cathedral in Moscow April 3, 2010

 

 

Clerics take part in an Easter mass at a Catholic church in ...

Clerics take part in an Easter mass at a Catholic church in the centre of Russia's Siberian city of Krasnoyarsk April 3,

 

 

A woman protects a lit candle fixed in an Easter cake from the ...

A woman protects a lit candle fixed in an Easter cake from the wind before an Orthodox Easter service near Andreyevsky Cathedral in the Russian southern city of Stavropol April 3, 2010.

 

 

UKRAINE

Orthodox priests take part in a Holy Fire ceremony during an ...

Orthodox priests take part in a Holy Fire ceremony during an Orthodox Easter service at Kievo-Pecherskaya Lavra cathedral in Kiev late April 3, 2010

 

An Orthodox priest (C) holds a candle for worshippers to light ...

An Orthodox priest (C) holds a candle for worshippers to light their candles at a Holy Fire ceremony during an Orthodox Easter service at Kievo-Pecherskaya Lavra cathedral in Kiev late April 3, 2010

 

Worshippers hold lit candles as they take part in a Holy Fire ...

Worshippers hold lit candles as they take part in a Holy Fire ceremony during an Orthodox Easter service at Kievo-Pecherskaya Lavra cathedral in Kiev late April 3, 2010.

 

An Orthodox priest (C) holds a candle for worshippers to light ...

An Orthodox priest (C) holds a candle for worshippers to light their candles during a Holy Fire ceremony during an Orthodox Easter service at Kievo-Pecherskaya Lavra cathedral in Kiev late April 3, 2010

 

 

BULGARIE

The head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch ...

The head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch Maxim (C) leads the Easter mass at the golden-domed "Alexander Nevski" cathedral in Sofia, April 3, 2010.

 

Worshippers light candles during the Easter mass at the golden-domed ...

Worshippers light candles during the Easter mass at the golden-domed "Alexander Nevski" cathedral in Sofia, April 3, 2010

 

Head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch ...

Head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch Maxim (C), lights a candle during Easter mass at golden-domed Alexander Nevski Cathedral in Sofia, April 3, 2010

 

The head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch ...

The head of Bulgaria's Orthodox Church, 95-year-old Patriarch Maxim leads the Easter mass at the golden-domed "Alexander Nevski" cathedral in Sofia, April 3, 2010

 

 

GEORGIE

A woman holds a lit candle while attending an Easter mass in ...

A woman holds a lit candle while attending an Easter mass in Tbilisi April 3, 2010

 

A woman holds a lit candle while attending an Easter mass in ...

A woman holds a lit candle while attending an Easter mass in Tbilisi April 3, 2010.

 

 

IRAK

Worshippers reach for a crucifix during a mass at Mar Youssif ...

Worshippers reach for a crucifix during a mass at Mar Youssif Chaldean Church in Baghdad Saturday, April 3, 2010

 

Iraqi Christians pray during a mass at Mar Youssif Chaldean ...

Iraqi Christians pray during a mass at Mar Youssif Chaldean Church in Baghdad Saturday, April 3, 2010

 

 

 

 

A child holds a candle during Easter mass at a church in Larantuka, ...

A child holds a candle during Easter mass at a church in Larantuka, Indonesia's Flores island April 3, 2010

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 18:30

L'Evêque se rend avec tout le clergé à l'Eglise, et c'est  à  ce moment que commence la Veille du Samedi saint. Le premier rite à accomplir est la bénédiction du feu nouveau, dont la lumière doit éclairer la fonction durant toute la nuit qui va suivre. Dans les premiers siècles, c'était l'usage, chaque jour, de tirer le feu d'un caillou avant les Vêpres, pour en allumer les lampes et les cierges, durant cet office ; et cette  lumière brûlait dans l'église jusqu'aux Vêpres du jour suivant. L'Eglise de Rome pratiquait cet usage avec une plus grande solennité le Jeudi saint, au matin ; et ce jour-là le feu nouveau  recevait une bénédiction  spéciale. D'après un renseignement donné par le Pape saint Zacharie dans une lettre à saint Boniface, Archevêque  de Mayence au VIIIe siècle, on allumait trois lampes avec ce feu, et on les tenait dans un lieu secret, où elles étaient entretenues avec soin. C'était à  ces lampes que  l'on empruntait la lumière pour la nuit du Samedi saint. Dès le siècle suivant, sous le Pape saint Léon IV, qui était sur le Saint-Siège en 847, l'Eglise de Rome avait fini par étendre même au Samedi saint l'usage des autres jours de l'année, qui consistait à tirer d'un caillou le feu nouveau.

 

 Le sens de cet usage symbolique, qui ne se pratique plus qu'en ce jour dans l'Eglise latine, est aussi profond qu'il est facile à saisir. Le Christ a dit : "Je suis la Lumière du monde" ; la lumière matérielle est donc la figure du Fils de Dieu.

 

La Pierre est aussi l'un des types sous lesquels le Sauveur du monde apparaît dans les Ecritures. "Le Christ est la Pierre angulaire", nous disent d'un commun accord saint Pierre et saint Paul qui ne font que lui appliquer les paroles de la prophétie d'Isaïe. Mais en ce moment l'étincelle vive qui s'échappe de la pierre présente un symbole plus complet encore. C'est Jésus-Christ s'élançant hors du sépulcre taillé dans la roche, à travers la pierre qui en ferme l'entrée.

 

 Il est donc juste que ce feu mystérieux, appelé à fournir la lumière au Cierge pascal, et plus tard à l'autel lui-même, reçoive une bénédiction particulière, et qu'il soit accueilli avec triomphe par le peuple chrétien.

 

Dans l'église, toutes les lampes ont été éteintes ; autrefois même, les fidèles éteignaient le feu dans leurs maisons, avant de se rendre à l'église ; et il ne se rallumait dans toute la cité que par la communication de ce feu qui avait reçu la bénédiction, et qui était confié ensuite aux fidèles comme un gage de la divine Résurrection.

 

N'oublions pas de remarquer ici un nouveau symbole non moins expressif que les autres. L'extinction de toute lumière en ce moment figure l'abrogation de la loi ancienne, qui a pris fin au moment où le voile du Temple s'est déchiré ; et l'arrivée du feu nouveau représente la publication miséricordieuse de la loi nouvelle que Jésus-Christ, Lumière du monde,vient apporter, en dissipant toutes les ombres de la première alliance.

 

 L'importance du mystère du feu nouveau est telle que Dieu a daigné, durant plusieurs siècles, opérer chaque année, en ce jour, un prodige dans l'Eglise du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, pour produire la présence de ce feu sous les yeux du peuple fidèle rassemblé. Le clergé et le peuple se tenaient en silence devant le saint tombeau, attendant la manifestation de la faveur céleste. Tout à coup, l'une des lampes éteintes qui étaient suspendues au-dessus de ce monument sacré de la victoire du Christ, s'allumait d'elle-même. Sa lumière, après avoir servi à allumer les autres lampes et les flambeaux de l'église, était communiquée aux fidèles, qui s'en servaient avec foi pour renouveler le feu dans leurs habitations. Ce prodige annuel paraît avoir commencé à se manifester à Jérusalem, après la conquête de cette ville par les Sarrasins ; afin qu'il servit aux yeux de ces infidèles comme d'un signe de la divinité de la religion chrétienne. Il est attesté unanimement par les historiens contemporains, qui nous ont laissé le récit des événements du royaume latin de Jérusalem ; et lorsque le Pape Urbain II vint en France pour y prêcher la première croisade, entre autres motifs qui devaient rendre cher aux chrétiens de l'Occident l'honneur du sépulcre du Christ, il ne manqua pas d'insister sur ce prodige de chaque année comme attesté par tous les pèlerins de la ville sainte.

 

 Outre le feu nouveau, la sainte Eglise bénit aussi de l'encens aujourd'hui. Cet encens représente les parfums que Madeleine et les autres saintes femmes ont préparés pour embaumer le corps du Rédempteur. Il est en cinq larmes ou grains ; et nous verrons tout à l'heure l'emploi auquel il est destiné. L'Oraison que l'Evêque prononce sur cet encens nous apprend déjà les rapports qu'il doit avoir avec la lumière ; en même temps qu'elle nous instruit sur la puissance de ces divers éléments sacrés contre les embûches des esprits de ténèbres.

 

 L'Evêque et son cortège sortent de l'Eglise pour se rendre au lieu où est la crédence, sur laquelle sont déposés le feu nouveau et l'encens. Ce feu représente le Christ, ainsi que nous venons de le dire ; or, le tombeau du Christ, le lieu d'où il doit ressusciter, est situé hors des portes de Jérusalem.

 

 Les saintes femmes et les Apôtres devront sortir de la ville pour se rendre au sépulcre et constater la résurrection.

 

 

 DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

Les Saintes Femmes au Tombeau 

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