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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


la vidéo sur KTO


Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:00

C'était le jour solennel où se terminait la fête des Tentes.

 

Jésus, debout dans le temple de Jérusalem, s'écria : " Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive,  celui qui croit en moi ! Comme dit l'Écriture : Des fleuves d'eau vive jailliront de son cœur."

 
En disant cela, il parlait de l'Esprit Saint, l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus.

 

En effet, l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié par le Père.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

Graduel des Camaldules de Saint Michel de Murano, Don Silvestro dei Gherarducci

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 06:00

Au quatrième siècle de notre ère, la fin des persécutions sembla au monde un avant-goût de sa future entrée dans la cité de la paix sans fin. "Gloire au Tout-Puissant ! gloire au Rédempteur de nos âmes !" s'écrie, en tête du dixième et dernier livre de son Histoire, le contemporain Eusèbe. Et témoin du triomphe, il décrit l'admirable spectacle auquel donna lieu partout la dédicace des sanctuaires nouveaux. De villes en villes, s'assemblaient les évêques et s'empressaient les foules. De peuples à peuples, une telle bienveillance de mutuelle charité, de commune foi, d'allégresse recueillie harmonisait les cœurs, que l'unité du corps du Christ apparaissait aux yeux, dans cette multitude animée d'un même souffle de l'Esprit-Saint ; c'était l'accomplissement des anciennes prophéties : cité vivante du Dieu vivant où tout sexe et tout âge exaltaient l'auteur de tous biens. Combien augustes apparurent alors les rites de notre Eglise ! la perfection achevée qu'y déployaient les Pontifes, l'élan de la psalmodie, les lectures inspirées, la célébration des ineffables Mystères formaient un ensemble divin.

 

 Constantin avait mis les trésors du fisc à la disposition des évêques, et lui-même stimulait leur zèle pour ce qu'il appelait dans ses édits impériaux l'œuvre des églises. Rome surtout, lieu de sa victoire par la Croix et capitale du monde devenu chrétien, bénéficia de la munificence du prince. Dans une série de dédicaces à la gloire des Apôtres et des saints Martyrs, Silvestre, Pontife de la paix, prit possession de la Ville éternelle pour le vrai Dieu.

 

 Aujourd'hui fut le jour natal de l'Eglise Maîtresse et Mère, dite du Sauveur, Aula Dei, Basilique d'or ; nouveau Sinaï, d'où les oracles apostoliques et tant de conciles notifièrent au monde la loi du salut. Qu'on ne s'étonne pas d'en voir célébrer la fête en tous lieux.

 

 Si depuis des siècles les Papes n'habitent plus le palais du Latran, la primauté de sa Basilique survit dans la solitude à tout abandon. Comme au temps de saint Pierre Damien, il est toujours vrai de dire "qu'en la manière où le Sauveur est le chef des élus, l'Eglise qui porte son nom est la tête des églises ; que celles de Pierre et de Paul sont, à sa droite et à sa gauche, les deux bras par lesquels cette souveraine et universelle Eglise embrasse toute la terre, sauvant tous ceux qui désirent le salut, les réchauffant, les protégeant dans son sein maternel". Et Pierre Damien appliquait conjointement au Sauveur et à la Basilique, sacrement de l’unité, les paroles du prophète Zacharie : Voici l’homme dont le nom est Orient ; il germera de lui-même, et il bâtira un temple au Seigneur ; il bâtira, dis-je, un temple au Seigneur, et il aura la gloire, et il s'assiéra : et sur son trône il sera Roi, et sur son trône il sera Pontife."

 

 C'est au Latran que, de nos jours encore, a lieu la prise de possession officielle des Pontifes romains. Là s'accomplissent chaque année en leur nom, comme Evêques de Rome, les fonctions cathédrales de la bénédiction des saintes Huiles au Jeudi saint et, le surlendemain, de la bénédiction des fonts, du baptême solennel, de la confirmation, de l'ordination générale. Prudence, le grand poète de l'âge du triomphe, reviendrait en nos temps qu'il dirait toujours : "A flots pressés le peuple romain court à la demeure de Latran, d'où l'on revient marqué du signe sacré, du chrême royal ; et il faudrait douter encore, ô Christ, que Rome te fût consacrée !"

 

 Lisons le récit liturgique attribué à ce jour :

Ce fut le bienheureux Pape Silvestre qui établit le premier les rites observés par l'Eglise romaine dans la consécration des églises et des autels. Il y avait bien dès le temps des Apôtres, en effet, certains lieux voués à Dieu, et nommés Oratoires par les uns, Eglises par d'autres ; on y tenait l'assemblée le premier jour de la semaine, et le peuple chrétien avait la coutume d'y prier, d'y entendre la parole de Dieu, d'y recevoir l'Eucharistie : cependant on ne les consacrait pas avec autant de solennité ; on n'y élevait pas d'autel fixe qui, oint du chrême, exprimât le symbole de notre Seigneur Jésus-Christ, pour nous autel, hostie et pontife.

 

Mais lorsque l'empereur Constantin eut par le sacrement du baptême obtenu la santé du corps et le salut de l'Ame, une loi émanant de lui fut portée qui pour la première fois permettait dans tout l'univers aux chrétiens de bâtir des églises. Non content de cet édit, le prince voulut même leur donner l'exemple et inaugurer les saints travaux. C'est ainsi que dans son propre palais de Latran, il dédia une église au Sauveur, et fonda le baptistère contigu sous le nom de saint Jean-Baptiste, dans le lieu où lui-même, baptisé par saint Silvestre, avait été guéri de la lèpre. C'est cette église que le Pontife consacra le cinq des ides de novembre ; et nous en célébrons la mémoire en ce même jour où pour la première fois à Rome une église fut ainsi publiquement consacrée, où l'image du Sauveur apparut visible sur la muraille aux yeux du peuple romain.

 

Plus tard, ayant à consacrer l'autel du Prince des Apôtres, le bienheureux Silvestre ordonna que les autels ne fussent plus désormais que de pierre. Si cependant l'autel de la basilique de Latran fut de bois, on ne doit pas s'en étonner : de saint Pierre à Silvestre, en effet, les persécutions ne laissaient pas aux Pontifes de demeure stable ; partout donc où les amenait la nécessité, soit dans les cryptes ou les cimetières, soit dans les maisons des chrétiens, c'était sur cet autel de bois, creux en forme de coffre, qu'ils offraient le Sacrifice. Quand la paix fut rendue à l'Eglise, par honneur pour le Prince des Apôtres qu'on dit avoir célébré sur cet autel, et les autres Pontifes qui jusqu'alors s'en étaient servis de même dans les Mystères sacrés, saint Silvestre le plaça dans la première église, au Latran, défendant que nul autre n'y célébrât par la suite, si ce n'est le Pontife romain.

 

Ebranlée et ruinée par les incendies, les incursions ennemies, les tremblements de terre, cette église fut toujours réparée avec grand zèle par les Souverains Pontifes ; à la suite d'une nouvelle restauration, le Pape Benoît XIII, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, la consacra derechef en grande pompe, le vingt-huitième jour d'avril de l'an mil sept cent vingt-six, assignant à la mémoire de cette solennité le présent jour. De grands travaux que Pie IX avait entrepris furent menés à bonne fin par Léon XIII ; à savoir : l'agrandissement et le prolongement de l'abside qui tombait de vétusté ; la réfection sur le modèle primitif de l'antique mosaïque déjà précédemment renouvelée dans beaucoup de ses parties, et son transfert dans la nouvelle abside magnifiquement et à grands frais décorée ; le renouvellement de la charpente et des lambris du transept embelli ; œuvre complétée, l'an mil huit cent quatre-vingt-quatre, d'une sacristie, d'habitations pour les chanoines et d'un portique rejoignant les nouvelles constructions au baptistère de Constantin.

 

 

DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

 

Le Pape Silvestre baptise l'Empereur Constantin - Basilique Saint Jean de Latran à Rome

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:09
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 05:00

L'Archange Michel par Juan de la Abadia 

 

Il y eut un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec l'aide des siens, mais ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel.

 

Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le serpent des origines, celui qu'on nomme Démon et Satan, celui qui égarait le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui.

 

Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait :

"Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l'amour d'eux-mêmes, ils sont allés jusqu'à la mort.

 

Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux." 

 

Livre de l'Apocalypse  

 

Scene from the Apocalypse

Scène de l'Apocalypse par Danby

 

*

 

Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare : " Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir."

 

Nathanaël lui demande : " Comment me connais-tu ?"

 

Jésus lui répond : " Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu."

 

Nathanaël lui dit : " Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël !"

 

Jésus reprend : " Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore."

 

Et il ajoute : " Amen, amen, je vous le dis : vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme."

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

 

Saint Jean à Patmos par Memling

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:00

Crucifix peint par Lorenzo (1410)

 

 

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.

 

 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

 

 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.

 

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

 

Christ sur la Croix par Louis de Silvestre (1734)

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 05:00

Vierge à l'Enfant avec Anges 

  

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.

 

 Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés."

 

 Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : "Dieu-avec-nous".

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

 

Vierge à l'Enfant avec Deux Anges

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 05:00

" Ô Dieu qui, dans la glorieuse Transfiguration  de votre  Fils unique, avez confirmé par le témoignage des pères les mystères de la Foi, et par la voix sortie de la nuée lumineuse avez admirablement signifié d'avance l'adoption parfaite des enfants ; rendez-nous dans votre miséricordieuse bonté les cohéritiers effectifs de ce Roi de gloire, en nous faisant  participants de la même gloire qui resplendit en lui".

 

Noble formule, qui  résume la prière  de  l'Eglise et nous donne sa pensée en cette fête de témoignage et d'espérance.

 

L'Eglise, née du côté ouvert de l'Homme-Dieu sur la croix, ne devait point se rencontrer avec lui face à face ici-bas ; lorsque, ressuscité des morts, il aurait scellé son alliance avec elle dans l'Esprit-Saint envoyé pour cela des cieux, c'est de la Foi seule que devait s'alimenter son amour.

 

 A cause de cela, c'est pour elle qu'un jour de sa vie mortelle encore, faisant trêve à la commune loi de souffrance et d'obscurité qu'il s'était imposée pour sauver le monde, il laissa son naturel écoulement à la gloire qui remplissait en lui l'âme bienheureuse. Le Roi des Juifs et des Gentils se révélait sur la montagne où sa calme splendeur éclipsait pour jamais les foudres du Sinaï ; le Testament de l'alliance éternelle se déclarait, non plus dans la promulgation d'une loi de servitude gravée sur la pierre, mais dans la manifestation du Législateur lui-même, venant sous les traits de l'Epoux régner par la grâce et la beauté sur les cœurs. La prophétie et la loi, qui préparèrent ses voies dans les siècles d'attente, Elie et Moïse, partis de points différents, se rencontraient près de lui comme des courriers fidèles au point d'arrivée ; faisant hommage au Maître commun de leur mission conduite à son terme, ils s'effaçaient devant lui à la voix du Père disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé !

 

Trois témoins,  autorisés plus que  tous  autres, assistaient à cette scène solennelle : le disciple de la foi, celui de l'amour, et l'autre fils du tonnerre qui devait le premier sceller dans  le sang la foi  et l'amour  apostoliques.  Conformément  à  l'ordre donné et à toute convenance, ils  gardèrent religieusement  le secret du  Roi, jusqu'au jour où celle qu'il concernait pût la première en recevoir communication de leurs  bouches  prédestinées.

 

Le six août fut-il ce jour à jamais précieux pour l'Eglise ? Plus d'un docteur des rites sacrés l'affirme. Du  moins convenait-il que le fortuné souvenir en fût de préférence célébré au mois de l'éternelle Sagesse, Eclat de la lumière incréée, miroir sans tache de  l’infinie bonté, c'est elle qui, répandant la grâce sur les lèvres du Fils de l'homme, en fait aujourd'hui le plus beau de ses frères, et dicte plus mélodieux que jamais au chantre inspiré les accents de  l'épithalame : Mon cœur a proféré une parole excellente, c'est au Roi que je dédie mes chants.

 

Aujourd'hui, sept mois écoulés depuis l'Epiphanie manifestent pleinement le mystère dont la première annonce illumina de si doux rayons le Cycle à ses débuts ; par la vertu du septénaire ici à nouveau révélée, les commencements de la bienheureuse espérance que nous célébrions alors, enfants nous-mêmes avec Jésus enfant, ont grandi comme l'Homme-Dieu et l'Eglise ; et celle-ci, établie dans l'inénarrable paix de la pleine croissance qui la donne à l'Epoux, appelle tous ses fils à croître comme elle par la contemplation du Fils de Dieu jusqu'à la mesure de l'âge parfait du Christ. Comprenons donc la reprise en ce jour, dans la Liturgie sainte, des formules et des chants de la glorieuse Théophanie. Lève-toi, Jérusalem ! sois illuminée ; car ta lumière est venue, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. C'est qu'en effet, sur la montagne, avec le Seigneur est glorifiée aussi l'Epouse, resplendissante elle-même de la clarté de Dieu.

 

 Car tandis que "sa face resplendissait comme le soleil, dit de Jésus l'Evangile, ses vêtements devinrent blancs comme la neige". Or ces vêtements, d'un tel éclat de neige, observe saint Marc, qu'il n'y a point de foulon qui puisse en faire d'aussi blancs sur la terre, que sont-ils sinon les justes, inséparables de l'Homme-Dieu et son royal ornement, sinon la robe sans couture qui est l'Eglise, et que la douce souveraine célébrée hier continue de tisser à son Fils de la plus pure laine, du plus beau lin qu'ait trouvés la femme forte ? Aussi, bien que le Seigneur, ayant traversé le torrent de la souffrance, soit personnellement entré déjà sans retour dans sa gloire, le mystère de la radieuse Transfiguration ne sera complet qu'à l'heure où le dernier des élus, ayant lui-même passé par la préparation laborieuse du foulon divin et goûté la mort, aura rejoint dans sa résurrection le chef adoré. Face du Sauveur, ravissement des cieux, c'est alors qu'en vous brilleront toute gloire, toute beauté, tout amour. Exprimant Dieu dans la directe ressemblance du Fils par nature, vous étendrez les complaisances du Père au reflet de son Verbe constituant les fils d'adoption, et se jouant dans l'Esprit-Saint jusqu'aux dernières franges du manteau qui remplit au-dessous de lui le temple.

 

 D'après la doctrine de l'Ange de l'école, en effet, l'adoption des enfants de Dieu, qui consiste en une conformité d'image avec le Fils de Dieu par nature, s'opère en une double manière : d'abord par la grâce de cette vie, et c'est la conformité imparfaite ; ensuite par la gloire de la patrie, et c'est la conformité parfaite, selon cette parole de saint Jean : "Nous sommes dès maintenant les enfants de Dieu, et cependant ce que nous serons ne paraît pas encore ; nous savons que lorsque Jésus apparaîtra, nous lui serons semblables, parce que nous le verrons comme il est".

 

 La parole éternelle : Vous êtes mon Fils, Je vous ai engendré aujourd'hui, a eu deux échos dans le temps, au Jourdain et sur le Thabor ; et Dieu, qui ne se répète jamais, n'a point en  cela fait exception à  la règle de  ne dire qu'une fois  ce qu'il dit. Car, bien que les termes employés dans les deux circonstances soient  identiques, ils ne tendent pas  au même  but, dit  toujours saint Thomas, mais à montrer cette manière différente dont l'homme participe à la ressemblance de la filiation éternelle. Au baptême du Seigneur, où fut déclaré le mystère de la première régénération, comme dans  sa Transfiguration qui nous manifeste la seconde, la Trinité apparut tout entière : le Père dans la voix entendue, le  Fils dans son humanité, le  Saint-Esprit, d'abord en forme de colombe, ensuite dans la nuée éclatante ; car si, au baptême, il confère l'innocence qui est désignée par la simplicité de la colombe, dans la résurrection il donnera aux élus la clarté de la gloire et le rafraîchissement de tout mal, qui sont signifiés par la nuée lumineuse.

 

 Mais, sans attendre le jour où notre désiré Sauveur renouvellera nos corps eux-mêmes conformément à la clarté glorieuse de son divin corps, ici-bas même déjà, le mystère de la radieuse Transfiguration s'opère en nos âmes. C'est de la vie présente qu'il a été écrit, et qu'aujourd'hui l'Eglise chante : Le Dieu qui fait briller la lumière au sein des ténèbres a resplendi dans nos cœurs, pour les éclairer de la science de la clarté de Dieu par la face du Christ Jésus. Thabor, saint et divin mont qui rivalises avec les cieux, comment ne pas redire avec Pierre: il nous est bon d'habiter ton sommet ! Car ton sommet c'est l'amour, la charité, qui domine au milieu des vertus comme tu l'emportes en grâce, en hauteur, en parfums, sur les autres montagnes de Galilée qui virent aussi Jésus passer, parler, prier, accomplir des prodiges, mais ne le connurent pas dans l'intimité des parfaits. C'est après six jours, observe l'Evangile, et dès lors dans le repos du septième, qui déjà confine au huitième de la résurrection, que Jésus s'y révèle aux privilégiés répondant à son amour. Le royaume de Dieu est en nous ; lorsque, laissant endormi tout souvenir des sens, nous nous élevons par l'oraison au-dessus des œuvres et soucis de la terre, il nous est donné d'entrer avec l'Homme-Dieu dans la nuée : là, contemplant directement sa gloire, autant que le comporte l'exil, nous sommes transformés de clarté en clarté par la puissance de son Esprit dans sa propre image.

 

" Donc, s'écrie saint Ambroise, gravissons la montagne ; supplions le Verbe de Dieu de se montrer à nous dans sa splendeur, dans sa beauté ; qu'il se fortifie, qu'il progresse heureusement, qu'il règne en nos âmes. Car, mystère profond ! sur ta mesure, le Verbe décroît ou grandit en toi. Si tu ne gagnes ce sommet plus élevé que l'humaine pensée, la Sagesse ne t'apparaît pas ; le Verbe se montre à toi comme dans un corps sans éclat et sans gloire."

 

 Si la vocation qui se révèle pour toi en ce jour est à ce point grande et sainte, "révère l'appel de Dieu, reprend à son tour André de Crète : ne t'ignore pas toi-même, ne dédaigne pas un don si grand, ne te montre pas indigne de la grâce, ne sois pas si lâche en ta vie que de perdre ce trésor des deux. Laisse la terre à la terre, et les morts ensevelir leurs morts ; méprisant tout ce qui passe, tout ce qui s'éteint avec le siècle et la chair, suis jusqu'au ciel inséparablement le Christ qui fait route en ce monde pour toi. Aide-toi de la crainte et du désir, pour écarter la défaillance et garder l'amour. Donne toi tout entier; sois souple au Verbe dans l'Esprit-Saint, pour la poursuite de cette fin bienheureuse et pure : ta déification, avec la jouissance d'inénarrables biens. Par le zèle des vertus, par la contemplation de la vérité, par la sagesse, arrive à la Sagesse, principe de tout et en laquelle subsistent toutes choses."

 

 

 La fête de la Transfiguration remonte aux temps les plus reculés chez les Orientaux. Elle est, chez les Grecs, précédée d'une Vigile et suivie d'une Octave ; et l'on s'y abstient des oeuvres serviles, du commerce et des plaidoiries. Sous le gracieux nom de rose-flamme on la voit dès le commencement du IVe siècle, en Arménie, supplanter Diane et sa fête des fleurs par le souvenir du jour où la rose divine entr'ouvrit un moment sur terre sa corolle brillante.  Précédée d'une semaine entière de jeûnes, elle compte parmi les cinq principales du Cycle arménien, où elle donne son nom à l'une des huit sections de l'année. Bien que le Ménologe de cette Eglise l'indique au six août comme celui des Grecs et le Martyrologe romain, elle y est cependant célébrée toujours au septième dimanche après la Pentecôte, et par un rapprochement plein de profondeur, on y fête, au samedi qui précède, l'Arche de l'alliance du Seigneur, figure de l'Eglise.

 

 En Occident, les origines de la fête de ce jour sont moins faciles à déterminer. Mais les auteurs qui reculent son introduction dans nos contrées jusqu'à l'année 1457, où en effet Calliste III promulgua de précepte un Office nouveau de cette solennité enrichi d'indulgences, n'ont pas vu que le Pontife en parle comme d'une fête déjà répandue et, dit-il, "vulgairement appelée du Sauveur". On ne peut nier toutefois qu'à Rome principalement, la célébrité de la fête plus  ancienne  de Sixte II, et sa double Station aux deux cimetières qui  avaient recueilli séparément les reliques du Pontife martyr et de  ses compagnons, n'ait nui longtemps à l'acceptation au même jour d'une autre solennité.  Quelques églises  même, tournant la difficulté, choisirent une autre date de l'année que le six août pour honorer le mystère. Par une marche semblable à  celle que nous constations hier pour  Notre-Dame-des-Neiges, la fête de la Transfiguration devait s'étendre plus ou moins privément, avec Offices et Messes de composition variée, jusqu'au jour où l'autorité suprême interviendrait pour sanctionner et ramener à l'unité cette expression de la piété  des diverses églises. Calliste III crut l'heure venue de consacrer sur ce point le travail des siècles ; il fit de l'insertion solennelle et définitive de cette fête de triomphe au calendrier universel le monument de la victoire qui arrêta sous les murs de Belgrade, en 1456, la marche en avant de Mahomet II, vainqueur de Byzance, contre la chrétienté.

 

Mais au IXe siècle déjà, sinon plus tôt, les documents liturgiques, martyrologes et autres, fournissent la preuve qu'elle était en possession d'une solennité plus ou moins grande ou d'une mémoire quelconque en divers lieux. Au XIIe, Pierre le Vénérable, sous le gouvernement duquel Cluny prit possession du Thabor, statue que "dans tous les monastères ou églises appartenant à son Ordre, la Transfiguration sera fêtée avec le même degré de solennité que la Purification de Notre-Dame" ; et la raison qu'il en donne, outre la dignité du mystère, est "l'usage ancien ou récent de beaucoup d'églises par le monde, qui célèbrent la mémoire de la dite Transfiguration avec non moins d'honneur que l'Epiphanie et l'Ascension du Seigneur".

 

Par ailleurs, à Bologne, en 1233, dans l'instruction juridique préliminaire à la canonisation de saint Dominique, la mort du Saint est déclarée avoir eu lieu en la fête de saint Sixte, sans nulle mention d'aucune autre. Il est vrai, et nous croyons ce détail non dénué de valeur interprétative en l'occurrence, quelques années plus tôt Sicard de Crémone s'exprimait ainsi : "Nous célébrons la Transfiguration du Seigneur au jour de saint Sixte". N'était-ce pas indiquer assez que si la fête de ce dernier continuait toujours de donner son nom traditionnel au VIII des ides d'août, elle n'empêchait pas que déjà une solennité nouvelle, et plus grande même, ne prît place à côté de la première, en attendant qu'elle l'absorbât dans ses puissants rayons ? Car il ajoute :"C'est pourquoi en ce même jour, la Transfiguration se rapportant à l'état qui doit être celui des fidèles après la résurrection, on consacre le sang du Seigneur avec du vin nouveau, s'il est possible d'en avoir, afin de signifier ce qui est dit dans l'Evangile : Je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'à ce que je le boive nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. Si l’on ne peut s'en procurer, qu'on pressure au moins dans le calice un peu de raisin arrive à maturité, ou qu'on bénisse des grappes qui soient partagées au peuple."

 

Sicard de Crémone mourut en 1215. Or il ne fait que reprendre ici l'explication déjà donnée dans la seconde moitié du siècle précédent par Jean Beleth, recteur de l'Université de Paris. On doit reconnaître, en effet, que la très ancienne benedictio uvœ des Sacramentaires au jour de Saint-Sixte, ne se rapporte à rien de la vie du grand Pape qui puisse justifier l'attribution. Les Grecs, chez qui cette même bénédiction des raisins est aussi fixée à la même date du six août, n'y ont jamais célébré que la Transfiguration du Seigneur, sans aucune mémoire de Sixte II. Quoi qu'il en soit, les paroles de l'évêque de Crémone et du recteur de Paris montrent que Durand de Mende, exposant la même interprétation symbolique à la fin du XIIIe siècle, est en cela l'écho d'une tradition plus ancienne que son temps.

 

 

Il convient d'emprunter en ce jour quelques accents à l'Eglise d'Arménie qui célèbre cette Fête avec tant de solennité : 

IN TRANSFIGURATIONE DOMINI
 

Lumière intelligible, nous vous glorifions, vous qui, transfiguré sur la montagne, avez montré votre vertu divine.

 

Or, cette ineffable Lumière de divinité, ton sein bienheureux l'a portée, Marie Mère et Vierge : nous te louons et bénissons.

 

Le chœur des Apôtres tremble à la vue de la Lumière amoindrie ; en toi pleinement a résidé le feu divin, Marie Mère et Vierge: nous te louons et bénissons.

 

Une nuée lumineuse s'étend au-dessus des Apôtres ; en toi, sainte Mère de Dieu, se répand l'Esprit-Saint, vertu du Très-Haut, te couvrant de son ombre : nous te louons et bénissons.

 

Ô Christ, notre Dieu, faites qu'avec Pierre et les fils de Zébédée, nous soyons dignes de votre divine vision.

 

Par delà les monts de cette terre enlevez-nous au tabernacle intelligible plus élevé que les cieux.

 

Elles tressaillent aujourd'hui les montagnes de Dieu allant au-devant du Créateur, les troupes des Apôtres et des Prophètes associés aux monts éternels.

 

La montagne de Sion, l'Epouse du Roi immortel, est aujourd'hui dans la joie, à la vue du céleste Epoux paré de lumière en la gloire du Père.

 

Aujourd'hui la branche de Jessé a fleuri sur le Thabor.

Aujourd'hui  s'exhale le parfum de  l'immortalité, enivrant les disciples.

 

Nous vous bénissons, Consubstantiel au Père, vous qui venez sauver le monde.

 

 

Terminons, en adressant à Dieu cette prière du Missel ambrosien : 

Nous vous en prions, Seigneur, éclairez votre peuple, et que la splendeur de votre grâce embrase toujours nos cœurs ; afin que par la vertu de la gloire du Sauveur du monde, lumière éternelle, le mystère manifesté dans cette tête se révèle toujours plus et croisse en nos âmes.

 

Par Jésus-Christ, notre Seigneur

 

 

DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

Transfiguration du Christ

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Published by un pèlerin - dans Pentecôte
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