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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


la vidéo sur KTO


Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:00

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.

 

Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

      

Jésus leur dit : " De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? "

Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes.

L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : " Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci."

Il leur dit : " Quels événements ? "

 

Ils lui répondirent : " Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu."
 
Il leur dit alors : " Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ?"
 
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.
 
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : "Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse". Il entra donc pour rester avec eux.
 
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
 
Alors ils se dirent l'un à l'autre : " Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ?"
 
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : "C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre."

 

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

 

Évangile de Jesus Christ selon saint Luc

 

Le Christ et ses disciples sur la route d'Emmaüs, Pieter Coecke van Aelst 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 04:00

Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu'elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.

 
Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant. Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent : "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu'il vous a dit quand il était encore en Galilée : Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite."

 
Alors elles se rappelèrent ses paroles.


Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.


Pierre cependant courut au tombeau ; mais en se penchant, il ne vit que le linceul.

 

Il s'en retourna chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

 

Les Saintes Femmes au Tombeau, Annibale Carracci 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 21:50
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 20:00

People attend an Orthodox Easter service outside of the church in the city of Chernobyl on April 24, 2011.

 

People attend an Orthodox Easter service outside of the church in the city of Chernobyl on April 24,  

 

People stand with candles as they attend an Orthodox Easter service in the city of Chernobyl on April 24, 2011. 

 

An Orthodox priest leads an Orthodox Easter service at the town of Chernobyl, in the 30km (19 miles) exclusion zone around the closed Chernobyl nuclear power plant, April 24, 2011. This year, Orthodox and Catholic churches are celebrating Easter on the same day.  

 

A woman, who is an illegal settler in the 30-km exclusion zone around the closed Chernobyl nuclear power plant, attends the midnight Orthodox Easter service in Chernobyl April 24, 2011. This year, Orthodox and Catholic churches are celebrating Easter on the same date. 

 

An Orthodox priest sprinkles holy water over painted eggs and kulichi after an Orthodox Easter service in the town of Chernobyl, located in the 30-km exclusion zone around the closed Chernobyl nuclear power plant, April 24, 2011. This year, Orthodox and Catholic churches are celebrating Easter on the same date. Kulichi are traditional cakes prepared for Easter.

 

 

 A priest blesses people during an Orthodox Easter service in the city of Chernobyl on April 24, 2011.  

  

 

  photos : http://www.daylife.com/

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 15:00

 L'Évangile nous dépeint la course joyeuse des disciples : " Tous deux couraient ensemble, mais l'autre disciple courut en avant, plus vite que Pierre, et arriva le premier au tombeau". Qui ne désirerait aussi chercher le Christ siégeant à la droite du Père, et pour obtenir de le trouver au terme de sa quête, qui ne chercherait à courir en esprit, lorsqu'il se remémore avec tant de joie la course à toutes jambes de tels apôtres ? Pour nous encourager en ce désir, que chacun de nous redise avec élan ce verset du Cantique des Cantiques : "Entraîne-moi à ta suite, nous courrons à l'odeur de tes parfums" (3,4 LXX). Courir à l'odeur des parfums, c'est marcher sans relâche, du pas de son esprit, vers notre Créateur, réconforté par la sainte odeur des vertus.

 

Telle a bien été la course digne d'éloges de ces très saintes femmes qui, d'après les évangiles, avaient suivi le Seigneur depuis la Galilée et lui sont restées fidèles au moment de sa Passion, alors que les disciples s'étaient enfuis ; elles ont couru à l'odeur des parfums, en esprit, et même selon la lettre, car elles ont acheté des aromates pour oindre les membres du Seigneur, comme en témoigne Marc.

 

Frères, à l'exemple des soins empressés des disciples, hommes et femmes, auprès du sépulcre de leur Maître, proclamons à notre manière les joies de la résurrection du Seigneur. Il serait bien dommage qu'une langue de chair taise la louange due à notre Créateur, en ce jour où sa chair est ressuscitée. Cette résurrection magnifique nous incite à proclamer la grandeur de l'Auteur d'une telle joie, et à annoncer la victoire remportée contre notre vieil ennemi : avec le fauteur de mort lui-même, la mort est aujourd'hui délogée ; aujourd'hui, par le Christ, la vie est rendue aux mortels. Aujourd'hui les chaînes du démon sont brisées ;  la liberté du Seigneur est accordée en ce jour aux chrétiens.

 

Saint Odilon de Cluny (961-1048)
2ème Sermon pour la Résurrection

 > commentaire du jour de l'Evangile au quotidien  

Déposition de la Croix par Fra Angelico

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 08:10

Le mystère de la glorieuse Ascension est accompli ; c'en est fait, Jésus ne se montrera plus à nos regards, jusqu'à ce qu'il vienne juger les vivants et les morts. La foi seule nous le révèle désormais, et nous ne pouvons plus le saisir que par l'amour : telle est la condition de notre épreuve, jusqu'à ce que, pour récompense de cette foi et de cet amour, nous soyons admis à l'intérieur du voile.

 

 Ne murmurons pas cependant. Espérons plutôt de cette espérance qui ne trompe pas, comme dit l'Apôtre. Et comment ne serions-nous pas tout entiers à cette espérance fortunée, lorsque nous nous souvenons que Jésus nous a promis d'être avec nous jusqu'à la consommation des siècles ? Il ne se rendra pas visible, mais il sera là toujours. Pourrait-il abandonner l'Eglise son épouse ? et ne sommes-nous pas les membres de cette épouse bien-aimée ?

 

 Mais Jésus a fait plus encore pour nous. S'il se retire, c'est en nous disant avec une tendresse infinie : "Je ne vous laisserai pas orphelins". Quand il nous disait : "Il vous est avantageux que je m'en aille", il ajoutait : "Si je ne m'en allais pas, le Consolateur ne viendrait pas vers vous". Ce consolateur ineffable est l'Esprit-Saint, l'Esprit du Père et du Fils qui va descendre incessamment sur nous, et qui doit demeurer avec nous, visible dans ses œuvres, jusqu'à ce que Jésus reparaisse pour enlever ses élus d'un monde qui aura mérité d'être abandonné aux flammes. Mais l'Esprit ne doit pas descendre qu'il ne soit envoyé, et, comme nous l'apprend l'Evangéliste, "il ne doit pas être envoyé que Jésus n'ait été glorifié". Il vient continuer l'œuvre ; mais cette œuvre devait d'abord être conduite par le Fils de Dieu jusqu'au terme assigné dans les décrets éternels.

 

 Après ses labeurs, Jésus est entré dans son repos, emportant avec lui notre humanité élevée en lui aux honneurs divins. L'Esprit-Saint ne revêtira pas cette nature ; mais il vient nous consoler de l'absence de Jésus, il vient opérer ce qui reste à accomplir dans l'œuvre de notre sanctification ; et c'est lui déjà que nous avons vu à l'œuvre dans les deux jours précédents, lorsque nous avons contemplé les prodiges de la foi et de l'amour, depuis le départ de celui qui est l'objet de l'une et de l'autre. C'est l'Esprit-Saint qui produit la foi dans les âmes, de même que c'est lui "qui répand la charité dans les cœurs".

 

 Nous voici donc au moment de voir s'ouvrir une nouvelle série des merveilles de l'amour de Dieu envers sa créature. Encore quelques heures, et le règne de l'Esprit-Saint aura commencé ; mais en ce jour, le dernier qui nous reste, puisque dès demain, à l'heure du soir, s'ouvrira déjà la solennité de la Pentecôte, laissons-nous aller au légitime besoin de vénérer encore les traces augustes de notre divin Rédempteur sur cette terre. La sainte Liturgie nous l'avait rendu présent jour par jour, depuis ces touchantes semaines de l'Avent où nous entourions la divine Mère, attendant avec respect l'heureux moment où elle nous donnerait son fruit à jamais béni ; et maintenant, pour le retrouver, il nous faut lever les regards vers le ciel, sortir de ce monde où il ne se laisse plus voir. Heureux souvenirs de l'intime commerce que nous eûmes si longtemps avec l'Emmanuel, alors qu'il nous admettait à le suivre dans toutes ses voies, nous ne pouvons vous mettre en oubli. Bien plus, nous comptons sur  l'Esprit divin pour vous graver plus profondément encore dans nos âmes. Jésus n'a-t-il pas annoncé que cet ineffable Consolateur étant venu en nous, il nous ferait ressouvenir de tout ce que nous avons entendu, goûté et expérimenté dans la société de celui qui, étant Dieu, a daigné vivre avec nous de notre vie, pour nous préparer à vivre nous-mêmes éternellement de la sienne ?

 

Au reste, s'il nous est cher de suivre ainsi les vestiges de notre Sauveur sur la terre, il nous est bien permis de nous rappeler aussi qu'il ne l'a pas voulu quitter sans y laisser une marque sensible de son amour pour cet humble séjour où il fut conçu au sein de la Vierge, où il naquit, où il daigna passer par toutes les phases de la vie de l'homme, où il mourut sur la croix, où il ressuscita glorieux, et d'où il s'élança enfin pour monter à la droite de son Père. N'a-t-il pas laissé sur la roche du mont des Oliviers le double vestige de ses derniers pas ? tant il se détachait avec peine de cette humble demeure où son amour pour nous l'avait retenu durant trente-trois années ! Ce fait est fondé sur le témoignage de saint Augustin, de saint Paulin, de saint Optât, de Sulpice Sévère, qui nous attestent le prodige que les siècles suivants ont constaté après eux.

 

 En vain, comme le remarquent ces anciens, l'armée de Titus vint s'établir en ce lieu, d'où elle dominait la ville déicide sur laquelle elle allait fondre ; ni les pas du soldat romain, ni les roues des chariots de guerre, ni les pieds des chevaux, ne purent altérer ces traces du dernier adieu que Jésus laissa à sa sainte Mère, à ses disciples, à nous tous, du lieu même où il doit reparaître au dernier jour. C'était donc sur ce même sol que, quarante ans après, les enseignes romaines apparaissaient tout d'abord, à cette heure si terrible pour l'ingrate Jérusalem. Rappelons-nous ici les deux Anges qui vinrent annoncer le dernier avènement du Fils de Dieu, au moment même où la nuée le dérobait à tous les regards terrestres, et le rapprochement que le Seigneur avait fait lui-même de la ruine de Jérusalem et de la dernière catastrophe du monde. Ces derniers vestiges des pas de Jésus sont donc à la fois un adieu plein de tendresse et la menace d'un retour plein d'effroi. Au bas de la montagne s'étend la Vallée de Josaphat, la Vallée du Jugement ; et ce n'est pas en vain que le Prophète a dit : "Ses pieds poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers qui est en face de Jérusalem, à l'Orient".

 

 Acceptons humblement cette impression de crainte, par laquelle le Seigneur visite notre âme en ce moment, afin de l'établir plus solidement dans l'amour, et baisons avec émotion ces derniers vestiges des pieds sacrés de notre Emmanuel. La pieuse impératrice sainte Hélène, dont la noble mission ici-bas fut de rechercher et d'honorer les traces du passage du Fils de Dieu sur la terre, n'eut garde d'oublier celles que gardait encore le mont des Oliviers. Par ses ordres un somptueux édifice, construit en rotonde, s'éleva pour couvrir ce lieu auguste ; mais lorsque les ouvriers voulurent revêtir le sol de marbres précieux, et qu'ils arrivèrent à l'endroit où étaient imprimes les pas du Christ, une force invincible les arrêta. La pierre éclatait et jaillissait à leur visage, en sorte qu'ils durent laisser apparentes les traces surnaturellement empreintes sur la roche.

 

 Tels sont les faits merveilleux constatés par une longue série d'auteurs pieux et graves qui remonte jusqu'au siècle même où ils s'opérèrent ; mais le Sauveur ne voulut pas se borner à maintenir accessibles aux regards des hommes ces derniers vestiges qui semblent nous dire qu'il n'est pas parti depuis longtemps et qu'il ne doit pas tarder à revenir ; il daigna confirmer l'espérance que nous avons de le suivre un jour, en opérant un nouveau prodige. Quand il fallut fermer la voûte de l'élégant sanctuaire qui devait abriter le monument suprême du passage du Fils de Dieu sur la terre, un nouvel obstacle se déclara. Les pierres ne pouvaient tenir et tombaient à mesure qu'on les plaçait. On dut renoncer à terminer l'édifice dans sa partie supérieure, qui resta ouverte, comme pour apprendre aux hommes que la voie inaugurée par l'Emmanuel sur le sommet du mont des Oliviers leur est toujours accessible, et qu'ils doivent sans cesse aspirer à rejoindre leur divin chef qui les attend dans les cieux.

 

 Saint Bernardin de Sienne rapporte, dans son premier Sermon pour la fête de l'Ascension, une émouvante histoire qui nous servira d'utile entretien dans cette journée où nous faisons nos derniers adieux à la présence visible de notre Rédempteur. Il raconte qu'un pieux chevalier entreprit le voyage d'outre-mer, désirant visiter les lieux témoins des mystères du salut. Dans son dévot pèlerinage, il voulut débuter par Nazareth, et sur le lieu même où le Verbe se fit chair, il rendit ses hommages à l'amour infini qui l'avait attiré du ciel en terre, afin de nous retirer de la perdition. Bethléhem vit ensuite notre pèlerin arriver dans ses murs, cherchant le lieu de la bienheureuse naissance qui nous donna un Sauveur. Ses larmes coulèrent abondantes à l'endroit où Marie avait adoré son nouveau-né, et comme parle saint François de Sales qui a voulu aussi raconter cette délicieuse histoire, "il lécha la poussière sur laquelle la première enfance du divin poupon avait été reçue". De Bethléhem, le noble voyageur, qui ne craignait pas de parcourir en tous sens la Palestine, se rendit sur les bords du Jourdain, et s'arrêta à Bethabara, au lieu appelé Béthanie, où le Précurseur avait baptisé le Rédempteur. Afin d'honorer plus complètement le mystère, il voulut à son tour entrer dans le lit du fleuve, et se plongea avec délices dans ces eaux qui lui rappelaient celles que Jésus avait daigné sanctifier par le contact de ses membres sacrés. De là, suivant toujours la trace du Fils de Dieu, il s'enfonça dans le désert, voulant avoir sous les yeux le théâtre de la pénitence, des combats et de la victoire de notre Maître. Sa marche se dirigea ensuite vers le Thabor, sur les sommets duquel il honora le mystère de la Transfiguration de Jésus, lorsqu'il laissa briller aux regards de trois de ses disciples quelques rayons de sa gloire.

 

Enfin notre pieux chevalier entra dans Jérusalem. Le saint Cénacle le vit recueillant avec le plus tendre amour, dans un si auguste asile, les souvenirs du lavement des pieds aux disciples, et de l'institution du grand et sublime mystère de l'Eucharistie. Soutenu par le désir de ne pas laisser une station sans y avoir versé ses larmes avec ses prières, il passa le torrent de Cédron, et se rendit au jardin de Gethsémani, où la pensée de son Sauveur couvert d'une sueur de sang fondit son cœur dans une ineffable sympathie pour la victime de nos péchés. Bientôt il se représenta ce même Sauveur chargé de chaînes et entraîné dans Jérusalem.

 

 " Il s'achemine alors, nous dit Saint Bernardin de Sienne, à qui il convient de rendre la parole sur un tel sujet ; il s'achemine, suivant partout les traces de son bien-aimé, et le voit en imagination traîné çà et là chez Anne, chez Caïphe, chez Pilate, chez Hérode, fouetté,  bafoué, craché, couronné d'épines, présenté au peuple, condamné à mort, chargé de sa croix, laquelle il porte, et la portant fait la pitoyable rencontre de sa mère toute détrempée de douleur, et des dames de Hiérusalem pleurantes sur lui. Si monte enfin ce dévost pèlerin sur le mont Calvaire, où il voit en esprit la croix estendue sur la terre, et Nostre Seigneur que l'on renverse et que l'on cloue pieds et mains sur icelle cruellement. Il contemple de suite comme on lève la croix et le crucifié en l'air, et le sang qui ruisselle de tous les endroits de son divin corps. Il regarde la pauvre sacrée Vierge toute transpercée du glaive de douleur, puis il tourne les yeux sur le Sauveur crucifié, duquel il escoute les sept paroles avec un amour non pareil, et enfin le voit mourant, puis mort, puis recevant le coup de lance, et monstrant par l'ouverture de la playe son Cœur divin, puis osté de la croix et porté au sépulcre où il va le suivant, jettant une mer de larmes sur les lieux détrempez du sang de son Rédempteur, si qu'il entre dans le sépulcre, et ensevelit son cœur auprès du corps de son Maistre.

 

 " Puis, ressuscitant avec luy, il va en Emmaüs, et voit tout ce qui se passe entre le Seigneur et les deux disciples, et enfin revenant sur le mont Olivet où se fit le mystère de l'Ascension, et là voyant les dernières marques et vestiges des pieds du divin Sauveur, prosterné sur icelles, et les baisant mille et mille fois avec des soupirs d'un amour infiny, il commença à retirer à soy toutes les forces de ses affections, comme un archer retire la corde de son arc quand il veut descocher sa flèche, puis se relevant, les yeux et les mains tendus au ciel : Ô Jésus, dit-il, mon doux Jésus, je ne sçay plus où vous chercher et suivre en terre. Hé ! Jésus, Jésus mon amour, accordez donc à ce cœur qu'il vous suive et s'en aille après vous là-haut, et avec ces ardentes paroles il lança quant et quant son âme au ciel, comme une sacrée sagette, que comme divin archer il tira au blanc de son très heureux object". Traité de l'Amour de Dieu, Livre VII, chap. XII.

 

 Saint Bernardin de Sienne raconte que les compagnons et les serviteurs du pieux chevalier, le voyant ainsi succomber sous l'effort de son amour, coururent chercher un médecin, dans la pensée qu'il serait possible encore de le rappeler à la vie. Mais cette bienheureuse âme s'était envolée à la suite du Rédempteur, nous laissant un monument immortel de l'amour qu'a pu faire naître au cœur d'un homme la seule contemplation des divins mystères que nous avons suivis à loisir, sous la conduite de l'Eglise, dans la succession des scènes de la sainte Liturgie.

 

 Puissions-nous posséder maintenant en nous le Christ que nous avons été si à même de connaître ! et daigne l'Esprit-Saint, dans sa visite si prochaine, conserver dans nos âmes les traits de ce divin chef, avec lequel il vient nous relier plus étroitement encore !

 

DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

Coupole de l'Ascension à la Basilique Saint Marc de Venise 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:00

Nous avons vu comment l'Ascension de notre Emmanuel lui a assuré ici-bas un premier triomphe par la foi, qui lui donne l'empire sur les intelligences. Une seconde victoire ressort du même mystère : c'est la victoire de l'amour qui fait régner Jésus sur les cœurs. Depuis dix-huit siècles, en qui les hommes ont-ils cru fermement, universellement, si ce n'est en lui ? Quel autre point de ralliement ont eu les intelligences , si ce n'est dans les dogmes de la foi ? Quelles ténèbres ce divin flambeau n'a-t-il pas éclairées ? Quelles clartés n'a-t-il pas projetées sur les peuples qui ont accueilli sa lumière ? En quelles ombres n'a-t-il pas laissé ceux qui, après l'avoir accueilli, ont fermé plus tard leurs yeux à ses rayons ?

 

De même on peut bien le dire, depuis l'Ascension de notre Rédempteur nul n'a été aimé des hommes de tous les lieux et de toutes les races comme il l'a été, comme il l'est encore, comme il le sera jusqu'à la fin. Or, il fallait qu'il se retirât pour être ainsi aimé, comme il le fallait pour que nous crussions en lui. "Il vous est avantageux que je m'en aille" ; ces mêmes paroles nous serviront encore aujourd'hui à mieux pénétrer le mystère. Avant l'Ascension, les disciples étaient aussi chancelants dans leur amour que dans leur foi ; Jésus ne pouvait compter sur eux ; mais à peine a-t-il disparu à leurs regards, qu'un élan inconnu s'empare de leurs cœurs. Au lieu de plaindre leur abandon, ils rentrent pleins de joie dans Jérusalem. Heureux du triomphe de leur Maître, oublieux d'eux-mêmes, ils s'empressent de lui obéir en se rendant au Cénacle, où la Vertu d'en haut doit venir les visiter. Etudiez ces hommes dans les années qui vont suivre, parcourez leur carrière jusqu'à la mort ; comptez, si vous pouvez, les actes de leur dévouement dans l'immense labeur de la prédication de l'Evangile, et dites si un autre mobile que l'amour de leur Maître les a soutenus et rendus capables de tout ce qu'ils ont fait. Avec quel empressement ils ont bu son calice ! Avec quel transport ils ont salué sa croix, lorsqu'ils l'ont vue dressée pour eux-mêmes !

 

 Mais ne nous arrêtons pas à ces premiers témoins ; ils avaient vu le Christ, ils l'avaient entendu, ils l'avaient touché de leurs mains. Tournons nos regards sur les générations qui ne l'ont connu que par la foi, et voyons si cet amour qui triomphe dans les Apôtres, a fait défaut chez les chrétiens un seul jour dans le cours de dix-huit siècles. C'est d'abord la lutte du martyre qui n'a jamais totalement cessé depuis la promulgation de l'Evangile, et qui occupe trois cents ans pour le début. Par quel motif tant de millions de héros et d'héroïnes ont-ils couru au-devant des tortures les plus affreuses, bravé en souriant la flamme des bûchers, la dent des bêtes féroces, si ce n'est pour prouver au Christ leur amour ? Rappelons-nous ces terribles épreuves qu'ont acceptées avec tant d'empressement non seulement des hommes aguerris à la souffrance, mais des femmes délicates, de jeunes vierges et jusqu'à des enfants. Remettons-nous en mémoire tant de sublimes paroles, noble élan du cœur qui aspire à rendre au Christ mort pour mort, et n'oublions pas que les martyrs de nos jours, en Chine, au Tongking, dans la Cochinchine, dans la Corée, ont reproduit textuellement, sans s'en douter, en présence de leurs juges et de leurs bourreaux, le langage que tenaient leurs prédécesseurs devant les proconsuls du IIIe et du IVe siècle.

 

 Oui, certes, il est aimé comme nul ne le sera jamais, ni ne le pourrait être, notre divin Roi qui s'est enfui aux cieux ; car depuis son départ, on ne saurait compter les millions d'âmes qui, pour s'unir à lui uniquement, ont foulé aux pieds les séductions de l'amour terrestre, et n'ont voulu connaître d'autre amour que le sien. Tous les siècles, même le nôtre dans sa triste défaillance, les ont vus, et Dieu seul en connaît le nombre.

 

 Il a été aimé sur cette terre, notre Emmanuel, et il le sera jusqu'au dernier jour du monde, ainsi qu'en fait foi, dans toute la suite des temps, le généreux abandon des biens terrestres, dans le but de conquérir la ressemblance avec l'enfant de Bethléhem ; abandon pratiqué si souvent par les personnes les plus opulentes du siècle ! Que serait-ce s'il nous fallait signaler tant de sacrifices de la volonté propre obtenus de l'orgueil humain, afin de réaliser dans l'humanité le mystère de l'obéissance de l'Homme-Dieu sur la terre, et les innombrables traits d'héroïsme offerts par la pénitence chrétienne, qui continue et complète ici-bas avec tant de générosité les satisfactions que l'amour du Rédempteur pour les hommes lui fit accepter dans sa douloureuse Passion ?

 

 Mais cette inextinguible ardeur pour Jésus envolé au ciel, ne s'est pas trouvée satisfaite encore de tant de dévouements. Jésus avait dit : "Tout ce que vous ferez en faveur du moindre de vos frères, c'est à moi que vous l'aurez fait" ; l'amour pour le Christ s'est emparé de cette parole, et depuis le commencement jusqu'aujourd'hui, il s'est livré à un autre genre de recherche pour atteindre, à travers le pauvre, jusqu'à Jésus qui réside en lui. Et comme la première de toutes les misères de l'homme est l'ignorance des vérités divines, sans lesquelles il ne peut être sauvé, chaque époque a fourni une succession d'apôtres qui, renonçant aux liens les plus doux de la patrie et de la famille, s'élancent au secours des peuples assis dans l'ombre de la mort. Qui pourrait dire les fatigues qu'ils assument dans un tel labeur, les tourments qu'ils bravent, afin que le nom de Jésus soit annoncé, qu'il soit aimé d'un sauvage, glorifié par un Chinois ou par un Indou?

 

 S'agit-il de consoler les douleurs du Christ ou de panser ses plaies dans ses frères les plus disgraciés ? n'allez pas croire que l'amour qui réside dans les fidèles de son Eglise fasse jamais défaut. Comptez plutôt les membres de ces associations charitables qui se sont vouées au soulagement des pauvres et des malades, depuis qu'il a été possible aux chrétiens de développer au grand jour leurs plans pour l'exercice de la charité. Voyez le sexe le plus faible, décimé chaque année par les plus nobles vocations, payer avec un empressement héroïque son tribut au chevet des infirmes et des mourants. Le monde lui-même s'en émeut, les économistes s'étonnent d'être obligés de compter avec un élément indispensable aux sociétés, et qui échappe à toutes leurs spéculations. Heureux s'ils en venaient jusqu'à reconnaître celui dont l'amour seul opère toutes ces merveilles !

 

Mais ce que l'œil de l'homme peut atteindre n'est rien : il ne saisit que ce qui paraît à l'extérieur. Nul ne saurait donc apprécier à quel point Jésus a été aimé et l'est encore sur la terre. Qu'on se retrace les millions de chrétiens qui ont passé ici-bas depuis l'origine de l'Eglise. Parmi eux, sans doute, il en est beaucoup qui ont eu le malheur de manquer leur fin ; mais quelle multitude innombrable a aimé le Seigneur Christ de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces ! Les uns l'ont aimé constamment, d'autres ont eu besoin d'être rappelés par sa miséricorde, mais ils se sont endormis dans son baiser. Comptez, si vous pouvez, les actes vertueux, les sacrifices sublimes, en dix-huit siècles, au sein de cet immense peuple chrétien que nous verrons se dérouler tout entier au dernier jour du monde, dans la vallée de Josaphat ! La mémoire de Dieu peut seule en embrasser le souvenir. Or, tout cet ensemble d'œuvres, de sentiments, depuis l'élan séraphique de L'âme déjà divinisée, jusqu'au verre d'eau donné au nom du Rédempteur, qu'est-ce autre chose qu'un incessant concert d'amour qui monte nuit et jour vers le Christ, vers ce divin absent que la terre ne peut oublier ? Où est-il l'homme d'entre nous, si chère que soit sa mémoire, pour lequel on se dévouera encore, pour lequel on mourra encore, pour l'amour duquel on se renoncera soi-même, un siècle, dix siècles, vingt siècles après sa mort ? où trouvera-t-on cet homme mort dont le nom fera battre le cœur à tant de millions d'hommes de toute génération, de toute race, de tout siècle, si ce n'est Jésus, qui est mort, qui est ressuscité, qui est monté aux cieux ?

 

 Mais, nous le reconnaissons humblement, ô notre Emmanuel, il était nécessaire que vous disparussiez du milieu de nous, afin que la foi, prenant son essor, allât vous chercher jusqu'aux cieux, désormais votre séjour, et que nos cœurs, ainsi éclairés, fussent rendus capables de vous aimer. Jouissez de votre Ascension, ô divin Chef des Anges et des hommes ! dans notre exil, nous goûterons les fruits de ce sublime mystère, jusqu'à ce qu'il s'opère en nous.

 

 Eclairez les pauvres aveugles que l'orgueil empêche de vous reconnaître à des traits si frappants. Ils vous discutent, ils vous jugent, sans s'être rendu compte de ce témoignage de la foi et de l'amour de tant de générations. L'hommage que vous offre l'humanité représentée par les premières nations de la terre, par les cœurs les plus vertueux, par tant d'hommes de génie, est pour eux comme non avenu. Que sont-ils pour s'opposer à un tel concert ? Sauvez-les, Seigneur, de leur vain et périlleux orgueil, et ils reviendront, et avec nous ils diront : "Il était véritablement avantageux pour ce monde qu'il perdit votre présence sensible, ô Emmanuel ! car si votre grandeur, votre puissance et votre divinité ont paru et ont été reconnues, c'est depuis que vous avez cessé d'être visible parmi nous.

 

Gloire soit donc au mystère de votre Ascension, par lequel en montant aux cieux, comme dit le Psalmiste, "vous recevez les plus hauts dons pour les répandre en largesses sur les hommes".

   

DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique

 

Le Retable de l'Agneau Mystique : Dieu Tout Puissant

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Published by un pèlerin - dans Pâques
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