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"Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres.

 

Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.

 

Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres."

 

Evangile de Jésus-Christ selon  saint Jean 

   

 

Pentecôte

" Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit."

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean  

 

   

 

 El Papa es argentino. Jorge Bergoglio                 

Saint Père François

 

 

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1er mai 2011 Béatification de Jean-Paul II

Béatification du Serviteur de Dieu Jean-Paul II

 

 

  Béatification du Père Popieluszko

beatification Mass, in Warsaw, Poland

à Varsovie, 6 juin 2010, Dimanche du Corps et du Sang du Christ

 

 

presidential palace in Warsaw

Varsovie 2010

 

 

Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre
Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde Divine

La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage.
(Saint Curé d'Ars)
 

 


Le côté du Christ a été transpercé et tout le mystère de Dieu sort de là. C’est tout le mystère de Dieu qui aime, qui se livre jusqu’au bout, qui se donne jusqu’au bout. C’est le don le plus absolu qui soit. Le don du mystère trinitaire est le cœur ouvert. Ce n’est pas une image, c’est une réalité. C’est la réalité la plus profonde qui soit, la réalité de l’amour.
Père Marie-Joseph Le Guillou




Dans le cœur transpercé
de Jésus sont unis
le Royaume du Ciel
et la terre d'ici-bas
la source de la vie
pour nous se trouve là.

Ce cœur est cœur divin
Cœur de la Trinité
centre de convergence
de tous les cœur humains
il nous donne la vie
de la Divinité.


Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix
(Edith Stein)



Le Sacré-Cœur représente toutes les puissances d'aimer, divines et humaines, qui sont en Notre-Seigneur.
Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus

 



feuille d'annonces de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

 

 

 

 

 

 

 

     

The Cambrai Madonna

Notre Dame de Grâce

Cathédrale de Cambrai

 

 

 

Cathédrale Notre Dame de Paris 

   

Ordinations du samedi 27 juin 2009 à Notre Dame de Paris


la vidéo sur KTO


Magnificat

     



Solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie à Notre-Dame de Paris


NOTRE DAME DES VICTOIRES

Notre-Dame des Victoires




... ma vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’Amour !

 

 

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Voyages de Benoît XVI

 

SAINT PIERRE ET SAINT ANDRÉ

Saint Pierre et Saint André

 

BENOÎT XVI à CHYPRE 

 

Benedict XVI and Cypriot Archbishop Chrysostomos, Church of 

Salutation avec l'Archevêque Chrysostomos à l'église d' Agia Kyriaki Chrysopolitissa de Paphos, le vendredi 4 juin 2010

 

     

 

Benoît XVI en Terre Sainte  


 

Visite au chef de l'Etat, M. Shimon Peres
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Visite au mémorial de la Shoah, Yad Vashem




 






Yahad-In Unum

   

Vicariat hébréhophone en Israël

 


 

Mgr Fouad Twal

Patriarcat latin de Jérusalem

 

               


Vierge de Vladimir  

    

 

SALVE REGINA

22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:00


Le Couronnement de la Vierge par Fra Angelico


Celui-là seul qui comprendrait la sainteté de Marie pourrait apprécier sa gloire. Mais la Sagesse, qui présida au creusement des abîmes, ne nous a point révélé la profondeur de cet océan, près duquel les vertus des justes et toutes les grâces qui leur furent prodiguées ne sont que ruisseaux. Toutefois l'immensité de grâce et de mérite qui constitue à part de toutes autres la perfection surnaturelle de la Vierge bénie, nous met en droit de conclure pour elle à une égale suréminence dans cette gloire qui n'est que la consécration de la sainteté des élus.


Tandis que les autres prédestinés de notre race s'échelonnent aux divers rangs des célestes hiérarchies, la sainte Mère de Dieu s'élève par delà tous les chœurs bienheureux, formant à elle seule un ordre distinct, un ciel nouveau, où les harmonies angéliques et humaines sont dépassées. En Marie, Dieu est glorifié davantage, mieux connu, plus aimé que dans tout le reste de l'univers. A ce seul titre, selon l'ordre de la Providence créatrice qui au plus parfait subordonne le moindre, Marie devait être la souveraine de la terre et des cieux.

Dans ce sens, c'est pour elle, après l'Homme-Dieu, qu'existe le monde. Le grand théologien et cardinal de Lugo, expliquant ici les paroles des saints, ose bien dire : "De même que Dieu, créant tout dans sa complaisance pour son Christ, a fait de lui la fin des créatures ; de même avec proportion peut-on dire qu'il a tiré du néant le reste du monde par amour pour la Vierge Mère, faisant qu'elle soit appelée justement elle aussi, en cette manière, fin de toutes choses."


Comme Mère de Dieu, et à la fois comme sa première-née, elle avait titre et droit sur ses biens ; comme Epouse, elle devait partager sa couronne. "La Vierge glorieuse compte autant de sujets que la Trinité, dit saint Bernardin de Sienne. Toute créature, quel que soit son rang dans la création, spirituelle comme les Anges, raisonnable comme l'homme, matérielle comme les corps célestes ou les éléments, le ciel, la terre, les réprouvés, les bienheureux, tout ce qui relève de la puissance de Dieu est soumis à la Vierge. Car celui qui est Fils de Dieu et de la Vierge bénie, voulant, pour ainsi dire, égaler en quelque sorte à la principauté du Père la principauté de sa Mère, s'est fait, lui Dieu, serviteur de Marie. Si donc il est vrai de dire que tout, même la Vierge, obéit à Dieu ; on peut aussi renverser la proposition, et affirmer que tout, même Dieu, obéit à la Vierge."



Le Couonnement de la Vierge par Jean Fouquet


L'empire de l'éternelle Sagesse, comprenant, nous dit l'Esprit-Saint, les cieux, la terre et l'abîme, tel est donc l'apanage de Marie en ce jour 
de son couronnement. Comme cette Sagesse divine sortie d'elle en la chair, elle peut se glorifier en Dieu. Celui dont elle chanta autrefois la magnificence, exalte aujourd'hui son humilité. La Bienheureuse par excellence est devenue l'honneur de son peuple, l'admiration des Saints, la gloire des armées du Très-Haut.

En sa beauté, avec l'Epoux, qu'elle marche à la victoire ; qu'elle triomphe du cœur des puissants et des humbles. La remise en ses mains du sceptre du monde n'est point un honneur vide de réalité : à dater de ce jour, elle commande et combat, protège l'Eglise, garde son chef, maintient les rangs de la milice sacrée, suscite les saints, dirige les apôtres, illumine les docteurs, extermine l'hérésie, refoule l'enfer.


Saluons notre Reine ; chantons ses hauts faits ; soyons-lui dociles ; avant tout, aimons-la et confions-nous à son amour. Ne craignons point qu'au milieu des grands intérêts de l'extension du règne de Dieu, elle oublie notre petitesse ou nos misères. Rien ne lui échappe de ce qui se passe aux plus obscurs réduits, aux plus lointaines limites de son domaine immense. De son titre, en effet, de cause universelle au-dessous du Seigneur, se déduit à bon droit l'universalité de sa providence ; et les maîtres de la doctrine nous montrent Marie associée dans la gloire à cette science dite de vision, par laquelle tout ce qui est, a été ou sera, demeure présent devant Dieu.

Croyonsbien, d'autre part, que sa charité non plus ne saurait être boiteuse : comme son amour pour Dieu
passe l'amour de tous les élus, la tendresse de toutes les mères réunie sur la tête d'un enfant unique n'égale pas celle dont la divine Mère entoure le moindre, le plus oublié, le plus délaissé des enfants de Dieu, qui sont aussi ses fils. Elle les prévient de sa sollicitude, écoute en tout temps leurs humbles prières, les poursuit dans leurs fuites coupables, soutient leur faiblesse, compatit à leurs maux du corps et de l'âme, répand sur tous les faveurs d'en haut dont elle est la céleste trésorière. Disons-lui donc par la bouche d'un de ses grands serviteurs :


" O très sainte Mère de Dieu qui avez embelli la terre et le ciel, en quittant ce monde vous n'avez point abandonné les hommes. Ici-bas, vous viviez dans le ciel ; du ciel, vous conversez avec nous. Trois fois heureux, ceux qui vous contemplèrent et qui vécurent avec la Mère de la vie ! Mais en la manière que vous habitiez dans la chair avec les hommes du premier âge, vous demeurez avec nous spirituellement. Nous entendons votre voix ; la voix de tous arrive à votre oreille ; et l'incessante protection dont vous nous entourez manifeste votre présence. Vous nous visitez ; votre œil est sur tous ; et bien que nos yeux ne puissent vous apercevoir, ô très sainte, vous êtes au milieu de nous, vous montrant vous-même en diverses manières à qui en est digne. Votre chair immaculée, sortie du tombeau, n'arrête point la puissance immatérielle, l'activité très pure de cet esprit qui est le vôtre, qui, inséparable de l'Esprit-Saint, souffle aussi où il veut. O Mère de Dieu, recevez l'hommage reconnaissant de notre allégresse, et parlez pour vos  fils à 
Celui qui vous a glorifiée : quoi que ce soit que vous lui demandiez, il l'accomplit par sa vertu divine ; qu'il soit béni  dans les siècles !"  
(German. Constantinop. In Dormit B. M. Oratio I.)



La Vierge et l'Enfant avec les Anges - par un maître inconnu, France XIVe s.


Mais terminons l'Octave radieuse en laissant la parole à Marie, dans cette belle Antienne que les manuscrits indiquent entre plusieurs autres pour accompagner le Magnificat de la fête. Notre-Dame y apparaît, non pas en son seul nom, mais comme représentant l'Eglise qui commence avec elle son entrée en corps et en âme dans les cieux. Le bonheur présent de la Vierge bénie est le gage pour tous de l'éternelle félicité qui nous fut promise ; le triomphe de la divine Mère ne sera complet, que lorsque le dernier des siens l'aura suivie dans la gloire. Unissons-nous à cette formule où déborde un amour si suave : elle est vraiment digne d'exprimer les sentiments de Marie franchissant le seuil du séjour divin.

 

Marie tressaillit en esprit, et elle dit : Je vous bénis, vous le Seigneur de toute bénédiction. Je bénis le séjour de votre gloire ; je vous bénis, vous qui fîtes de mon sein votre séjour ; et je bénis toutes les œuvres de vos mains qui vous obéissent et vous sont si pleinement soumises. Je bénis l'amour dont vous nous avez aimés. Je bénis toutes les paroles qui sont sorties de votre bouche, toutes ces paroles qui nous furent données. Car je crois qu'en toute vérité, comme vous avez dit, ainsi sera-t-il. Alleluia.



DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique





Le Couronnement de la Vierge par Le Greco
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 09:00
Joseph Sarto est né en 1835 dans une famille très modeste du bourg de Riese, d'où l'on voit les Alpes. Son curé remarqua sa ferveur et son intelligence ; il fut admis en pension gratuitement. Devenu prêtre, curé puis évêque à Mantoue, il sut insuffler un esprit de réforme en lançant un synode.

Devenu cardinal de Venise en 1892, il recevait toujours quiconque voulait le rencontrer ou se confesser à lui. Joseph Sarto n'oublia jamais qu'il était né pauvre. Il n'accepta les dignités qu'à contre-coeur, comme des croix.

Le 4 août 1903, l'humble fils d'un huissier et d'une couturière est élu pape. C'est lui qui béatifia saint Jean-Marie Vianney en 1905, les seize carmélites de Compiègne en 1906, Jeanne d'Arc en 1909, et Jean Eudes.

Il meurt en 1914, à l'orée de la grande guerre
.


texte du calendrier du Carmel de Montmartre




Giuseppe Melchiorre Sarto naquit dans une famille modeste de Riese en Vénétie, province qui faisait alors partie de l'Autriche-Hongrie. Il put faire des études ecclésiastiques grâce à une bourse. Elles furent brillantes ; Giuseppe Sarto fut ordonné prêtre à 23 ans. Il devait parcourir tous les échelons de la hierarchie, vicaire, puis curé, chancelier de l'évêché de Trévise et directeur spirituel au séminaire. Partout il fit preuve des mêmes qualités : un sens sacerdotal très profond qui se traduisait par une prière presque continue et un zèle ardent pour aider de toutes manières ceux dont il avait la charge. Il menait une vie pauvre et austère qui étonnait ses amis ; son administration était claire et ferme, cette fermeté étant toujours accompagnée d'affabilité. Par ce travail humble "sur le terrain", don Sarto acquit une expérience pastorale qui marquera son action d'évêque et de pape.

Léon XIII le nomma évêque de Mantoue en septembre1884. Ce diocèse périclitait ; Mgr Sarto le redressa, faisant la visite précise des 153 paroisses du diocèse, tenant un synode et réformant le séminaire. L'évêques'intéressa d'une manière spéciale à la crise sociale, en appuyant l'oeuvre des Congrès, fer de lance du mouvement catholique italien encore à ses débuts. À partir des années 1892-1894, Mgr Sarto s'informa de la restauration du chant grégorien commencée à l'abbaye de Solesmes. Plusieurs de ses collaborateurs firent des séjours au monastère et devinrent des disciples du maître de choeur dom Mocquereau.

Léon XIII promut Mgr Sarto au siège patriarcal de Venise en 1893 et le créa cardinal. La Cité des Doges était alors gouvernée par un maire et des conseillers anticléricaux, et la franc-maçonnerie y était puissante. Les autorités civiles boudèrent son intronisation, malgré la joie populaire qui s'exprimait avec fanfares et gondoles. Le nouveau Patriarche garda son même style de vie, très simple, partageant son temps entre la prière à des heures fixes, l'étude et le travail de sa charge.

Organisateur puissant, il mit beaucoup d'unité dans la province, sur le plan ecclésial entre les évêques, mais aussi dans l'action politique des laïcs qu'il conseilla avec efficacité au point de neutraliser les influences maçonniques et d'établir à la mairie de Venise une équipe centriste.

Le 4 août 1903, Mgr Sarto succédait à Léon XIII sous le nom de Pie X. "Méfiant par instinct à l'égard des tendances progressistes, au plan des idées comme au plan social, il estimait que la politique d'ouverture au monde moderne poursuivie par son prédécesseur, si elle n'était pas à condamner en principe, avait du moins été menée avec trop peu de précautions et risquait d'avoir dans l'immédiat des conséquences fâcheuses. Aussi jugeait-il indispensable une certaine réaction" (Aubert, dans Catholicisme).

On se tromperait cependant si on voyait en Pie X un esprit rétrograde et fermé. Au contraire, intelligent et tout donné à l' oeuvre de Dieu, il n'eut qu'une ambition, celle de sa devise "tout restaurer dans le Christ". Nous ne pouvons ici qu'indiquer les grandes orientations de son pontificat. Il réussit à rendre possible et souvent à accomplir les grandes réformes demandées depuis longtemps par l'opinion catholique : il réforma la liturgie par des décrets sur le chant grégorien et la musique d'Église, sur le calendrier des fêtes et la mise en valeur des dimanches ; il encouragea la communion fréquente et la communion des enfants.

La réforme du droit ecclésiastique, immense et difficile, aboutira sous son successeur Benoît XV au Code de Droit canonique de 1917, premier véritable code moderne de l'Église. La réforme des dicastères (ministères de la Papauté) renforcera la centralisation. Saint Pie X eut le souci d'élever la qualité intellectuelle et spirituelle du clergé ; il lutta contre les excès du libéralisme et contre l'hérésie "moderniste", n'hésitant pas à ordonner de nombreuses (plus de mille ?) visites apostoliques de diocèses, séminaires ou maisons religieuses. Le pape ne concevait pas encore l'action des laïcs en dehors d'une direction ecclésiastique ; il faudra attendre le milieu du 20ème siècle pour voir se dégager un domaine propre à la compétence des laïcs.

Pie X eut des collaborateurs dévoués et efficaces, sans lesquels il n'aurait pu mener à bien un tel programme. Il prit comme Secrétaire d'État Mgr Merry del Val, malgré sa jeunesse relative pour un tel poste. Le secrétariat personnel du pape fut très actif, bousculant parfois les lenteurs des dicastères ; le pape s'appuya aussi beaucoup sur des experts, le plus souvent éminents. Cet "appareil" parallèle à la Curie fut critiqué, non seulement par les bureaux romains, mais aussi par une fraction de l'opinion. On lui reprochait de durcir la pensée du pape et d'employer des méthodes contestables, et souvent dénoncées, contre ses adversaires. Il reste que, pris dans son ensemble, le pontificat de saint Pie X a donné à l'Église, à l'aube du 20ème siècle, des impulsions nombreuses et d'une grande fécondité.

texte du calendrier de l'abbaye de Solesmes


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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 09:00


La vision de Saint Bernard par Alonso Cano


Le val d'absinthe a perdu ses poisons. Devenu Clairvaux, la claire vallée, il illumine le monde ; de tous les points de l'horizon, les abeilles vigilantes y sont attirées par le miel du rocher qui déborde en sa solitude. Le regard de Marie s'est abaissé sur ces collines sauvages ; avec son sourire, la lumière et la grâce y sont descendues.

Une voix harmonieuse, celle de Bernard, l'élu de son amour, s'est élevée du désert ; elle disait : 
Connais, ô homme, le conseil de Dieu ; admire les vues de la Sagesse, le dessein de l'amour. Avant que d'arroser toute l'aire, il inonde la toison ; voulant racheter le genre humain, il amasse en Marie la rançon entière. O Adam, ne dis plus : La femme que vous m'avez donnée m'a présenté du fruit défendu ; dis plutôt  : La femme que vous m’avez donnée m'a nourri d'un fruit de bénédiction. De quelle ardeur faut-il que nous honorions Marie, en qui la plénitude de tout bien fut déposée ! S'il est en nous quelque espérance, quelque grâce de salut, sachons qu'elle déborde de celle qui aujourd'hui s'élève inondée d'amour : jardin de délices, que le divin Auster n'effleure pas seulement d'un souffle rapide, mais sur lequel il fond des hauteurs et qu'il agite sans fin de la céleste brise, pour qu'en tous lieux s'en répandent les parfums, qui sont les dons des diverses grâces. Otez ce soleil matériel qui éclaire le monde : où sera le jour ? Otez Marie, l'étoile de la vaste mer : que restera-t-il, qu'obscurité enveloppant tout, nuit de mort, glaciales ténèbres ? Donc, par toutes les fibres de nos cœurs, par tous les amours de notre âme, par tout l'élan de nos aspirations, vénérons Marie; car c'est la volonté de Celui qui a voulu que nous eussions tout par elle.


Ainsi parlait ce moine dont l'éloquence, nourrie, comme il le disait, parmi les hêtres et les chênes des forêts, ne savait que répandre sur les plaies de son temps le vin et l'huile des Ecritures. En 1113, âgé de vingt-deux ans, Bernard abordait Cîteaux dans la beauté de son adolescence mûrie déjà pour les grands combats. Quinze ans s'étaient écoulés depuis le 21 mars 1098, où Robert de Molesmes avait créé entre Dijon et Beaune le désert nouveau. Issue du passé en la fête même du patriarche des moines, la fondation récente ne se réclamait que de l'observance littérale de la Règle précieuse donnée par lui au monde. Pourtant l'infirmité du siècle se refusait à reconnaître, dans l'effrayante austérité des derniers venus de la grande famille, l'inspiration du très saint code où la discrétion règne en souveraine, le caractère de l'école accessible à tous, où Benoît espérait "ne rien établir de rigoureux ni de trop pénible au 
service du Seigneur."

Sous le gouvernement d'Etienne Harding, successeur d'Albéric qui lui-même avait remplacé Robert, la petite communauté partie de Molesmes allait s'éteignant, sans espoir humain de remplir ses vides, quand l'arrivée du descendant des seigneurs de Fontaines, entouré des trente compagnons sa première conquête, fit éclater la vie où déjà s'étendait la mort.


Réjouis-toi, stérile qui n'enfantais pas ; voilà que vont se multiplier les fils de la délaissée. La Ferté, fondée cette année même dans le Châlonnais, voit après elle Pontigny s'établir près d'Auxerre, en attendant qu'au diocèse de Langres Clairvaux et Morimond viennent compléter, dans l'année 1115, le quaternaire glorieux des filles de Cîteaux qui, avec leur mère, produiront partout des rejetons sans nombre. Bientôt (1119) la Charte de charité va consacrer l'existence de l'Ordre Cistercien dans l'Eglise ; l'arbre planté six siècles plus tôt au sommet du Cassin, montre une fois de plus au monde qu'à tous les âges il sait s'orner de nouvelles branches qui, sans être la tige, vivent de sa sève et sont la gloire de l'arbre entier.


Durant les mois de son noviciat cependant, Bernard a tellement dompté la nature, que l'homme intérieur vit seul en lui ; les sens de son propre corps lui demeurent comme étrangers. Par un excès toutefois qu'il se reprochera, la rigueur déployée dans le but d'obtenir un résultat si désirable a ruiné ce corps, indispensable auxiliaire de tout mortel dans le service de ses frères
et de Dieu. Heureux coupable, que le ciel se chargera d'excuser lui-même magnifiquement ! Mais le miracle, sur lequel tous ne peuvent ni ne doivent compter, pourra seul le soutenir désormais dans l'accomplissement de la mission qui l'attend.

Bernard est ardent pour Dieu comme d'autres le sont pour leurs passions. "Vous voulez apprendre de moi, s'écrie-t-il dans un de ses premiers ouvrages, pourquoi  et comment  il faut aimer Dieu. Et moi, je vous réponds : La raison d'aimer Dieu, c'est Dieu même ; la mesure de l'aimer, c'est de l'aimer sans mesure."

Quelles délices furent les siennes à Cîteaux, dans le secret de la face du Seigneur ! Lorsque, après deux ans, il  quitta ce séjour béni pour fonder Clairvaux, ce fut la sortie du paradis. Moins fait pour converser avec les hommes qu'avec les Anges, il commença, nous dit son historien, par être l'épreuve de ceux qu'il devait conduire :  tant  son langage était d'en haut, tant ses exigences de perfection  dépassaient la force  même de  ces forts d'Israël, tant son étonnement se manifestait douloureux à la révélation des infirmités qui sont la part de toute chair.


Outrance de l'amour, eussent dit nos anciens, qui lui réservait d'autres surprises. Mais l'Esprit-Saint veillait sur le vase d'élection appelé à porter devant les peuples et les rois le nom du Seigneur ; la divine charité qui consumait cette âme, lui fit comprendre, avec leurs durs contrastes, les deux objets inséparables de l'amour : Dieu, dont la bonté en fournit le motif, l'homme,
dont la misère en est l'exercice éprouvant.

Selon la remarque naïve de Guillaume de Saint-Thierry, son disciple et ami, Bernard réapprit l'art de vivre avec les humains ; il se pénétra des admirables recommandations du législateur des moines, quand il dit de l'Abbé établi sur ses frères : "Dans les corrections même, qu'il agisse avec prudence et sans excès, de crainte qu'en voulant trop racler la rouille, le vase ne se brise. En imposant les travaux, qu'il use de discernement et de modération, se rappelant la discrétion du saint patriarche Jacob, qui disait : Si je fatigue mes troupeaux en les faisant trop marcher, ils périront tous en un jour. Faisant donc son profit de cet exemple et autres semblables sur la discrétion, qui est la mère des vertus, qu'il tempère tellement toutes choses que les forts désirent faire davantage, et que les faibles ne se découragent pas." 

En recevant ce que le Psalmiste appelle l'intelligence de la misère du pauvre, Bernard sentit son cœur déborder de la tendresse de Dieu pour les rachetés du sang divin. Il n'effraya plus les humbles. Près des petits qu'attirait la grâce de ses discours, vinrent se ranger les sages, les puissants, les riches du siècle, abandonnant leurs vanités, devenus eux-mêmes petits et pauvres à l'école de celui qui savait les conduire tous des premiers éléments de l'amour à ses sommets. Au milieu des sept cents moines recevant de lui chaque jour la doctrine du salut, l'Abbé de Clairvaux pouvait s'écrier avec la noble fierté des saints : "Celui qui est puissant a fait en nous de grandes  choses, et c'est à bon droit que notre âme magnifie le Seigneur. Voici que nous avons tout quitté pour vous suivre : grande résolution, gloire des grands Apôtres; mais nous aussi, par sa grande grâce, nous l'avons prise magnifiquement. Et peut-être même qu'en cela encore, si je veux me glorifier, ce ne sera pas folie ; car je dirai la vérité : il y en a ici qui ont laissé plus qu'une barque et des filets."

Et dans une autre circonstance : "Quoi de plus admirable, disait-il, que de voir celui qui autrefois pouvait deux jours à peine s'abstenir du péché,  s'en garder des années et sa vie entière ? Quel  plus grand miracle que  celui de tant de jeunes hommes, d'adolescents, de nobles personnages, de tous ceux enfin que j'aperçois ici, retenus sans liens dans une prison ouverte, captifs de la seule crainte de Dieu, et qui persévèrent dans les macérations d'une pénitence au delà des forces humaines, au-dessus de la nature, contraire à la coutume ? Que  de merveilles nous  pourrions trouver, vous le savez bien, s'il nous était permis de rechercher  par le détail ce que furent pour chacun la sortie de l'Egypte, la route au désert, l'entrée au monastère, la vie dans ses murs !"

Mais d'autres merveilles que celles dont le cloître garde le secret au Roi des siècles, éclataient déjà de toutes parts. La voix qui peuplait les solitudes, avait par delà d'incomparables échos. Le monde, pour l'écouter, s'arrêta sur la pente qui conduit aux abîmes. Assourdie des mille bruits discordants de l'erreur, du schisme et des passions, on vit l'humanité se taire une heure aux
accents nouveaux dont la mystérieuse puissance l'enlevait à son égoïsme, et lui rendait pour les combats de Dieu l'unité des beaux jours.

Suivrons-nous dans ses triomphes le vengeur du sanctuaire, l'arbitre des rois, le thaumaturge acclamé des peuples ? Mais c'est ailleurs que Bernard a placé son ambition et son trésor ; c'est au dedans qu'est la vraie gloire. Ni la sainteté, ni le mérite, ne se mesurent devant Dieu au succès ; et cent miracles ne valent pas, pour la récompense, un seul acte d'amour. Tous les sceptres inclinés devant lui, l'enivrement des foules, la confiance illimitée des Pontifes, il n'est rien, dans ces années de son historique grandeur, qui captive la pensée de Bernard, bien plutôt qui n'irrite la blessure profonde de sa vie, celle qu'il reçut au plus intime de l'âme, quand il lui fallut quitter cette solitude à laquelle il avait donné son cœur.

A l'apogée de cet éclat inouï éclipsant toute grandeur d'alors, quand, docile à ses pieds, une première fois soumis par lui au Christ en son vicaire, l'Occident tout entier est jeté par Bernard sur l'infidèle Orient dans une lutte suprême, entendons ce qu'il dit : "Il est bien temps que je ne m'oublie pas moi-même. Ayez pitié de ma conscience angoissée : quelle vie monstrueuse que la mienne ! Chimère de mon siècle, ni clerc ni laïque, je porte l'habit d'un moine et n'en ai plus les observances. Dans les périls qui m'assiègent, au bord des précipices qui m'attirent, secourez-moi de vos conseils, priez pour moi."

Absent de Clairvaux, il écrit à ses moines : 
"Mon âme est triste ; elle ne sera point consolée qu'elle ne vous retrouve. Faut-il, hélas ! que mon
 exil d'ici-bas,  si  longtemps  prolongé,  s'aggrave encore ? Véritablement ils ont ajouté douleur sur douleur à mes maux, ceux qui nous ont séparés. Ils m'ont enlevé le seul remède qui me fit supporter d'être sans le Christ ; en attendant de contempler sa face  glorieuse,  il m'était donné du moins de vous voir, vous son saint temple. De ce temple, le passage me semblait facile à l'éternelle patrie. Combien souvent cette consolation m'est ôtée ! c'est la troisième fois, si je ne me trompe, qu'on m'arrache mes entrailles. Mes enfants sont sevrés avant le temps ; je les avais engendrés par l'Evangile, et je ne puis les nourrir. Contraint de négliger ce qui m'est cher, de m'occuper d'intérêts étrangers, je ne sais presque ce qui m'est le plus dur, ou d'être enlevé aux uns, ou d'être mêlé aux autres. Jésus, ma vie doit-elle donc tout entière s'écouler dans les gémissements ? Il m'est meilleur de mourir que de vivre ; mais je voudrais ne mourir  qu'au milieu des miens ;  j'y  trouverais plus de douceur, plus de sûreté. Plaise à mon Seigneur que les yeux d'un père, si indigne qu'il se reconnaisse de porter ce nom, soient fermés de la main de ses fils ; qu'ils l'assistent dans le dernier passage : que leurs désirs, si vous l'en jugez digne, élèvent son âme au séjour bienheureux ; qu'ils ensevelissent le corps d'un pauvre avec les corps de ceux qui furent pauvres comme lui. Par la prière, par le mérite de mes frères, si j'ai trouvé grâce devant vous,  accordez-moi ce vœu ardent de mon  cœur. Et pourtant, que votre volonté se fasse, et non la mienne ; car je ne veux ni vivre ni mourir pour moi."

Plus grand dans son abbaye qu'au milieu des
plus nobles cours, saint Bernard en effet devait y mourir à l'heure voulue de Dieu, non sans avoir vu l'épreuve publique et privée préparer son âme à la purification suprême. Une dernière fois il reprit sans les achever ses entretiens de dix-huit années sur le Cantique, conférences familières recueillies pieusement par la plume de ses fils, et où se révèlent d'une manière si touchante le zèle des enfants pour la divine science, le cœur du père et sa sainteté,  les incidents de la vie de chaque  jour à Clairvaux. Arrivé au premier verset du troisième chapitre,  il décrivait la recherche du Verbe par l'âme dans l'infirmité de cette vie, dans la nuit de ce monde, quand son discours interrompu le laissa dans l'éternel face à face, où cessent toute énigme, toute figure et toute ombre.
 





DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 09:00
Tableau présenté à la basilique Saint Pierre de Rome lors de la béatification du Père Eudes le 25 juin 1909



Le tableau représente le Père Eudes debout devant un autel et consacrant aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie les Instituts fondés par lui. La tête du Bienheureux est nimbée de rayons ; debout ou à genoux, l’on voit des Eudistes, des religieuses de Notre-Dame de Charité du Refuge et du Bon-Pasteur, des Tertiaires du Cœur admirable, et par derrière le groupe, Marie des Vallées, la sainte de Coutances, dont l’influence a été si grande sur le Bienheureux.
(Père Roland, in 'chronique relatant tous les événements à Rome lors de la Béatification du Père Eudes', le 25 juin 1909)



Lors de ses missions, Jean Eudes voit la misère de nombreuses femmes, en particulier les prostituées, qui attendent une main tendue pour retrouver la dignité de leur vie. C’est un souci du temps, porté particulièrement par les membres de la Compagnie du Saint-Sacrement nouvellement fondée, en 1627. Des “refuges” sont ouverts à Paris et dans quelques grandes villes de Province. Ce sont des maisons qui accueillent des femmes meurtries et rejetées ; les moyens de se réinsérer dans la société leur sont enfin donnés.


Dès 1634, Jean Eudes est en relation avec Jean de Bernières - qui sera plus tard, à Caen, un des fondateurs de la Compagnie du Saint-Sacrement. Tous deux projettent l’ouverture d’une telle maison. Il a fallu attendre 1641, et une vive interpellation en pleine ville de Caen pour décider d’aller plus loin qu’un simple accueil à domicile. C’est une véritable maison pour accueillir, loger et instruire qu’il faut ériger.


Avec de nombreux appuis humains et financiers, une maison du refuge est ouverte. Les débuts ne sont pas faciles, car il y a des hésitations sur le statut à donner à celles qui assurent le service des femmes. Les Visitandines jouent alors un rôle majeur, à travers la robuste figure de Mère Françoise-Marguerite Patin. Elle transmet l’expérience religieuse de la Visitation, avec les règles écrites par François de Sales. Jean Eudes reprend ce bel héritage et le traduit avec ses accents propres.


Doté de Constitutions, un nouvel institut est érigé à Caen en 1651 : l’Ordre de Notre-Dame de Charité du Refuge et du Bon Pasteur. Il connaîtra une certaine expansion du vivant du fondateur. Après des débuts difficiles, des monastères sont ouverts à Rennes puis en d’autres villes de Bretagne. Le projet de Paris mettra plus de temps à s’accomplir.
Les Eudistes



L'idée d'une oeuvre spéciale pour abriter "les épaves du siècle" est assurément antérieure au Père Eudes. L'exemple de Jésus accueillant avec tant de miséricorde la Madeleine repentante n'avait jamais cessé d'exercer une sainte contagion parmi les âmes généreuses, et, à toutes les époques de l'histoire de l'Eglise, on en voit se vouer au soulagement et au relèvement des malheureuses victimes du vice.

On n'avait point assigné d'autre nom à cette communauté que celui de Notre-Dame de Charité, et celles, qui en avaient la direction ne pensaient nullement à en faire une maison de religieuses ; mais deux raisons firent voir au Père Eudes la nécessité absolue de prendre ce parti : la première vint du nombre des pénitentes, qui augmentait de jour en jour, parce que sa charité ne pouvait refuser aucune de celles qui se présentaient ; la deuxième, de l'inconstance de quelques directrices et de leur mésintelligence.

Dieu ne permit alors toutes ces contradictions pour lui laisser le loisir de commencer une autre entreprise dont lui-même ne voyait pas encore toute l'étendue, mais qui n'était pas d'une petite importance. Après plusieurs délibérations, on convint de prendre une maison de louage, où l'on renfermerait toutes les filles et femmes repenties qui voudraient bien s'y retirer, et de chercher d'honnêtes filles ou de pieuses veuves chargées de les faire travailler en veillant exactement sur leur conduite.

Le Père Eudes fut tout d'abord aidé dans cette oeuvre de miséricorde quelques femmes du peuple, qui consentirent à héberger ses converties. L'une d'elles, Madeleine Lamy, "pauvre des biens de la terre, mais riche des biens du ciel", habitait une petite maison au faubourg Saint-Julien de Caen. De toute évidence, ce ne pouvait être là qu'une installation imparfaite et précaire. Madeleine Lamy s'en rendait compte ; et elle ne se gênait pas pour adresser au Père Eudes des remarques plutôt piquantes sur ce sujet. Étant un jour sur le seuil de sa porte, elle le vit passer en compagnie de M. et Mme de Camilly, et de quelques autres personnes de distinction bien connues pour leur piété.

L'occasion lui parut trop belle pour ne pas user du franc parler que lui valaient et son dévouement et les services rendus : "Où allezvous ?  interroge-t-elle. Sans doute dans les églises pour y manger les images : après quoi vous croirez être bien dévots. Ce n’est pas là où gît le lièvre, mais bien à travailler à fonder une maison pour ces pauvres filles qui se perdent, faute de moyens et de direction."


Cette boutade, un peu inattendue et qui frisait l'impertinence eut le résultat que l'excellente f i l l e en espérait. Elle fut un trait de lumière pour le Père Eudes et ses amis. Ils se concertèrent, et de leurs délibérations naquit le projet de développer l’oeuvre.



extraits de : SAINT JEAN EUDES, MISSIONNAIRE APOSTOLIQUE, INSTITUTEUR DE LA CONGRÉGATION DE JÉSUS ET MARIE, DE L'ORDRE DE NOTRE-DAME DE CHARITÉ DU REFUGE ET DU BON-PASTEUR, ET DE LA SOCIÉTÉ DU COEUR DE LA MÈRE ADMIRABLE, PÈRE, DOCTEUR ET APÔTRE DU CULTE LITURGIQUE DES SACRÉS-COEURS DE JÉSUS ET DE MARIE

par R. P. ÉMILE GEORGES
PRÊTRE DE LA CONGRÉGATION DE JÉSUS ET MARIE, DITE DES EUDISTES
LAURÉAT DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 14:00




Sainte Hélène découvre la Croix - par Agnolo Gaddi

Pour relever le sceptre du grand Roi, il fallait une main royale. La pieuse impératrice Hélène, mère du libérateur de l'Eglise, fut désignée par le ciel pour rendre au Christ, sur le théâtre même de ses humiliations, les honneurs qui lui sont dus comme Roi du monde.

Avant de jeter les fondements de la basilique de la Résurrection, cette digne émule de Madeleine et des autres saintes femmes du sépulcre désira avec ardeur retrouver l'instrument du salut. Une tradition conservée chez les Juifs fut interrogée et l'impératrice connut vers quel endroit il était à propos de diriger les fouilles. Avec
quelle sainte anxiété elle suivit les travaux ! avec quel transport de joie elle aperçut le bois de la rédemption, que l'on ne discernait pas encore, il est vrai, mais qui devait être présent dans l'une des trois croix mises à découvert ! Son ardente prière s'élevait vers le Sauveur, qui seul pouvait révéler le divin trophée de sa victoire ; l'évêque Macaire unissait ses vœux à ceux de la pieuse princesse ; et les prodiges à l'aide desquels le discernement se fit avec certitude récompensèrent la foi qui n'aspirait au miracle que pour la plus grande gloire du Rédempteur.


C'en était fait, et l'Eglise entrait en possession de l'instrument du salut des hommes. L'Orient et l'Occident tressaillirent à la nouvelle de cette sublime découverte que le ciel avait conduite, et qui venait mettre le dernier sceau au triomphe du christianisme. Le Christ scellait sa victoire sur le monde païen, en élevant ainsi son étendard, non plus figuré, mais réel, ce bois miraculeux, scandale autrefois pour les Juifs, folie aux yeux des gentils, et devant lequel tout chrétien fléchira désormais le genou.


Que n'avons-nous la piété d'Hélène, ô Sauveur, pour savoir connaître comme elle "la hauteur et la profondeur, la longueur et la largeur du mystère caché dans votre Croix" !

C'est parce qu'elle a aimé ce divin mystère, qu'elle a recherché 
la Croix avec tant d'ardeur ; mais quel sublime spectacle cette pieuse princesse nous offre en ces jours de votre triomphe ! D'une main elle orne votre glorieux sépulcre ; de l'autre elle arrache votre Croix aux ombres qui la couvraient ; qui jamais proclama, avec cette majesté, le mystère pascal ? Le sépulcre nous crie : "Il est ressuscité, il n'est plus ici" ; la Croix nous dit : "Je ne l'ai retenu qu'un moment, et il s'est élancé dans sa gloire." O Croix ! ô sépulcre ! que son humiliation a été rapide, et que le règne qu'il a conquis par vous est assuré ! Nous adorons en vous les vestiges de son passage, et vous demeurez sacrés à jamais, parce qu'il s'est servi de vous pour notre salut.

Gloire soit donc à vous, ô Croix, objet de notre amour et de notre admiration en ce jour ! Continuez de protéger ce monde qui vous possède ; soyez-lui le bouclier qui le défende contre l'ennemi, le secours présent partout qui conserve le souvenir du sacrifice mêlé à celui du triomphe ; car c'est par vous, ô Croix, que le Christ a vaincu, qu'il règne et qu'il commande.
CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT.



DOM GUÉRANGER
L'Année Liturgique




Sainte Hélène par  Cima da Conegliano
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 14:30
" L’Ecriture a gardé un silence complet sur la fin de Marie à cause de la grandeur du prodige, pour ne pas frapper d’étonnement excessif l’esprit des hommes."

Ainsi s’exprime saint Epiphane dans son Panarion (78.10-11,23)


La Custodie a célébré l’Assomption de la Vierge Marie à Jérusalem, extraits et quelques images :
toutes les photos et le texte complet de l'article sur le site Custodia Terrae Sanctae


C’est à Gethsémani que les Franciscains célèbrent la fête. Elle a commencé le matin dans la Basilique des Nations avec une messe solennelle présidée par le Custode de Terre Sainte, Pierbattista Pizzaballa, entouré d’une vingtaines de prêtres.












Frère Frédéric Manns dans son homélie fit partager la joie de la Sainte Vierge le jour de son Assomption et chacun pouvait s’imaginer l’entourant avec les apôtres et admirer une nouvelle fois sa confiance indéfectible, la fraîcheur de son Action de Grâce et son humilité joyeuse.





Dans l’après midi, une assemblée plus nombreuse encore s’est retrouvée pour les vêpres dans la grotte des Apôtres suivies de la procession au Tombeau.












Le Tombeau de la Vierge aujourd’hui gardé par les orthodoxes, grecs et arméniens, est avec Bethléem, le Saint Sépulcre et l’Ascension le quatrième lieu saint sous Statu Quo et à ce titre les franciscains continuent de pouvoir s’y rendre solennellement en procession.












Les hymnes et prières à la Vierge se sont donc succédés tandis qu’après les Franciscains tous les fidèles entrèrent un à un vénérer le lieu de la sépulture de la Vierge Marie : un simple lit de pierre nu comme est nu et vide le Tombeau du Christ.



















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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 19:00
Les panégyries du 15 août vont se poursuivre toute la soirée dans toute la Grèce, des îles les plus isolées aux villages les plus reculés, goûtons nous aussi un peu de cette ineffable saveur !








Mana mou kai Panagia, composée par Theodorakis, appartient aussi à l'histoire de la Grèce dont elle devenue un hymne à la liberté, on reconnaîtra le grand compositeur lors de son arrestation sur des images d'actualités qui précèdent cette belle interprétation de Dalaras


la flamboyante version de 2001


Dalaras, Parios et Alexiou - KALE SE PANAGIA MOU
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