À Sens, vers 623, saint Leu, évêque. Parce qu’il avait eu l’audace de déclarer, devant un important personnage du lieu, que le
devoir de l’évêque était de diriger le peuple et qu’il fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux princes, il dut subir l’exil.
Martyrologe romain
Saint Leu (ou Loup), Archevêque de Sens, est fêté le 1er septembre. Il est invoqué pour la guérison du mal caduc et pour le soulagement des enfants. On leur fait embrasser à Paris, dans une
église qui lui est dédiée en la rue Saint Denis, une petite chasse où repose une partie de ses saintes reliques.
Il mourut en 623, le 1er septembre dans le village de Brinon qui lui appartenait et dont il avait fait don à la cathédrale. Il fut inhumé en l'église de Sainte Colombe.
En 1601, Henri IV fit faire une neuvaine solennelle pour son dauphin, qui depuis a été Louis XIII, le juste. En 1638, Louis XIII fit la même neuvaine pour son fils Louis XIV dit Dieu-donné.
Les principaux monuments de sa gloire sont à Sens, Orléans, Paris, Saint Leu en Normandie.
Il n'y a point de Martyrologe qui ne parle de Saint Leu. Surius nous a donné l'histoire de sa vie. Nous en avons des abrégés dans Vincent de Beauvais, dans Pierre Natalibus et dans d'autres auteurs cités par Baronius.
Paroisse Saint Leu - Saint Gilles, église de la rue Saint Denis
Eglise Saint-Leu-Saint-Gilles, Paris Ier
L’importance de la population du quartier Saint Denis au début du XIVème siècle et la petitesse de la Chapelle Saint Gilles,
rendirent nécessaire la construction d’une église plus adaptée : on édifia donc, en 1319, et à l’emplacement de la nef actuelle une église qui prit le nom de Saint Leu - Saint Gilles.
Saint Gilles, a vécu en Provence comme ermite, au VIIème siècle ; il était connu par la légende pour avoir été nourri par
une biche qu’il avait sauvée des chasseurs.
Saint Leu,(ou Saint Loup) évêque de Sens au VIème siècle, protecteur des enfants, est un saint dont les nombreux miracles ont fait
qu’il était l’usage, dans plusieurs familles de Paris et des environs, de porter à Saint Leu ou de recommander les enfants nouveau-nés. Aussi bien les rois et les nobles de France que les
artisans et ouvriers de ce quartier, recouraient à sa protection.
Il se trouve que ces deux saints étaient célébrés le même jour, le premier dimanche de Septembre et que, depuis l’origine de cette
église (1319), ils furent tous deux ses protecteurs.
L’église Saint Leu - Saint Gilles prit régulièrement part aux grandes manifestations de la rue Saint Denis, à savoir entre autres
les entrées et obsèques des Rois et Reines de France.
Elle participa également aux processions solennelles qui eurent lieu lors du départ de Saint Louis en Croisade en 1248, ainsi que
lors du retour du corps de Saint Louis.
Saint-Leu-Saint-Gilles, vue intérieure de la Nef vers le Chœur
Les Religieuses de Saint Leu
En 1921, les sœurs qui étaient depuis de nombreuses années attachées à l’église et qui avaient un appartement rue aux Ours, durent
partir.
Il n’est peut être pas inutile pour nous de s’attarder quelques instants sur l’histoire de ces religieuses qui, entre 1873 et 1921
ont été liées à la vie de Saint Leu.
L’Abbé Largentier, curé de Saint Leu de 1873 à 1833, avait fondé la Congrégation des Sœurs Auxiliatrices de l’Immaculée
Conception. Ces religieuses secondaient efficacement le curé de la paroisse auprès des malades, des pauvres, des enfants, et avaient en charge un certain nombre d’œuvres paroissiales.
Les premières, à la fin du XIXème siècle, logeaient dans un petit appartement proche de la paroisse (rue aux Ours). D’autres leur
ont succédé jusqu’en 1921 ; après quoi, alors que la Congrégation prospérait, trois d’entre elles se sont installées, grâce à l’Abbé Tournade, dans la maison des œuvres de la paroisse qu’il avait
créée en 1934, 11 rue Tiquetonne.
En 1938, la Congrégation manquant de "recrues" fut obligée de supprimer ses communautés les moins importantes en nombre dont celle
de Saint Leu, ce qui souleva alors une vague de protestations de la part des paroissiens qui, avec force protestations, lettres et pétitions à l'Archevêque de Paris obtinrent, non pas comme
ils le voulaient au départ de "garder leurs Sœurs", mais que leur soient envoyées trois autres Sœurs, cette fois-ci de la Congrégation de Sainte Marie de la Présentation qui vinrent continuer à
accomplir les tâches de celles qui les avaient précédées.
Ceci pour montrer que pendant de longues années, des religieuses se sont succédées ici, toujours en petit nombre, logeant toujours
dans un petit appartement proche de la paroisse, avec très peu de moyens matériels et toujours très appréciées et du curé et des paroissiens ainsi qu'en témoignent des lettres et des articles
que l'on peut trouver dans les archives.
Histoire de la Paroisse Saint Leu - Saint Gilles