Publicité

Saint Maximilien Kolbe, Prêtre et Martyr

" Voici quelle est la victoire qui a vaincu le monde : c’est notre foi."

(1 Jn 5, 4.)

 

Ces paroles de la lettre de saint Jean me viennent à l’esprit et me pénètrent le cœur lorsque je me trouve ici, en cet endroit où a été remportée une victoire particulière de la foi. De la foi qui fait naître l’amour de Dieu et du prochain, l’unique amour, l’amour suprême qui est prêt a à donner sa vie pour ses amis.

 

Une victoire, donc, de l’amour que la foi a vivifié jusqu’au sommet du témoignage ultime et définitif.

 

 Cette victoire de la foi et de l’amour, un homme l’a remportée en ce lieu ; son nom est Maximilien Marie ; son nom de famille : Kolbe ; sa profession, telle qu’il l’indiquait lui-même dans les registres du camp de concentration : prêtre catholique ; sa vocation : fils de saint François ; sa naissance : fils de gens simples, laborieux et pieux, tisserands aux environs de Lodz ; par la grâce de Dieu et le jugement de l’Église : Bienheureux.

 

 La victoire de la foi et de l’amour, cet homme l’a remportée en ce lieu qui fut construit pour la négation de la foi, de la foi en Dieu et de la foi en l’homme, et pour fouler aux pieds radicalement non seulement l’amour mais tous les signes de la dignité humaine, de l’humanité.

 

Un lieu qui fut construit sur la haine et sur le mépris de l’homme au nom d’une idéologie folle. Un lieu qui fut construit sur la cruauté. À ce lieu conduit une porte, qui existe encore aujourd’hui, et sur laquelle est placée une inscription : "Arbeit macht frei" (le travail rend libre), qui rend un son sardonique, parce que son contenu était radicalement contredit par tout ce qui se passait à l’intérieur. Dans ce lieu du terrible massacre où trouvèrent la mort quatre millions d’hommes de diverses nations, le Père Maximilien, en s’offrant volontairement lui-même à la mort, pour un frère, dans le bunker de la faim remporta une victoire spirituelle semblable à celle du Christ lui-même. Ce frère vit encore aujourd’hui sur la terre polonaise. Il est parmi nous.

 

 Mais le Père Maximilien Kolbe fut-il le seul ? Certes, il a remporté une victoire qui frappa aussitôt ses compagnons de prison et qui frappe encore aujourd’hui l’Église et le monde. Il est certain aussi que beaucoup d’autres victoires semblables ont été remportées, je pense par exemple à la mort dans le four crématoire d’un camp de concentration de la sœur carmélite Bénédicte de la Croix, dans le siècle Edith Stein, illustre disciple de Husserl, qui est devenue une gloire de la philosophie allemande contemporaine, et qui descendait d’une famille juive de Wroclaw (Breslau).

  

 Sur le lieu où la dignité de l’homme avait été foulée aux pieds d’une manière aussi horrible voici la victoire remportée grâce à la foi et à l’amour !

 

JEAN-PAUL II

Messe à Auschwitz-Birkenau  

 

Kolbe Auschwitz cell

à Auschwitz la cellule du martyre de Maximilien Kolbe

 

Saint Maximilian Kolbe

SAINT MAXIMILIEN-MARIE KOLBE (1884-1941)

Prêtre, Apôtre de l'Immaculée Conception et Martyr

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article