Par assumhenri@yahoo.fr
Le Psaume 50 est un des sommets de la prière du psautier, par l'image de Dieu et de la personne humaine qu'il projette. Dieu y apparaît avant tout comme un Dieu de
bonté et de tendresse qui reste fidèle à son projet d'amitié avec les humains en dépit de leur fragilité et de leur propension au mal.
La Lettre aux Romains (3, 4) reprend les grandes lignes de cette théologie : pour Paul et la communauté chrétienne, la restauration demandée par le psalmiste est réalisée de façon définitive à
travers l'œuvre salutaire de Dieu en Jésus Christ et par le don de l'Esprit (Éphésiens 2, 10.15 ; Colossiens 1, 15). La liturgie actuelle l'utilise dans ces divers sens, surtout le Mercredi des
cendres, à la Veillée pascale et à l'Office du matin des vendredis.
Le Psaume 50 exerce un attrait irrésistible sur celles et ceux qui croient au Dieu de la Bible ; il est l’un de ceux que nous prions les plus spontanément. Même si
le goût du péché paraît passé de mode, une réflexion même sommaire conduit vite à prendre conscience de notre solidarité avec l'injustice, la misère, le mal sous toutes ses formes, ne serait-ce
que par notre indifférence à l'égard d'autrui.
Le Psaume 50 nous rappelle que la première transformation à faire dans le monde est la nôtre, la transformation constante du plus intime de nous-mêmes et de nos propres communautés... Se
reconnaître pécheur devant Dieu n'est pas s'humilier, se dégrader devant Lui ; c'est porter un regard lucide sur notre impuissance et nos difficultés à réaliser seuls un monde plus juste, plus
fraternel, un monde où l'humain serait vraiment à l'image du Dieu amour, du Dieu partage. Mais c'est aussi affirmer qu'en Lui cela est désormais possible.
Jean Duhaime
La joie d'être sauvé
(extrait)
Spiritualité 2000
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