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Moi, Ephrem, je me meurs et j'écris un testament

Pour laisser à chacun un souvenir de ce qui m'appartient. Afin que, ne serait-ce qu'à cause de mes paroles, mes connaissances se souviennent de moi. 

Hélas ! mon temps est achevé et la durée de mes années est terminée. La trame s'est raccourcie et la toile est près du joug. L'huile a manqué dans la lampe, mes jours et mes heures se sont enfuis. Le mercenaire a fini son année, et l'étranger a accompli son temps.

Les exécuteurs et mes conducteurs m'ont entouré de part et d'autre. Je gémis, personne ne m'écoute ! Je supplie, personne ne me délivre ! Malheur à toi, Ephrem, à cause du jugement, quand tu paraîtras devant le tribunal du Fils ! Et que tes connaissances t'entoureront à droite et à gauche. Là sera ta honte, malheur à celui qui sera confondu là !

O Jésus, juge, toi-même, Ephrem, et n'abandonne pas à un autre son jugement. Car celui que Dieu jugera, verra la miséricorde au tribunal.

LE TESTAMENT DE SAINT ÉPHREM





SAINT EPHREM LE SYRIEN 
(fresque de Manuel Panselinos, école macédonienne, XIVe siècle)

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