Publicité

Une seule parmi tous l’avait touché




" Les foules t’entourent de tous côtés et te pressent, et tu dis Qui m’a touché ?" Simon indiquait à notre Seigneur que toute la foule le touchait, mais notre Seigneur indiqua à Simon qu’une seule parmi tous l’avait touché. Tous le touchaient à cause de la bousculade des foules : une seule, cependant, pressée de douleurs, l’avait réellement touché à cet instant. Simon avait voulu indiquer à notre Seigneur combien les gens le touchaient, mais notre Seigneur montra à Simon la foi qui l’avait touché.

Beaucoup le touchaient... Remarque pourtant qu’il fut nécessaire de rechercher parmi beaucoup la seule qui avait réellement touché. Si donc tous le touchaient, et si parmi tous on en rechercha une, il est clair qu’il connaissait tous ceux qui le pressaient, puisque pas même une seule femme n’a pu lui être cachée. Et comme tous indistinctement s’approchaient de lui et le touchaient, et que du regard il en recherchait une seule parmi tous, il est clair qu’il les connaissait tous comme celle-ci, puisqu’il avait pu distinguer celle que rien ne distinguait des autres.

Beaucoup le touchaient à ce moment, mais comme un homme ; on chercha celle qui l’avait touché comme Dieu, pour dénoncer et réprimander ceux qui le touchaient comme un homme. Il sépara de tous une seule femme qui l’avait touché avec tous, afin d’enseigner à tous, par un seul mot, qu’ il savait pourquoi et comment chacun le touchait. Celui donc qui s’approchait de lui corporellement éprouvait un contact corporel, et celui qui s’approchait spirituellement touchait, à travers l’humanité palpable, la divinité impalpable. Celui qui s’approchait de lui comme d’un homme, entrait en contact avec son humanité, et celui qui s’approchait de lui comme de Dieu, trouvait des trésors de guérison pour ses douleurs.


Saint Éphrem
Commentaire de l'Évangile concordant ou Diatessaron

Le commentaire d'Éphrem (306-373) nous introduit en même temps à la méthode exégétique du diacre d'Édesse et nous ouvre de riches aperçus sur sa christologie et sa doctrine monastique. Ses rapprochements symboliques et son génie poétique nous suggèrent l'unité profonde et vivante de l'Ancien et du Nouveau Testament qu'il interprète sans cesse en référence l'un à l'autre. "L'Écriture entière est comme une lyre ; une corde ne produit pas de son harmonieux par elle même, mais en union avec les autres."





Evangéliaire copte-arabe

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
Texte magnifique et profondément ‘touchant’ !
Répondre