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La Vénérable Camille de Soyecourt (1757-1849), Restauratrice du Carmel en France

Française, issue d'une vieille famille de noblesse picarde, elle entra au Carmel en 1784. Elle subit courageusement les tourments de la Révolution, vécut dans la clandestinité, puis regagna Paris où la vie régulière du couvent reprit à partir de 1814. Plusieurs Carmels purent se reconstituer grâce à son assistance.

> au calendrier du Carmel

 

Mère Camille de Soyecourt    

 

Le Carmel, après la Révolution, n’était pas mort. Si les persécutions avaient détruit en grande partie l’édifice visible, elles avaient aussi ravivé et purifié la flamme intérieure qui couvait sous la cendre. Dès que la situation politique le permettait, Carmes et Carmélites demeurés fidèles dans la dispersion cherchaient partout à se réunir de nouveau dans des couvents.

 

Le principal essai de restauration fut réalisé par une vaillante fille de sainte Thérèse, la Mère Camille de l’Enfant-Jésus (1757-1849). Entrée au Carmel de la rue de Grenelle à Paris, Camille de Soyecourt, très douée sur le plan humain, se signala par sa ferveur et son esprit d’oraison. Elle partagea le sort de sa communauté durant la Révolution et connut la prison, l’isolement et la misère matérielle.

 

Demeurée Carmélite de toute son âme, elle réussit à racheter en 1797, l’ancien couvent des Carmes, rue de Vaugirard. Immédiatement, la communauté que Sœur Camille avait déjà rassemblée rue Saint-Jacques deux ans auparavant, s’y installa et, trois ans plus tard, élut prieure celle qui lui avait procuré ce nouveau monastère.

 

La Mère de Soyecourt rendit des services signalés à Pie VII et aux cardinaux exilés en France. Elle aida aussi de tout son pouvoir les Carmels qui se réorganisaient en terre française et tenta personnellement de faire revivre le monastère de Compiègne en 1834. Mais de graves difficultés firent pour lors échouer son projet, qui n’aboutit qu’en 1865.

 

Le couvent de la rue de Vaugirard étant trop vaste pour des Carmélites, la Mère Camille l’offrit d’abord aux Carmes de Belgique ; mais ils ne purent accepter. Elle se rendit alors aux instances de Mgr Affre, archevêque de Paris, qui désirait y installer une école de hautes études ecclésiastiques, l’actuel Institut Catholique. Pour ses filles, la grande prieure aménagea, à l’avenue de Saxe, un monastère où elles entrèrent en 1845. Celle qu’on a appelée la restauratrice du Carmel de France mourut en 1849.

> extrait de : Renaissance du Carmel en France 

 

Mère Camille de l’Enfant-Jésus

En la crypte des Carmes la pierre tombale de Mère Camille de l'Enfant-Jésus

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