Par un pèlerin
C'est une joie pour moi, frères, d'évoquer avec vous cette voie du Seigneur dont Isaïe fait un si bel éloge : "Il
y aura dans la terre aride et déserte, un chemin et une route. Cette route sera appelée voie sacrée", parce qu'elle est la sanctification des pécheurs et le salut de ceux qui sont
perdus.
" Aucun impur n'y passera". Cher Isaïe, ceux qui sont impurs passeront donc par une autre voie ? Ah non ! Que tous viennent plutôt à cette route-ci, qu'ils y avancent ! C'est surtout pour
les impurs que le Christ l'a tracée, lui qui "est venu chercher et sauver ce qui était perdu".
Alors l'impur va passer par la voie sacrée ? A Dieu ne plaise ! Aussi souillé qu'il soit en l'abordant, il ne le sera plus quand il y passera ; car dès qu'il y aura mis le pied, sa souillure
disparaîtra. La voie sacrée, en effet, est ouverte à l'homme impur, mais dès qu'elle l'accueille, elle le purifie en effaçant tout le mal qu'il a commis. Elle ne le laisse pas passer avec sa
souillure, car elle est la "voie resserrée" et pour ainsi dire, le "trou d'aiguille".
Si donc tu es déjà sur la route, ne t'en écarte pas ; sinon, le Seigneur te laisserait errer dans la "voie de ton propre coeur". Si tu trouves la route trop étroite, considère le terme où
elle te conduit. Mais si ton regard ne va pas jusque-là, fais confiance à Isaïe, le voyant. Lui qui distinguait à la fois l'étroitesse et le terme de la route, il ajoutait : "Sur ce chemin
marcheront les libérés, les rachetés du Seigneur ; ils arriveront à Sion avec des clameurs de joie. Un bonheur sans fin transfigurera leur visage. Ils obtiendront allégresse et joie. Douleurs et
plainte prendront la fuite".

Last Judgment Triptych by Memling
méditation de l'Évangile au
quotidien
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