Par un pèlerin
On ne pourra jamais assez déplorer ce noir et misérable fléau qui, à la fin du XVIIIe siècle, caché sous le nom mensongeur de philosophie, avait perverti les esprits et corrompu les mœurs, et rempli avant tout la France de meurtres et de ruines.
L’âme est émue d’horreur au souvenir des inexprimables spectacles de cruauté et de barbarie qu’exhibèrent, pendant la révolution française, des hommes impies et scélérats, à peine dignes de ce nom d’hommes : les temples sacrés dépeuplés, les signes sacrés de la religion catholique violés, des évêques, des prêtres, de pieux laïques immolés arbitrairement, pour avoir refusé de prononcer une formule de serment décrétée par la puissance laïque et ouvertement opposée aux droits de l’Eglise, à la liberté de la conscience, ou pour s’être montrés moins bienveillants envers ces nouvelles institutions politiques.
Parmi tant de prêtres illustres et de chrétiens remarquables, qui durant cette noire tempête furent livrés à la mort, brille
certes au premier rang cette insigne légion d’hommes, qui, à Paris, au mois de septembre 1792 furent immolés avec une souveraine injustice et une infâme barbarie.
213 d’entre eux ont paru digne d’être décorés comme de courageux soldats du Christ de l’honneur que l’Eglise a l’habitude de décerner à ses martyrs, et la cause de leur martyre a été déférée au Siège Apostolique.
Leur mort fut exécutée au lieu même où ils étaient gardés prisonniers, c’est-à-dire au Couvent des Carmes pour 110, 77 furent massacrés au Séminaire Saint-Firmin, savoir 23 serviteurs de Dieu parmi les prisonniers écroués à la prison de l’Abbaye Saint-Germain, 3 également dans la prison appelée La Force.
extrait du :
DECRET PONTIFICAL
Sur le Martyre des Victimes de septembre 1792
Rome 1er Octobre 1926
Dimanche 4 septembre 2011 à 11h00
Messe à Saint Joseph des Carmes, 70 rue de Vaugirard, Paris VIe
Solennité des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 - Eglise Saint Joseph des Carmes
CHŒUR DE SAINT JOSEPH DES CARMES
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