Nous ne pouvions, ce nous semble, prouver par des faits plus expressifs que sous le point de vue de l'appréciation de la Liturgie antérieure, le sens poétique avait totalement manqué aux auteurs de l'innovation. Montrons maintenant qu'ils en ont été tout aussi dépourvus dans leurs propres compositions.
Dans les offices, non seulement de l'Église romaine, mais des Églises ambrosienne, gothique, orientale, les différents chants forment un ensemble lyrique et, par conséquent, éloigné de toute progression calculée. Dans les diverses solennités, ces offices ont pour but de célébrer des événements accomplis, et jamais saint Grégoire, ni les autres liturgistes anciens, n'eurent l'intention de les disposer de manière qu'une partie de l'office préparât à l'autre. La plupart du temps, l'objet principal de la solennité éclate dès le début par quelque forte aspiration et vient tout d'abord ouvrir passage à l'enthousiasme que les fidèles gardaient dans leur cœur.
Nos graves sorbonistes ne se doutèrent jamais que cette apparence de désordre fût tout simplement la nature même, et une de leurs plus chères préoccupations fut celle de rétablir l'harmonie dans les offices divins, et d'en disposer les diverses parties avec un aussi exact enchaînement que les syllogismes d'une argumentation théologique. Tous les nouveaux bréviaires déposent de cette naïve intention des très sages Maîtres : voyons maintenant leurs théories.
Foinard s'est donné la peine de les exposer de sang-froid dans son Projet d'un nouveau Bréviaire, et voici la méthode suivant laquelle il entend à l'avenir faire procéder l'Église. D'abord, dit-il, que tout soit bien lié et se rapporte dans le corps entier de chacun des nouveaux offices (Foinard. Projet d'un nouveau Bréviaire, page 75). Que l'enthousiasme, l'inspiration n'aient rien à y faire. Tout s'enchaînera, sans qu'il y ait le plus petit intervalle à franchir entre les antiennes, les capitules et les répons ; rien ne sera plus tranquille qu'une pareille marche. Malheureusement pour le système de Foinard, non seulement tous les liturgistes ont procédé autrement, mais David et les Prophètes qui avaient pourtant l'Esprit de Dieu, n'ont guère tenu compte de cette allure compassée.
Pour en venir à l'application du principe, le curé de Calais déclare que, dans un office en particulier, les antiennes des premières vêpres devront être formées de versets tirés des prophéties sur le mystère, et suivies d'un capitule conçu en forme d'instruction préparatoire. Les matines et les laudes offriront le développement du fait, enfin, les antiennes des secondes vêpres seront composées de réflexions sur la fête. Et comme tout doit être chanté dans l'Église, on chantera des réflexions ; ce qui sera tout aussi propre à l'enthousiasme musical, que le bel ensemble que nous promet Foinard sera conforme aux habitudes lyriques. Aussi, faut-il voir comment le grotesque docteur, transformé en poète, sans le savoir, fait bon marché de l'Église romaine qui, dans la fête de l'Ascension, s'écrie étourdiment dès le début des premières vêpres : Viri Galilœi, quid aspicitis in coelum : hic Jesus qui assumptus est a vobis in cœlum sic veniet, alleluia ! et dans la solennité de l'Assomption : Assumpta est Maria in cœlum, gaudent Angeli, laudantes benedicunt Dominum ; et dans la fête de saint André : Salve, Crux pretiosa! suscipe discipulum ejus qui pependit in te, magister meus Christus. Doit-on s'étonner, après cela, que le siècle qui vit mettre au jour et s'établir d'aussi plates théories, soit devenu le siècle du rationalisme et ait cherché, en finissant, à étouffer pour jamais l'esprit sous la matière ?
C'est avec la même ingénuité que Foinard demande qu'on ne fasse plus lire dans les offices divins des passages de l'Écriture qui renferment les imprécations des pharisiens contre le Sauveur. Il signale principalement, dans le Bréviaire romain, le capitule des laudes, dans l'office de la férié, au temps de la Passion : Venite mittamus lignum in panem ejus, et eradamus eum de terra viventium, et nomen ejus non memoretur amplius. Le docteur trouve de l'inconvenance à mettre ces paroles dans la bouche de l'officiant. Il a peur sans doute qu'on ne le prenne au mot, et que le peuple fidèle ne le confonde avec ces prêtres pharisiens qui criaient : Tolle, crucifige.
C'est avec une aussi rare intelligence des nécessités de la poésie lyrique, dans les offices divins, que le docteur Robinet, dans la composition de son bréviaire, crut devoir s'interdire tous les passages de l'Ecriture que celui qui récite ne pourrait s'appliquer à lui-même. Son but, tel qu'il l'expose dans une brochure intitulée : Lettre d'un Ecclésiastique à un Curé sur le plan d'un nouveau Bréviaire, est de choisir pour antiennes et pour répons des textes qui, prononcés par ceux qui récitent l’Office, deviennent des mouvements de leur cœur vers Dieu. Un texte ne convient qu'autant qu'il s'accommode aux expressions d'un homme qui croit, qui craint, qui espère ; d'un homme, en un mot, qui exprime ses propres sentiments et qui, en qualité de suppliant, remplit les devoirs essentiels de la prière.
Remarquons ici l'aveu précieux du docteur. Le bréviaire est une œuvre si individuelle, qu'on a tout fait pour sa perfection, quand on l'a mis en état de servir d'expression aux sentiments, à la prière personnelle d'un homme. De plus, quel oubli du génie des livres saints, du psautier lui-même, dans lequel on entend tour à tour la voix majestueuse du Père céleste, les soupirs et les chants de triomphe de l'Homme-Dieu, les blasphèmes et les complots des méchants ! Tel est pourtant le système du docteur Robinet, et il en est si content, que, dans son outrecuidance, il ose dire, en parlant de son propre bréviaire : "Il a fallu pour réussir autant de patience que d'application. Le travail a été adouci par l'espérance que j'ai conçue de ramener notre siècle au but que l'Église se propose dans ses offices". Voilà bien, encore, un de ces traits qui prouvent mieux que tout ce que nous pourrions dire, les intentions expresses des réformateurs de la Liturgie : habemus confitentem reum. Ils ne se proposent ni plus ni moins que de ramener leur siècle au but que l'Église se propose dans la Liturgie. Mais qu'est-ce que leur siècle, si ce n'est l'Église de leur temps, puisque ces nouveaux bréviaires qu'ils veulent établir diffèrent totalement, non seulement du Bréviaire romain, mais de tous ceux qui ont été suivis jusqu'alors dans la chrétienté ?
Robinet, s'apercevant pourtant que son système de n'employer que des textes formés de prières, appauvrirait par trop son bréviaire, et qu'il lui serait difficile d'en remplir le cadre, eut recours à un expédient ingénieux, mais peu sincère. Il imagina d'assimiler aux textes renfermant des supplications, ceux qui sont en style narratif, et, par là, il décupla ses ressources, puisque tous les livres historiques de la Bible et les passages narratifs des autres livres se trouvaient ainsi à sa disposition. Mais quel étrange prosaïsme que de s'interdire, à plaisir, les grands effets liturgiques que produisent au Bréviaire romain, et même dans le parisien moderne, les antiennes et les répons formés soit des paroles de Jésus-Christ enseignant, souffrant, ou triomphant, soit des sublimes monologues de la divine Sagesse dans l'Ancien Testament ! L'œuvre de Robinet était le produit du génie particulier qui, non content d'avoir jugé la Liturgie de l'Église et de l'avoir trouvée au-dessous d'elle-même, voulait la réhabiliter à lui tout seul, et parler en son nom jusque dans la moindre parcelle de son œuvre humaine et nouvelle. Robinet fut vivement attaqué sur son étrange système, par un anonyme qui composa une brochure sous ce titre : Lettre d'un ancien bénéficier de l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois, à un chanoine de l'église cathédrale d'Agen sur le nouveau Bréviaire du Mans (34 pages in-12, 1752, sans lieu d'impression).
Si donc l’on considère les principes généraux de la composition liturgique des modernes successeurs de saint Grégoire, on voit que le sens poétique leur a manqué complètement. Sur les détails, ils y ont paru tout aussi étrangers : car nous ne saurions considérer comme un mérite le style classique et païen d'un grand nombre d'hymnes de Santeul. Ces pastiches, d'Horace sont hors de leur place dans un bréviaire. Nous conviendrons toutefois qu'un nombre considérable des nouveaux répons et des nouvelles antiennes présente des accidents d'une haute poésie ; mais on doit l'attribuer à la divine magnificence des Livres saints, dont les fragments, si mutilés qu'ils soient, gardent souvent encore une partie de leur éclat. C'est donc à l'inspiration de l'écrivain sacré qu'il faut en faire honneur, et non au goût de nos docteurs, qui en est demeuré totalement innocent.
Leur grand principe de composition était, comme on sait, de tirer de l'Écriture sainte tous les matériaux des nouveaux répons et antiennes ; mais, pour cela, il eût été bon de sentir la différence des styles de l'Écriture. Ainsi, il ne pouvait pas être égal de tirer un Répons de Salomon, d'Isaïe, des Psaumes, etc., ou de l'emprunter, par exemple, aux endroits familiers des Épîtres des Apôtres dans lesquels le style s'embarrasse de conjonctions, d'adverbes, d’inversions qui le rendent difficile même pour la simple lecture. La pensée que tous ces centons ne seraient utiles qu'autant qu'on les pourrait mettre en chant, et qu'on ne les plierait aux règles de la musique qu'autant qu'ils en seraient susceptibles, ne leur vint même jamais dans l'esprit (le lecteur a vu, dans la lettre pastorale du missel de Vintimille, qu'on avait fini par s'apercevoir de cette distraction des rédacteurs du bréviaire. Les musiciens avaient sans doute réclamé sur leur impuissance à noter certains répons et antiennes.).
Foinard ne trouvait-il pas tout naturel de faire changer des réflexions en antiennes ? Comment aurait-il été frappé des différences du style poétique et musical, avec le style d'une conversation familière ? Comment se serait-il aperçu que toutes les pièces de l’Antiphonaire grégorien ont été choisies suivant les règles dont nous parlons (Foinard et ses successeurs auraient bien dû se demander pourquoi saint Grégoire qui, dans son responsorial, garde inviolablement la coutume d'extraire les répons de matines des livres de l'Écriture occurrente, a dérogé à cet usage durant les semaines après l'Epiphanie où on lit les Épîtres de saint Paul ; mais tous ces grands hommes qui rejetaient si loin l'office romain, comme au-dessous dès besoins de l'Église, s'étaient bien gardés d'y comprendre quelque chose), et que le texte même de l'Écriture a souvent été remanié pour être adapté plus aisément aux nécessités musicales ? Mais le sens avec lequel on juge ces sortes de choses manquait entièrement à ces hommes aussi obtus que profondément pédants.
Jamais donc ils ne se doutèrent du prosaïsme de leur compilation, ni de l'impuissance de tous les musiciens du monde à revêtir d'un chant passable ces bouts de versets qu'ils entassaient avec tant de triomphe. Les exemples à citer seraient innombrables ; mais ce n'est pas ici le lieu de nous y appesantir. Nous citerons cependant comme échantillon du nouveau parisien, les antiennes des secondes vêpres de la fête de saint Pierre et de saint Paul. Il est difficile de choisir, dans toute l'Écriture, des passages moins faits pour être chantés, tant pour le ton qui y règne que pour la facture du style. Quand on pense que Vigier et Mésenguy avaient toute l'Écriture à leur disposition, on ne peut s'empêcher de reconnaître leur mauvaise intention, d'aller chercher dans une seule épître la matière de ces cinq antiennes, eux qui savent si bien fouiller la Bible tout entière pour fournir aux diverses parties des nouveaux offices.
On voit que, non contents d'avoir supprimé l'antique octave de la fête de saint Pierre, ils ont à cœur de retrancher de son office tout ce qui pourrait exalter l'enthousiasme des fidèles. Voyez plutôt :
1. Justum arbitror quandiu sum in hoc tabernaculo, suscitare vos in commonitione.
2. Velox est depositio tabernaculi mei, secundum quod et Dominus noster Jesus Christus significavit mihi.
3. Dabo operam et frequenter habere vos post obitum meum, ut horum memoriam faciatis.
4. Properantes in adventum diei Domini, satagite immaculati et inviolati ei inveniri in pace.
5. Domini nostri longanimitatem salutem arbitremini; sicut et carissimus frater noster Paulus, secundum datam sibi sapientiam scripsit vobis.
Certes, le ton de ces cinq antiennes n'a rien qui ne soit parfaitement d'accord avec le style de ces réflexions que Foinard voulait placer aux secondes vêpres : mais assurément saint Grégoire lui-même se fût reconnu impuissant à mettre en chant : Justum arbitror — quandiu sum in hoc — secundum quod et — et frequenter habere vos post — immaculati et inviolati ei inveniri in, etc.
Un trait choisi entre mille dans le Bréviaire de Robinet, ne sera pas moins propre à réjouir le lecteur. C'est l'antienne solennelle des Laudes du jour même de Noël :
Pastores videntes cognoverunt de verbo quod dictum erat illis de puero hoc.
Après ce puero hoc, il nous semble que nous n'avons plus rien à ajouter pour le moment.
Voyons maintenant si, sur le fond, nos modernes liturgistes ont été plus heureux que sur la forme. On sait que leur prétention était de faire que, désormais, on n'eût plus à prier Dieu qu'avec la parole de Dieu même : Deum de suo rogare. Cela voulait dire que répons, antiennes, versets, tout serait désormais tiré de la Bible. Sur les mystères dont l'accomplissement est rapporté dans les saintes Écritures, on conçoit encore qu'on pourrait trouver, tant bien que mal, un nombre suffisant de textes pour remplir les divers cadres, en bannissant les magnifiques pièces de style ecclésiastique qui exprimaient les mystères d'une manière bien plus précise, ayant souvent été composées contre les hérétiques. Mais quand il s'agirait de l'office des Saints, la Bible pourrait-elle fournir aussi abondamment ? ne serait-elle pas muette souvent dans ces occasions, en sorte qu'il n'y aurait plus d'autre ressource que le sens accommodatice ? Mais ce sens, qui n'est que dans les mots, est-il la parole de Dieu ? Est-ce là Deum de suo rogare ?
Ainsi le système croule de lui-même dans toutes les occasions où il s'agit de composer l'office et même le commun de la plupart des saints, à moins que l'on ne veuille étaler des impies maximes générales de morale qui ne sont employées qu'improprement à la louange de ces amis de Dieu. Nos faiseurs sentirent cette indigence de leur système et se mirent à bâtir des offices avec des textes qui semblaient faire allusion aux faits qu'ils voulaient célébrer, mais qui, en réalité, n'y avaient aucun rapport. En cela, ils allaient contre leurs engagements, et bien souvent encore l'irrévérence commise contre la parole sainte rejaillissait sur les saints eux-mêmes, qu'ils avaient prétendu louer mieux que l'Église romaine.
Citons quelques exemples ; nous les tirerons du Bréviaire de Robinet qui est suivi, comme nous l'avons dit, dans trois églises de France.
Au jour de l'Assomption de la sainte Vierge, l'antienne des premières vêpres est ainsi conçue : Magna eris et nomen tuum nominabitur in universa terra. Ce prétexte paraît fort beau, et on est tenté d'aller le chercher dans la source d'où il est tiré, pour en admirer de plus près le merveilleux à-propos. Qu'on aille donc consulter le livre de Judith, chapitre XI, verset 21, suivant l'indication que Robinet en donne lui-même : qu'y trouvera-t-on ? Sont-ce les éloges des anciens de Béthulie à la libératrice de cette ville ? Non ; c'est Holopherne qui parle et qui dit à la pieuse veuve, pour la récompenser de ce qu'il estime être sa trahison : TU IN DOMO NABUCHODONOSOR magna eris, et nomen tuum nominabitur in universa terra. Certes, si l'application de ces paroles à la sainte Vierge n'est pas un blasphème, il faut dire alors que la parole d'Holopherne est la parole de Dieu, et la maison de Nabuchodonosor le royaume des cieux. Que les admirateurs des nouvelles Liturgies nous expliquent ce qu'il faut en croire.
Au commun d'un abbé ou d'un moine, le capitule de tierce est ainsi conçu : Descenderunt multi quœrentes judicium et justifiant in desertum, et sederunt ibi, avec l'indication suivante : I Machab., II, 29, Voilà un beau texte : c'est évidemment une prophétie sur l'état monastique. Cependant, si nous cherchons au lieu indiqué, nous voyons tout d'abord que Robinet n'a pas été plus sincère en cet endroit qu'en celui du livre de Judith ; car nous lisons : Et sederunt ibi ipsi, ET FILII EORUM, ET MULIERES EORUM ET PECORA EORUM. Voilà d'étranges moines avec leurs enfants, leurs femmes et leurs bestiaux ! Encore une fois, ce n'est pas là de l’Écriture sainte sur l'état monastique ; c'est une supercherie déplacée et rien autre chose.
Voici quelque chose de pis encore ; car Robinet lance une grosse hérésie, sans s'en apercevoir. Du moins, on ne dira pas qu'en cela il abonde dans le sens du gallicanisme. C'est dans l'office de saint Pierre et de saint Paul, au cinquième répons.
R/ Urbs fortitudinis nostrœ Sion ; Salvator ponetur in ea * Munis et antemurale. V/ Tu es Petrus et super hanc petram * Murus et antemurale.
Ainsi, Sion est la cité de notre force, le Sauveur en est la muraille et le rempart ; saint Pierre est la pierre, et sur cette pierre est la muraille et le rempart. Jésus-Christ est donc appuyé sur saint Pierre, et non saint Pierre sur Jésus-Christ. Si le répons n'a pas ce sens, il n'en a aucun. Et tout cela s'appelle : Deum de suo rogare !
Disons plutôt que ces hommes, en refaisant ainsi la Liturgie à la mesure de leur propre génie, bien qu'ils n'aient pas senti tout le mal qu'ils nous faisaient, à raison de leur complète ignorance dans les choses du goût, ont fait ce qu'ils ont pu, en France, pour l'extinction totale de la poésie catholique, en y abolissant les antiques chants de la chrétienté et nous jetant en place le décousu prétentieux de leurs antiennes et de leurs répons bibliques.
Nous n'étendrons pas davantage ces considérations sur l'innovation liturgique sous le rapport littéraire, puisque nous devons traiter de la langue et du style de la Liturgie, dans une des divisions de cet ouvrage.
Passons aux influences de la révolution liturgique sur le chant.
DOM GUÉRANGER INSTITUTIONS LITURGIQUES : CHAPITRE XX : SUITE DE L'HISTOIRE DE LA LITURGIE DURANT LA PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIIe SIÈCLE. — RÉACTION CONTRE L'ESPRIT JANSÉNISTE DES NOUVELLES LITURGIES. — BRÉVIAIRE D'AMIENS. — ROBINET.— BREVIAIRE DU MANS.— CARACTERE GÉNÉRAL DE L'INNOVATION LITURGIQUE SOUS LE RAPPORT DE LA POÉSIE, DU CHANT ET DE L'ESTHÉTIQUE EN GÉNÉRAL. — JUGEMENTS CONTEMPORAINS SUR CETTE GRAVE REVOLUTION ET SES PRODUITS.